Difficile d'écrire sur ce film, qui ne ressemble à aucun autre. C'est parfois un peu ennuyeux, mais souvent envoûtant, à la fois réaliste et poétique. Contrairement à ce que pourrait laisser penser le synopsis, ce n'est pas un film facile d'accès et je comprends qu'il ait laissé dubitatifs de nombreux spectateurs. Pourtant, c'est une riche œuvre de cinéma, tant sur la forme que le fond, ce qu'ont bien compris les jurés du festival de Cannes qui l'ont primé.
Un film typique des prix de Cannes : long (1h50), ennuyeux et brouillon, sans vrai fil conducteur. J’ignore quel en est le sujet. La téléréalité ? L’insertion des jeunes délinquants ? En tout cas, c’est un bon documentaire sur le métier d’apiculteur. C’est l’histoire d’une famille avec 4 filles (dont l’ainée, Gelsomina, fait office de seconde mère), au père autoritaire (la mère est jouée par Alice Rohrwacher, sœur de la réalisatrice) et qui vit chichement dans une ferme délabrée en Ombrie (vraisemblablement près du lac Trasimène). Leur vie est perturbée par l’arrivée d’un jeune délinquant qu’ils hébergent et d’une émission de télé, « Le village des Merveilles », animée par Monica Belluci, déguisée en déesse étrusque (sic) et censée valoriser les gens simples de la campagne. N’est pas Visconti qui veut !.
Un lourd malaise du début à la fin, l'environnement est glauque à tous niveaux, l'image sombre comme le personnage du père tyrannique . On plaint tous les autres rôles sans s'y attacher et on a hâte que l'histoire évolue mais rien, elle s'empêtre dans ce miel visqueux, aucun espoir n'en émerge, aucune morale n'est issue de cette soi-disant " fable" qui ne dénonce rien... Courage, fuyons !
Malheureusement inégal, cet essai naturaliste alterne beaux moments de poésie et séquences ennuyeuses. Le personnage mélancolique de Gelsomina m'a charmé, mais pas plus...
J'ai regardé ce film à la soirée de clôture du festival premier plan à Angers. Je ne comprends pas comment ce film a pu remporter le grand prix au festival de Cannes, il aurait du à mon sens recevoir la palme du film le plus ennuyeux, car oui objectivement c'est le cas ce film est extrêmement ennuyeux. Les passages redondants s’enchaînent et s’enchaînent sans aucun rebondissement, les dialogues sont pauvres et non pertinents à la limite de l'inutile. Le film dans son ensemble est non construit et non abouti. Aucun intérêt.
Je suis désolé,mais pour moi ce film ne vaux pas le Grand Prix du festival de Cannes 2014. J'ai pu le voir lors du Festival de Cannes et pour moi ce film n'a rien de bien,le scénario est très mauvais, il n'y a pas d'action, de meme qu'a certains moments on ne comprends plus rien à l'histoire,....et j'en passe. Donc pour ma part,je ne conseillerai pas du tout ce film.
Auréolé du Grand Prix du Jury à Cannes 2014, Les Merveilles peine pourtant à totalement nous convaincre. La faute, principalement, au ton monotone dans lequel le film s'enferme peu à peu. Ca manque un peu de vie dans Les Merveilles, même si la mise en scène est intéressante.
Film étrange qu'est "Les Merveilles" dont le titre est d'ailleurs sans doute quelque peu mensonger. Car de merveilleux, on ne retiendra pas forcément grand-chose du bébé d'Alice Rohrwacher, contant le quotidien d'une famille marginale accueillant un jeune délinquant et participant au tournage d'un jeu télévisé. Pas forcément très joli, celui-ci s'avère également décousu et peu abordable. Si le personnage de la grande sœur Gelsomina reste attachant et permet de tenir tout au long de ce Grand Prix du festival de Cannes 2014 (récompense très flatteuse soit dit en passant), chaque apparition du père est plus désagréable, quand celle du jeune en difficulté n'apporte rien. Monica Belluci, dans le rôle de l'animatrice TV, laisse, quant à elle, perplexe.
Wow, il est pas facile à commenter, ce film! Bon, l'histoire, un famille d'apiculteurs écolos qui vivent en Ombrie et parlent italien, allemand et français, qui essaie de s'en sortir, et c'est pas facile...Là-dedans arrive un ado visiblement en difficulté (autisme?) et une émission de télé qui peut sauver l'entreprise...Mais bon, l'intérêt du film, ce n'est pas tellement l'histoire, mais surtout les rapports entre tous les membres de la famille, notamment le père et la fille aînée, et ce garçon souffrant d'incommunicabilité...personne n'est contre personne, mais tous souffrent d'une situation socialement difficile, et pas toujours voulue...ajoutez à cela la vision documentaire sur l'apiculture, ça fait un film agréable, prenant surtout dans la deuxième moitié, plus curieusement dynamique.
J'ai vraiment adoré ce film. Au début, le rythme, lent, avec des scènes longues et contemplatives, ainsi que l'image, qui peut paraître être de mauvaise qualité m'ont rebutés. Ensuite, quand je me suis accommodé avec cela, je me suis rendu compte que ce film est très poétique et extrêmement bien joué. Il y a une grande place laissée au spectateur pour bien comprendre les personnages du film, qui ont chacun une grande complexité, avis qui est subjectif, très différent en fonction de chacun. Le pari de faire un film lent, sans toutefois être ennuyeux est relevé et toute cette poésie, cet ensemble de scènes qui s'étirent, ces gros plans, forme un film magnifique et humain. Quand je dis "humain", ça ne veut pas dire que c'est un de ces films sociaux rose bonbon avec des gens qui pleurent etc... (au contraire, j'ai beaucoup ri, même si ça reste un drame). Ce film, comme je le disais, est beau, en marge des films actuels sans pour autant être inaccessible. Ce film est d'une grande richesse, et malgré le jeu subtil et minimaliste des acteurs, on ressent énormément d'émotions, de la joie à la tristesse (mention spéciale à l'actrice d qui joue Gelsomina (actrice non professionnelle) et l'acteur qui joue son père) Il y a une grande prise de risque dans ce film : faire une oeuvre presque muette. En effet, peu à peu, la parole et les arrière-plans s'effacent pour laisser place à un jeu qui tient uniquement dans les regards, les mouvements subtils de visage, le langage corporel... Les plans rapprochés et les gros plans se font donc de plus en plus nombreux.
De plus, le film est loin d'être vide en propos. En effet, il interroge tout un tas de sujets : La relation père-fille, le disfonctionnement d'une famille, l'apiculture, l'urbanisation, les jeux télévisés, la délinquance et j'en passe.
Tout est en profondeur, en mouvements lents. Et quand on a compris ce rythme, ce style, ces personnages, on peut pleinement profiter de ce film, qui est d'une magistrale subtilité. Ce cocon de poésie sacrée, s'inspirant du néo-réalisme italien mérite pleinement d'être vu. Ne vous laissez surtout pas distraire par certains avis de spectateurs, leur seul argument étant "c'est lent". C'est très bête et dommage.
Courez le voir ! (DVD ou VOD) C'est magistral
Je conseille ce film à partir de 14 ans (propos qui peut difficilement être compréhensible en-dessous de cet âge) 19/20
Ayant eu le grand prix à Cannes, le film était attendu, avec en plus de bonnes critiques. Assez grosse déception : scénario presque inexistant, scènes mal filmées, beaucoup de longueurs qui rendent les personnages pas très attachants, à part les deux jeunes soeurs ainées. La seule autre qui sorte de la grisaille c'est Monica Bellucci mais on ne la voit pas assez pour redonner un peu d'intérêt. Les paysages des bords de mer sont beaux mais on est surtout dans et autour de la maison qui n'a vraiment rien pour plaire. En résumé, même si les scènes relatives à l'élevage des abeilles sont intéressantes, l'ennui nous gagne inexorablement.