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Un visiteur
1,5
Publiée le 17 octobre 2015
Film sans aucun intèrêt si ce n'est que de rappeler que pour faire un film c'est mieux d'avoir un bon scénario, et que ce ne sont pas trois effets visuels et quelques grosses ficelles scénaristiques qui permettent de faire un film, dommage le dernier film de Denis Villeneuve était bien plus aboutit.
Les 4/5 d'allociné m'ont motivé à la base.... Et qu'est ce qu'on s'ennuie. Hormis le jeu des acteurs au top, (brolin, blunt, del toro), la réalisation est insipide, et le scénario une erreur. Protagonistes inintéressants, histoire creuse et longue, scénario possiblement bâclé... Au final, le générique est attendu, lorsqu'on a compris, dès le milieu du film, que l'héroïne, la belle blunt, restera une victime semi-muette. Si vous voulez une historie du genre bien mieux réalisé et passionnante, regardez la série Narcos!
Surpris par les "bonnes" notes. Un film des plus classiques du genre, sans surprise, linéaire voir un peu long vu le contenu. A part les premières minutes, le reste est un peu sans saveur. Je m'attendais à vraiment mieux ! 2/5 !!!
encore un film de narco traficants.... mais quel film ! quelle belle realisation. belles images, une musique glacantequi faitpenser a prisoners, et cette vue Emilie Blunt, qui donne la touche psychologique du film. ce composė subtil donne ce film hors du commun. superbe !
Denis Villeneuve ne m’a pas déçu du tout. Je m’attendais à prendre une claque, finalement j’ai pris une rafale. Le réalisateur nous montre qu’il est capable de toucher à tout, sa mise en scène s’adapte et évolue film après film. Bien sur, les moyens budgétaires sont là aussi mais il faut reconnaître quand même que ce cinéaste est un virtuose. Il y a des plans séquences efficaces, des gros plans qui accentuent l’atmosphère stressante, horrible et oppressante. J’ai également apprécié le côté immersif et varié sur les différentes opérations mené par le groupe d’intervention. Du très bon boulot !
Les décors, les accessoires et les costumes ont également leurs importances dans l’aspect authentique et ça intensifie bien évidemment le réalisme.
Il faut souligner aussi l’excellent travail de la part de Roger Deakins, le directeur de la photographie, toujours aussi précis et inspiré.
Le scénario de Taylor Sheridan est très bien conçu, que ce soit sur le point de vue de l’histoire mais aussi des personnages. Certains vont dire « Oui mais on a déjà vu ça dans Traffic de Soderbergh… », alors je réponds oui mais non. « Sicario » montre que rien n’a changé aujourd’hui et que les États-Unis continuent de combattre le feu par le feu. Je trouve que Sheridan et Villeneuve livre une œuvre audacieuse qui nous montre à quel point la bestialité et l’horreur sont toujours omniprésents, et que la seule façon de lutter c’est d’être hors la loi.
Emily Blunt est en première ligne, elle tient pour moi le plus grand rôle de sa carrière à ce jour. Le fait que son personnage soit confronté à une telle sauvagerie est un point de vue très intéressant et ça fait mouche sur le spectateur. L’actrice décoche une prestation très convaincante et touchante à la fois.
A ses côtés, on retrouve un habitué des films du genre, Benicio Del Toro qui m’a impressionné une nouvelle fois. Sa performance est vraiment grandiose, que ce soit au niveau de la voix, de la gestuelles et surtout du regard, tout est là et c’est d’une justesse sublime. Je l’ai trouvé habité par son personnage sombre, mystérieux et redoutable. Pour moi, il mérite largement une nomination aux Oscars.
La critique complète et détaillée est disponible sur le blog
Dennis Villeneuve prouve que quand on est un très bon réalisateur, on peut faire sublimer n'importe quel film. Ca pourrait rester un film sur les cartels comme d'autres, mais ici, tout est maîtrisé. De l'action-tension qui nous laisse accrochés au siège, mais sans débauche de sur-effets spéciaux. C'est efficace, c'est bien fait, on s'attache aux personnages - qui ne sont pas manichéens - et on les laisse évoluer et se dévoiler au fil du film. Des thèmes qui commencent à revenir chez le réalisateur : le rapport filial (Incendies, Prisoners, Enemy) comme la notion de bien/mal dans la vengeance (Prisoners). Le trio d'acteurs principaux est au diapason de ce film coup de poing.
Une jeune recrue du FBI se voit contraint de travailler à un groupe d'interventions à la chasse aux trafiqaunts et cartels. Sauf qu'arrivée là-bas, on apprend différentes méthodes douteuses, à se demander si ce n'est pas comme que ça se passe en vrai. C'est en ça que je trouve le film intrigant, il nous mène à la réflexion sur des métiers vrais et un sujet d'actualité. A l'instar de "Wind River", Taylor Sheridan nous en apprend beaucoup sur un sujet inconnu. Comme dans ce dernier, j'ai l'impression d'y voir des divergences sociales (Mexicains vs Américains où femme qui pénètre dans un milieu viril). Le pire, c'est que le film est nihiliste jusqu'au bout : spoiler: que ce soit Kate qui est obligée de se taire sur des méthodes dont elle a assistées ou bien les enfants jouant au foot malgré les coups de feu qui retentissent . Emily Blunt offre probablement une de ses meilleures performances en Kate : malheureuse et combattante. Son évolution évite le cliché de spoiler: l'héroïne qui va tout faire pour arrêter tout le monde et se créer une nouvelle vie . Son parcours est émouvant et on ne peut sentir que de la pitié pour elle qui sert de pion, sauf quand elle fume beaucoup. Benicio Del Toro a fait d'Alejandro sa meilleure performance et est au final le plus surprenant du film. Quant à Josh Brolin, il est loin de ressentir l'unidimensionnel et sa complexité nous fait questionner sur ses méthodes de travail. Sinon, Silvio est assez humanisé pour qu'on ressente de la sympathie pour lui et Jon Bernthal a droit à spoiler: un peu de présence à l'écran mémorable avec une performance dans la même lignée que celle du Punisher. Denis Villeneuve est derrière la caméra et ça se ressent dans son style jaunâtre et son absence de musique pour faire monter la tension et quand l'action apparaît, je reste skotché au fauteuil. Il opte également pour des plans d'expositions pour dépayser ou réduire les personnages dans d'immenses décors naturels, des points de vue suggestifs voire même des plans à double-sens notamment à l'entrée dans la frontière mexicaine. La liste est longue, mais elle est parfaite pour qu'on se sente impliqué et offre un parfait rendu visuel. Il y a aussi quelques longueurs qui pourront déplaire, mais qui pour moi ne me font que poser. Johann Johannsson participe aussi à la présence de tension avec des sons retombants, mais au moments plus triste avec un chœur à l'air mexicain notamment dans le générique de fin.
"Sicario" est un thriller haletant qui nous pousse à la réflexion sur les méthodes employées par des services militaires. S'il y a bien une certaine baisse de rythme en milieu de métrage, la surprise est au rendez-vous et le film devient intelligent en passant spoiler: d'une chasse au cartel à une vengeance familiale . C'est le combo gagnant entre le maîtrise visuelle de Denis Villeneuve, le talent d'écriture de Taylor Sheridan, le charisme d'Emily Blunt, de Josh Brolin et de Benicio Del Toro et la tension sonore de Johann Johannsson.
Sicario s'inscrit dans la lignée de longs métrages prenants tels que Zéro Dark Thrity ou Démineurs. Film froid, profond, où l'héroïne se retrouve complètement impuissante et dépassé, ambigüe et critique, Sicario est brillamment écrit, surpassant facilement les factures habituelles du genre. Interprété par une main de fer par un casting première classe, mentions spéciales à Blunt et DelToro, Sicario est une brillante virée dans un territoire lugubre et dangereux.
Denis Villeneuve continue de prouver qu'il est aujourd'hui le réalisateur le plus inspiré d'Hollywood à travers Sicario, histoire d'agents chassant de manière assez illégale des membres d'un cartel ultra violent. Grâce à une mise en scène d'excellente qualité, l'immersion dans ce monde est incroyable, tant on peut ressentir la brutalité présente tout au long du film. Roger Deakins réalise une nouvelle fois un exploit avec une photographie absolument éblouissante. Benicio Del Toro excellent une nouvelle fois dans ce rôle incroyable:e
Viscéral et zébré de fulgurances démentes (la traversée de Juarez, par exemple), Sicario n’est peut-être pas la claque attendue, mais c’est dans le moindre des cas, un petit coup cinglant, soutenu par une écriture incisive et une efficacité éprouvée, dont la radicalité surprenante et assumée jusqu’au bout et sans détour, ne manquera de secouer le spectateur. Et chose plus rare, l’efficacité diabolique de cette plongée sombre à la maîtrise folle, ne compte pas que sur l’action pour se matérialiser à l’écran, ce qui vient inscrire quelque part, ce Sicario, dans la lignée spirituelle de Prisoners. Décidément, un "moins bon Denis Villeneuve" demeure une oeuvre racée et marquante.
Avec Denis Villeneuve c'est claque sur claque. Nouveau super film de ce génie. Ici, des agents de la CIA ou du FBI vont traquer des membres d'un cartel mexicain à la frontière. L'idée de traquer des cartels n'est pas nouveau, on pense par exemple au magnifique Traffic, mais là où se film se révèle magique, c'est par le jeu des acteurs et la mise en scène anthologique tout au long du long métrage. L'ambiance est pesante, lourde, accentué avec magie par la bande son. Et que dire de Benicio Del Toro ou Emily Blunt, parfaits dans leur rôle soit froid, puissant, sûr d'eux ou fragile, plein de doutes mais rempli d'espoir. La fin du film est une pure réussite également et on se plait à avoir envie de voir une suite. Bref : vous ne verrez plus la frontière entre les USA et le Mexique de la même façon après ce film.
Pure merveille !!! Suspense du début à la fin ! Immersif au possible, ont se prends vraiment à être au côté des héros, au point d'en ressentir ce qu'ils ressentent !
Au vu du pitch du dernier film de Denis Villeneuve, on pouvait trouver cela simpliste, mais c’était sans compter sur le talent du réalisateur canadien qui nous sort un film entre « Traffic » pour le sujet abordé et « Apocalypse now » pour l’impression de cauchemar éveillé. Dès le début, le spectateur est complètement immergé dans l’horreur d’un pavillon résidentiel de Phoenix. Puis cela continue de plus belle lors d’une exfiltration délicate à Juarez, là même où les cartels de la drogue font la loi, pour se poursuivre dans des tunnels clandestins avec le recours aux caméras thermiques, pour finir dans la villa fortifiée d’un baron de la drogue. Tout est clairement fait de façon à varier les univers visuels et les enjeux scénaristiques, le tout de façon cohérente et avec une superbe photographie. Certes le script n’est pas hyper original avec cette histoire de l’apprentissage de la vie dure d’un agent du FBI sur fond de vengeance déguisée, mais tous les acteurs sont superbes, Benicio Del Toro au rôle ambigu, en tête. Villeneuve a donc réussi-là à nous faire un film crépusculaire entre les univers de Coppola et Michael Mann, il y a pire comme références !
Une montée d'adrénaline brillamment mise en image, par un trio d'acteurs jouissif, cependant, l'extase n'est pas au rendez-vous, les promesses scénaristiques attendues n'arrivent pas.