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Un visiteur
0,5
Publiée le 10 janvier 2017
Pire film de ma vie pour l'instant ! C'est un film sur un loser et sa femme dans une ville de loser. Il a un métier de loser et ne fait absolument rien de sa journée à part conduire un bus. Dans le film, Il ne se passe absolument rien, niveau poésie, rien du tout. Le textes n'ont aucun sens...et ça dure deux heures !
Une vraie réussite. Pas gagné d'avance, puisqu'on suit au sens propre le quotidien d'un chauffeur de bus, dans tous les aspects répétitifs que cela implique. L'humour qui découle de la répétition grandit ainsi au fur et à mesure, rendant le film meilleur au fur et à mesure qu'il avance. Pas d'essoufflement donc, comme on aurait pu le croire, mais plutôt l'effet inverse, comme une boule de neige fait avalanche. Et bien, sûr, la poésie omniprésente, déroutante un peu au début mais finalement excellente, confère une aura particulière aux petits riens de cette vie de tous les jours. Difficile de ne pas se laisser séduire par cette petite bulle de bonheur tranquille.
Jarmusch a souvent été le cinéaste de l’errance et de la déambulation .Son personnage –titre arpente ici un trajet et une existence plutôt balisés mais Jarmusch parvient également à en extraire une poétique celle d’un quotidien harmonieux aux lignes très pures et toujours recommencé, auquel répond comme en écho la poésie Imagiste de Paterson avec en contrechamps La curiosité entreprenante de sa compagne, la lumineuse Golshiftch Farahani. Si l’on retrouve les traits habituels de ses personnages (on pense souvent à Mystery train) Jarmusch avec ce film pose encore d’avantage un regard bienveillant et généreux sur cette communauté de gens simples que la violence économique et sociale n’ont pas rendus totalement étrangers à la notion d ;harmonie collective. Un film touché par la Grâce
C’est un peu par hasard qu’au gré de notre recherche du film de la soirée nous tombons sur ce Jarmusch avec Adam Driver et Golshifteh Farahani. Boum ! C’est parti pour presque 2 heures, mais même si dès les premières images nous sommes persuadés de l’avoir déjà vu sans vraiment s’en souvenir, nous sommes sûrs de passer un bon moment. Pour faire très court, je dirai qu’il s’agit d’un film d’amour, entre les deux protagonistes mais aussi du réalisateur pour ses acteurs, et d’amour de belles images, de belle musique et d’une histoire toute simple et pourtant si captivante. Que j’ai adoré ce film… un bijou, à gem ! Merci Jim
une représentation unique de la routine, du temps qui passe et qui s'installe, peut-être un peu trop à l'image de la réalité, on attend qu' un événement insolite arrive
On attend pendant tout le film qu'il se passe quelque chose, mais non, toujours rien... C'est la vie morne et insipide d'un chauffeur de bus d'une ville de l’Amérique profonde. C'est à mourir d'ennui ! spoiler: Le seul moment "dramatique", c'est quand le chien bouffe le cahier de poésie du héro.
On me dira bien sûr que je n'ai pas compris toute la profondeur et que je n'ai pas saisi les subtilités de ce film, mais franchement, je ne comprends pas les critiques qui encensent Paterson. Film à conseiller à votre ex.
Pas plus d'une demie heure m'étais je juré! J'ai pourtant tenu sur la foi de critiques qui me laissaient espérer un moment de grâce subtile une évocation poétique d'un quotidien transcendé par un réalisateur intéressant. Encore raté! Un débordement d'ennui pour ce travail laborieux qui a oublié que l'intention ne suffit pas à faire un film.
Inoubliable suspens où on se demande si le héros sortant faire pisser son chien va réussir à fermer son blouson ou si pour la 3e fois il va réussir à redresser sa boîte au lettres bancale. Fuyez si vous le pouvez ou profitez du confort des fauteuils pour piquer un petit roupillon. Ça peut toujours servir
Formidable, c'est la première fois que je dors au cinéma... c'est honteux de produire une M.... pareille. Caricature de film pour Bobo qui s'emmerde. Bel emballage pour un contenu faible et brouillon.
Je suis très franchement partagé entre deux émotions : d'un côté l'impression d'avoir regardé un film lent dans lequel il ne se passe rien, sans élément perturbateur (un seul mais qui arrive à la fin et presque sans conséquence) et des personnages qui n'évoluent pas. D'un autre côté, l'impression d'avoir vu la personnification de la poésie avec un film calme sur la vie de tous les jours et comment on peut utiliser la poésie et l'art pour s'en sortir. Oui, il ne se passe rien. Une panne de bus se révèle être la plus grande folie scénaristique du film et pourtant j'avais envie que cela continue, j'avais envie d'en voir plus car ce genre de films est bien trop rare. Un film simplement poétique dans une vie parfaitement normale où la routine s'installe, les jours sont les mêmes, on a des rêves parfois trop grands mais on s'y attache et on se plonge dans l'art. Une réelle petite pépite d'un cinéma loin de ce qui se fait un peu trop souvent, des thrillers polars surexcités avec des rebondissements toutes les 2 minutes.
Jim Jarmusch élimine toute dramaturgie et livre le plus beau film de l'année sur les petits riens qui font les grands tout. Des rimes, des mots, des strophes cinématographiques...Je me reconnais en Paterson...Paterson c'est moi!
Alors oui il y a de la poésie, oui les acteurs sont bons et oui Jim Jarmusch a déjà pondu quelques chefs d'œuvre, mais ce film est avant tout terriblement ennuyeux.
Paterson ou la redondante mouvance de la vie. Paterson vit à Paterson... premier trait poétique de cette réalisation signée Jim Jarmusch. Conducteur de bus la journée, homme renfermé mais aimant à son retour à la maison, il partage son temps libre entre les constants désirs et rêves et de sa compagne (interprétée par la somptueuse Golshifteh Farahani), les promenades nocturnes de son chien Marvin et le bar de la ville. Cette redondance correspond à ce qui fait de la poésie un art à part entière : combler le vide ou l'éternelle répétition de la vie par des mots qui la subliment. Simples, les paysages et décors de cette ville en décrépitude mettent en valeur les personnages alors en constante évolution, en constante envie de faire de ces journées redondantes un nouveau jour : "Le soleil se lève et se couche tous les jours.. Demain est un autre jour". De rencontres en rencontres, à l'écoute d'échanges ordinaires dans son bus, à la considération des compliments de sa compagne, Paterson va faire de cette semaine, une suite de jours qui - au bout du compte - ne se ressembleront pas. Ces petits riens de la vie quotidienne nous transforment sans qu'on s'en rende compte. Paterson vous transformera sans que vous vous en rendiez compte...
Chronique bien rythmée de la vie d’un couple, Laura, Paterson et de son chien, Marvin. Ville filmée au rythme du déroulement des journées. Seul bémol, on se doute bien sûr que Marvin va déchiqueter le carnet de poèmes ; or Laura insistait lourdement pour que Paterson en fasse une copie et là…. mystère : au vu du carnet en miettes, elle ne lui demande même pas si cette fameuse copie a été faite !
Parenthèse poétique si l'on veut. Deux personnages un peu illuminés dans un univers qui semble un peu trop simple. Pour s'émouvoir il faut y croire quand même un peu. Je n'ai pas réussi. A voir si on a le temps.
C'est l'ennui qui guette cette ville de Paterson où l'on semble s'enliser !! La mollesse et la non poésie naturaliste pathétique d'un non événement filmique ennuyeux pour dépressifs chroniques qui ont besoin d'une cure de repos !!