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The Big Short : le Casse du siècle
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Un visiteur
3,5
Publiée le 9 février 2016
Avec ses airs de blockbuster et son casting poids-lourd, The Big Short risque fort de décontenancer les aficionados des multiples moments de bravoure visuelle du récent "The Wolf of Wall Street" : les deux films sont, sur la forme, diamétralement opposés. A vrai dire, ne serait-ce pour les petits effets de style superflus destiné à égayer son propos on ne peut plus sérieux, The Big Short constitue un quasi-documentaire sur des groupes de traders avisés qui découvrent les failles d'un système, et décident de parier contre lui. Sur le fond, on y retrouve une critique corrosive de la finance, avec en point d'orgue le crash boursier de 2008 et son épilogue invraisemblable. Et pourtant, tout est vrai. Sur ce point, encore une fois, on ne peut que saluer les acteurs pour s’être impliqués "pour la bonne cause", une nouvelle preuve de la grande capacité critique de l'industrie cinématographique américaine vis-a-vis de sujets d'actualité. C'est important de le préciser, et il faut avoir conscience que la plupart des pays (y compris les nôtres) n'en sont pas capables. Au final, il s'agit donc d'une oeuvre audacieuse dans son propos, utile et instructive, que les curieux pourront compléter par ailleurs avec "The Wolf of Wall Street" et "Margin Call".
voila un film intéressant sur le monde de la finance. cependant il faut s'accrocher pour suivre tant les personnages parlent le langage de la finance pendant tout le long. le casting y est pour beaucoup dans la réussite tant il est 4 etoiles : Steve Carell est au top ! il est accompagné du génial Ryan Gosling et de l'incroyable Christian Bale. C'est un film atypique, qui a son propre style, non déplaisant.
Pour peut-être apprécier pleinement le caractère assez particulier de The Big Short, je le définirait en tant que "documentaire-romancé". En effet, il serait faux de dire qu'il s'agit véritablement d'une fiction classique sachant que le quatrième mur est constamment brisé à travers des locutions de la part des acteurs face caméra pour nous expliquer toutes les difficultés terminologiques que le film comprend. En fait, c'est à mi chemin entre le film hollywoodien classique et le documentaire moderne. Un pur produit de montage, d'effets de style pour captiver le spectateur tout en relatant un fait bien réel avec pour objectif l'enseignement du spectateur. C'est à dire que l'intérêt principal du film, et c'est bien là qu'il se pose en tant qu'antithèse du Loup de Wall Street, c'est ce qu'il nous apprend du fonctionnement de l'économie américaine et de la crise des subprimes plus que de son enrobage esthétique. Je dirai même que The Big Short prend encore plus de valeur lorsqu'on l'appose au film de Scorsese. On ressent très clairement chez Adam Mackey l'influence du cinéaste italo-américain, seulement celui ci ne s'en cache et, au contraire, en joue en poussant le délire à son paroxysme (en faisant notamment apparaître Margot Robbie jouant son propre rôle pour nous expliquer un mécanisme un peu compliqué). De cette façon, là où The Wolf of Wall Street prenait volontairement son spectateur de manière condescendante, The Big Short nous invite à comprendre les rouages de la machine d'une façon certes cynique mais agréablement pédagogique.
Le fait est que le film fonctionne, malgré l'abondance de personnages, malgré la difficulté des termes, malgré la mise en scène parfois épileptique, on se retrouve plus captivé que soûlé par le flux d'informations qui défile devant nos yeux. Cela dit, lorsqu'on visionne le film en VO sous-titrée, l'expérience peut vite se révéler éprouvante tant il est important de ne pas perdre une miette des informations données sous peine d'être complètement largué pour la suite du film. Le film aurait peut-être gagné à nous proposer un quart d'heure voire une demi heure de plus pour véritablement s'arrêter sur des éléments importants, difficiles à comprendre malgré l'explication comique d'un chef cuistot en plein milieu du film. Cela aurait cela dit peut-être cassé le rythme du film.
Pour revenir au film en lui même, le casting est excellent, Ryan Gosling est génial dans ce rôle à l'opposé de ce qu'il nous a proposé dans Drive, Only God Forgives ou The Place Beyond the Pines, Steve Carrel est, comme il nous le prouve depuis ces dernières années, l'un des acteurs qui comptent le plus actuellement, Christian Bale se fond dans son personnage comme à son habitude, Brad Pitt est plus que correct bien que son rôle ne soit pas le plus impressionnant et le reste du casting fonctionne à merveille.
En clair, The Big Short est un film très intéressant, au delà de la technique, mais pour ce qu'il nous raconte. Bien que le tout ait l'air tout de même très romancé, les faits réels n'ont pas du différer tant que ça, et c'est justement là que le cynisme du film tire sa puissance.
Consterné par beaucoup de commentaires qui n'ont manifestement rien compris à l'exercice complexe auquel s'est frotté McKay, je ne vais pas m'étendre sur ce film qui est l'une des plus belles surprises de 2015. Incroyablement bien rythmé et drôle, ce film éduque et constitue une triste carte postale du début du 21ème siècle. Un casting qui excelle (Steve Carell est génial) soutenu par une mise en scène hypnotique et sans temps mort qui captivera toute personne ayant un minimum de bon sens. L'un des meilleurs films de 2015.
Imaginez Ryan Gosling, Christian Bale, Brad Pitt et Steve Carell réunit dans un film. Adam McKay l’a fait avec The Big Short, sorti fin décembre, comédie dramatique sur la crise financière de 2008, ou plus précisément la crise des subprimes. Inspiré d’une histoire vraie, le film raconte comment plusieurs individus ont anticipé la crise dès 2005 et ont décidé de parier contre les banques pour rafler la mise.
Le sujet a déjà inspiré plusieurs longs métrages tels que Margin Call, The Company Men ou encore le documentaire primé Inside Job. Avec The Big Short, Adam McKay mise sur l’originalité pour séduire le spectateur. Ce n’est pas vraiment un drame, pas non plus une pure comédie. C’est de la fiction mais aussi du documentaire avec l’utilisation d’images d’archives ou tirées de la pop culture. Le réalisateur a la bonne idée d’être audacieux dans sa mise en scène : personnages qui s’adressent directement à la caméra et au spectateur, schémas et dessins qui s’inscrivent à l’écran, célébrités qui vous expliqueront en aparté des concepts (Margot Robbie elle-même vous expliquera ce qu’est un subprime).
Constitué de plans rapides, avec une mise en scène prenante et survolté, The Big Short se révèle passionnant. Et intelligent. Adam McKay réalise ici le grand film sur la crise des subprimes, expliquant clairement les concepts, tenants et aboutissements de cette crise, sans prendre le spectateur pour un idiot, tout en jouant sur le fil de la comédie et du drame. C’est simple, The Big Short vous donnera autant envie de rire que de vous indigner. Cynique et mordant, il dénonce le système capitaliste qui a provoqué la crise mais joue avec le spectateur puisque les héros du film sont plutôt des anti-héros et cherchent à profiter du système avant qu’il ne s’écroule : ils parient sur l’effondrement prochain, ce qui revient comme le rappelle un des personnages à parier sur les pertes financières et le malheur d’êtres humains, puisqu’en fin de compte, si les banques feront faillite ou seront affaiblies avant de se relever (et d’en profiter), les gens, eux, auront tout perdu et des familles se retrouveront à la rue. Pas très drôle tout ça. Mais on ne peut détester complètement les personnages, Michael, Mark, Jared, Ben, Charlie. Parce qu’ils sont montrés comme des êtres humains, avec leurs faiblesses et une folle envie de parier contre les banques. Et on veut qu’ils réussissent, jusqu’à ce qu’on nous rappelle ce qui est en jeu. Il faut saluer les acteurs, tous, nomment le quatuor de tête, Bale, Gosling, Pitt, Carel, au diapason, d’une grande finesse dans leurs rôles. Ils produisent des étincelles !
Le casting très glamour aurait pu nous faire craindre le pire mais au final, The Big Short est une excellente surprise. Et pas de panique donc, si vous ne comprenez pas grand-chose aux chiffres ou au monde de la finance comme moi, les explications sont claires et compréhensibles. Drôle, intelligent et mordant, The Big Short rappelle à Hollywood que les films « pour adultes » (comprenez, qui ne sont pas grand public) ont de beaux jours devant eux et sont attendus par les spectateurs !
A l'instar des bulles immobilières maintes fois évoquées, le scénario du film est une grenouille qui se fait passer pour une Lincoln Prestige. Scénario que l'on pourrait entièrement écrire sur le dos du batracien : des financiers ont senti arriver la crise, ils ont pariés dans ce sens, ils ont gagné. Le réalisateur tartine durant plus de 2 heures faisant semblant de dénoncer les magouilles financières mais étant en réalité plus fasciné par les quelques chanceux qui ont gagné le gros lot, qu'il nous présente d'ailleurs comme des êtres d'exception. Film hypocrite donc, jouant en sus le documentaire expliquant le monde financier aux béotiens. La seule chose qui tienne la route, c'est la mise en scène réussie. Mais cela ne suffit pas pour en faire un bon film.
très bon film, bonne réalisation pour un sujet qui aurait pu paraître pénible ou lourd. De l'humour bien placé, et du fun ! les acteurs, que du lourd !
The Big Short - en français le Casse du siècle - est un film d'Adam Mc Kay qui réunit un casting masculin digne d'Ocean's Eleven. On y retrouve Christian Bale (méconnaissable en nerd avec un oeil de verre), Steve Carell, Ryan Gosling (teint en brun) et Brad Pitt (en disciple senior de la finance). Et côté féminin, à noter la présence de Melissa Leo et Marisa Tomei. C'est l'histoire de quelques marginaux qui vont miser contre le marché et prendre d'énormes risques financiers en espérant qu'ils vont finalement payer, ce qui va aboutir à la crise des subprimes.
C'est parfois très complexe en terme de jargon financier, très obscur pour les non initiés, à la manière du film Trader avec Ewan McGregor, sorti en 1999, sur le scandale de la banque Baring. Un parti pris du réalisateur de cette comédie consiste à expliciter les passages financiers techniques à l'aide de célébrités sexy, comme Margot Robbie - la blonde incendiaire vue dans Le Loup de Wall Street - qui présente les fonctionnement des marchés depuis son bain moussant ou encore Selena Gomez accoudée à une table de black jack. Elles servent à démystifier les montages financiers, avec une bonne dose d'humour.
Un film plutôt réussi, classique, malgré quelques longueurs et complexités. Je suis surprise de voir qu'il vient de recevoir 5 nominations aux prochains Oscars : meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur second rôle masculin, meilleur montage et meilleur scénario adapté. Je trouve que celle pour Christian Bale est justifiée, mais suis sceptique face aux autres et notamment le graal de meilleur film de l'année.
Porté par un casting cinq étoiles, The Big Short possède, dans l'esprit comme dans la forme, un esprit très scorsesien. L'univers virtuel et narratif du Loup de Wall Street n'est pas loin et la mise en scène manque donc quelque peu de style personnel. Mais la force du sujet emporte tout sur son passage grâce à son histoire et ses personnages. On finit par se dire que la nature humaine n'a aucune limite. Pour en savoir plus, lisez notre critique complète sur :
Très bon film dénonçant les failles de la crise financière de 2008 dite des "Subprimes", cependant de bonnes bases d'économie sont nécessaires pour comprendre tout le film du premier coup, attention !
The Big Short : Le Casse Du Siècle est un bon film. Le monde de la finance est un milieu complexe, on le sait, et ici des termes techniques sont employés mais qui sont souvent incrustés par une scène d’explication, complètement coupée de la narration et souvent drôle. A vrai dire le film ne m’intéressait guère, et tout comme nombre de films du genre, j’y vais un peu à reculons. Mais au final l’ensemble est plutôt bon mais sans plus pour moi. C’est tout de même un savant mélange entre un docu-fiction, un drame et une comédie. Le métrage met donc en lumière l’histoire vraie de la crise financière mondiale débuté en 2007. Dans l’ensemble le rythme du film est plutôt bon mais parfois des longueurs apparaissent. Même si souvent l’on pêche par un côté trop sérieux où le côté technique gave un peu, c’est l’aspect clairement tourné vers la comédie qui en ressort heureusement le plus et rend le tout très agréable et cool, avec un humour franchement bon, savoureux et pince sans rire. La bande son est franchement bien fun surtout pour les titres connus de Métal, Rock, Hard Rock que le personnage de Christian Bale se met dans son bureau qui réserve donc de bonnes scènes. On peut y entendre Master Of Puppets et Eye Of The Beholder de Metallica, When The Levee Breaks de Led Zeppelin, Rockin’ In The Free World de Neil Young, Sweet Child O’ Mine des Guns N’ Roses, District Divided de Darkest Hour. Franchement sur ses scènes là j’ai bien pris mon pied. Le réalisateur Adam McKay signe une bonne réalisation dans son ensemble avec de l’originalité dans sa mise en scène qui est vraiment excellente. Servi par un casting quatre étoiles et quelques guests qui font leurs caméos, notamment Margot Robbie et Selena Gomez excellentes dans les scènes explicatives dont je vous ai parlé au tout début de cette critique. Pour moi la révélation de ce film est Steve Carell qui est absolument merveilleux et très drôle, son gros pif aidant au vu des angles de caméra pris sur lui, franchement ça vaut le détour. Christian Bale, Ryan Gosling et Brad Pitt complète le podium. Melissa Leo, Hamish Linklater, Rafe Spall, Jeremy Strong, Marisa Tomei, Karen Gillan y sont bons. A peu près dans le même genre j’ai largement préféré Le Loup De Wall Street de Scorsese. Sans être le film du siècle, l’ensemble reste cool, fun et plaisant à suivre. Ma note : 7/10 !
The Big short montre à la fois comment les banques ont monté des produits financiers qui seront à l'origine du crash de la fin des année 2000 mais il montre également ces très peu d'hommes qui ont pressenti le risque associé à ces montages foireux. Ces quelques hommes sont très bien desservies par des acteurs qui rentrent parfaitement bien dans la peau de professionnels de la finance. Mention spéciale accordée à Christian Bale en gestionnaire atypique d'un fond d'investissement Californien. Pour absolument tout comprendre, il est nécessaire de connaitre certains principes de la finance de marché. Je pense que McKay a souhaité faire un film au plus proche de la réalité, ce pourquoi tellement d'éléments techniques sont évoqués dans le film. Les éléments les plus complexes sont vulgarisés à travers des mini-scènes drôles et simples à comprendre, ce qui montre l'attachement du réalisateur à vouloir quand même rendre son film compréhensible. Je pense que c'est un film qui est d'un grand intérêt puisqu'il n'est pas la pour encenser ou enfoncer le monde de la bourse mais pour expliciter ce qui s'est réellement passé dans un but de conscientisation du grand public.
The big short, c’est l’histoire entremêlée d’investisseurs américains qui voient venir la crise des crédits hypothécaires aux Etats-Unis ( les subprimes ) et qui décident de prendre des positions anticipant l’effondrement du marché immobilier américain, et celui des outils de titrisation des crédits associés. Jusqu’au dernier moment, personne ne voudra y croire. Les difficultés qu’ils rencontrent témoignent de l’ampleur de la fraude, gangrenant complètement le système financier américain, et au delà. C’est passionnant. C’est rapide. C’est moderne. On ne lâche pas les protagonistes. Quelques adresses au spectateur permettent de faire comprendre les outils financiers dont il est question (MBS, CDS, CDO, …) . Les acteurs sont très bons dont Christian Bale, Ryan Gosling et Steve Carell (et aussi Brad Pitt un peu vieilli). Bien sûr, à la fin, ce sont les contribuables qui paient et le peuple qui trinque. On ne va pas mettre des banquiers, des courtiers, des agents immobiliers, tous escrocs, en prison, non ? A voir.
Malgré des efforts pédagogiques certains, j'ai trouvé ce film très compliqué. En fait je crois que justement le fait de vouloir absolument tout expliquer plombe l'intrigue. Du coup peu ou pas de tensions au moment ou la crise éclate. On ne comprend même pas clairement à la fin si ceux qui ont parié contre les marches ont Gagné... Bref pas très réussi.
Long, ennuyeux, indigeste, à fuir sous peine d’une phénoménale migraine en prime (pardon, prime est peut-être un mot malheureux dans le contexte). La seule chose de compréhensible, c'est comment se faire rouler dans la farine avec du vent par des gens d'un cynisme sans fond et sans aucun état d'âme.