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Jack to the sound of the underground
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0,5
Publiée le 24 février 2017
C'est d'un banal de film, mais surtout quelle honte d'avoir récompensé ce "téléfilm" de meilleur film au césar...Au moins les choses sont claires et assumées maintenant : politique et idéologie à la tête des institutions en France.Sincèrement une honte pour le cinéma français et sa société.Mais c'est surtout une honte pour les césars que je ne suivrai plus car ils se sont complètement décrédibilisés puissance 8 avec leur choix clairement politiques au lieu de rester uniquement sur le fond le vrai, le cinéma...,en gros "un peu" comme les journalistes français en somme. A la rigueur si le film était exceptionnel ou très fort émotionnellement parlant pour songer à son statut de meilleur film, je veux bien mais là...c'est plat, touchant par moment mais d'une banalité affligeante où l'on croirait regarder un téléfilm en 1er partie de soirée sur France 3....Adieu les césars.
Un sujet au départ intéressant, mais tiré en longueur, où l'ennui est souvent présent. J'ai décroché par moment, même si je suis resté jusqu'à la fin, et que se fut dur. Je ne mets pas en cause les actrices, qui dégagent une certaine sincérité à l'écran, mais cette mise en scène, véritablement longue et soporifique. Dommage.
Remède idéal contre le fatalisme ambiant, « Fatima » dresse le portrait tout en nuance d’une mère immigrée et de ses deux filles. Le rapport à la langue est central : Fatima souffre de ne pas maîtriser le français et cette lacune l’isole socialement et la met à distance du parcours scolaire de ses enfants (brillant pour l’un, plus problématique pour l’autre). Evitant aussi bien le piège de l’angélisme (l’intégration demeure problématique) que celui du déni du racisme latent de la société française, « Fatima » propose des portraits de femmes complexes et émouvants.
J'en attendais beaucoup de ce film, mais j'ai été déçue. L'histoire de cette femme ordinaire qui se tue à la tâche pour élever ses deux filles et se heurte aux difficultés d'intégration n'a rien d'extraordinaire. Je qualifierai ce film de documentaire puisqu'il n'apporte rien, il n'y a aucun fond. Les actrices sont très touchantes et justes, mais le rythme est lent. Je ne comprends pas l'engouement qu'il y a eu autour de Fatima. De plus, le fait que le film comporte énormément de dialogues en arabe non titrés le rend incompréhensible la plupart du temps. Cependant, la différence de caractère des ados est intéressant, leur parcours et leur rapport avec leur mère n'est pas du tout le même. J'ai aimé suivre la 1ère année de médecine de l'aînée. Voilà tout ce que j'ai retenu de ce film qui selon moi ne méritait absolument pas cette ovation. Bon jeu d'acteurs malgré tout. Passez votre chemin, car même sur un format d'1h18 il est possible de s'ennuyer.
Rattrapage : je ne l'ai pas vu à sa sortie, je n'avais pas envie d'y aller, j'avais l'impression de tout savoir avant même d'entrer dans la salle. Et je ne me trompais pas. Essayons d'analyser l'objet : vraie fiction, faux documentaire, interprété par des non-professionnels, qui "jouent" chacun à la hauteur de ses possibilités, ce qui introduit déjà un problème. Selon que l'on suit Nesrine, la fille ainée, ou sa cadette, ou leur mère Fatima, on n'est pas dans le même registre de comédie (au sens de l'interprétation). On oscille entre le "jeu" assez crédible de Zita Henrot, le théâtre de lycée de Kenza Noah Aïche et le non-jeu de Soria Zeroual, femme de ménage philosophe au visage de madone. Toutes trois sont posées comme des trains électriques sur les rails du scénario et des dialogues raides de Philippe Faucon, et les saynètes s'enchainent, tantôt robotiques tantôt un peu émouvantes, mais sans que l'ensemble ne décolle jamais de son propos théorique, sans échappatoire. A qui s'adresse ce film ? Pas à moi, c'est clair. Sans doute suis-je sans cœur, ou sans conscience politique, mais c'est d'abord l'absence de cinéma qui me frappe, ou plutôt, de ce que j'attends du cinéma : de l'étonnement, de la curiosité, de la découverte, du style, de la surprise, du souffle, de la vie... ici tout parait mort par préméditation. J'ai déjà vu ce film cent fois. On me parle de douceur et de délicatesse. Je parlerais plutôt de stérilité, d'asepsie, à l'image de ces séquences où l'on voit Fatima nettoyer des vitres propres ou essuyer des éviers déjà étincelants. Un prototype de ce cinéma social, compassionnel, appliqué à outrance, dont le succès critique (et public) sent la bonne conscience consensuelle tant il évite habilement toute transgression. Fatima, figure édifiante de mère-courage, ressemble aux saints et aux saintes dont les curés de mon enfance adoraient nous dresser le portrait avec des trémolos dans la voix. Une image pieuse, lisse et au bout du compte antipathique, tant le réel ne semble pas avoir de prise sur son parcours immaculé. Ce que j'aurais voulu voir, c'est un vrai documentaire sur la vraie vie de Soria Zeroual, voire le making of détaillé de ce film, qui en l'état, ne me semble avoir aucun intérêt.
Auréolé du césar du meilleur film, je me suis donc intéressé pendant 1 h15 au film de Philippe Faucon et, le moins que je puisse dire, c’est que j’ai été plutôt déçu. Déjà, c’est l’encéphalogramme plat rayon cinéma. Mise en scène, images, cadrages… Le parti pris d’être aussi modeste que son sujet fait de « Fatima » un espèce de docu-fiction comme on peut voir sur France 3 ou sur Arte, à la rigueur, mais au cinéma, ça laisse rêveur…. Ensuite, le jeu des acteurs posent problème. Soria Zeroual est, certes, une non professionnelle qui a quelques moments assez touchants, mais quand elle sort son texte, on est quasiment dans du récité, c'est embarrasant ; le choix des actrices pour jouer ses filles est un autre cas : aucun effort pour une quelconque ressemblance physique même si elles ont l’air plus à l’aise devant une caméra… Tout cela laisse perplexe. Celui qui joue le père est un acteur professionnel, il est bon, voire très convainquant c'est sans doute pour ça que Philippe Faucon n'a mis en place aucune scène qui réunisse le père et le mère, par peur du déséquilibre de jeu entre les deux, sans doute...Pour le reste, on est dans la rubrique du commentaire social au sein de la communauté maghrébine avec des femmes face à la barrière de la langue et aux difficultés de la vie, entre tradition, émancipation et intégration…. Quoique pertinent et argumenté, ce constat est d’une monotonie soporofique ! Rien qui réhausse la dramaturgie du film (pour le peu qu’il y en ai), rien qui suscite une réelle émotion pendant 1 h15…. C’est franchement dommage.
Un film touchant et universelle sur l'amour d'une mère et la relation parent enfant. Un bon jeux d'acteur. Un film avec quelques petites longueurs. Un passage de vie filmé. Toujours agréable à voir mais qui manque quand même d'un plus.
Fatima est un film plutôt plat et ennuyeux, ne suscitant pas la moindre émotion - contrairement à ce que j'avais espéré, raison pour laquelle j'avais été voir ce film. Le César du meilleur film qui lui a été accordé m'a fait bondir tant il m'est apparu comme une injustice pour d'autres films bien meilleurs. Seule explication, c'est un César de la discrimination positive.
Un petit film sympathique , plein de bon sens , très juste dans le ton , mais en même temps on ne comprend pas l’engouement de l’académie des Césars pour ce film « mineur » . Cela sent la bonne conscience à plein nez, et le « politiquement correct », qui veut coller à l’actualité, mais qu’en restera-t-il dans 20 ans. ? Le destin de cette femme immigrée de 1ere génération, qui se dévoue pour ses enfants et qui sacrifie sa propre vie, en s’épuisant à faire des ménages pour permettre à ses enfants de faire des études est d’une certaine manière très classique. C’est l’histoire de 98 % le immigrés des vagues successives du 20e siècle ( italiens, espagnols , polonais, puis maghrébins) , qui viennent chez nous pour améliorer la vie de leurs enfants. Le microcosme parisien a l’air de découvrir ce phénomène et s’en éblouit. Pourtant le film est assez banal, une mise en scène très sobre, presque documentaire, plutôt ennuyeuse. C’est aussi volontairement ( bien malheureusement) que l’on ne traduit pas tous les beaux textes de Fatima : pour faire authentique, pour « mettre à niveau » les deux langues, et les destins croisés, en « décolonialisant » le marocain. La ficelle est grosse, et on perd dans la qualité de compréhension de Fatima. !! Les personnages des jeunes filles sont justes, mais rien de bien nouveau, la bonne élève qui veut faire médecine et l’autre fille tentée par « la mauvaise vie », bien traités, authentiques, mais déjà vu. Les 3 actrices principales sont très bonnes .Sur un sujet similaire, j’ai largement préféré « Good Luck Algeria » , moins intellectuel, moins « bien pensant » , mais beaucoup plus intelligent sur la quête de l’identité. Qu’est –ce qui fait qu’un immigré de 1ere, 2e puis 3e génération reste attaché à ses racines ? Comment se construit un individu issu de l’immigration ? Un film simulant .Le film de Farid Bentoumi était très émouvant, très fort, et plus complexe dans son questionnement , que ce bien insipide , quoique tout à fait décent, « Fatima ».
Excellent film rempli de fraîcheur. On a tous envie de se battre avec cette maman qui essaie du mieux qu'elle peut d'aider ses filles. L'une veut entamer des études de médecine et l'autre commence à mal tourner notamment dans son parcours scolaire. Et en plus de cela, cette maman a le courage d'apprendre le français. Ce film est à la fois tendre, doux, rempli d'humanité et surtout donne une toute autre image de certaine banlieues trop souvent stéréotypées. Regardez le sans hésiter, vous en sortirai enchanté.
Et voilà, je me suis fait avoir une nouvelle fois par la louange unanime des critiques ! La bien-pensance et le politiquement correct ont encore frappé : Meilleur film des Césars ! Une interprétation inoubliable ! Un film touché par la grâce ! Et hop P. Faucon direct au pinacle, au panthéon des génies du cinéma ! Tout ça pour quoi ? 1h20 (qui en paraissent le double) à aligner des clichés et à subir des dialogues mal écrits, mal joués, ânonnées d'une voie monotonale par des actrices (non professionnelles s'extasient les critiques... on aurait aimé qu'elles le soient un minimum). Une bien triste publicité pour un cinéma qui se veut humaniste. Philippe Faucon peut avoir un bon réseau, n'est pas Abdellatif Kechiche qui veut.
Je ressors enchantée de cette séance. Ce film mérite amplement ses récompenses aux Césars. C'est un film d'une profonde humanité, qui fait du bien, juste, touchant, vrai et sensible.
Le cinéma est-il un art ou un outil de propagande? A voir ce film, j'ai eu le sentiment de contempler un épigone de Leni Riefenstahl pour une autre cause! Dégoulinant de clichés boboïstes, de stéréotypes de la bonne gauche lang-oureuse pseudo-artistique, de cryptages "amalgamistes"... Qu'un jury ait pu voir en ce film le meilleur film français de l'année ne me donne plus du tout tout envie d'aller au cinéma voir des films... français ou définis comme tels. En terme d'analyse : rien dans la mise en scène, dans la photo, dans la musique, dans le jeu d'acteurs, dans le scénario hyper-convenu... L'isotopie générale? De la propagande pure et dure, la glorification de la fraude et de l'assistanat, l'apologie du non-effort d'intégration et du repli sur soi... J'en suis ressorti avec un violent sentiment d’écœurement et je me suis soigné en revoyant le superbe Thérèse Desqueyroux de Claude Miller ou les vestiges du jour de James Ivory, pour me convaincre que le cinéma peut réellement être magnifique et procurer des moments de transcendance pure... Ce film est dans la lignée des films de Boisset (dupont lajoie), sans le talent de Carmet et sans la maîtrise du réalisateur : une caricature simpliste, à la mode, convenue et dangereuse.
J’avoue ne pas comprendre pourquoi ce film a reçu 3 Césars dont celui du meilleur film … alors qu’il n’est qu’un bon téléfilm pour TF1 ! Je m’explique : l’image est plate et la bande son également avec une mise en scène linéaire narrative et ennuyeuse … mais il est vrai que le message véhiculé est « politiquement correct » : vive cet ascenseur social – devenir Médecin – offert par la France aux enfants d’immigrés qui apprennent bien en classe et dont les mères s’usent à faire des ménages. Le scénario est truffé d’invraisemblances et à titre d’exemples : • La mère n’a pas le sou mais sa fille peut prendre une colocation pour pouvoir mieux travailler et cette mère va s’user au travail mais – Dieu soit béni (si je puis dire) – elle va tomber sur des Médecins très compréhensifs qui sauront prolonger un arrêt de travail suite à un accident « banal » au travail. Cette mère se dit elle-même "sortir du bled" et ne pas parler le français, et d’ailleurs elle suit avec difficultés des cours d’alphabétisation … mais alors qu'elle ne bute qu'une seule fois sur le mot « persuadé », elle est tout à fait capable de comprendre tout ce que disent ses filles qui parlent toujours avec un français riche et rapide avec des expressions d’ados … mais la mère comprend tout puisque elle ne les reprend jamais ? • La première fille qui a 15 ans a un parcours scolaire chaotique mais une fois convoquée devant le Proviseur après une absence injustifiée, le problème disparaît complètement du scénario. Cette jeune ado met des tenues provocantes mais sa mère ne s’y oppose qu’une seule fois alors qu’elle même ajuste minutieusement son foulard avant chaque sortie. Il n’y a d’ailleurs – en dehors d’une petite main de Fatima suspendue à un collier – aucune allusion religieuse, par exemple au niveau de la décoration de l’appartement qui est « européanisé ». Aucune des 2 filles ne fait le ramadan ... et ce sans reproche de leur mère ni de leur père qui pourtant juge « mal » qu’une jeune fille puisse fumer. • La seconde fille qui a 18 ans, est douée sur le plan scolaire mais elle a bien du mal à assimiler les premiers cours d’embryologie … qu’importe elle sera reçue sans aucun problème à sa première année de Médecine face à un système universitaire caricatural. Bien qu’elle soit consciente de l’enjeu de ses études, cette même fille a peu de temps avant de le concours, une relation plus qu’amicale avec un étudiant qui n’est manifestement qu’un glandeur ! • Les 2 filles ne sont absolument pas typées et parlent un français impeccable sans accent y compris la cadette même lorsque elle s’éloigne du « droit chemin ». • Le père qui a répudié sa première femme, s'avère très sympathique. Il comprend la psychologie de sa fille cadette et aide matériellement l’aînée mais sans lui apporter apparemment d’argent alors que sa situation professionnelle semble convenable ... Je suis désolé mais ce scénario est bien loin de la réalité de terrain et n’est qu’une belle histoire pour plaire aux petits bourgeois de droite effrayés par les immigrés ! On est loin des difficultés rencontrées face à une volonté d’intégration de la famille de « Dheepan » de Jacques Audiard qui certes avait eu une palme d’or à Cannes mais méritait des Césars si on voulait « récompenser » le souhait d’une bonne intégration des immigrants ! Comme déjà dit ce n’est pas un film mais une belle histoire « pour les nuls » soucieux d’une bonne intégration des étrangers !