Room
Note moyenne
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Nicothrash

464 abonnés 3 292 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mars 2016
Immédiatement dans le vif du sujet, Lenny Abrahamson évite les lieux communs en nous plongeant dans le quotidien d'une mère-courage et de son enfant en captivité dans une simple pièce. On apprend par la suite que la mère a été enlevée il y a de ça 7 ans et que le petit n'a rien connu d'autre que cette petite pièce ... L'intelligence de l'écriture saute immédiatement aux yeux, c'est limpide et touchant, excellemment joué de surcroît et la tension commence à pointer le bout de son nez quand Joy a des envies d'ailleurs pour son fils ... Ce sordide fait divers, ou plutôt ces sordides faits divers en réalité, est traité de fort belle manière ici, sans misérabilisme mais avec une justesse saisissante, la superbe bande son aidant. S'échapper était déjà une épreuve mais le pire reste à venir dans la réhabilitation de ce petit duo si fragile dans le fond, on ne s'arrête heureusement pas au sauvetage mais on va plus loin dans le retour à la vie avec un traitement psychologique des personnages absolument poignant, quelle intelligence dans le propos ! C'est véritablement émouvant et la prestation incroyable du jeune Jacob Tremblay, parfaitement dirigé, donne tout son sens au récit. Certes, c'est parfois un peu long mais il faut voir ce "Room" ne serait-ce que pour le traitement atypique et réaliste qu'en a fait le réalisateur, les différents acteurs ne vous le ferons aucunement regretter. Un très beau métrage.
Claire D
Claire D

7 abonnés 134 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 mars 2016
Très beau film, des acteurs vraiment épatants. Je parle ici de l'actrice principale et du petit garçon. Le scénario est très réaliste. Une première partie en huis clos , du suspens et de l'angoisse et une seconde partie "libre" mais avec un goût différent des autres car le vécu doit être accepté. Le film est émouvant sans être larmoyant. Plein de beauté et de vraies questions existentielles habitent le petit Jack. Quand sa maman doit réapprendre à vivre dehors, lui doit apprendre, appréhender, toucher alors un nouveau monde extérieur, qu'il ne pouvait même pas imaginer.
Je ne savais pas que l'actrice principale avait reçu un oscar. Je trouve qu'elle le mérite amplement! Excellent film!
circusstar
circusstar

168 abonnés 732 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 mars 2016
Un oscar de la meilleure actrice amplement mérité, le très jeune acteur en aurait mérité un également. Le film est passionnant, poignant, déchirant, éprouvant, cependant il serait dommage de le rater. À recommander, même aux âmes sensibles, c'est un très bon film.
DavY Croquette
DavY Croquette

73 abonnés 1 539 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mars 2016
Un film bouleversant qui ne laisse pas indifférent, une justesse dans la réalisation et la mise en scène qui perd un peu en puissance dans la seconde partie. Un film à voir.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 mars 2016
Très beau film !!! Je compte lire le livre.... On a du mal à croire que ça existe !!! Le gamin a joué magnifiquement bien !!! Très dur mais tellement réel !!!
Flaw 70
Flaw 70

276 abonnés 422 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 mars 2016
Lenny Abrahamson, réalisateur irlandais qui semble commencer à ce faire une jolie réputation ces dernières années, notamment avec ses deux derniers films, le bon mais assez décevant Frank et Room qui a impressionné pas mal de cérémonies prestigieuses surtout grâce à la prestation de Brie Larson, son actrice principale. Abrahamson s'est plutôt illustré dans les films indépendants, avec la particularité de s'intéresser à des personnages, des situations hors normes. Comme si les histoires qu'il racontait se passait sur Terre mais néanmoins dans un univers à part, très éloigné de celui qu'on se conçoit chaque jours. Et c'est ce qui est encore une fois au cœur de son récit.
Scénarisé par Emma Donoghue qui adapte ici son propre roman, le film soulève des interrogations passionnantes qui partent d'une situation peu ordinaire pour trouver un écho universelle parlant à tout à chacun. Prenant intelligemment le point de vue du petit garçon pour nous guider à travers le récit, mais si on eut regretter que les enjeux moraux de la mère soit ainsi trop sacrifiés, ce parti pris permet de jouer avec habilité avec la maturité du spectateur qui se confronte directement avec la naïveté de l'enfance permettant au film de faire passer des sujets grave à travers nous tout en finesse. Le viol, la séquestration, le kidnapping, et etc sont tous des sujets esquissés sans jamais être vraiment mentionnés pour préserver l'innocence du petit garçon mais qui pour nous en tant qu'adultes nous permet de voir toute l'horreur de la situation sans que le film tombe dans la pathos et qu'il garde une sensibilité constante ainsi qu'une subtilité admirable sur ces sujets. Après il est vrai que ce parti pris évite aussi de s'attaquer à des sujets qui aurait pu être pertinents, faisant un peu cache-misère parfois, évacuant des personnages du récit de façon anecdotique pour ne pas se confronter à certains points comme avec le grand père de Jack. Néanmoins même si ce parti pris limite certains questionnements, on reste admiratif dans ça manière d'être superbement tenu.
La première partie de l'intrigue se concentre exclusivement sur la captivité de la mère et de son fils. On découvre le monde imaginaire qu'elle a du inventer pour préserver son enfant de la réalité et de la violence du monde. Le quotidien est abominable mais une certaine grâce en émane dans le rapport entre les deux protagonistes, ils deviennent l'âme de cette endroit et la "Room" symbolise plus le lien qui les unit dans toute sa complexité et ses contradictions poussant la réflexion sur l'importance de garder son âme d'enfant mais aussi sur le devoir de briser les illusions et d'assumer de grandir. Il est assez passionnant de voir la manière dont l'enfant perçoit sa vie dans la "Room" et dont nous concevons l'horreur de ce qu'ils sont en train de vivre. Ce qui est pour lui sa maison est avant tout sa prison et ses repères ne sont que factices. Toute cette partie aboutie à un climax incroyable d'intensité qui nous fait retenir notre souffle et qui cumule à la fois en une scène de suspense insoutenable mais aussi à une séquence d'émotions poignante où les repères de l'enfant ainsi que tout son monde vole en éclats. Après ça, la deuxième partie du récit se fera bien plus sage, plus convenue dans son écriture et plus bancal dans l'utilisation de certains personnages et l'exposition de certaines pistes de réflexions. S'intéressant à l'après, comment reconstruire sa vie suite à un événement traumatisant, se faire de nouveaux repères, faire face à la réalité, la vérité et aussi la culpabilité. Donner un rôle central à la mère aurait été ici plus judicieux même si on parvient à comprendre les troubles qui l'habite, ils sont bien trop souvent éclipsés. Surtout que le parcours de son fils est à ce moment plus classique et attendu, et continuer sur son point de vue sert avant tous à jouer assez maladroitement avec la tension dramatique. Malgré tout cette deuxième partie arrive à garder la justesse et la sensibilité ambiante, arrivant à transmettre son message de manière claire, efficace et touchante prouvant toute l'intelligence et le savoir-faire dans l'écriture. Au final, le récit arrive à transmettre une quantité de questionnements et d'émotions complexes avec beaucoup de simplicité, de retenue et d'émotion faisant toute la beauté de l'oeuvre.
Le casting est absolument parfait même si on regrette néanmoins la sous-exploitation de William H. Macy alors qu'il aurait pu apporter des choses intéressantes. Le tout est surtout habité par les prestations exceptionnelles de Brie Larson et Jacob Tremblay. Elle n'a clairement pas volé son Oscar et livre une performance intense et poignante avec une justesse absolue étant totalement habitée par son personnage. Elle est assurément une grande actrice, vouée à briller sur grand écran mais alors que l'on parle beaucoup d'elle, la star ici est avant tout le jeune Jacob Tremblay. Il porte totalement le film et il le fait de manière grandiose. Rarement on voit de jeunes acteur transmettre autant d'émotions aussi naturellement, il ne joue pas son personnage, il l'incarne et autant de maîtrise est admirable. On mentionnera aussi Joan Allen et Tom McCamus, tout deux excellent dans leurs rôles.
La réalisation est techniquement très propre, la photographie est peut être un peu générique, tout ayant un traitement des lumières et du cadrage très clinique mais ça fonctionne plutôt bien. Les musiques sont discrètes et le montage très linéaire accentuant l'aspect visuellement classique de l'oeuvre. Pourtant la mise en scène de Lenny Abrahamson est assez ingénieuse dans sa première partie. Arrivant à créer une ambiance particulière autour de cette "Room", il renouvelle sans cesse ses effets pour à la fois solidifier la claustrophobie lié au lieu mais aussi pour en faire une zone d'éveil et d'émerveillement à travers les yeux de Jack. Lors de la séquence pivot, il parvient à maintenir une tension constante jouant sur les effets de flou et les montées d'adrénaline anxiogènes. Malheureusement sa mise en scène devient un peu plus plate en deuxième partie, devenant un brin trop classique et ne parvenant pas à retranscrire la grandeur de ce "nouveau monde" pour Jack ni même la puissance de son éveil. Il tombe même dans certains pièges de ce genre de drame intimiste notamment avec une ou deux séquences où la mise en scène est un peu trop appuyée.
En conclusion Room est un excellent film. Poignant, sensible et juste, il compose son histoire avec retenue pour créer un tout simple et beau parvenant à parler avec subtilité de choses complexes et horribles. Même si le parti pris limite parfois les réflexions du film, certains points restant trop en surface, il fait sens étant intelligemment pensé et admirablement tenu. Dommage néanmoins que la mise en scène soit un peu trop mineure en deuxième partie de récit alors qu'elle avait été impeccable de la première moitié mais c'est contrebalancé par l'immense talent des acteurs, Brie Larson et Jacob Tremblay en tête. C'est une oeuvre d'où on en ressort chamboulé et ému, qui semble profondément simple sans être simpliste et qui se montre indéniablement efficace. Une grande réussite qui est faite pour marquer durablement.
Helene59
Helene59

14 abonnés 39 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 mars 2016
J’avoue qu’après avoir visionné la bande-annonce, j’ai pensé « Oh ça doit encore être un de ces films contemplatifs, je vais m’ennuyer !« . Donc j’étais un peu anxieuse en entrant dans la salle de cinéma… Et mon anxiété s’est rapidement envolé ! Room m’a touché en plein cœur !

Lorsque le film commence, on découvre une mère et son fils dans une chambre sordide. On ne sait pas ce qu’ils font là, ni pourquoi la maman explique que certaines choses (animaux, humains, etc.) n’existent que dans la télé. Bon, moi je savais pourquoi ils étaient là, et c’est dévoilé assez rapidement, mais les spectateurs qui ne connaissent pas grand chose au film peuvent se poser beaucoup de questions.

La grande force de l’histoire est qu’elle est filmée du point de vue du petit garçon, Jack. Cela ajoute à l’incompréhension sur la situation qu’ils vivent décrite dans le paragraphe précédent. Et cela enrichit incroyablement notre point de vue adulte; ce genre d’histoire fait malheureusement l’objet de nombreuses adaptations en téléfilm sur M6 l’après-midi par exemple, et sans ce point de vue innocent de l’enfant, on aurait pu tomber dans un film un peu racoleur.

La réalisation est vraiment excellente. Filmer du point de vue d’un enfant n’est jamais évident, car on peut rapidement tomber dans le pathos ou dans le too much. Ici, une succession de gros plans très serrés sur des objets, comme une plante, une chaise, une armoire, et le petit garçon qui leur dit bonjour. Au fur et à mesure que le petit garçon découvre le monde, les plans sont de plus en plus larges, de plus en plus saccadés (car il ne sait plus où donner de la tête) : cette idée de réalisation est brillante. On entend par ailleurs plusieurs fois dans le film, à chaque évolution de l’histoire à peu près, le garçon en voix off qui explique tout ce qu’il a vu et tout ce qu’il a appris.

Sans pouvoir spoiler l’histoire, je ne peux que vous dire qu’elle m’a bouleversée. L’histoire de Jack et de sa mère m’a retournée, prise aux tripes, angoissée, et fait pleurer à de nombreux moments du film.

L’Oscar de la meilleure actrice pour Brie Larson est largement, largement, largement mérité. Elle livre une interprétation incroyable, presque pas maquillée, toute en nuances, bref elle est juste incroyable ! Le petit garçon est adorable et aussi très juste et touchant dans son interprétation, de même que tous les rôles secondaires (Joan Allen et William H. Macy en tête).

Je ne peux que vous conseiller d’aller voir Room, excellent film sur les liens mère-fils, la compréhension et l’intégration au monde.

18/20
VILLE.G
VILLE.G

77 abonnés 805 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mars 2016
Très prenant.
Très fin.
A aucun moment on a le sentiment qu'il y a quelque chose de trop (trop joué, trop angoissant ou trop "pathos").
Bref un très bon film qui raconte très bien une histoire très dure mais sans chercher à faire peur.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 14 mars 2016
Après « Frank » ovni cinématographique avec Michael Fassbender (qui portait une grosse tête en papier mâché), Lenny Abrahamson revient à un cinéma plus « classique », à une histoire moins déjantée mais bouleversante. Le scénario de Room a été écrit par Emma Donoghue, une romancière irlandaise qui l’a adapté de son roman éponyme. Inspiré de l’affaire Fritzl, Room raconte l’histoire d’une jeune femme enlevée, séquestrée et violée par un homme (surnommé « Old Nick ») durant sept longues années dans une petite cabane au fond du jardin de son ravisseur. De ces viols est né un fils, Jack, qui grandit en captivité. Pour éloigner le sordide du faits divers et l’horreur de cette situation, Emma Donoghue et Lenny Abrahamson ont l’excellente idée de raconter cette histoire du point de vue du petit garçon. On découvre ainsi la « pièce » (la « room » du titre) par les yeux de Jack, qui vient de fêter ses 5 ans. A travers lui, on pénètre dans leur monde et l’on va découvrir les rituels qui émaillent leurs journées. Ma a crée pour un un univers à part, fictif, pour ne pas le confronter à la réalité, un peu à la manière de Roberto Benigni dans La Vie est belle : dehors il y a les aliens, là, dans cette pièce ils sont protégés et « Old Nick » prend soin d’eux. Ce choix de point de vue n’enlève rien à la force de l’histoire, bien au contraire. L’innocence de Jack est touchante et en même temps terriblement cruelle pour sa mère : il ne comprend pas ce que sa mère a vécut et vit, elle qui a connu le monde extérieur, et ses caprices prennent une force supplémentaire. Jusqu’à ce que Ma lui révèle la vérité et crée une histoire pour faire sortir Jack, qu’il puisse alerter les secours.

On pourrait dire que la première partie du film se termine ici, lorsque Jack sort de la pièce. La deuxième partie voit les personnages, Ma redevenue Joy, et Jack, évoluer à l’extérieur et (ré)apprendre à vivre. Mais pas de mélodrame gnan-gnan ou de happy end à l’horizon. Room est un bien un huis clos : si l’enfermement était physique dans la première partie, il est ensuite psychologique. Lenny Abrahamson traite avec acuité, violence sourde et délicatesse le retour à la vie normale, ou dans le cas de Jack, la découverte du monde. Il aborde rapidement la question des médias (leur présence écrasante, leurs questions intrusives, le jugement des autres), la relation parents-enfants (comment faire/réagir quand la fille qu’on nous a enlevé réapparaît 7 ans après ?) mais c’est surtout la relation entre Ma et Jack et son évolution qui reste au centre du long-métrage. Comment s’adapter ? Comment continuer ? Il faut trouver une autre façon de s’aimer, sans être collés, accepter que l’autre ait un peu d’indépendance.

Une histoire très forte, une réalisation sobre mais intense, et surtout, deux acteurs époustouflants, Brie Larson et Jacob Trembley. Après avoir vu la jeune actrice de 26 ans dans quelques séries et seconds rôles (Scott Pilgrim, The Spectacular Now, Don Jon), on l’avait réellement découverte dans le superbe States of Grace, dans lequel elle incarnait une jeune femme à la tête d’un foyer pour adolescents en difficulté. Un rôle magnifique, très émouvant, qui rejoint sa prestation dans Room. Couronné de l’Oscar de la meilleure actrice, une longue et belle carrière s’ouvre à elle. Ce que l’on souhaite également au jeune Jacob Trembley, tout juste 9 ans, impressionnant.
WalterDiBobyLapointe
WalterDiBobyLapointe

35 abonnés 346 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 mars 2016
Bouleversant et terriblement émouvant, "Room" est la petite pépite de ce début d'année où le duo d'acteurs (Brie Larson et Jacob Tremblay) parvient à mener son spectateur dans une immersion si sincère et si déchirante, toujours juste et à propos. Commençant "in medias res", le film plante tout de suite le décor, spartiate et insalubre, de cette mère et de son enfant transformé en une pièce remplie de vie et d'imaginaire, d'illusions, de rêves et de désespoir. Le réalisateur filme avec une émotion palpable et une justesse sensationnelle l'histoire de ces deux êtres séparés du monde avec au-delà des murs, l'espace, le rien, la télé n'étant que de la magie... L'adaptation à la vie réelle, aux frontières qui s'ouvrent et se révèlent infinies, devient une véritable souffrance, tant pour l'enfant qui voit son imaginaire s'échapper, que pour la mère qui ne parvient pas à se retrouver. "Room" est une réussite splendide, une ode à la liberté et aussi un thriller dramatique et saisissant, qui ne monte jamais dans la surenchère où dans l'émotion factice. Tout est juste, tout est vrai, tout est beau ; Brie Larson et Jacob Tremblay se donne la réplique avec une symbiose déconcertante et rares sont les comédiens qui réussissent à se compléter avec une telle alchimie. A découvrir de toute urgence.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 mars 2016
On se souvient de ces deux faits divers sordides qui, par coïncidence, eurent lieu tous deux en Autriche : la séquestration de Natascha Kampusch pendant huit années et celle, pendant vingt-quatre ans, par son propre père de Elisabeth Fritzl qui donna naissance à sept enfants.

Emma Donoghue s’en inspira pour écrire Room, l’histoire de Joy, kidnappée à dix-sept ans, violée et qui mit au monde en captivité un petit garçon. Le film de Lenny Abrahamson est l’adaptation fidèle de ce livre. Il est, comme ce dernier, divisé en deux parties. La première se déroule dans le huis clos de la pièce qui accueille Joy et son fils. La seconde (non ! ce n’est pas un spoiler ! la bande-annonce le montre) raconte leur libération et leur retour moins facile que prévu à la vie extérieure.

L’idée n’est pas idiote. Combien de fois à la fin d’un film ou d’un roman, qui se termine par la mort du méchant et la survie miraculeuse du gentil, se demande-t-on comment le héros va retrouver une vie normale ?

Pour autant Room compte un film de trop. La première partie aurait suffi à faire un film extraordinaire, un huis clos étouffant, un suspense angoissant pour finir par un épilogue libératoire. La seconde, elle aussi, se suffisait à elle-même. On y aurait montré, comme Room le fait sans aller au bout de ses potentialités, les écueils du retour à la normalité, le battage médiatique, la machine judiciaire, les histoires de famille mal cicatrisées.

Deux sujets pour deux films. Mais un de trop pour un seul.
rogerwaters
rogerwaters

168 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mars 2016
Quelle histoire ! Room a le mérite de nous plonger dans le vif du sujet dès les premiers instants, nous enfermant comme les deux personnages principaux dans une pièce unique durant plus d’une heure. Le sentiment n’est jamais l’ennui, mais bien l’étouffement, même si le cinéaste ne cède jamais à la tentation du sordide. Il faut dire qu’il opte pour le point de vue du gamin qu’il n’abandonnera pas jusqu’à la fin. Si le film peut se voir de manière littérale comme le récit d’une expérience traumatisante et celui d’un attachement entre une mère et son fils, on peut également considérer le film comme une vaste métaphore du fait de grandir. Ainsi, lorsque nous sommes tous petits, notre monde se limite généralement à la sphère parentale, à notre chambre et à quelques objets familiers. Puis en grandissant, nous prenons peu à peu conscience du monde qui nous entoure, ainsi que des menaces qu’il recèle. Lors de la scène finale, le gamin prend conscience de l’étroitesse de son monde enfantin et laisse ainsi derrière lui son enfance et son innocence. On notera au passage l’excellence de l’interprétation des deux acteurs principaux (dont le formidable Jacob Tremblay) et la pudeur extrême avec laquelle est traitée le sujet. Et puis le film vaut le coup d’œil rien que pour sa géniale scène d’évasion.
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 mars 2016
Le film est émotionnellement très fort, c'est indéniable. Même surprenant parfois. Surprenant car pas facile de croire en une quelconque crédibilité dans la première partie. La survie des deux protagonistes : à peine quelques marques de fatigues, aucune trace de folie aux alentours. 7ans, oh!... Bon soit. La deuxième partie est nettement plus intéressante. Elle évacue pas mal de lourdeur de la première, à commencer ce besoin perpétuel de souligner avec maladresse les scènes déchirantes, par un fond sonore gnangnan. Mais bon, on peut aussi passer outre. La phase de liberté ouvre le coeur de l'histoire et juste cet angle aurait suffit. L'effet post-cloisonement, les questions existentielles d'un jeune esprit de 5ans, les torpeurs déchirantes d'une mère tétanisée... Non, on ne voit rien de tout çà. Arrondi et souple comme un vieux mélo américain, il y avait largement matière à mieux.
Tchi Tcha
Tchi Tcha

13 abonnés 247 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 mars 2016
Histoire en huis-clos, troublante, dérangeante, émouvante, inspirée de faits réels, avec Brie Larson récompensée et un petit garçon Jacob Tremblay brillant.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 mars 2016
Un film prenant, touchant et d'une étonnante justesse. La prestation de Brie Larson est extrêmement convaincante tandis que celle du (très) jeune Jacob Tremblay est tout simplement impressionnante. Un moment très fort.
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