Fatima
Note moyenne
3,5
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171 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 28 novembre 2015
De beaux sentiments. Jeu de certains acteurs ou actrices peu crédible, ensemble plutôt lent : on s'ennuie par moment.
cyclo86
cyclo86

15 abonnés 129 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 novembre 2015
"Fatima", le film de Philippe Faucon, réalisateur que je suis avec attention depuis quelques années : il avait parfaitement saisi dans "La désintégration" l'itinéraire d'un de ces enfants perdus des cités. Fatima est tiré des livres de Fatima Elayoubi, qui y raconte sa vie. Fatima comprend approximativement le français mais ne le parle pas, elle fait des ménages. Elle vit seule – son mari s'est remarié - avec ses deux filles : Souad, à 15 ans, ne comprend pas sa mère, voudrait être comme les autres filles et se révolte contre les profs, la société et traite mal sa mère, qu'elle juge exploitée et ostracisée par la société, et dont elle a honte. L'aînée, Nesrine, 18 ans, commence, malgré les difficultés liées à son statut de fille d'immigrée, des études de médecine. Fatima vit son absence de maîtrise du français comme la source principale de ses difficultés, notamment avec sa fille cadette, car elle ne vit que pour ses filles, voulant leur offrir le meilleur avenir possible. À la suite d'une chute dans un escalier, elle est en arrêt de travail pendant plusieurs mois. Elle écrit alors dans des cahiers ses pensées, ses idées, ses impressions, tout ce qu'elle ne peut guère dire à ses filles. Nesrine, qui a écouté les écrits de sa mère que Fatima lui a lu à haute voix, réussit sa première année, la plus difficile, Souad en est heureuse et va peut-être revenir à de meilleurs sentiments.
On voit donc ici deux générations de femmes, la mère, immigrée, handicapée par sa méconnaissance du français, et ses filles, qui veulent s'émanciper, chacune à sa manière, et qui ne parlent pas l'arabe (elles répondent en français à Fatma qui leur cause en arabe). La violence sociale est omniprésente, aussi bien celle des employeurs de Fatima, que celle que renvoient la mère d'une camarade de lycée de Souad, ou celle qui se présente au moment de louer un appartement pour Nesrine. Le film, très concret, nous oblige à nous poser des questions sur comment s'adapter, comment s’approprier une culture différente. Chacune, la mère bien entendu, mais les filles aussi, sont renvoyées sans cesse à leur origine. En écrivant, Fatima, tout en aaquérant une conscience affinée de ses difficultés, accepte ce qu'elle est – et qui n'est pas négligeable, et refuse la résignation (comme en suivant des cours d'alphabétisation). Ici, on est loin des idées toutes faites sur les immigrés, aussi bien qu'éloigné de toute sensiblerie ou des bons sentiments. C'est avant tout un film qui porte haut la dignité de l'individu dans la société. Admirablement joué, Fatima est le film indispensable de cette année 2015. Comme l'a écrit mon amie C., d'Amiens, il devrait même être obligatoire en ces temps de frilosité et de repli identitaire : mais les tenants de la « race blanche » ont-ils envie de voir de l'humanité dans les autres ? J'en doute.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 novembre 2015
Le plus intéressant dans ce film reste l'illustration du fait qu'une même cause peut engendrer des conséquences complètement opposées avec les parcours de Nesrine et de Souad toutes deux filles de cette mère courage qui se tue à la tâche pour subvenir aux besoins de ces enfants. Les dialogues sonnent justes et les actrices sont éblouissantes.
montecristo59
montecristo59

41 abonnés 288 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 novembre 2015
En ces temps d'intolérance montante, il fallait parler de Fatima. Elle a 45 ans, elle est venue du bled vivre dans le gross-Paris, son homme l'a quittée pour une autre. Elle élève seule ses deux filles, dont l'aînée commence sa médecine et dont la deuxième se débat avec son adolescence. Elle parle mal le français, elle en souffre d'autant plus que ses filles comprennent mal l'arabe. Pour qu'elles s'en sortent, elle fait des ménages, la nuit, le jour. Elle fatigue. Elle tombe dans un escalier et se retrouve en arrêt de travail. Parce que ça l'aide à cerner ses peurs et son mal, elle se met à écrire en arabe un journal intime où elle consigne ses espoirs, ses frustrations, ses angoisses, ses raisons de vivre. Nous le découvrons peu à peu, et elle finit par le lire à son médecin et à ses filles.
Philippe Faucon en a fait un film qui magnifie la culture et la langue arabe autant qu'il nous plonge dans les difficultés d'une famille qui cherche sa place. C'est un très beau moment de cinéma, à la découverte d'une belle personne ...
L'auteure qui a écrit les 2 livres dont Faucon a tiré ce grand petit film est Fatima Elayoubi, le titre d'un des bouquins est "Prière à la lune". D'après ce que j'ai lu, ce film est un peu son histoire : elle a appris seule le français, sur le tard, au point de parvenir à une expression riche et raffinée. Quelle leçon pour nous, les nantis !
Robert D
Robert D

7 abonnés 163 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 novembre 2015
Très bon film, épuré et tout en sensibilité. Simplement filmé, il fait réfléchir sur la diversité. beaucoup de chemin à parcourir. Chacun a des droits et des devoirs. A voir
jackflash
jackflash

20 abonnés 89 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 novembre 2015
Film témoignage à caractère documentaire qui , sauf à ceux qui reviendraient de mars, n'apporte rien, ou sinon pas grand chose.
🎞️  DaeHanMinGuk 🎬
🎞️ DaeHanMinGuk 🎬

238 abonnés 2 467 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 novembre 2015
Je suis le réalisateur Philippe Faucon depuis son premier film « L’Amour » en 1990 car nous avons de nombreuses similitudes dans nos origines. J’avais beaucoup aimé son précédent film « La désintégration » sorti en 2012. Or, comme le réalisateur le dit lui-même si bien : « un arbre qui tombe fait plus de bruit qu’une forêt qui pousse ». « La désintégration » traitait de l’arbre qui tombe et « Fatima » traite de la forêt qui pousse… D’ailleurs, les deux films méritent d’être vus ensemble puisqu’ils forment deux facettes de l’intégration dans notre pays. Comme toujours, dans ses films, les personnages ne sont pas manichéens et chacune de ses courtes scènes montre des situations qui font beaucoup réfléchir avec des dialogues pertinents. Dans l’une d’elle, une jeune fille dit « selon l’éducation que j’ai reçue, il faut faire l’amour dans l’obscurité, toute habillée, sous les couvertures, après le mariage et il ne faut pas ressentir de plaisir … J’ai fait tout l’inverse ! ». Il y a tellement à dire sur l’intégration en France qu’il est normal que de nombreux films sortent cette année sur ce thème (« Nous trois ou rien », « Dheepan »…) et comme j’aime à le répéter, nous ne pourrons améliorer l’intégration en France qu’en se servant de ce matériel exceptionnel pour des projections dans le cadre de l’éducation nationale afin de permettre aux collégiens et lycéens de débattre ensemble de ces réalités.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 novembre 2015
Incroyable découverte... Acteurs d'une justesse et d'une authenticité rare, vraiment un grand moment de cinema
MIRALB
MIRALB

2 abonnés 84 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 novembre 2021
Enfin un film où moi, petite spectatrice bourgeoise blanche, je ne me sens pas sommée de rendre des comptes, où chacun prend ses responsabilités, où la bêtise et la mesquinerie sont également réparties entre la patronne qui laisse volontairement traîner un billet et les voisines médisantes et blessantes.
Un film où il est montré que si on a la rage (ce sera dur, ce n'est pas une question de couleur de peau, mais de milieu social), on peut s'en sortir par les études.
Un film qui montre que la révolte adolescente balaie tout sur son passage (il est vrai que le complexe du colonisé joue à plein dans le mépris tellement injuste, manifesté par Souad pour sa mère) et pourtant l'institution scolaire semble être présente et attentive, même si Fatima n'a pas les mots, tout du moins pas en français.
Un film qui fait du bien.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 novembre 2015
Film intéressant et instructif, apprenant beaucoup sur les difficultés quotidiennes des personnes d'origine étrangère. Je recommande ce film
papalou
papalou

18 abonnés 225 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 novembre 2015
Bon film, bon sujet, bien traité, sans pathos,…
Au final c'est un film bien sous tout rapport, mais sansvraiment beaucoup de relief.
Même si le Journal que Fatima se met à écrire donne un sens plus émotionnelle à la narration, je n'ai pas trouvé que le sujet décollait!
Je suis peut-être passé à côté !
JEANRENE43
JEANRENE43

11 abonnés 154 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 novembre 2015
Fatima est un beau film sur la difficulté d'intégration, deux soeurs, jeunes adolescentes, que l'on suppose nées en France, d'une famille d'origine Algérienne. Fatima, la maman, séparée du père, femme de ménage en l'occurrence ne se ménage pas pour favoriser le succès des études de ses filles. C'est tellement important qu'elles réussissent des études qu'elle-même n'a pas eu la chance de bénéficier au bled en Algérie. Cette maman a compris que son sacrifice est la voie pour une réussite sociale de ses filles. Cependant comme pour bien des familles de souche française, l'aînée devient la fierté de sa maman par sa réussite, alors que la seconde, préfère les copains de la rue à l'assiduité au lycée et on s'inquiète qu'elle devienne une délinquante. Comme cette maman ne sait pas lire le français, la cadette lui cache ses piètres résultats...
En fait le film nous révèle la difficulté de l'intégration, la non maîtrise du français étant un obstacle majeur. Mais il nous dit aussi que la réussite est difficile pour une familles à ressources réduites et à faible niveau culturel. Ce n'est pas l'origine qui est discriminant mais les moyens. Il peut enfin nous dire que ce sont certes des obstacles mais que si les jeunes travaillent, le succès sera accessible et en ce sens le succès est lié au mérite, aux résultats et non aux origines. L'ascenseur social reste possible quand bien même les freins évoqués.
Deux soeurs, un même environnement social, l'une réussit, l'autre semble perdue. N'est-ce pas là une sorte de fatalité. Le succès serait dû à des facteurs infimes qui conditionnent toute une vie...
Alligator 427
Alligator 427

29 abonnés 133 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 novembre 2015
Fatima est un film touchant, un beau portrait de femme, bien réalisé, qui souligne bien les difficultés de l'intégration et la barrière de la langue, sans misérabilisme mais sans angélisme non plus. Une tranche de vie qu'on a plaisir à découvrir et à partager.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

167 abonnés 1 788 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 novembre 2015
Fatima est une quadragénaire, femme de ménage et agent de nettoyage industriel, voile planté sur la tête ; elle est une femme qui mise beaucoup sur la réussite de ses filles. Une femme modeste mais souhaitant toujours rester digne. Parlant mal le français, elle se réfugie derrière sa langue maternelle ; ce qui donne de savoureux moments où elle parle en arabe et ses filles lui répondent en français. Elément bien documenté, tout comme le reste du film, puisque la communication dans ces familles se déroule souvent de cette manière. De fait une demi intégration pour l’émigrée de première génération qui vise bien mieux pour ses deux jeunes filles qu’elle élève seule. Prête à se saigner aux quatre veines, son bonheur, toujours simple, passe par le don d’elle-même afin que sa fille aînée puisse bénéficier des meilleures conditions afin réussir sa première année de médecine. Sa seconde, rebelle et insoumise, lui donne plus de fil à retordre ; le contre modèle de son aînée.
Philippe Faucon sait bien parler de cette population entre deux cultures. Dans « La désintégration », en 2012, il livrait un opus pessimiste et pointait les ratages de l’intégration en montrant la radicalisation de jeunes français musulmans. Avec « Fatima », il conte une histoire positive et optimiste d’intégration. Loin d’être béni-oui-oui, son scénario ne ménage pas son personnage phare qui doit braver tous les obstacles se dressant devant cette étrangère d’une autre culture : racisme ordinaire, difficultés à sortir de son milieu, le regard porter par ses semblables sur la réussite coupable de ses enfants, la condescendance,… Pas plus de spectaculaire que d’angélisme dans le traitement de ce sujet. Là où « La désintégration » se contentait d’être démonstratif ; « Fatima » l’est aussi avec un message bien distillé habilement dans chaque plan ; mais le trio mère filles est sacrément incarné. Le tout est un concentré d’épure, 1h19 seulement pour faire le tour du proprio, si délicat tendre et bouleversant. Faucon nous fait passer souvent du rire aux larmes, de la colère à l’optimisme, sans forcer le trait. Ce trajet familial est bien balisé dès le départ, on sait très vite où cela va nous conduire ; on arrive à destination comme prévu, sans embuches, et malgré tout on y prend beaucoup de plaisir. Aucune musique d’ambiance n’est ajouté ; la comédienne principale est une amatrice ; là aussi le film se revendique minimaliste. Les aigris diront que les faits et situations relatés sont banals voir aussi la sécheresse du scénario ; mais lorsque le talent est au rendez-vous, çà fait juste un très film témoin de son époque. Un de mes grands bonheurs de cinéma 2015.
BigDino
BigDino

9 abonnés 473 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 novembre 2015
Fatima fait montre d'une belle sensibilité, en nous montrant le portrait d'une immigration réussie, malgré le mauvais vouloir des français qui y sont confrontés. La scène de conclusion est un modèle dans le genre. La barrière de la langue est ici montrée également dans un cadre plus intime, créant une séparation entre les enfants et leur mère. Si le jeu de la jeune Souad sonne parfois un peu faux, peu importe finalement, l'objectif est réussi. Il est important de montrer des films de ce genre, qui montrent que l'échec de l'immigration ne vient évidemment pas seulement des étrangers, mais aussi de notre attitude condescendante vis-à-vis d'eux.
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