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DAVID MOREAU
160 abonnés
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3,0
Publiée le 17 septembre 2016
CARTEL. Je leur montrerai que j'ai du talent. Le canadien Denis Villeneuve confirme son ambition. Mais à trop vouloir, peux t'on? Villeneuve le vénéré des critiques réalise pourtant un film classique dans sa trame. Niveau mise en scène par contre, c'est du brûlant, du violent, du nerveux. L'incendie n'est pas prêt d'être éteint.
la traque par des agents expérimentés de trafiquants de drogue. pas de calcul, pas de limite pour s'adapter aux conditions de l'adversaire. le film monte en puissance tout le long pour un dénouement surprenant. très belle oeuvre.
Un thriller sombre, brutal, poussiéreux sur la terrifiante réalité des cartels de la drogue mexicains et les zones de non-droit à la frontière américano-mexicaine. Le film est tendu et suit une héroïne (parfaite Emily Blunt) en quête de justice, tiraillée entre le respect des règles et des procédures et la nécessité de résultats dans un monde où les règlements n'ont plus cours... Le casting dans son ensemble est très convaincant. Un film un peu plombant, mais bien fichu.
Deuxième long métrage que je vois du cinéaste Canadien Denis Villeneuve après "Prisoners" qui m'avait fait bonne impression quand je l'ai vu. "Sicario" est centré dans le monde du trafic de drogues et plus particulièrement sur le terres du Mexique ou la cocaine fait ravage là-bas. Après une riposte qui a mal tourné pour le FBI dont l'opération est dirigé par l'héroine du film, elle est engagé dans une nouvelle mission dont elle ignore le contenu, ce qu'elle fait là puisqu'elle possède peu d'information sur l'enquète au Mexique, les missions sont risqués et peuvent révéler des surprises. J'avoue que pendant une heure, je trouvais le rythme du film assez lent mais passé tout ça l'intrigue va tambour battant riche en suspense. Ce long métrage est réaliste puisqu'il montre une héroine assez fragile et qui ne joue pas les cowboys comme on a l'habitude de voir dans les oeuvres Américaines qui est joué superbement par Emily Blunt. Les acteurs qui l'entourent sont excellents comme Bénicio Del Toro ou Josh Brolin. Puis la mise en scène de Denis Villeneuve est sensationnelle tant au niveau du cadrage et les lumières nocturnes. A voir.
Par les thèmes choc qu'il développe, le metteur en scène canadien Denis Villeneuve parvient à faire de chacun de ses films un évènement. Sa carrière commencée au Canada s'est poursuivie avec le même bonheur à Hollywood où "Prisoners" a été un franc succès. "Ennemy" qui l'a suivi a sans doute été incompris mais a su recueillir sa part de critiques très positives. Son sens de l'efficacité qu'il puise chez des réalisateurs comme Walter Hill, Clint Eastwood ou Michael Mann ne sera une nouvelle fois pas démenti avec "Sicario". Le film traite sur le mode thriller du problème apparemment insurmontable du trafic de drogue en provenance du Mexique vers les Etats-Unis, en s'inspirant du mode de narration choral du très réussi "Traffic" de Steven Soderbergh (2000) qui avec déjà Benicio Del Toro à son casting, s'intéressait au même thème mais exploré sous un angle plus politique. Juarez la ville frontière avec le Mexique où sévit le fameux cartel fondé dans les années 70 est présentée par Villeneuve comme l'enfer sur terre à côté duquel les zones répertoriées comme de "non-droit" en France pourraient paraître être tenues par de gentils moines bénédictins. On y croise des cadavres démembrés accrochés en pleine ville à des toboggans autoroutiers pour tenir fermement en respect une population pourtant déjà terrorisée par les règlements de comptes entre trafiquants où les victimes collatérales sont considérées comme quantités négligeables. L'introduction du film qui se passe à Phoenix au moment où le FBI débarque en force dans un repère de trafiquants, est construite à dessein pour provoquer une immersion brutale du spectateur dans l'ambiance quotidienne de cette région frontalière où tout le film va se jouer. Une trentaine de cadavres momifiés cachés derrière les murs d'un pavillon d'une banlieue perdue dans le désert sont découverts par une patrouille horrifiée. C'est à cette violence que doit faire face Kate Macer (Emily Blunt,) jeune agent du FBI récemment divorcée en perte de repères affectifs. Denis Villeneuve qui visuellement imprime à "Sicario" une tonalité froide proche de l'irréalité (Roger Deakins photographe attitré des frères Coen),assez voisine de celle des derniers films de Kathryn Bigelow ("Démineurs" en 2009 et "Zero Dark City" en 2012) nimbe cet affrontement traditionnel entre CIA et FBI d'un parfum d'angoisse particulièrement efficace qui transparaît à travers le regard pénétrant d'une Emily Blunt, parfait mélange de détermination obstinée et de fragilité absolue. Lui emboîtent merveilleusement le pas, Benicio del Toro dans la partition parfaitement maîtrisée du latino sombre, inquiétant et charismatique déjà rodée chez Steven Soderbergh ( "Che" en 2008) , Andrea di Stefano ("Paradise Lost" en 2014) ou encore Josh Brolin, acteur caméléon sans faille qui endosse la pelisse du chef de troupe madré et sans scrupule. Derrière son efficacité incontestable qui le classe parmi les films commerciaux, "Sicario" pose sans détour à travers l'affrontement brutal entre les deux services de renseignements américains, le dilemme auquel sont confrontées les démocraties occidentales face à la radicalité de dysfonctionnements (criminalité, intégrisme) qu'elles ont souvent elles-mêmes contribué à nourrir en leur sein.
Sicario est un film de genre, sombre et violent, mais qui ne révolutionne pas un sujet déjà surexploité tel que la lutte antidrogue de la CIA contre les cartels sud-américains. Pour autant l'histoire est plaisante à suivre. Elle est bien filmée, bien dosée, bien amenée, et les acteurs donnent vie à des personnages à la fois intriguant, mais quelque peu clichés. Un thriller qui fonctionne très bien, indéniablement de grande qualité, avec des scènes d'actions intenses, et qui mérite d'être vu. Cependant, il n'a rien de vraiment original en soit, tant dans sa construction, que dans la manière de traiter son thème. Seuls quelques images poignantes et critique envers cette lutte ont le mérite d'être retenus.
Les critiques dithyrambiques sont compréhensibles, mais à la réflexion elles peuvent être nuancées. Ainsi, j'ai trouvé que le scénario pêchait par plusieurs incohérences, puis la fin tourne au blockbuster et m'a mis mal à l'aise (je ne veux pas spoiler, je n'en écrirai pas plus). En résumé, sur le même thème, Zero Dark Thirty est bien supérieur tant sur le plan scénaristique que de la réalisation. Sinon, les images sont splendides, la bo discrète est puissante, les acteurs sont excellents et la tension dramatique nous tient en haleine tout au long du film. A voir le dimanche soir.
Décidément Denis Villeneuve est un réalisateur que j'aime beaucoup. Il revient ici avec un thriller d'action sur les cartels mexicains et la lutte du côté américain pour leur faire échec. Dans un film qui fleure bon la testostérone, c'est Emily Blunt (la quasi seule femme) qui incarne le personnage principal : une agent du FBI qui est insérée dans une équipe inter-agences de lutte anti-cartel, mais pour la jeune femme idéaliste les méthodes employées vont entraîner une crise morale. Entre faces-à-face tendus et scènes d'action impressionnantes, le film s'avère extrêmement prenant et on ne voit jamais les deux heures passer. Encore une fois dans un rôle, ici plus taiseux, Benicio Del Toro nous gratifie d'une prestation impressionnante. Pas grand-chose à dire de plus sur ce film américain qui comme “Trafic” où “No country old man” offre une vision terrible de la vie dans le Nord du Mexique et le côté désespérant et usant de cette lutte des services américains et mexicains contre des entreprises criminelles qui corrompent le tissu social mexicain et dans une moindre mesure américain. Un thriller dont la mise en scène et l’interprétation sont au diapason d’une intrigue solide. À ne pas manquer.
Le film raté de Denis Villeneuve. Scénario indigent qui ne révèle aucune enquête sur les cartels de la drogue. Jeux d'acteurs/actrice qui baignent dans le cliché américain. On sent même que le réalisateur ne croit pas en son début de propos sur le bien-fondé de méthodes illégales pour lutter contre les vrais méchants. Je passe sur le sordide de morts évoquées pour nous secouer. Un film feignant et plein de prétentions.
Grosse déception à mes yeux, Sicario souffre d'un tel manque de profondeur et de rythme qu'il semble s'entortiller sur ses propres effets de style pour tenter, vainement, de compenser son absence de propos. Cela aurait peut être pu être satisfaisant si l'esthétique pure avait été au rendez-vous mais de ce côté-ci aussi, il se trouve difficile de trouver un tant soit peu de piquant à se mettre sous la dent.
La plongée dans les abîmes d'une guerre souterraine à travers le regard d'une jeune policière idéaliste dont les convictions seront mises à rudes épreuves. Les films sur les cartels sont souvent réussis, celui-ci tient le haut du pavé. Extrêmement sombre, le réalisateur raconte cette plongée dans les ténèbres avec une précision quasi documentaire. Il a su également s'entourer d'excellents acteurs.
Il a fait grand bruit ce film de Denis Villeneuve il y a quelques mois. Beaucoup de critiques dithyrambiques d'ailleurs. Ce qui fait que j'avais une assez grosse attente d'où ma relative déception à l'arrivée.
En effet, je n'ai pas trouvé que le scénario était excellent. En réalité, on anticipe tous les supposés twists du film ce qui fait que j'ai eu l'impression d'être sur des rails et de ne jamais en sortir : "Sicario" tend vers un objectif et il prend une ligne droite pour y arriver. D'un autre côté, cela permet de ne pas voir passer les presque 2 heures que dure le film.
En revanche, on ne peut pas nier qu'il y a une certaine virtuosité dans la réalisation. Denis Villeneuve nous offre en effet plusieurs scènes qui sont un régal pour les yeux et qui nous permettent de bien s'immerger dans le film. Je pense que "Sicario" vaut le coup surtout pour ces scènes. Certaines marqueront sûrement mon esprit.
Mais si la réalisation relève d'une certaine maîtrise, je trouve en revanche le jeu de certains acteurs trop pudique, trop enlevé. L'immersion que permet la réalisation est freinée par ce jeu d'acteur. Je tiens à mettre volontairement de côté Benicio Del Toro qui est, comme d'habitude, un sacré acteur. Non, celui ou plutôt celle que je vise est Emily Blunt qui est censée être l'actrice principale mais qui se fait pourtant régulièrement voler la vedette par d'autres acteurs (par Del Toro donc, mais aussi par Josh Brolin).
En résumé, "Sicario" offre une approche intéressante des cartels et de la guerre contre la drogue que livre les Etats-Unis soulignée par une réalisation géniale mais qui est malheureusement plombée par un scénario peu inventif et trop conventionnel et par certains acteurs qui semblent être ailleurs.