un film passionnant sur le fond l'histoire de cet officier qui parcours la Patagonie pour retrouver sa fille mais c'est tellement lent et tellement ennuyeux que finalement le film perd de son charme.
Ce qu'il y a de bien dans ce film c'est qu'il n'y a pas de musique ! que les sons d'ambiance de la nature et ca fait du bien ....Voilà ce film estun trip méditatif! on adhèe ou pas ....Vu à la tv les plans perdent énormément !
Un format carré, un cadre souvent fixe, des plans qui s'étirent, un rythme lent, un contexte assez indéfini... "Jauja" est un film étrange, rebutant, et dont le dernier quart d'heure laisse perplexe. A ces expérimentations stylistiques et scénaristiques bien obscures à mon goût, j'ai davantage apprécié la partie western plus classique - le mot classique est ici très relatif - du milieu du film, portée par un Viggo Mortensen à son meilleur.
Jauja raconte la quête d’un père qui a perdu sa fille dans le désert. C’est un western minimaliste, contemplatif et de plus en plus étonnant à mesure qu’il avance. Chaque photographie est une aventure grâce à une maîtrise de parfaite des plans. Son format 1:33, presque carré donne l’impression de vignettes photographiques de projecteur. Ainsi rien n’est superflu et les paysages de la Patagonie sont exceptionnels. L’image est donc petite, pourtant on a jamais vu aussi loin et la profondeur de champ est fabuleuse. Viggo Mortensen marche au point de ne plus savoir où il va et c’est à ce point que le western prend une autre tournure. D’abord il se fera avaler par le paysage, ensuite il entrera dans une transe absolument inattendue. Où est le rêve, ou est l’hallucination, où est le vrai ? Lisandro Alonso nous transporte dans un voyage intemporel à l’image d’un 2001 de Kubrick. Sensationnel. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Viggo Mortensen, son interprète remarquable de Jauja dit de Lisandro Alonso qu'il est le seul digne héritier de Tarkovski. Cela se discute. En tous cas, son film est de ceux qui divisent, obligatoirement. Commencé comme une sorte de Désert des tartares, il dérive vers un espace onirique au gré de la recherche d'une fille par son père dans le désert. Est-ce un film visionnaire et génial ou une oeuvre prétentieuse et opaque ? Difficile de se déterminer. Le rythme est lent, fascinant mais ce cinéma exigeant demande de gros efforts pour entrer dedans sans être certain d'y trouver véritablement son compte.
Attention ce film n'est pas un western, c'est un film expérimental avant tout. C'est radical, très radical. Je découvre le cinéma de Lisandro Alonso et c'est du cinéma taciturne. Le scénario surprend sans cesse, oui, mais ne donne aucun sens au film, en outre il est extrêmement réduit. L'image et les couleurs sont travaillées, certes, mais belles ? non. A travers le format ratatiné du "presque carré", les paysages ne se voient pas, ils s'aperçoivent. Certaines fins de scènes sont si longues dans le néant, que l'on est persuadé que le réalisateur a oublié de dire "couper" et que le monteur a oublié lui aussi de couper. Lisandro Alonso fait peu de films, tant mieux. Puisse-t-il avoir enfin une bonne idée, celle d'arrêter de faire du cinéma.
"Jauja" est un film stupéfiant, par l'histoire racontée, d'abord, puis par sa manière, dépouillée, lente, quasi muette. Alonso est un cinéaste absolu : il a le sens de l'image, de la composition de chaque plan, et filme admirablement les paysages grandioses et désolés de la Patagonie. Là où le bât blesse, c'est que son récit manque de rigueur et se perd quelque peu en digressions...
Enigmatique certes, mais fascinant. Obscur certes, mais lumineux. Si on laisse ce film couler en soi et nous parler durant les jours qui suivent, il devient éclairant. L'extermination perpétrée par les militaires contre les indiens est seulement évoquée dans le film mais présente par la mort qui rôde, perpétrée par un rebelle sans merci. Cette confrontation macabre atteignant le domaine de l'intime (la fille du capitaine), le héros est déstabilisé, perd ses repères, ne sait plus à quoi se vouer, est confronté à la solitude et au vertige cosmique, et s'évanouit finalement dans un paysage lunaire qui pourrait être un champ de cadavres. Une mémoire familiale et nationale en restera... Ce film est une expérience rare, subtile et précieuse.
S'il nous aiguille dans la dernière partie du film, Lisandro Alonso donne moins à comprendre qu'à ressentir. L'expérience est inoubliable. A condition de s'y abandonner.
Un jour, peut-être, verra-t-on un film du réalisateur argentin Lisandro Alonso franchir la porte prestigieuse de la compétition officielle du Festival de Cannes, celle qui permet de rêver à la Palme d’or. En tout cas, le quadragénaire Lisandro Alonso peut d’ores et déjà être considéré comme un abonné du plus grand Festival du monde, ses 5 longs métrages ayant tous été retenus dans l’une ou l’autre des sélections parallèles. En 2014, son dernier film, "Jauja", était présenté dans le cadre de la sélection Un Certain Regard. Comme toujours avec Lisandro Alonso, ce film va partager les spectateurs en 2 camps très tranchés : d’un côté, celles et ceux qui se seront ennuyés ; de l’autre, celles et ceux qui se seront laissés gagner par la beauté des images et par l’histoire que raconte le film, une histoire très simple en surface tout en étant d’une grande complexité si l’on cherche un peu à creuser en profondeur.
"Jauja", dans la mythologie est une terre d'abondance, sorte d'eldorado et d'Eden où la félicité et le bonheur serait au rendez-vous. Viggo Mortensen y interprète au siècle dernier un père danois, soldat/ingénieur qui travaille pour l'armée argentine pendant le génocide de la population indigène. Entre Lynch et Winding Refn le réalisateur nous rappelle qu'il est le réalisateur de "Los Muertos" (2004) et de "Fantasma" (2006). Une voix Off qui nous questionne, et on se demande encore et surtout quel est le rapport avec la recherche de sa fille enlevée ?! Dommage car on reste ébloui par une bonne partie du film. Un beau voyage, une belle expérience qui n'est malheureusement pas concluante jusqu'au bout.
Un western contemplatif envoûtant par moment, mais aussi déroutant pour son scénario indéchiffrable (même pour le réal qui déclarait que lui-même ne comprenait pas tout à son film), que pour son rythme somnambulique.
Voilà voilà… Ce sont là les premiers mots qui viennent à l'esprit après le visionnage de ce film. Il faut se pincer pour être bien conscient de ce que l'on vient de voir : une caméra statique filmant des personnages immobiles qui ont des discussions inintéressantes avec en prime un final complètement aberrant...
Voilà un film qu'on peut qualifier de contemplatif et déroutant. Il ne se passe au fond pas grand-chose, mais la présence de Viggo Mortensen (acteur principal, producteur et également compositeur sur ce film) est une raison suffisante de vouloir suivre l'histoire jusqu'au bout. Les dernières scènes laissent perplexes mais peut-être l'intrigue est-elle plus simple qu'on ne le pense (spoiler: peut-être le film est-il tout simplement le rêve de la jeune fille danoise d'aujourd'hui ). La réalisation est à la fois minimaliste et recherchée : plans fixes ou panoramiques, plans larges uniquement, format 4/3, image aux couleurs très contrastées. C'est un OVNI, mais il a au moins le mérite de faire connaître une période de l'Histoire sud-américaine méconnue en France (bien qu'il ne rentre pas vraiment dans les détails) : la Conquête du Désert, soit la tentative (réussie) du gouvernement argentin de s'approprier le territoire Mapuche (le peuple autochtone).