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Un visiteur
4,0
Publiée le 17 septembre 2014
Très très beau film, qui m'a énormément touché! J'ai été émue face à l'amour qui se dégage de ce film, entre cette mère et ses enfants dont elle n'a pas su ou pas pu s'occuper et qui est pour moi le sujet central du film. On y découvre un monde à l'image de la réalité : fait de douleur, d'erreur, d'amour, de violence et de douceur, plein de beauté pour qui sait la voir.
Qui a dit que le cinéma français était mort et n'osait plus rien ? Caméra d'or à Cannes, critiques dithyrambiques, bel accueil public. Tout cela aurait pu paraitre douteux (cf. Les combattants). Dès les premières images le doute s'envole. Au cœur de l'été, voilà LA bonne surprise de l'année. Inspiré de personnages réels, Party Girl est un choc. Une histoire forte. Des acteurs non-professionnels tous incroyables, qui jouent leurs propres rôles. Filmée par son propre fils (entre autres), Angélique est (comme me l'a dit une amie) «touchante, émouvante, pitoyable, égoïste. Elle n'a rien d'admirable ». C'est vrai. Elle est aussi pathétique, mais elle est belle. Elle est belle parce qu'elle est libre. Une liberté qui a un prix. De partout le film suinte l'amour, la sincérité, la simplicité. Et un constat social tout aussi puissant. Et même si la mise en scène est parfois un peu chaotique et l'image pas très belle, la force du sujet emporte tout. Un film étonnant, traversé par un élan formidable, un désir de vivre. Un des plus beaux portraits de femme qu'on ait vu dans le cinéma français depuis bien longtemps...Ça donne une bonne claque mais c'est revigorant et ça fait du bien. Party Girl est de ces films rares qui vous remue et vous bouscule. Un petit bijou.
Grosse erreur: j'ai été voir ce film un dimanche à 16h... pas de meilleur somnifère, prête à dormir à 16h10 et bonjour la fin de journée. J'avais très envie de le voir: quelle déception! Ce film est d'un ennui mortel.Il manque plus que le noir et blanc et c'était la totale: dialogues mous, caméra flottante, rythme inexistant. J'ai mis une petite étoile car l'actrice principale (et tous les acteurs d'ailleurs) sont bons mais ça ne suffit pas. Mes parents étaient avec moi et c'est très dur de les traîner au cinéma: du coup j'étais très gênée et j'aurais du mal à les emmener la prochaine fois. Mon père est sorti en disant "Carton rouge pour ce film". Je suis bien d'accord. Chiant, chiant, et re-chiant.
Party Girl est un film qui ne ressemble à aucun autre et c’est ce qui fait son charme. Presque documentaire par moments, il nous offre une plongée dans un univers un peu barré mais aussi empreint d’une vraie émotion. C’est en tout cas l’un des plus beaux portraits de femme vu au cinéma depuis longtemps.
Ce n'est pas un film, au mieux un très mauvais documentaire ! Encore un film pour bobos planqués dans leur fauteuil .... Vulgaire, une femme qui se déshabille -au propre et au figuré- sans pudeur. Laid, très laid !!! Le même sujet aurait pu être traité avec esthétisme, un minimum de beauté.
Un scénario très fin, des comédiens amateurs très honnêtes et purs dans leur manière de jouer. On se laisse hypnotiser par cette histoire et on en ressort les larmes aux yeux. Bravo!
ce n'est pas très intéressant et sur le plan cinéma on croirait un film vérité ou une téléréalité. L'objet du film et le sujet à priori me semblaient pertinent à découvrir et j'ai l'impression de tomber dans un drame familial et puis le rythme du film était lourd et lent. Pas de véritable coup de coeur, excepté le magnifique sourire de l'actrice jouant Angélique...
Pour moi, il ne s'agit nullement d'une " femme libre, aimant la fête et la vie" comme l'on décrit les critiques, mais d'une femme qui a un problème avec l'alcool et qui n'arrive pas à vieillir ... assez pathétique.
Angélique, c'est la Nana de Zola époque moderne, mais en "entraîneuse"....maladivement accroc à la fête, à la cigarentte (toujours à la bouche) et à l'alcool...Elle tient bien le choc, je trouve, car à son âge, après ce rythme infernal, elle est plutôt encore bien conservée quoique croulant sous le fard. Mais bon, c'est un film type "documentaire" un peu particulier, filmé par un fils compatissant mais ne souhaitant pas protéger sa mère de quelque façon que ce soit. Ce fils est particulièrement beau,fin, intelligent, le plus doué de cette famille un peu bancale, sans réelle cohésion. Bref, Angélique, éternelle célibataire a trouvé un mari sur le tard, un habitué de son cabaret....un type plutôt gentil dont elle va s'accommoder avec peine et tenter de renouer les liens familiaux distendus....un drôle de film un peu étrange, pas commun....ce qui fait son charme.
On est en plein dans une réalité qui émeut, dérange, qu'on ne comprend pas toujours. Cette femme qui ne veut pas faire de compromis et qui cherche de l'amour. A travers sa drole de vie, qu'elle choisit, en voulant garder une étrange liberté. C'est à partir du rapprochement de ses enfants que tout le scénario prend de l'ampleur et nous donne tant d'émotion. On la comprend, on ne la comprend plus, cette femme qui nous étonne à chaque moment de sa vie. On aurait peut etre aimé d'avantage d'info quand à sa vie de maman.
Quand on fait quasiment métier de son corps, la soixantaine peut-être rude. C’est l’expérience d’Angélique qui a travaillé pendant des années dans un cabaret à la frontière allemande. Elle était « bouchonneuse », payée à la bouteille de champagne. Et pour les exercices de « pole danse » qui émoustillaient le client. Entre le bar et la barre, elle s’est usée jusqu’au bout de nuits sans fin. Avec l’âge, l’alcool et le tabac, le corps est devenu lourd et les cernes ont creusé les traits. Le maquillage ne suffit plus, la sexa n’est plus sexy. Donc Angélique raccroche. La décision paraît sage, d’autant qu’un de ses anciens clients lui propose de l’épouser. Mais c’est pas si simple de changer de vie ! Délaisser ses copines de patachon, retrouver quatre enfants dont elle ne s’est guère occupée, et maintenant s’engager avec un type, un ex de la mine de Forbach, à la pesanteur certes rassurante, mais quand même aux manies de vieux gars. « Je flippe un peu », avoue-t-elle. N’est-ce pas un renoncement qui lui est demandé à elle, fille de la liberté ? Angélique n’est pas un ange… C’est moins le scénario que son contexte qui rend l’histoire touchante. Ici on est dans une vraie vie, avec de vrais gens. Modestes et frappés par la crise. Pleins de tatouages et de piercings. De mots écorchés et de mots qui manquent pour exprimer les émotions. L’un des trois réalisateurs connait bien ces gens-là : Angélique est sa mère et ses filles dans le film sont ses sœurs ! Dans Party Girl, on ne joue pas, on est ! C’est d’abord cette plongée dans l’authenticité d’un milieu qui saisit. Mais ce docu-vérité est aussi un vrai bon film.
Un épisode de strip tease étiré sur une heure et demi. Femme attachante, l'héroïne porte le film sur ses épaules, elle est hélas très mal filmée (ils se sont mis à 3 pour la mise en scène !!!). Des moments touchants et d'autres très mièvres autour de la famille. Bon point le film donne envie de faire la fête !
Caméra d'Or au dernier Festival de Cannes, Party girl propose une déflagration d'émotions.
Avec un parti-pris qui paraît naturaliste, mais ne l'est pas tant que ça tant la mise en scène est présente, le film se love autour du personnage clé d'Angélique pour produire des scènes d'anthologie à fort pouvoir lacrymal : la déclaration d'amour, l'écriture de la lettre, les retrouvailles avec la fille, le mariage, la nuit de noces. Entre ces scènes très travaillées, la caméra semble errer légèrement de scènes fugaces en gros plans volés. Le tout est assez roublard.
Ceux qui ne verseront pas au moins une larme prouveront donc lors de ce film qu'ils ont un coeur de pierre. Les autres (dont je fais partie) se délecteront des mille détails qui rendent le film attachant.
Party girl est un film de l'entre-deux : on ne sait pas trop s'il faut rire ou pleurer, l'action se situe alternativement d'un côté de la frontière et de l'autre, on y passe allègrement de l'allemand au français, Angélique elle-même ne sait pas trop si elle veut s'amuser ou se caser, le film est une fiction tourné avec des personnes qui jouent leur propre rôle, etc.
A la fois flottant et dense, le film pourra sembler trop à certains et pas assez à d'autres. Pour ma part, il m'a intrigué (comment parvenir à une telle unité stylistique avec trois réalisateurs ?) et parfois bouleversé. A vous de voir.