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papalou
18 abonnés
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3,0
Publiée le 23 novembre 2015
Bon film, bon sujet, bien traité, sans pathos,… Au final c'est un film bien sous tout rapport, mais sansvraiment beaucoup de relief. Même si le Journal que Fatima se met à écrire donne un sens plus émotionnelle à la narration, je n'ai pas trouvé que le sujet décollait! Je suis peut-être passé à côté !
Le Cesar du meilleur film 2017 est un bon film sur le langage mais est ce qu’il méritait un Cesar je n’en suis pas sûr. C’est un film assez austère qui repose surtout sur le jeu de ses trois actrices dont les rôles sont très bien écrits. Celui de Fatima mère de famille quasiment exclu de tout car ne sachant pas s’exprimer. Sa plus grand fille Nesrine (remarquable Zita Hanrot) qui veut sortir de son milieu social et la seconde fille Souad en révolte contre la situation de sa mère. Mais si ses trois actrices soutiennent le film, il n’arrive pas à être plus touchant que cela, comme je le disais le film est sûrement trop austère et dans un style trop documentaire pour cela.
Un film épuré, juste et efficace qui traite de divers sujets comme l'intégration, le conflit de génération, la place de la femme musulmane dans l'islam ... L'héroïne est solaire et d'une justesse dans le jeux indéniable. Comment ne pas être touché par ce portrait de femme, de mère aimante qui veut le bien de ses filles quitte à tout sacrifier. beaucoup de femme se reconnaîtront dans le personnage de Fatima. Très bien
Bof, Fatima est un film qui ne m'a pas vraiment emballé. Pour mon compte, j'ai déjà vu cette histoire au cinéma. Et le film ne se démarque pas particulièrement par son ton ou sa manière de filmer. Le choix de sélectionner une actrice non-professionnelle pour incarner le rôle-titre, comme toujours (ce n'est pas le 1er film à faire ce choix et ce ne sera pas le dernier), n'est pas payant et malgré ses louables efforts, l'actrice principale ne réussit pas à transmettre les émotions nécessaires pour nous plonger dans le film. Ce film, qui a remporté en 2016 le César du Meilleur Film, est, sans être mauvais, parfaitement oubliable.
Un film sans aucun doute sur-estimé. C'est vrai que le film évite les clichés facile sur les banlieues, qu'il parle du blocage de la langue dans notre société etc... Il traite de sujets très intéressants Mais le traitement...que c'est fade ! Une mise en scène plan Plan, un jeu d'actrices pas toujours suptile, et un scénario creux. Très déçu...
. Voici un film qui sonne juste à tous les niveaux ( la difficile intégration, la crise de l'adolescence, l'envie de réussite pour s'en sortir...) et qui a tout pour plaire en dépit de faibles moyens qu'on sent parfois et d'une musique souvent discrète ou inexistante. On oublie assez vite les petites imperfections et on se laisse rapidement bercé par l'action.
La femme respectable dans toute sa splendeur. Celle qui ne se laisse pas flancher devant ses filles, qui travaille jusqu’à pas d’heures et qui vit dans le mal-être avec bien l’envie, en sortant du boulot, de s’en plaindre, mais elle ne peut pas. Ou plutôt elle ne veut pas. Avec son ton jamais misérabiliste, « Fatima » touche juste, se plaque de force dans le vif du sujet mais avec une tendresse qu’on ne retrouve aujourd’hui que dans très peu de films. On peut alors parler sans peine de la très bonne interprétation de Soria Zeroual pour qui, faut-il le rappeler, est le premier rôle et n’espérons pas le dernier. Du cinéma naturaliste dans toute sa pureté et sa beauté, une caméra comme collée à ses personnages pour mieux pouvoir les observer dans la vie de tous les jours et la quête du meilleur que possède une mère pour ses deux filles. Dans un pays dans lequel elles sont le plus souvent placées sur un banc particulier, elles tentent de vivre, puis parfois même de survivre à l’impulsion de la crise économique sur une mère et sur sa fille étudiante, tandis que l’autre, n’appréciant pas le scolaire, chute en pleine crise identitaire. Et c’est bien pour cela que ce film ne touche pas seulement une population « immigrée », installée depuis peu sur un autre territoire, mais franchit plutôt les frontières et ses préjugés si durement implantés depuis des siècles et des siècles, instaurant au même moment des conflits au sein d’une société basée sur l’individualisme et sur la méfiance de l’étranger. De cette société, Philippe Faucon préfère en montrer des particules d’humanité qui y circulent, relatant les difficultés d’une mère à apprendre une langue ou le trac que subit une étudiante en médecine, stressée par son devoir de réussite. Une belle métaphore se produit alors, montrant la mère de famille n’arrivant pas à s’exprimer avec ses enfants, sauf que la barrière de la langue y est oubliée. Elle peut leur parler, mais guère se faire comprendre par elles. Bien que l’histoire qui en découle manque souvent d’énergie dans son rythme et manque parfois d’émotion pour nous faire décoller, le casting parvient cependant à nous toucher profondément grâce à leurs jeux, justes et honnêtes. On y retiendra la grande prestance de Zeroual, et la bonne maîtrise de la réalisation. Les deux combinés, on obtient un projet qui nous touche au coeur, et qui reste en nos esprits telle une envolée contrôlée par ses acteurs et son auteur.
À travers ce portrait ultra-sensible d'une mère de famille algérienne qui élève seule ses deux filles en France, Philippe Faucon fait une véritable déclaration d'amour à l'ensemble de ses personnages et déjoue tous les clichés que son sujet pouvait amener. Ce film court (1h15) à l'humanité folle aborde avec une grande finesse les thématiques de l'intégration, de la transmission et de la place de chacun d'entre nous dans la société. Simple, puissant et bouleversant. César mérité du meilleur film en 2016.
Le quotidien de nombreuses familles monoparentales où la mère travaille durement pour assurer la subsistance de ses enfants et leur permettre d'accéder à des études qui les tireront plus tard de leur milieu social d'origine. L'histoire est complexifiée par la différence culturelle et linguistique. Un moment prenant que la vie de trois femmes dont la mère courage.
Fatima est étrangère, parle mal le français et élève seule ses deux filles. L'une réussit scolairement, la cadette rejette sa mère ou tout du moins ne supporte pas la vie qu'elle mène.
Fatima est un film émouvant et plein d'oxygène, essentiel en cette période.
Joli film que ce Fatima qui traite avec intelligence et sobriété des écarts générationnels entre immigrés maghrébins. D’un côté, la mère de famille inadaptée qui se sent rejetée par le fait même qu’elle ne maîtrise pas la langue du pays qui l’accueille et de l’autre des jeunes qui se sentent Français avant tout et qui cherchent à intégrer une société qui ne leur fait aucun cadeau. Le cinéaste évoque ainsi avec beaucoup de tact le problème de l’intégration des personnes en France. Un sujet important, qui n’échappe pas toujours à un traitement un peu scolaire, notamment vers la fin. Toutefois, cela n’empêche nullement l’émotion de prendre le dessus et de nous faire partager le vécu de personnages décidément très proche du quotidien, par-delà le sensationnalisme trop souvent utilisé par certains médias. Une belle leçon.
Le film met en lumière l'histoire de cette femme sur qui la motivation quotidienne consiste au bonheur entier de ses enfants. Le récit très court, mais pas moins efficace, trace le portrait d'un personnage très intelligent, qui a compris et qui s'adapte à son environnement. Ce film restera dans un coin du cinéma français, car certaines répliques y sont inédites : c'est peut-être banal, mais rare sont les films où les interlocuteurs font des échanges franco-arabe. Le personnage de Fatima soulève un paradoxe qui mérite débat : elle a la fois très moderne et très consciente que le bonheur de ses filles passe par l'éducation, en cela elle figure à la marge de sa "communauté", comme très explicitement évoqué dans le film. Mais en même temps, reste inhibé, comme le père, dans un conformisme et des codes de bonne tenue. Le regard de l'autre est quelque chose chez eux qui est légion. Cela a une emprise entière sur leur comportement, et c'est vraiment très bien retranscrit à l'écran.
Après La désintégration, Philippe Faucon continue de nous parler du malaise social qui persiste en France. Plus apaisé, son récit suit le quotidien d'une famille d'origine algérienne. Mais contrairement à son film précédent, le réalisateur ne s'attache ici qu'à des figures féminines. Fatima, la mère, est une femme de ménage qui travaille autant que possible pour subvenir aux besoins de ses deux filles, Nesrine et Souad. La première, douce et travailleuse, entame sa première année de médecine. La seconde, révoltée et impertinente, passe son temps à sécher sa troisième.
Au plus près du réel, Fatima prouve que la simplicité n'empêche pas de dénoncer. Épuré et dénué de tout artifice encombrant, ce film décrit la situation complexe et difficile que les immigrés subissent chaque jour en France. En partant d'archétypes bien choisis, le cinéaste parvient avec justesse à brosser le portrait d'un pays souffrant toujours de ses stéréotypes. Ces nombreux moments de vie, filmés avec une fausse naïveté, placent le spectateur en tant que triste témoin d'une société malade.
Mais l'auteur, et c'est la meilleure façon de l'exposer, ne se montre jamais colérique et délivre une œuvre pleine de sagacité. Nullement utopiste, l'homme se montre pragmatique en montrant les conséquences de cette discrimination. Nesrine et Souad sont radicalement opposées. Quand l'une veut à tout prix réussir pour rendre sa mère fière d'elle, l'autre ne fait que s'opposer à cette figure d'autorité. Est-ce une question d'âge et de maturité ? Évidemment, mais aussi de tempérament. Face à leurs statuts particuliers et paradoxaux de fils d'immigrés, comment réagir et réussir à s'insérer. Problème, en 2015, toujours irrésolu.