En 2009, "Une vie toute neuve", le premier long métrage d’Ounie Lecomte, une jeune réalisatrice française d’origine coréenne, avait été présenté lors d’une séance spéciale du Festival de Cannes. Honneur tout à fait mérité, ce film presque autobiographique sur une petite coréenne de 9 ans en attente d’adoption dans un orphelinat tenu par des Sœurs catholiques montrant de grandes qualités d’écriture et de mise en scène et se révélant, sur ce sujet délicat, plein de pudeur et totalement exempt de pathos. 6 ans plus tard, voici le deuxième long métrage d’Ounie Lecomte, qui, sous un autre angle, aborde de nouveau le thème de l’adoption. Avec ce film dont le titre fait référence à "L’Amour fou" d’André Breton, Ounie Lecomte avait matière à confirmer l’impression de grand talent laissée par son premier film. Malheureusement, malgré ses qualités, "Je vous souhaite d’être follement aimée" marque plutôt une certaine régression, par la faute d’un rythme rendu parfois bancal par de trop nombreuses et trop longues scènes de massage. Cela n’empêche toutefois pas le film d’être recommandable, ne serait-ce que par le sujet qu’il traite et la qualité de son interprétation.
Un film émouvant et d'une grande délicatesse, brossant avec finesse le portrait d'une femme en quête de sa mère biologique et celui d'une mère qui va peu à peu se découvrir, apprendre à vivre pour et par elle-même. Le film se veut également très sensoriel, de part le métier du personnage principal (kinésithérapeute) avec des séquences de massages et soins joliment reconstitués. Le film se perd toutefois un peu dans les sujets que le réalisateur a voulu aborder (spoiler: la séparation, l'avortement, a diffcile intégration du fils dans sa nouvelle école... ) même si ils sont tous reliés à ce manque maternelle La qualité du film tient beaucoup sur la performance des deux actrices principales, toutes les deux superbes : Céline Sallette est magistrale, confirmant qu'elle est l'une des meilleures actrices françaises actuelles, Anne Benoît, que j'avais déjà appréciée dans Je suis un soldat, est ultra touchante.
Encore un très bon film français. De très belles images sur le corps, de très bon interprètes, une réalisatrice qui mène une véritable réflexion sur son art. Sans juger ses personnages, ellei permet aux spectateurs de s'interroger et d'évoluer. Le film suscite beaucoup d'émotions autour du thème de la "recherche de ses origines qui est l'arc du film" (dixit la réalisatrice présente dans la salle à la fin du film). Le spectateur est actif il est interrogé par le film qui le pousse à mobiliser son empathie. A voir, mérite de rencontrer un large public.
Je suis allé voir ce film pour deux raisons. D'abord, le sujet, la recherche de ses origines par une jeune femme née sous X trente ans plus tôt. Ensuite, la présence dans ce rôle de Céline Salette que je tiens pour une jeune actrice française de talent, très jolie au surplus, ce qui ne gâte rien.
Ce film raconte cette quête dans la ville où sa naissance a été déclarée, Dunkerque. Quête des plus difficiles, l'administration ne facilitant rien - c'est l'effet de la loi, on ne saurait lui reprocher... - et les témoins de l'époque ne sont plus très jeunes et ont la mémoire qui flanche...Pourtant, à force d'obstination, par une enquête personnelle menée sur des petits riens, des indices infimes, elle y parviendra...
A t-elle bien fait ? On ne le saura pas, mais elle apprendra que son père était un travailleur algérien, avec une femme au bled, peu recommandable d'après ceux qui l'ont connu...L'aspect frisé comme un caniche de son petit garçon très brun trouve, en somme, son explication. Son travail de kiné a fait que sa mère biologique a été sa patiente pendant un long temps.
C'est peut-être là le point faible du scénario. En effet, le spectateur devine bien avant l'héroïne ce que cette femme - la patiente - visiblement malmenée par la vie a à voir avec la naissance sous X trente ans plus tôt. Mais qu'importe !
L'interprétation des actrices et acteurs, jusqu'aux enfants, est remarquable de justesse. Ils sont vraiment leurs personnages.
Elisa (Céline Salette) vient s'installer à Dunkerque pour exercer son métier de kinésithérapeute mais surtout pour retrouver sa mère qui s'avère être une de ses patientes sans qu'elle le sache. Avec une BO signé Ibrahim Maalouf, ce film est tout en subtilité et porté par deux formidables actrices qui trouvent le ton juste. Cette quête d'identité est bouleversante, même si le rythme est parfois lent, on se laisse porter par cette atmosphère trouble où les deux actrices se mettent à nu. On a envie de pouser Anne Benoit à se rebeller contre son environnement (sa famille, son travail...). spoiler: Et la fin est réussie avec comme fond sonore un superbe slam de Grand corps malade.
Très beau film . le sujet est souvent traité,de plus en plus. Bravo Celine si délicate qui incarne totalement le personnage comme d'habitude Sa mère est très bien interprété aussi Le fils et les enfants jouent bien Excellente muse en scène et bravo pour la délicatesse des scènes mere fille dans le cabinet de Kine où se joue un passé qui n'a pas eu lieu J'ai vraiment aime Il faut aller le voir
Ah ! Enfin un film qui prouve qu'au milieu du marasme actuel du cinéma français, nous avons quand même des gens qui savent écrire et interpréter des films. Le scénario est un bijou d'écriture, subtil et plein de choix pertinents. Les deux interprètes principales magnifiques. Anne Benoît est une bénédiction pour les auteurs et réalisateurs. Peu d'actrices françaises accepteraient un rôle tel que le sien dans ce film. Céline Salette tout en subtilité est belle, puissante et touchante. Nous avons étonnamment très peu entendu parler de ce film césarisable pour ses nombreuses qualités. Peut-être manque-t-il de stars au yeux des grand médias.
Un film intéressant sur l'adoption et l'accouchement sous X. L'héroïne est très crédible en adulte recherchant ses racines et tentant de découvrir l'identité de sa mère et la raison de son abandon. Seulement si la réalisation est honnête et les acteurs assez bons, le tout est desservi par une histoire assez rocambolesque et totalement farfelue ce qui m'a profondément gêné quand même. Quel hasard pour les 2 protagonistes de se retrouver ainsi !!! Pas mal pour la réflexion sur l'adoption, moyen sur le scénario et le déroulement du film...
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3,0
Publiée le 9 septembre 2018
Mèticuleuse, exigeante et profonde, Ounie Lecomte est une rèalisatrice de l'intime dont l'oeuvre est traversèe par la maternitè et la quête des origines! Dans "Je vous souhaite d'être follement aimèe", il y a cette rencontre hasardeuse et mystèrieuse entre une kinèsithérapeute et une femme d'entretien qui travaille dans l'ècole de son fils [...] il n'y a que le cinèma qui pouvait exprimer ça! De mettre en prèsence une mère et une fille qui ne savent pas qu'elles sont mère et fille! Cèline Sallette et Anne Benoît sont remarquables! Finalement ce qui se joue pendant les sèances de kinè, c'est un peut tout ce qui ne s'est pas passèe entre Elisa et Annette et qui va rendre possible cette rencontre malgrè le manque de contacts pendant trente ans! Françoise Lebrun et Catherine Mouchet complètent le casting de ce film dèlicat, accompagnè d'une jolie musique où toutes les èmotions se tisse petit à petit! De plus il y a Dunkerque, ville magnifique et très intèressante à filmer! D'ailleurs, les diffèrents lieux dans la ville correspondent parfaitement aux personnages...
Dans son premier film, d'après son expérience, on y suivait une enfant abandonnée à l'âge de 9 ans et son cheminement vers une nouvelle famille. Cette fois ce sont deux femmes, l'une ayant été adoptée qui recherche sa mère biologique, une seconde qui a abandonnée son bébé il y a 35 ans, les deux femmes vont se croiser accidentellement... Le scénario est intelligemment mis en scène, les actrices touchantes mais il manque trop de chair pour que l'émotion passe vraiment. Néanmoins c'est un drame intéressant avec deux actrices merveilleuses.
Très beau film doux et triste sur la maternité et le secret de sa naissance. Les deux actrices sont vraiment bouleversantes dans leur détresse et leur impossibilité de reconnaître à leur façon la vérité.
Actrice discrète, Céline Sallette possède ce charisme où les mots ne sont pas nécessaires pour y ressentir des émotions fortes. Dans Je vous souhaite d’être follement aimée, elle se retrouve à trente ans, à chercher sa mère biologique, tout en tentant de mener sa vie de mère, d’un petit garçon stéréotypés par les préjugés. Sans secret, Anne Benoit y joue sa vraie mère. Souvent cantonnée à des rôles secondaires, ce film lui offre l’occasion de déployer un réalisme touchant. Les deux femmes se voient, se touchent même, sans savoir ce qui paraît pourtant évident, la ressemblance est flagrante. Ounie Lecomte délivre une œuvre fragile, presque vulnérable sur la quête de l’identité avec une intention bouleversante. Je vous souhaite d’être follement aimée est une œuvre qui ne cherche pas à extérioriser les sentiments. Tout en douceur, le film raconte des sujets troublants. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Long et ennuyeux, très bon sujet mais traité sans âme. Je n'ai pas été convaincue n'ai touchée. Il n'y a même pas un joli décor pour rattraper la faiblesse du scénario.