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Jean-luc G
90 abonnés
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3,5
Publiée le 6 décembre 2025
Philippe Faucon n’est pas un grand orateur, il m’a un peu endormi lors de son avant-première à Lyon. Mais son film m’a réconcilié avec le metteur en scène. Fatima ne prétend pas être un grand film, ni un documentaire sur les difficultés d’intégration des femmes illettrées maghrébines. Mais c’est une réussite dans sa catégorie de film de conviction, racontant avec justesse une réalité dure et pas caricaturale. Lspoiler: es deux filles de Fatima sont authentiques, Nesrine la bucheuse qui veut s’en sortir par la réussite scolaire et Souad l’ado rebelle. Les parents sont divorcés et la barrière de la langue française y est probablement pour quelque chose . La mère Fatima, est incarnée par une autre actrice débutante. Le trio d’actrices tient la rampe comme de vraies pros! Fauchon évite également le manichéisme de la pure description des immigrés exploités dans une société blanche sans pitié: ainsi par exemple, il évoque en passant la puissance des ragots entre femmes participant à l’enfermement communautaire. Né au Maroc, il connaît bien les milieux d’origine maghrébine, cependant l’histoire qu’il nous propose serait facilement transposable à des immigrés d’une autre origine. Ce film court, tourné à Lyon, plein de bonté et d’optimisme, est un hommage au travail accompli par une sans-grade, dans l’ombre et la douleur, pour l’amour de ses enfants. Prévu par notre cinéma Comoedia d’être diffusé auprès des scolaires, il aurait toute sa place dans les cours d’alphabétisation pour adultes. C septembre 2015
Fatima, mère de famille algérienne élève deux filles seule en banlieue, ne parle quasiment pas le français et fait des ménages pour subvenir aux besoins de ses enfants. Le réalisateur Philippe Faucon tisse un drame social d’une grande finesse d’écriture, dénuée de tout pathos ou misérabilisme.
"Fatima" aurait pu être un film puissant et émouvant, mais il m’a laissé un goût de trop peu. Bien sûr, l’histoire d’une mère immigrée qui se bat pour ses filles et pour s’intégrer en France aurait pu être un récit poignant. Mais la manière dont il est raconté m'a paru trop lent et trop simple. Les personnages sont souvent réduits à des stéréotypes, ce qui empêche d’établir une réelle empathie avec eux. L'émotion qu'on attend est présente, mais elle ne parvient pas à se concrétiser de manière efficace, car le film manque de profondeur et de nuance. De plus, la mise en scène, bien que sobre, semble trop neutre et n’ajoute pas grand-chose à l’histoire. "Fatima" essaie de parler de sujets importants, mais l'exécution est trop timide et manque d'impact.
Un film simple et cette maman est attachante dans sa vie banale pour éduquer et nourrir ses enfants. On se doute de cette vie pour beaucoup et c’est aussi valable pour les Français de la classe moyenne. Tout le monde galère en France 3/5
Enfin un film qui rend hommage aux Maghrébines qui se sacrifient pour leurs enfants et pour nous servir dans les boulots les plus humbles ! Ça m'a rappelé "La graine et le mulet" d'Abdelatif Kechiche. Aussi fin et subtil.
Un excellent petit film, profondément humain, émouvant et une belle démonstration de la problématique de l’assimilation dans une société étrangère à sa culture d’origine et la déchirure des générations que cela peut entraîner. Bravo aux jeunes actrices, ainsi qu’à leur « mère », Fatima, merveilleusement interprétée par la très charismatique Soria Zéroual, une actrice amateur qui promet.
Beaucoup de pudeur et d’émotion dans ce film construit simplement autour de trois principaux protagonistes, Fatima, une mère-courage, femme de ménage maghrébine et ses deux filles, l’une en pleine crise d’adolescence, l’autre tentant le difficile concours de la première année de médecine. C’est cette année scolaire que nous suivons avec la même angoisse que cette famille, traversant les épreuves au quotidien. Sans manichéisme ni effets larmoyants, le réalisateur nous fait partager avec intelligence et en quelques images non surlignées, les différentes émotions ressenties par chacun de ses personnages.
La sobriété absolue, l'absence de bande-son musicale (sauf à la fin), la rareté relative des dialogues rendent ce film moins facile à pénétrer que d'autres sur le même thème. Toutes les prises de vues (ou quasi) sont en plans fixes, les personnages vont et viennent sans être suivis par le regard du spectateur. le cadre serre autour des visages, comme une vidéo, plutôt que comme un film pour le grand écran. Le côté "documentaire" est très présent par moment. Le côté téléfilm peut-être en raison du peu de soin pour les éclairages. Bon. Mais on est pris petit à petit, emporté vers un beau final orné d'une déclaration de Fatima, relisant ses notes. A recommander donc.
Bof, Fatima est un film qui ne m'a pas vraiment emballé. Pour mon compte, j'ai déjà vu cette histoire au cinéma. Et le film ne se démarque pas particulièrement par son ton ou sa manière de filmer. Le choix de sélectionner une actrice non-professionnelle pour incarner le rôle-titre, comme toujours (ce n'est pas le 1er film à faire ce choix et ce ne sera pas le dernier), n'est pas payant et malgré ses louables efforts, l'actrice principale ne réussit pas à transmettre les émotions nécessaires pour nous plonger dans le film. Ce film, qui a remporté en 2016 le César du Meilleur Film, est, sans être mauvais, parfaitement oubliable.
Entre documentaire et film social, « Fatima » de Philippe Faucon remporte le César du meilleur film en 2016. Une femme immigrée (Soria Zeroual) qui élève seule ses deux filles (Zita Hanrot et Kenza Noah Aïche) cherche à leur garantir le meilleur avenir. Pourtant, elle est femme de ménage et ne parle pas français. Le réalisateur développe une histoire autour des conflits générationnels, culturels et du thème de l’intégration. C’est à la fois sincère et simple avec de nombreuses scènes traitant de l’ordinaire. Malheureusement, le jeu de ces actrices amatrices est vraiment quelconque et n’offre aucun tressautement. Bref, une œuvre consensuelle typiquement programmée pour les César.
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1,0
Publiée le 24 septembre 2020
Ceci est une histoire des observations de Fatima racontée par Sœur Lucie la survivante des trois enfants. Un sceptique et un auteur entendent l'histoire directement de la sœur. Il jette son doute à travers l'histoire. spoiler: Le flashback commence en 1917 au Portugal où Lucy (Stephanie Gil) et ses frères et sœurs ont leur vision. Il donne un souvenir historique des foules qu'il a attirées. Ce qui était intéressant c'était la commande de prier le chapelet tous les jours. Cela semblait être une condition préalable pour aller au paradis. Désolé pour les non-catholiques qui n'ont pas de chapelet. J'ai trouvé intéressant que l'apparence était le 13 de chaque mois. 13 est le nombre de la déesse et des femmes. Il y a 13 cycles lunaires dans une année solaire. Un film Idéal pour les catholiques qui y prendront un vrai plaisir. Mais pour moi c'était comme regarder Les Dix Commandements refait par un producteur athée et réalisateur hindou...
Un portrait familial touchant qui aborde avec beaucoup d'humanité et de délicatesse, le sujet de l'intégration, illuminé par son actrice principale super attachante, Soria Zeroual. Cesar du meilleur film.
le film est long et soporifique , il manque cruellement de dynamisme alors qu'il est court .même si le film est marqué par un vrai propos de fond , il n'est pas assez prenant pour marquer les esprits.
Sincèrement, je n'aurais probablement jamais vu « Fatima » si celui-ci n'avait pas été auréolé du César du meilleur film, choix me rendant plus que jamais dubitatif : en gros, tant que c'est social ou sociétal, même si ce n'est pas terrible, on récompensera (j'exagère un peu mais à peine). Je ne voudrais toutefois pas être trop sévère car comme ma note l'indique, je n'ai pas du tout détesté le résultat. Philippe Faucon fait preuve d'une vraie sensibilité, fait le portrait d'une femme musulmane dans la France d'aujourd'hui sans caricature (ou presque) ni complaisance, le manichéisme étant soigneusement évité, que ce soit dans la relation que l'héroïne entretient avec ses deux filles comme avec l'extérieur, notamment à travers un regard discret mais subtil sur le monde du travail et la précarité. L'interprétation va également dans ce sens, Soria Zeroual se révélant très convaincante, comme Zita Hanrot et Kenza Noah Aïche en adolescentes aux caractères diamétralement opposés. Maintenant, ce n'est vraiment, vraiment pas le cinéma qui me fait rêver. Aussi respectable et nuancé soit-il, le regard sur la banlieue ne m'a pas réellement interpellé, la logique très naturaliste, presque documentaire du réalisateur donnant, certes, une réelle authenticité à ce qui nous est présenté, sans pour autant nous toucher, nous émouvoir autant que souhaité. Même si j'ai eu du mal avec ce langage « wesh » et que Souad m'a vite agacé, cela se justifie, tout comme les choix presque « dardenniens » de Faucon. J'ai de l'estime pour cette approche résolument humaniste, mais j'ai vraiment du mal à imaginer qu'on en sorte bouleversé, allant jusqu'à le considérer comme la plus grande réussite française annuelle. Tant mieux pour lui, et j'admets volontiers qu'il est difficile de ne pas être touché par l'émouvante scène finale. Je n'en reste pas moins convaincu que cette mode de récompenser les œuvres « estimables » sous prétexte qu'elles sont « dans le vrai » n'est pas faire honneur au cinéma, ce qui n'est en rien la faute de « Fatima », mais bien d'un état d'esprit et d'une logique d'entre-soi, hélas, plus que jamais d'actualité.