Paterson
Note moyenne
3,6
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253 critiques spectateurs

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Requiemovies
Requiemovies

240 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2017
Il aura fallu attendre cette toute fin d’année pour voir probablement le film le plus poétique de 2016. Jim Jarmusch nous offre donc ce petit bijou cinématographique et à défaut de plaire aux plus nombreux saura séduire les plus patients. Soyons honnête le film est lent, mais il ne pourrait en être autrement, comment peindre différemment cette histoire en conjuguant le fond et la forme, mêler le récit et son exposition. C’est dans la banalité et la répétition de ses journées, ses « mouvements », que « Paterson » prend tout son relief. La poésie se dessine à travers une caméra au regard bienveillant, apaisant et qui tente de prendre la forme même du récit qu’elle nous narre. Le pari d’exposer une semaine de vie où chaque journée semble se répéter, créer au final un sentiment d’apaisement bienvenu et qui correspond à l’état du personnage principal. Ici, Adam Driver, encore une fois excellent, joue de son charisme et sa nonchalance naturelle pour donner vie et astreindre le rythme de ce récit, quand Golshifteh Farahani s’impose parfaitement pour former un couple totalement ancré à cette histoire. Il faut donc probablement s’armer de patience et prendre le temps de découvrir cette vie(lle) de Paterson qui se regarde comme un poème et s’écoute (superbe musique de Sqürl, Logan et Jarmusch) de manière lyrique. C’est peut-être pompeux vu/lu comme ça mais c’est dans sa simplicité, sa beauté graphique, le temps qu’il prend, que « Paterson » s’affiche sobrement comme un des films les plus original et marquant de cette année.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 8 janvier 2017
Très beau film, poétique; cependant je le trouve aussi assez triste, voire pathétique, suis surpris que personne n'en parle....
Les rêves et ambitions du couple s'arrêtent au pas de la porte ou du quartier...
Elle se voit chanteuse et voit son compagnon grand poète alors qu'ils n'ont que peu de talents,...
l'on observe une vie assez médiocre finalement, ce qui m' a rendu triste ! bien que le couple ait l'air heureux, c'est une chronique d'une vie simple et ordinaire donc...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 janvier 2017
une ballade poétique bien agréable. On se laisse promener dans cette ville américaine au gré des mots. très beau film apaisant, on en a bien besoin !
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 3 janvier 2017
Ce film restera pour moi un mystère ... malgré la présence de nombreux ingredients des plus positifs, la mayonnaise ne prend pas. Les acteurs jouent bien, la photographie est une réussite, le scénario contient de nombreux éléments intéressants ...
Mais j'ai failli m'endormir, sans doute la faute à un scénario trop paresseux, le rythme lent (ce n'est pas un problème) se rompt. On perd le fil ...on se perd ... dommage.
Lucas J.
Lucas J.

8 abonnés 34 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 janvier 2017
A ne pas voir un dimanche soir : nous avons tous roupillé, et certains au sens propre.
Les images sont belles, le héro a ceci d'attachant que l'on peut tout lui attribuer, transformant et interprétant ses émotions en fonction de la part de nous même que l'on souhaite lui glisser.
Les passages poétiques, tout en prose, participe à ce petit charme d'aliénation que l'on impose malgré nous au héro.
En revanche l'histoire aurait à gagner un petit enjeu pour passer de l'oeuvre que l'on contemple à l'oeuvre qui nous saisie.
Emmanuel Cockpit
Emmanuel Cockpit

90 abonnés 1 460 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 janvier 2017
Paterson, c'est mon premier Jarmusch et, comment dire, il pourrait s'appeler Jarmusch tsétsé parce c'est un peu soporifique. Ca ronronne bien, quoi. Il faut chercher et l’on y trouve alors de beaux portraits de personnages, sauf Paterson qui semble un peu, comment dirais-je... coincé ? Pas très démonstratif pour un poète, le spectateur est obligé de se projeter dans sa tête, mais il n’y a pas beaucoup d’éléments à sa disposition, même pas ses pseudo poèmes. J'aurais aimé que le film développe les maux entendu toute la journée dans son bus, pour en faire des mots. J’hésite entre intérêt et lassitude.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 2 janvier 2017
Film extrêmement ennuyeux ou l’on suis le quotidien d’un homme banal qui semble t'il est un poète (j’ai frôlé le fou rire à plusieurs reprise tellement la « poésie » est mauvaise). Le problème c’est qu’il ne se passe absolument rien, tant en terme d’histoire, de dialogue que d’ambiance. J'ai passé 1h30 à attendre un intrigue qui n'est jamais arrivée . C’est donc pour moi un film très fade et sans intérêt.
Etienne R.
Etienne R.

3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 janvier 2017
Ici Jarmush nous dit un poème , chaque plan est un vers, chaque séquence est une strophe.
la démonstration que le langage filmique est à la hauteur de la langue .
là, la poésie est avant tout un regard sur la matière et la vie.
regardez autour de vous avec profondeur et sensibilité ! Devenez poète comme Patterson. !
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 2 janvier 2017
Le film est assez décevant et ennuyant. L'histoire est très lente, on ne comprend pas vraiment ce que le réalisateur essai de nous transmettre comme message principal.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 2 janvier 2017
paterson , chauffeur de bus qui ecrit des "poemes" avec ses deux pieds gauches est en couple avec une jeune ecervelée qui se croit decoratrice et qui fait cuire des pancakes
le film decrit une semaine de leurs vie parfaitement insipide :voilà pour l'histoire

le film quant a lui n'a sur la forme aucun intérêt particulier

a éviter de toute urgence......
Galactus
Galactus

9 abonnés 360 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 décembre 2016
Film très émouvant et drôle, et ne traine pas du tout en longueur. L'idée d'avoir associer ces deux acteurs là est très originale, et ça marche très bien. Ce film poétique permet finalement peut-être de réfléchir sur sa propre vie, tout simplement. Une très bonne surprise.
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 décembre 2016
Paterson c’est une ville moyenne du New-Jersey, ancienne plate-forme ouvrière sur les bords de la rivière Passaic et ses chutes impressionnantes…Paterson est aussi le nom du héro du film de Jim Jarmusch, interprété par Adam Driver, chauffeur de bus d’une trentaine d’années, qui même une vie plus que réglée auprès de sa femme Laura ( la magnifique Golshifteh Farahni) , plus fantasque et qui multiplie projets de décoration, avec une préférence pour le géométrique et le noir et blanc, fabrication de cupcakes ( eux aussi noirs et blancs) en espérant ouvrir sa boutique, et initiation à la country music …les accompagne le chien Marvin, horrible bouledogue anglais…au jeu très expressif…l’originalité est que Paterson écrit des poèmes sur un petit carnet qui ne le quitte jamais, qu’il ne partage que très peu y compris avec sa femme pourtant très admirative…c’est un film où il ne se passe pratiquement rien, la ville est banale, larges avenues quasi désertes, magnifiques bâtiments de briques rouges survivance du passé industriel…nous suivons Paterson le long d’une semaine, son réveil à 6h15 dans les bras d’une Laura alanguie, ses vêtement pliés soigneusement sur la chaise, son breakfast aux céréales aux motifs circulaires qui rappellent les motifs de l’abat-jour de la cuisine, le dossier de la chaise…, son départ vers le centre des bus, l’insignifiant dialogue avec son collègue, son retour le soir, la sempiternelle promenade du chien et l’arrêt au bar…avec sa démarche de grand escogriffe au visage un peu lunaire….dans son bus il aime à capter au vol des bribes de conversations, comme cette jeune étudiante qui raconte le destin de Gaetabo Bresci, anarchiste italien qui vécu à Paterson avant de retourner en Italie assassiner le roi Humbert 1er ….de temps à autre , il couche sur le papier quelques vers, d’une poésie atypique, imagée, sur des sujets de rien, comme une boite d’allumettes Ohio Blue Tip…la ville n’ayant sans doute plus de futur, Paterson et le jovial Doc le patron du bistro où il s’arrête chaque soir, égrènent les personnages qui ont fait Paterson, Allen Ginsberg, le poète de la Beat Génération, William Carlos William, médecin et poète, l’inspirateur de Paterson…Lou Costello acteur humoriste et duettiste avec Bud Abbott qui a statue et square à son nom à Paterson…d’aucun pourrait s’ennuyer dans ce film, où les jours se suivent et se ressemblent, mais la poésie est dans la beauté de chaque chose, dans ces gros plans sur un verre de bière ou un bol de céréales, dans ces paires de jumeaux ou jumelles que Paterson croise dans son bus, beaucoup de simplicité et d’humour dans cette caméra qui effleure les murs de briques rouges, la rivière et ses chutes, l’agencement amoureux des silhouettes de Paterson et Laura au réveil …Et tout cela donne au final un film très zen !!!
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 31 décembre 2016
Jim Jarmush nous donne à voir un produit filmique maniériste au possible. Tour est calculé, redondant, long, sans émotions. Il n'y a rien de poétique là dedans . La poésie c'est autre chose que ces états d’âme de l'américain middle classe. Fuyez les critiques intello : "Quand c'est épuré et qu'il ne se passe passe rien c'est génial"!!! "On rentre au fond du propos" alors qu'il n'y a aucun propos.Juste des images
Vous gagnerez 2 heures de votre vie à rêver autrement que par le prisme du faiseur de Jarmush.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 31 décembre 2016
Jim Jarmusch signe un très beau film, aussi beau selon moi que ceux de ses débuts.
- Images : Paterson ô Paterson ! New Jersey, Passaic countee, ses cormorans et sa chute d'eau : Paterson's waterfall... Ses bus et les reflets dans leurs vitres et leurs rétroviseurs.
- Textes : Les écrits, les dits, et les autres : "Water falls from the bright air / It falls like hair / Falling across a young girl’s shoulders"...
- Personnages :
Paterson, Lou Costello, Allen Ginsberg, and, of course, William Carlos Williams
Laura, ses rêves, tous ses rêves, ses anneaux noirs et blancs et ses pancakes pareils, Carlo Williams Carlos
Le chien Marvin, perfect bullbog
La boîte aux lettres
Les jumeaux, les jumelles
Les poètes de dix ans
Doc, ses icônes et ses échecs
Everett et Marie et leur amour en mousse jaune
Les cormorans
Masatoshi Nagase et William Carlos Williams
- Musique
Et quand on sort de la salle, le monde ressemble à un film de Jarmusch...
Anne M.
Anne M.

85 abonnés 658 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 décembre 2016
Ce film raconte une semaine de la vie de Paterson, jour après jour, dans la ville de Paterson(New Jersey), célèbre pour ses poètes . Paterson vit avec sa femme Laura, son chien Marvin (vraiment craquant), il est chauffeur de bus. Un couple ordinaire, très amoureux, où chacun cultive aussi des dons artistiques. Laura, très originale, transforme son environnement avec du noir et du blanc ; Paterson, quant à lui, écrit des poèmes à partir de petits riens de l’existence, en magnifiant son amour pour Laura.

Cette semaine se déroule de façon routinière, chaque jour se ressemble, sans être jamais tout à fait le même que le précédent. Ces petits riens cependant changent tout d’un jour à l’autre. Ils sont l’expression d’un bonheur indicible. Malgré les désagréments, ils sont l’expression d’une vie, simple mais peu banale, qui trouve son sens dans l’amour et la créativité que tout un chacun peut puiser en lui.

J’ai vraiment adoré ce film, très bien joué, empreint d’une poésie qui donne de l’importance à la routine, aux gestes quotidiens et au bonheur qui fait d’un rien quelque chose d’exceptionnel. De très beaux cadrages et une belle lumière.
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