Reflet cinglant et effroyable des méandres de la finance, des banques et ses traders, ou comment les crédits immobiliers américains vont droit dans le mur. Il faut s'accrocher pour ne pas perdre le fil du récit car les notions sont pointues, mais en même temps le film essaie de vulgariser et rendre cet univers accessible. Une sorte de docu-fiction intelligent avec un super casting et une excellente BO.
Le film raconte comment quelques spéculateurs américains avaient anticipé la crise des subprimes. Malgré le jeu agréable des acteurs et le rythme du film, il est malheureusement décevant, et ceci à plusieurs titres. ''Le casse du siècle'', ce sous-titre adjoint en France au titre original, porte à confusion même si on a compris qu'on n'allait pas voir un polar mais un docu-fiction. Le titre original se traduirait ''la grande vente à découvert'', c'est quand même moins spectaculaire… Si on avait su , on aurait compris qu'on risquait de ne pas tout comprendre... Les quelques efforts pédagogiques -des commentaires parfois amusants- nous éclairent un peu sur la crise des subprimes proprement dite mais, malgré de réels efforts de concentration, votre serviteur n'a pas vraiment compris comment ces spéculateurs ont pu jouer sur l'éclatement de la bulle, ce qui est pourtant le cœur même du scénario. A mi-chemin entre ''Le loup de Wall Street'' et un film qu'aurait pu faire Michael Moore sur les crises financières récentes, ''The big short'' ne nous apprend pas grand-chose et ne nous distrait que très modérément. Rendons quand même justice à A. McKay : il montre fort bien que la crise des subprimes est autant due à la bêtise des hommes et des institutions qu'à leur cupidité…
Quelle belle distribution, ce film relate la dernière grosse crise financière, sur un rythme soutenu, trop peut être, surtout si on ne maîtrise pas du tout, les termes bancaires et assurances, et malheureusement bien que le film se laisse regarder, on perd souvent le film et la compréhension en pâti
Une masterclasse des acteurs référence Americains... Le scénario est formidable, ok il faut s'accrocher un peu sur certains passage technique sur le plan financier, mais quel talent d'écriture.
Faire film intéressant sur la crise immobilière, c’est audacieux et ce n’était pas gagné d’avance, loin s’en faut. Et pourtant, même si l’on ne comprend pas grand-chose à la partie « financière » du film, force est de constater que j’ai été tenu en haleine deux heures durant (alors que l’on connait tous le dénouement). Ajouté à cela un casting AAA et vous obtenez le très étonnant « The Big Short ». Je recommande.
The Big Short est un bon film qui aborde un sujet complexe avec compétence. Le casting est solide et offre des performances remarquables. Cependant, je n'ai pas totalement accroché, car j'ai trouvé que certaines scènes manquaient d'intérêt et ne parvenaient pas à capter mon attention.
Super film qui raconte avec brio comment au milieu d’un des plus grands scandales financiers de l’histoire, un groupe de personnes plus intelligentes que la normale a réussi à prévoir l’avenir et montrer les défaillances du système financier.
"I don't know how to be sarcastic, I don't know how to be funny. I don't know how to work people. I just know how to read numbers."
Après s'être fait connaître avec la bande du Frat Pack grâce à Will Ferrell, Adam McKay a orienté son oeuvre ces dernières années vers la dénonciation politique, avec notamment Vice (2018), sur la personnalité du controversé Dick Cheney et Don't Look Up/Déni Cosmique (2021), véritable événement à sa sortie sur Netflix. Ici, il aborde la crise des subprimes qui a ébranlé les Etats-Unis et provoqué la crise économique mondiale de 2007/2008.
Si le sujet est d'un abord complexe, l'intrigue prend soin d'expliquer simplement, souvent avec humour et cynisme, les dessous de cette crise majeure, tout en dressant un portrait au vitriol de la société blanche étasunienne, pas très éloignée de ce qu'a pu en écire Tom Wolfe.
Là où Adam McKay excelle plus que tout autre, c'est dans la fusion des styles entre documentaire et fiction, sans doute un souvenir de son passage au Saturday Night Live, jusqu'à mélanger, comme souvent dès ses premières oeuvres, personnages interprétés et apparitions de guests (l'actrice Margot Robbie, la chanteuse Selena Gomez, le chef cuisinier Anthony Bourdain). La distribution est, elle, alléchante, même si ultra-majoritairemnt dominée par les hommes : Christian Bale en génie de la finance autiste, Steve Carrell en misanthrope revanchard prouvant qu'il sait ne pas se cantonner qu'à des personnages de doux débiles, Ryan Gosling en trader déloyal, Brad Pitt en ex-roi de la finance devenu survivaliste et Marisa Tomei et Karen Gillan pour la caution féminine.
A la caméra, il faut s'habituer au style de McKay : ça bouge tout le temps, ça coupe, ça joue de l'incrustation, les personnages sont dans leur rôle ou s'adressent à nous et ça s'interrompt parfois pour recadrer l'histoire en mode fact checking, bref c'est énergique et un peu déstabilisant au début mais ça a l'avantage du réel au fil des enquêtes en portraits croisés.
Au final, cette fresque réalisée à l'acide sulfurique est à la fois hilarante et déprimante, une grande claque.
Ce film devrait être obligatoire pour que tout le monde puisse se rendre compte du disfonctionnement systémique de cette société. Les seuls qui ont raison sont moqués et la grande majorité refuse simplement de voir la vérité! Il s'agit d'un film essentiel que tout le monde devrait voir au moins une fois!
Les 2 heures je l'ai ai senti passer. On est un peu dans le même style de film que The social network mais en plus brouillon. Si on est pas familier avec le domaine de la finance ect on est vite inondé sous des termes complexe. A plusieurs reprises le film se met même limite en pause, pour qu'une personnalité (La c'etais margot Robbie, s'éleva gomez ect) nous resume ce qui s'est passé dans les dernières 30minutes un peu plus simplement pour être sur qu'on comprenne bien. Le casting malheureusement ne rattrape pas.
je pense quil ne faut chercher a tout comprendre mais juste apprecier la puissance des acteurs et le talent du réalisateur pour sa pensée majestueuse et technique d’exposer son art sur un sujet si complexe
J'aime beaucoup Don't Look Up de Adam McKay. Ce film peut être comparé à The Big Short : dans les deux cas, un petit groupe est le seul à voir venir une catastrophe d'ampleur mondiale. Les deux films sont une satyre des USA. Mais voilà, je crois simplement que je n'aime pas les films sur le monde de la finance. C'est vrai que je ne comprends pas toutes les subtilités et ça n'aide pas. Mon vrai problème c'est que je m'en fous : j'ai pas besoin de connaître toutes les subtilités. Ce qui est intéressant dans l'univers de Wall Street c'est sa perversion, voir ces américains complètement fou avoir une telle influence sur le monde c'est très cinématographique. Ces parties là m'intéresse mais la moitié du temps c'est juste des séquences hyper-verbeuses où je capte rien. J'm'en fous moi, je voulais juste voir une immense tragédie satyrique. Mais finalement, quand la crise arrive on sent pas sa gravité. En fait, les informations passent trop rarement par l'image et trop souvent pas le dialogue et ça rend le film lourd. Il y a bien quelques séquences qui surnagent dans lesquelles interviennent furtivement des images de la misère sur le peuple : les seuls moments où on voit tout le mal que fait Wall Street au monde. Il y a aussi des scènes explicative avec Margot Robbit ou Selena Gomez qui sont assez intéressantes. À part ça, c'est pas du tout mon genre de film. Mais je ne pense pas du tout que ce soit un mauvais film, c'est juste pas mon genre.