Le renouvellement dans le genre horrifique est souvent annoncé mais rarement à la hauteur des annonces publicitaires notamment dans le genre du Found footage où les effets sont quelquefois à mille lieux du concept promis comme devant générer des frousses propre à vous empêcher de dormir pendant des semaines. "It follows" tient lui toutes ses promesses et ceci sans grandes arabesques scénaristiques. Rien que la peur à l'état brut qui frappent des adolescents juste après leur premier rapport amoureux quand ils découvrent effrayés qu'ils sont désormais suivis par un(e) mort-vivant visible seulement d'eux-mêmes qui d'un pas lent mais inaltérable se rapproche de sa proie. spoiler: La fuite loin devant soi en voiture ne donne qu'un peu de répit, idem pour l’enfermement. Seule solution, avoir un rapport sexuel avec un nouveau partenaire pour transmettre le mystérieux mal et avoir un vague espoir de s'en débarrasser. Jay (Maïka Monroe) frappée récemment par le mal sera aidée de sa sœur et de ses trois amis pour tenter d'éliminer ce virus d'un genre nouveau . A priori rien de renversant dans l'évocation du pitch issu d'un cauchemar que le jeune réalisateur David Robert Mitchell faisait de manière récurrente dans son enfance. La force du film provient du décalage rythmique imposé par David Robert qui puise chez Hideo Nakata (« Ring » en 1998) cette impression d’inexorabilité tranquille de l’horreur renforcée par les décors délabrés du Detroit post-crise bien connu du réalisateur originaire de l’ancienne capitale automobile de l’Amérique. Puisqu’il s’agit de transmettre le mal par voie sexuelle on pense bien sûr à une nouvelle MST rappelant non pas le sida mais la syphilis qui provoquait chez le sujet à son stade terminal des troubles de la personnalité et des perturbations sensorielles comme l’autoscopie (sensation de voir son double) qui s’incarne dans le folklore horrifique par le « doppelgänger », double fantomatique n’ayant pas de reflet dans un miroir (repris par la suite pour le mythe du vampire). Guy de Maupassant frappé par la grande vérole comme il nommait la syphilis, mal endémique du XIXème siècle, décrira très bien le phénomène dans deux nouvelles restées célèbres « Lui ? » (1883) et « le Horla » (1886). Ici il ne s’agit pas du double mais peut-être de tous les exclus de la crise qui refusant leur sort se rappellent au souvenir des habitants des beaux quartiers. En ce sens comme beaucoup de ses prédécesseurs comme George Romero, John Carpenter ou Joe Dante, David semble placer son film en prise directe avec les évènements de son époque par le biais de la métaphore. Si un auteur semble être né il faudra voir comment il négociera le virage du succès pour affiner le jugement sur un début de carrière plus que prometteur.
Un scénario pour le moins surprenant et d'une intensité folle, It Follows ne m'avait pourtant pas si accroché que ça à la 1ere vision. Avec une qualité et une ambiance cinéma, c'est à faire mourir de peur tant la mise en scène est puissante et la thématique profonde.
Après une expérience sexuelle apparemment anodine, Jay se retrouve confrontée à d'étranges visions et l'inextricable impression que quelqu'un, ou quelque chose, la suit. Abasourdis, Jay et ses amis doivent trouver une échappatoire à la menace qui semble les rattraper..."it follows" est un film très réaliste avec beaucoup de messages, il contient de nombreuses lectures différentes. La musique est magistrale et les acteurs sont tous parfaits. La photographie est sublime et les cadrages sont excellents. C'est extrêmement bien filmée, très prenant, on ne s'ennuie a aucun moment. « it follows » est aussi vraiment original, il se démarque complètement de tous les films d’horreurs banals et commerciaux : il n'y a aucune goute de sang et pratiquement aucun moment ou l'on sursaute... Et pourtant, il est hyper flippant et très angoissant. Le scénario est très bon et contient des rebondissements, tous crédibles et cohérents. A voir absolument.
Tiens tiens, y aurait il du nouveau au rayon épouvante ? Et bien oui ! Ce petit film sans prétention renouvelle enfin un genre qui tourne en rond depuis un moment. En effet, peu d'effets spéciaux, des acteurs concernés et un scénario bien sympathique font de ce It Follows une très belle surprise. Le début est plutôt surprenant, assez cru et faisant inévitablement penser à un teen movie du plus mauvais goût et puis l'angoisse apparait pour ne plus jamais vous quitter. Pas le temps de s'ennuyer tant l'intrigue avance sans cesse et les effets, discrets, sont efficaces. Un très bon moment de stress dans un climat sans cesse sous tension, le caractère inéluctable faisant son oeuvre. Un joli pied de nez à tous ces remakes sans âme, à déguster sans modération.
It follow sur est un Cauchemar car ce film nous ramène à une peur commune et terrifiante : l'impression d'être suivi. L'angoisse générée est d'autant plus présente grâce à la bande son exceptionnel. Pour conclure It follow est une alternative ultra originale aux films d'horreurs tel que insidious, conjuring... 4,5/5 car la perfection n'existe pas
Métaphore intéressante du passage difficile à l'âge adulte, un scénario original, des acteurs qui tiennent bien la route, l'intrigue est très bien déroulée et portée par une bande son bien angoissante. A voir
Il est vrai que ça change du film d'horreur badass habituel. Pas d'exorciste fou, de poupées maléfiques ou autre versées sataniques. Le film devient effrayant parce que le réalisateur a l'intelligence de poser un ton glacial a l'image. Un très bon chef opérateur, qui permet au genre de retrouver des couleurs.
une atmosphère irrespirable, un suspens insoutenable, un film pas trop rapide et vraiment original qui m'a causé bien des cauchemars ! J'ai du voir des centaines de films d'horreur, il est incontestablement mon préféré !
ambiance lourde et même pesante pour un thriller/fantastique par comme les autres. un scénario original, bien recherché. certaines scènes sont néanmoins un peu trop longues, bien que la relative lenteur, voulue, soit bien gérée. l'angoisse est astucieusement présente et ne retombe pratiquement jamais.
Surestimé comme pas permis. Un message spoiler: "pour ne pas attraper d'MST, rester chaste" , c'est idiot, malveillant et gerbant. Quant à "l'incroyable nouveauté super inventive" du scénario, revoyez Ringu de Hideo Nakata, ni plus ni moins. Rien de bien neuf ici si ce n'est un quintessence de paranoïa hypocondriaque. J'ai envie de pleurer quand je vois l'engouement de la presse. La réal est jolie. C'est tout. Autant trainer une demi-heure sur Tumblr finalement, c'est la même chose, en moins long et la sexualité y est acceptée au moins.
le film est épouvantablement lent, quelques rares moments de pseudo angoisse et une majeure partie à attendre désespérément qu'il daigne se passer quelque chose. L'histoire est finalement beaucoup trop molle et les scènes vides de sens. L'idée de la personnification de la MST n'était pourtant pas complètement débile mais le scénario ne suit pas ! Une vraie déception, si vous vouliez votre lot de frisson avec ce film, il faudra repasser.
Je me suis dit : encore un film d'horreur ou plusieurs personnes vont mourir sans raisons, mais tantpis cela fera un bon divertissement. It follows va beaucoup plus loin... une très bonne surprise à découvrir...
Un vent frais suivi d'une claque à côté de l'usine BlumHouse et autres producteurs qu'on retrouve sans arrêt dans les derniers films d'horreur en date. J'ai vraiment, vraiment aimé ce film, à tel point que ça ne me gênerait pas de le revoir plusieurs fois. J'aurais aimé qu'il dure plus longtemps voir qu'il ne s'arrète jamais. On souhaiterait une suite mais ça nuirait un peu au fait que ce film est une pépite des plus uniques. Vraiment angoissant, à voir de toute urgence. Du coup j'ai vraiment hâte à voir ce que le réalisateur va nous sortir s'il continue dans le cinéma d'horreur.
Photographiquement bien léché mais bien loin de mériter le tapage médiatique qui a été fait autour. On ne dévie pas de l'intrigue convenue du groupe d'adolescents américains persécutés par une chose maléfique. Vu et revu et pas "ultra-flippant" comme indiqué sur l'affiche. Même pas flippant du tout. Je suis assez abasourdie qu'il ait eu autant de bonnes critiques.