L'Astragale
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anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 20 avril 2015
Albertine Sarrazin, enfant de l’Assistance publique, jeune fille violée, braqueuse puis prostituée, mourût à l’âge de 29 ans. C’est dans « L’Astragale », premier roman au nom évoquant son trop rapide passage sur cette terre, qu’elle raconta sa vie d’insoumise, courte et intense. Le livre avait eu droit à une adaptation en 1969 par Guy Casaril et Marlène Jobert dans le rôle titre. C’est cette fois Brigitte Sy à qui on devait le prometteur « Les Mains Libres » en 2010, qui s’empare du classique de la littérature pour livrer un beau portrait de femme.

Albertine veut rejoindre la fille qu’elle aime et pour cela escalade le mur de sa prison afin de s’en échapper. En sautant elle se brise un os du pied, l’astragale. Un malfrat qui passe par là en plein milieu de la nuit (Reda Kateb, très bon, comme à son habitude) lui vient en aide. Ils tombent sur le coup passionnément amoureux l’un de l’autre. S’évader et aimer à nouveau. La voilà en cavale, elle, coincée à Paris, alors que lui se trouve en province pour ses affaires. Esseulée, claudicante, elle réapprend à marcher en se promenant dans les rues de la capitale. Après que son amant soit arrêté, elle va se prostituer, mettre de l’argent de côté, dans l’espoir un jour de retrouver son Julien, et ne plus le quitter.

Le film ne s’embarrasse pas de l’intrigue policière ou d’expliquer les émotions et est dotée d’une narration très libre. Elle est constituée des lieux communs aux films de cavale : fuite, recherche d’argent, planques, les braquages… Mais est parcouru d’autres situations qui offrent son charme au film. Des situations à mille lieux des cartes postales touristiques de l’époque. Brigitte Sy ne filme pas les grands monuments de la capitale, mais plutôt les petites rues pavées des marcheuses, les escaliers des 18ème et 19ème arrondissement, les quais de scènes, les clubs de jazz. Autant de lieux populaires, mais pas populistes. C’est dans ce Paris filmé en noir et blanc qu’Albertine se meut et qu’on erre avec elle. Et qu’on découvre ce petit bout de femme dont la sensualité et la malice contraste avec son ironie et sa violence. Elle est une femme à la sexualité déviante pour les mœurs de l’époque puisqu’elle en aime une autre. Marie, qui lui dit que son Julien ne pourra jamais l’aimer autant qu’elle l’aime. Mais Albertine aime celui qu’elle ne peut avoir à ses côtés.

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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 mai 2015
L'astragale est un film réalisé par Brigitte Sy, et adapté d'un livre autobiographique. Bon alors déjà, je dois dire que je n'ai pas lu le livre, mais je pense que cela n'aurait pas changé mon avis sur le film. Alors que dire de ce dernier ?

Eh bien l'Astragale est un bon film, qui m'a fait passer un bon moment. Les acteurs jouent globalement bien, l'histoire est touchante. Le film est entièrement en noir et blanc, ce qui lui donne une esthétique particulière qui sied tout à fait à l'histoire (je me suis fait la remarque après avoir vu le film, qu'il aurait été difficile de retranscrire la même atmosphère en couleurs). Le film suit principalement un seul personnage principal, Albertine, une évadée de prison, les autres personnages étant surtout des personnages-fonctions "purs" : il y a énormément de personnages, et la plupart ne sera jamais nommée.

Bon, jusque là tout va bien, mais maintenant je dois arriver sur mon (seul) problème avec ce film : son côté film d'auteur. Je ne critique pas l'idée de faire un film d'auteur, je critique certains défauts qui ressortent de cette volonté. Le film n'est pas catastrophiquement chiant, mais, au travers notamment d'une utilisation abusive de plans-séquences (plans longs où tout ce qui se passe est montré en temps réel), qui s'ils sont des fois pertinents (un des premiers dans un van, qui mets bien en évidence le côté perdu de l'héroïne) créent parfois des longueurs. Mais je suis mauvaise langue, cela ne rend pas le film trop pénible, l'heure trente que dure le film passe vite.

En revanche, le film m'a de temps en temps agacé à cause d'une tendance à mettre le spectateur hors du film. Je m'explique : l'histoire est complexe, et du coup le film fait de nombreuses ellipses. Et parfois, cela abouti, d'une scène à l'autre, voire d'un plan à l'autre, à un changement total d'environnement où l'héroïne se retrouve face à une personnage inconnu à qui elle parle en semblant le connaître parfaitement...Le film utilise pas mal ces raccourcis, dont le résultat est parfois un résultat difficile à suivre.

Mais honnêtement, je pinaille, le film propose une jolie histoire d'amour qu'il est sympathique de suivre, et même si le personnage principal adopte parfois ce côté de poète torturée antipathique, la majeure partie du temps on éprouve de l'empathie pour elle (cette antithèse de fou ! *fierté) et on est concernés par son devenir. Ainsi, si vous cherchez une histoire romantique et sobre, n'hésitez pas, vous passerez un bon moment.

P.S. : En revanche, je m'interroge beaucoup sur le public visé : le livre n'est plus très récent, et si je suis personnellement jeune (16 ans au moment de la critique) et que je suis allé voir le film par curiosité, je ne pense pas qu'il s'adresse, à un public "large" dans le but de populariser le film...Mais c'est un ressenti personnel, ajouté à l'âge moyen de la salle qui devait être d'une soixantaine d'années...Mais je divague, ça n'a plus rien à voir avec la critique ;)
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 6 avril 2015
Un film magnifique plein de paradoxes : Un film moderne en noir et blanc qui traite de l’histoire universelle et intemporelle d’une jeune femme libre qui a connu la gloire après prisons et évasions dans les années 60. Le traitement de l’image est magnifique et délicat, les comédiens Leila Bekhti et Reda Kadteb sont rayonnants, sobres, justes, les seconds rôles sont formidables. La détermination, la quête de liberté d’Albertine Sarrazin, femme affranchie, sans tabou qui survie en cavale dans Paris pour l’amour de Julien l’homme de sa vie , celui-là même qui passant par hasard et l’a « ramassée » au pied du mur de la prison dont elle s’est évadée. Leur rencontre a donné un sens à l’existence de ces deux-là. Ce n’était pas simple d’adapter « l’Astragale » roman autobiographique vendu à plus d’un million d’exemplaires, pas simple de donner des visages à Albertine et Julien qui ont vécu si intensément…ce n’était pas simple mais c’est un pari réussi, incarné, respectueux, lumineux, délicat. BREAVO
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 19 septembre 2015
Il est évident que Brigitte Sy est bien plus douée lorsqu'elle arpente le rôle de réalisatrice plutôt que d'actrice (j'ai encore un souvenir amère de sa prestation dans le moyen-métrage Choisir d'aimer...) et affiche ses vrais talents quant à cette réadaptation de 68.
Le coaching de Leila Bekhti dans le rôle d'Albertine est vraiment bien réussi et son jeu d'actrice est toujours aussi spontané et redoutable. Je ne connaissais pas très bien l'acteur Reda Kateb, mais j'en suis amoureuse ! Il a su se montrer à la hauteur, et leur idylle passionnée transpire à l'écran. Sans oublier le côté black and white et le tournage façon nouvelle vague qui confère au film un charme particulier. J'en suis vraiment pas déçue.
arrêtetoncinéma
arrêtetoncinéma

2 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 juillet 2023
ce sont ces "acteurs" nouvelle génération qui mâchouillent leur texte et donc on perd les trois-quarts des dialogues mais bon, le niveau de l'histoire étant largement en dessous de la ceinture, ce n'est pas très grave !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 mai 2015
Excellent film très touchant et émouvant.

Leïla Bekhti joue magnifiquement bien.
Un film basé plus sur les sentiments, la vie.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 octobre 2022
Superbe rôle pour Leila Bekhti, dans une œuvre élégante et sensible à l'image léchée notamment grâce à sa photographie en noir et blanc.
Mariemjv
Mariemjv

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 juin 2023
Le noir et blanc du film qui cherche à nous faire plonger dans l'ambiance de ces années là ne réussit pas à nous sortir de l'ennui terrible ressenti.
Il ne se passe rien..
C'est pourtant une histoire vraie qui aurait pu être exploitée en profondeur.
Un vide sidéral s'est emparé de moi lors du visionnage de ce film.
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