Paterson
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Gfa Cro
Gfa Cro

59 abonnés 576 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 février 2017
Pas mal, mais j'ai vraiment du mal avec la poésie de Parterson et donc avec 60% de l' argument du film.
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Vu le 20161222, avis le 20170211
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J'ai beaucoup apprécié tout l'esthétisme autour de Laura, sa poésie à elle. Je l'ai trouvé bien plus poète que Paterson. J'ai eu l'impression que son personnage avait quelque chose à dire qui m 'intéressait, que j'avais envie d'écouter, de comprendre. Paterson est pour moi tout le contraire, je ne suis pas du tout sensible à sa poésie. Pour moi la poésie c'est lorsque 1 1=3, en associant deux mots, on en fait émerger une idée, un ensemble des deux mots éloigné de chacun des deux mots pris isolément. Avec Paterson, j'ai eu l'impression que 1 1=0,5, je comprenais les deux mots pris séparément mais l'ensemble des deux me semblait pauvre, inintéressant, prosaïque, .....
.-.-.-.
Il y a des tentatives d'humour, mais je n'ai pas accroché : la boite aux lettres, le contrôleur du dépôt de bus, ...
nadia22
nadia22

18 abonnés 86 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 janvier 2017
Je suis une grande fan de Jarmusch mais là j'ai pas trop accroché, même si j'adore la poésie des images et des dialogues.
rogerwaters
rogerwaters

168 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 décembre 2016
Ni détestable, ni franchement enthousiasmant, le dernier Jarmusch ne se classe clairement pas parmi ses réussites fulgurantes, mais le contenu même du film ne pouvait guère déboucher sur autre chose tant l’auteur se complaît à filmer le quotidien le plus banal, en évacuant systématiquement tout ressort dramatique. Il fait ainsi reposer l’intégralité du métrage sur une douce poésie, légèrement léthargique et des personnages attachants à force de naïveté face à la vie. On est parfois touché au détour d’une scène, d’un geste, d’un regard et l’on apprécie toujours l’atmosphère cotonneuse des films de l’auteur, à la lisière de l’indolence. Toutefois, l’aspect répétitif du script et la durée de deux heures épuisent un peu la patience du spectateur. Du coup, le métrage ne tient pas toutes ses promesses sur la longueur.
Sally Ecran et toile
Sally Ecran et toile

71 abonnés 304 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 décembre 2016
Jim Jarmusch. Rien qu’à la lecture du nom du réalisateur, vous saurez ce que « Paterson » va vous présenter. Le quotidien de quelques personnages, aux côtés desquels nous allons évoluer en toute simplicité l’espace d’un instant. Le sexagénaire a d’ailleurs toujours su prendre son temps, dans son cinéma comme dans la vie. En plus de trente ans de carrière, il n’a proposé qu’une dizaine de longs-métrages parmi lesquels, les mémorables « Coffee and cigarettes » et « Broken Flowers ». Ses adeptes verront donc la venue de « Paterson » d’un très bon œil, d’autant plus qu’il a fait chou gras lors de sa projection à Cannes en mai dernier. Amateurs de ces instantanés de vie, nous nous sommes donc laissés aller à la découverte de Paterson, chauffeur de bus et poète amateur, évoluant dans une ville fantôme du New Jersey.

Paterson, c’est l’excellent Adam Driver ! Le comédien, qui possède déjà une longue liste de rôles hétéroclites, a rarement déçu. De Kylo Ren (personnage emblématique de la saga « Star Wars », bien connu des plus jeunes) à Paul Sevier (dans « Midnight Special »), Adam Driver a revêtu de nombreux costumes en gardant une constante : sa voix grave et son jeu impeccable. Bientôt à l’affiche de « Silence » (le dernier film de Martin Scorsese), le jeune trentenaire voit sa carrière décoller et des rôles plus importants lui sont confiés. Il faut dire que le comédien donne de sa personne. Pour « Paterson », l’acteur a pris des cours de conduite de bus, histoire d’apporter un maximum de crédibilité à son personnage.

Paterson, le héros éponyme/homonyme, est le prétexte pour faire des rencontres de vie, du couple qui se déchire aux étudiants ambitieux. Le microcosme filmé par Jarmusch s’anime avec une authenticité rare en ces temps de scénarii abracadabrantesques. Qu’il est bon de revenir à une simplicité rassurante, au quotidien qui enchante. Ce qui nous charme et fait l’intérêt du film pourra au contraire agacer les fans d’action, qui ne comprendront pas une seule seconde l’intérêt d’un tel film. Et si ce n’était finalement que prétexte à prendre une bouffé d’oxygène, à se poser et à prendre son temps ? Dans cette vie de tumulte, c’est plutôt rare, non ? D’ailleurs, le personnage d’Adam Driver reflète la fracture que l’on peut avoir avec la vie ultraconnectée. Dans « While we’re young » (de Noah Baumbach où il partage l’affiche avec Ben Stiller), il incarnait déjà un jeune homme rétro, fuyant la technologie et préférant l’authenticité à la modernité. Ici, Paterson préfère manier le stylo plume plutôt que le stylet tactile. Il se laisse vivre par un quotidien bien rôdé, fait de réveil à la lueur de l’aube à la promenade nocturne du chien, prétexte à pousser la porte d’un bar cocooning où il rencontre un tas de gens.

Si l’histoire raconte le quotidien banal d’un couple ordinaire, elle laisse une grande place aux mots, aux émotions qui prennent corps sous la pointe d’un stylo pour s’envoler sur l’écran dans une traduction subtile et mélodieuse. Les mots ce sont ceux de Paterson (écrit en réalité par Ron Padgette, un des poètes favoris de Jarmusch), maladroits, sans rime (mais ce n’est pas important soulignera le personnage) et pourtant le reflet sincère de son quotidien qu’il affectionne. L’ombre de la poésie est d’ailleurs présente partout : dans son carnet, sur son établit, même chez les badauds qu’il rencontre et celle de William Carlos Williams (originaire de Paterson) plane plus que tout. Sa compagne, Laura (la séduisante Golshifteh Farahani – vue dans « Exodus » ou « Go Home ») l’encourage d’ailleurs a publié son carnet intime, afin qu’il partage ses mots avec le monde entier.

Vous l’aurez compris, les amateurs de l’univers de Jim Jarmusch retrouveront tout ce qui fait son cinéma atypique. Les autres trouveront probablement le film très très long. Les instantanés de ces sept jours de vie de travail et de couple n’apporteront rien au public qui les suivra, si ce n’est un peu de poésie qui permettra au temps de se suspendre l’espace d’un instant. Nous ne sommes pas sûrs de revoir « Paterson » mais revivriez-vous une semaine quelconque de votre vie ?
Caine78
Caine78

7 757 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 août 2020
Plus ou moins manqué à sa sortie, sa diffusion télévisuelle était une belle occasion de voir l'un des Jim Jarmusch les plus appréciés de ces dernières années. À raison, car c'était vraiment pas mal. Bon, évidemment, on reste chez le dandy aux éternels cheveux blancs, donc ne pas s'attendre à un rythme trépidant, mais en définitive, cela s'inscrit pleinement dans la logique du film : le quotidien sur une semaine d'un chauffeur de bus poète à ses heures perdues (ou gagnées, d'ailleurs!), où il ne se passe rien de vraiment extraordinaire, mais où les différentes rencontres, les échanges, notamment ceux avec son épouse, forment une harmonie touchante, séduisante, renforcée par ces balades en bus à travers la ville où l'on prend plaisir à écouter les conversations des uns et des autres pendant quelques minutes. Le trait n'est ainsi jamais lourd ou caricatural, prenant constamment en affection ses personnages (parmi lesquels le chien Marvin trouve pleinement sa place, la lucidité de ses « interventions » lorsque les discussions de ses maîtres deviennent trop ennuyeuses étant à saluer) rarement épargnés par les galères diverses, tous joliment interprétés : à ce titre, il fallait bien la beauté, le charme et le talent de Golshifteh Farahani pour rendre aussi séduisante cette héroïne légèrement perchée (euphémisme) et aux goûts pour le moins étranges dans tous les domaines. Quant à Adam Driver, il se montre toujours aussi « expressif dans son inexpressivité », composant un protagoniste résolument attachant et d'une grande délicatesse. On sent, quand même, le poids des minutes dans le dernier quart, notamment à travers cette (trop) longue spoiler: conversation avec le poète japonais
, si bien que j'avais une certaine tendance à décrocher sur la fin. Mais bon, excepté ce léger ennui final, il serait dommage de passer à côté de cet élégant portrait, donnant l'étrange impression que Jarmusch aurait pu raconter presque n'importe quelle semaine de la vie de ce couple que cela n'aurait pas changé grand-chose au récit, ce qui, dans la logique de l'œuvre, s'avère bien plus une force qu'une faiblesse. L'un des meilleurs films de son auteur.
John Henry
John Henry

127 abonnés 731 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 juillet 2017
Il y a dans Paterson, ce frisson du quotidien, cette infime vibration de lumière qui nous surprend et nous enveloppe pour nous caresser la joue et nous dire, "va-s-y, lève-toi, ça va aller." Il fallait une écriture assez précise dans cette infinie variation d'une quotidien banal et balisé. Il s'en dégage une atmosphère onirique, dûe pour beaucoup à Adam Driver, d'une méticulosité naturelle assez bluffante. Evidemment le procédé a ses limites et le film, s'il ne s'enlise jamais, a parfois un peu de mal à transcender sa poésie évidente et naturelle. Une bulle de savon doux.
philhag
philhag

33 abonnés 397 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 janvier 2017
Sur le plan scénario, comme si les américains se devaient d'équilibrer les films d'animation et de fiction avec un cinéma soit disant-proche qui raconte une vie que les américains des villes rêvent mais ne connaissent plus (Comme Manchester by the sea). Bref, un scénario improbable, caricatural qui dessert de bons acteurs. Se laisse voir..
Charles N
Charles N

13 abonnés 43 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 janvier 2017
Un hommage ouaté au charme des petits détails du quotidien et à la recherche de la beauté de son apparente routine.
Le cinéaste met en abîme sa poésie contemplative et berce le spectateur dans l'univers rêveur de son personnage.
Le film est lent, calme, malicieux, à l'esthétique particulièrement travaillée (son comme photo), l'ambiance est en place pour un instant de paix et de poésie !
FaRem
FaRem

10 574 abonnés 11 489 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mars 2017
Une semaine dans la vie de Paterson, un homme qui vit dans une ville qui porte le même nom que lui qui est connue pour ses célèbres poètes. Cet homme a une vie totalement structurée, un peu comme tout le monde, j'ai envie de dire sauf que lui a vraiment une routine qui d'un point de vue extérieur parait ennuyeuse tellement les jours se ressemblent. Il se lève, écrit des poèmes, conduit son bus, rentre chez lui, découvre les nouvelles folies et expériences artistiques et culinaires de sa femme puis part promener son chien et rebelote. Jim Jarmusch nous fait vivre le quotidien de Paterson, ses petits bonheurs et problèmes à travers une chronique sans enjeux ni artifices qui est, par petites doses, à la fois poétique, amusante et touchante le tout sur une ambiance plutôt mélancolique. Un film un petit peu long et répétitif, mais un joli petit film quand même qui est simple, sobre, agréable et porté par non pas un bon duo, mais un trio, car il ne faut pas oublier le chien.
cylon86
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 décembre 2016
Paterson est chauffeur de bus dans la ville de Paterson, New Jersey. Poète à ses heures perdues, il écrit ses compositions dans un carnet secret et partage sa vie avec Laura, enthousiaste et avide de nouvelles expériences et Marvin, un bouledogue anglais irrésistible de roublardise. Son quotidien est rythmé par ses journées de travail et ses promenades du soir pour sortir Marvin et traîner dans un bar. Après "Only Lovers Left Alive", on se demandait ce que Jim Jarmusch allait bien pouvoir trouver pour nous charmer de nouveau. La réussite de "Paterson" tient dans le fait que le film se contente d'aligner les moments d'une vie étalés sur une semaine sans jamais faire décoller son intrigue. C'est dans la tranquillité du quotidien que le film trouve son rythme de croisière, ne se parant jamais d'éléments scénaristiques artificiels. Au contraire, Jarmusch fait entièrement confiance à sa succession de scènes pleines de vie, de poésie et de tendresse, filmant la vie telle qu'elle est, avec ses coïncidences, ses moments de beauté et ses petits rien qui la rendent si merveilleuses. Car en dépouillant son film de tout artifice, Jarmusch vient célébrer la vie en nous montrant tous ces petits bonheurs auxquels on assiste tous les jours et dont on devrait profiter plus souvent. Répétées chaque jour, les séquences s'emboîtent parfaitement et viennent créer une zone de confort dans laquelle on se sent bien et l'on se prend à se rêver poète. C'est donc avec une œuvre formidable que Jarmusch vient clore l'année 2016, un petit bijou poétique porté par la flegme touchante d'Adam Driver et le charme fou de Golshifteh Farahani.
Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 décembre 2016
Comme à chaque fois que Jim Jarmusch sort un film, la presse se déchaine d'éloges. Indiscutablement, avec ce "Paterson", Jarmusch montre qu'il sait faire du Jarmusch. Le cinéaste excelle dans la répétition, les doubles présents partout, la noirceur trouée de blanc, et la fausse douceur des personnages. Car, ici à Paterson, les jours se suivent et ne se ressemblent presque pas. Le long-métrage déroule une semaine dans la vie de Paterson, chauffeur de bus, et surtout poète assez doué à ses heures perdues. Entre lundi et dimanche, le jeune héros rencontre toute une série de personnages, à commencer par sa drôle de femme qui repeint tout en noir et blanc, son chien qui grogne mieux qu'un être humain, son collègue déprimé etc. "Paterson" rivalise de tendresse, de clins d'œil, et constitue même à certains moments, une féroce critique contre la société américaine et le boboïsme ambiant. On ne s'ennuie à aucun moment, même si c'est toujours le risque du cinéma de Jarmusch dans son art de la répétition. La noirceur se mêle à la lumière, la douceur de vivre à la violence des relations humaines, la création artistique à la banalité de la vie. "Paterson" avance tout en dualité et en profondeur. C'est bien là une jolie réussite de cette fin d'année qui tombe à pic dans la grisaille du moment.
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 228 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 avril 2017
Après son incursion dans le monde des vampires, Jim Jarmush revient scruter un nouveau couple, cette fois-ci beaucoup plus terre à terre. Filmant le quotidien d'un chauffeur de bus, poète à ses heures et de sa compagne, le cinéaste revient à ce qu'il filme le mieux. Se reposant sur une superbe photo et une excellente bande son, Jim Jarmush sait nous émouvoir à travers les rencontres toutes riches soit en émotion, soit en réflexion, soit en humour. Ces rencontres, qu'elle se situe dans le bus où Paterson travaille, sur le chemin pour y aller ou revenir, ou dans le bar qu'il fréquente, sont toutes attachantes même si fugitives. C'est là tout le talent de Jim Jarmush. Coté interprétation, Adam Driver, loin de "Star wars" est attachant, incarnant tout en retenue un homme discret et modeste, l'actrice indienne jouant sa compagne est également d'une grande justesse, charmante et plus extravertie. Même le chien est incroyablement expressif. Peut-être pas une oeuvre essentiel, mais un très joli film.
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 189 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 décembre 2016
Une semaine de la vie de Paterson, chauffeur de bus et poète, vivant à Paterson (New jersey) en compagnie de sa copine et de son chien, semaine dans laquelle il ne se passe rien ou presque, à part de la vie ordinaire, des rencontres avec des gens ordinaires, et si, une sortie au resatu et au ciné en fin de semaine, pendant que le chien dévore de la poésie. Cela suffit à remplir agréablement un film de 2 heures tellement c'est bien écrit et bien tourné
Le film d'Ariane
Le film d'Ariane

87 abonnés 179 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 décembre 2016
Le retour de Jim Jarmusch dont « Dead man » avec Johnny Depp reste pour moi le plus beau film. Et celui-ci ne me fera pas changer d’avis, loin s’en faut. Ce nouvel opus est une petite chose inoffensive et légère, vaguement mélancolique, qui ne bouleversera pas la face de votre soirée mais qui se laisse voir sans déplaisir. Paterson (Adam Driver, très bien) est chauffeur de bus à… Paterson dans le New Jersey. Poète à ses heures perdues, il compile sa prose dans un petit carnet qu’il ne quitte (presque) jamais. Il vit en couple avec Laura, une jeune femme fantaisiste (Golshifteh Farahani, délicieuse) et Marvin, un bouledogue anglais (qui mérite sans aucun doute l’Oscar du meilleur chien). Ces deux-là mettent un peu de loufoquerie dans son quotidien routinier. Voilà voilà, j’ai à peu près tout dit sur ce joli hommage à la poésie des détails, à la petite musique de tous les jours… Un film tranquille et apaisant, à aller voir un soir de pluie ou de grand stress.
kevinsolstice
kevinsolstice

83 abonnés 1 931 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 novembre 2017
Parenthèse poétique si l'on veut. Deux personnages un peu illuminés dans un univers qui semble un peu trop simple. Pour s'émouvoir il faut y croire quand même un peu. Je n'ai pas réussi. A voir si on a le temps.
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