Le Pont des Espions
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 décembre 2015
Une sorte d'Amistad plus moderne. Un Biopic passionnant sur cet avocat new-yorkais qui fût des miracles durant la guerre froide.
Émouvant, malgré une longueur, juste une longueur durant les moments de négociation en Allemagne.
C'est du vrai Spielberg car la mise en scène est très belle comme toujours, on y retrouve toute son oeuvre dans ce film.
Sur Tom Hanks il n'y a plus rien à dire. Il y a longtemps qu'il a fait ses preuves. Avec Forrest Gump.

Touchant et humain, allez voir LE PONT DES ESPIONS nom de Dieu!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 décembre 2015
Steven Spielberg vous avez manqué depuis son Lincoln (sorti en 2012 aux États-Unis) ? Qu’à cela ne tienne, le réalisateur s’était permis une pause de quelques années afin de choisir ses futurs projets, qu’il souhaite enchaîner à la manière d’un Woody Allen ou bien d’un Clint Eastwood. Ainsi, dans les mois à venir, nous aurons droit à du fantastique avec Le Bon Gros Géant, de la science-fiction avec Ready Player One et des retrouvailles avec Indiana Jones 5 (dont il est de plus en plus question actuellement). Mais en attendant, le cinéaste revient au cinéma historique avec Le Pont des Espions, un drame sur fond d’espionnage qui parvient à faire l’unanimité auprès des critiques et du public. Et en voyant le long-métrage, on peut comprendre cet engouement !

Il est vrai qu’un temps, Spielberg avait pour envie de réaliser un James Bond (ce qui avait amené son ami George Lucas à lui offrir sur un plateau d’argent Les Aventuriers de l’Arche Perdue). Mais ici, bien qu’il soit question d’espionnage, vous n’aurez nullement droit à de l’action et encore moins à de l’exotisme, à des gadgets en folie et à des antagonistes si caractéristiques. Dans Le Pont des Espions, c’est une part de l’Histoire qui intéresse le papa d’E.T., à l’instar de ses dernières réalisations (Munich, Cheval de Guerre, Lincoln). Et pour le coup, il tente de porter sur grand écran le script de Matt Charman (réécrit par les frères Coen) en se rapprochant le plus possible de la réalité. Connaissant la minutie et le savoir-faire imparable de Spielberg, ce que confirme sa prestigieuse filmographie, il n’y avait aucune raison à ce que le résultat final déçoive. Que ceux qui en doutaient tout de même se rassurent : Le Pont des Espions est digne de son réalisateur !

Alors qu’il aurait très bien se contenter d’une reconstitution matérielle (costumes, décors, véhicules et autres accessoires) d’excellente qualité pour décrire l’époque de la Guerre Froide, Spielberg use avant toute chose du scénario pour parvenir à ce fait. Il vrai que l’ensemble peut se montrer bavard (un peu comme l’était Lincoln) voire même romancé au possible ( spoiler: renseignez-vous sur la véritable identité du personnage de Rudolf Abel et vous verrez bien !
), mais Le Pont des Espions, dans son ensemble, se montre passionnant de bout en bout. De part des répliques et des personnages savamment travaillés, le réalisateur nous livre une version bien plus réaliste de cette période historique que la plupart des autres films ayant déjà traité ce sujet. Ici, il n’y a pas de gentils américains devant contrecarrer les plans des méchants communistes. Mais plutôt deux camps opposés qui, malgré leurs différends politiques, se ressemblent en tout point dans leurs faits et gestes : doctrine basée sur la peur ( spoiler: les vidéos sur le nucléaire
) et le rejet de l’autre pouvant amener à un lynchage public et à une paranoïa quasi constante. Sans pour autant oublier certaines de ses thématiques (la famille, le regard de l’enfant), Spielberg, via ce récit, nous adresse une leçon de vie. Celle stipulant que c’est en réalisant les bonnes choses inopinément (comme le fait le personnage joué par Tom Hanks) que l’on arrive à un juste équilibre, à une sorte de paix. Et que se plier à des questions personnelles et à la peur que cela engendre (comme la politique dans ce film) font perdre aux gens toute humanité ( spoiler: des agents se montrant indifférents à un pauvre étudiant, l’édification du mur de Berlin…
). Une leçon universelle qui se révèle encore exacte de nos jours, surtout avec les récents événements survenus à Paris : d’un côté des extrémistes enfermés dans leur endoctrinement, de l’autre des citoyens ordinaires touchés par la peur au point de conspuer des personnes n’ayant rien à voir avec les terroristes ; les deux camps se montrant ainsi inhumains à leur manière. Comme quoi, Spielberg a bien eu raison de nous parler de Guerre Froide, un sujet un temps obsolète qui refait malheureusement surface à l’heure actuelle.

Hormis tout ce soin apporter à l’écriture, Le Pont des Espions se révèle être un long-métrage ayant une classe folle. Pour sa reconstitution des années 50-60 (comme il est dit dans le paragraphe précédent), mais surtout pour l’ambiance qui s’en dégage. En alliant une fois de plus la somptueuse photographie de Janusz Kaminski, le sens du montage de Michael Kahn, un casting d’excellente facture (mené par un Tom Hanks toujours aussi impérial) et sa très bonne mise en scène, Spielberg nous hypnotise comme à son habitude et nous transporte dans son film sans la moindre difficulté. Le réalisateur parvient sans mal à nous toucher, nous choquer, nous émouvoir grâce à cette savoureuse alliance de talents, prouvant qu’il n’a rien perdu de sa superbe et ce malgré son âge (68 ans). Alors que d’autres cinéastes de sa trempe se sont perdus au fil des années (George Lucas, Brian De Palma, Francis Ford Coppola). Juste un bémol à soulever : la musique de Thomas Newman. Si elle n’est pas exempte de qualités, elle nous fait tout de même regretter John Williams, absent du projet pour raison de santé. Et comme il signera sa dernière composition avec Star Wars : le Réveil de la Force, autant dire que cet immense artiste nous manque déjà, comme en témoigne Le Pont des Espions.

Le roi du cinéma hollywoodien montre avec Le Pont des Espions qu’il est toujours là, en nous offrant un véritable moment de cinéma qui n’a pas besoin d’un budget faramineux (40 millions de dollars) pour exister, contrairement à tout ce que peuvent penser les studios. La relève est sans doute assurée avec des réalisateurs tels que Christopher Nolan, J.J. Abrams et Brad Bird, mais Steven Spielberg n’a pas encore dit son dernier mot, et il nous tarde déjà de voir son prochain film (Le Bon Gros Géant), prévu pour juillet 2016.
maximemaxf
maximemaxf

378 abonnés 260 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 décembre 2015
Décembre commence, et pour bien démarrer ce mois-ci : Le pont des espions, ou The Bridge of Spies. Niveau attente de fin d’année, deux films ce mois-ci vont forcément faire parler d’eux : Star Wars, épisode VII Le réveil de la force de J.J Abrams, et Le Pont des espions de Steven Spielberg dont le nom ne pourrait être inconnu qu’à un ermite vivant hors technologie moderne et sans le moindre contact physique avec autrui, ce qui est déjà très peu envisageable.

Quant on vous demande de citer un réalisateur qui a apporté quelque chose de nouveau au septième art, un élan novateur à Hollywood, Spielberg est très probablement l’un des premiers qui nous vient en tête. La liste de sa filmographie est longue, et autant dire que quand on a atteint la barre des 29 long-métrages et d’avoir eu son histoire auprès de la critique et du public, on peut se vanter d’avoir une carrière très remplie. La Liste de Schindler, Jurassic Park, la saga Indiana Jones (dont le 4), Hook, E.T l’extra-terrestre, vous avez surement entendu parler d’au moins 1 de ses films, au moins un seul parmi tous. Vous avez aussi pû entendre parler de ses films parfois plus mitigées auprès du public quand certains ne le descendent pas avec violence comme A.I Intelligence artificielle, Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal, Le monde perdu : Jurassic Park ou encore La guerre des mondes.

En ce qui me concerne, le seul film de Spielberg que je pense pouvoir qualifier de mauvais serait 1941 qui est plus un plaisir coupable qu’autre chose tant l’humour peut paraître très lourdingue auprès d’énormément de monde et la parodie grossière, mais j’y ais trouvé mon compte.

Pour le reste, je retiens beaucoup de coup de cœur, que ça soit pour le divertissement familial, le film d’auteur plus sérieux voire des films plus sombre, notamment La Liste de Schindler et autant dire que lorsqu’on va voir un Spielberg au cinéma, la déception n’a pas sa place. D’autant plus que c’était mon tout premier film du réalisateur en salle et qu’il va prochainement collaborer avec Disney pour un film live. C’était également le dernier film d’espionnage de cette année après ce qu’on a eu précédemment (Kingsman, Code U.N.C.L.E, Mission Impossible : Rogue Nation et Spectre), une conclusion qui se devait de finir sur une bonne note surtout après la déception de Spectre. J’avais déjà aucune inquiétude pour sa future collaboration avec Disney avant ma séance, et c’est pas après que je vais en avoir : Spielberg ne rajeunit pas mais ne perd toujours pas la main au fil des années, du haut de ses 68 ans il arrive encore à briller, pas sans fausses notes mais ce qui devait être réussi l’est d’après moi.

Dés les premières minutes Steven Spielberg installe sa mise en image avec ce que l’on retrouve dans la grande majorité de ses œuvres : l’utilisation des travellings vive et très actifs, parfois pour une scène entière, un éclairage très puissant comme si la lumière du seigneur était présente, ça se ressent également dans sa photographie, certains plans très symbolique dans ce qu’ils expriment ainsi que certains gimmicks présent dans ses travellings habituels comme le mouvement de caméra qui révèle un environnement derrière un élément du décor. Cela dit, en plus des éléments habituels de sa réalisation, Spielberg rend le contexte social de la guerre froide très réaliste et authentique par le choix de n’utiliser aucune musique pendant la première demi-heure du film. L’ambiance en devient plus froide (comme la période) et crédible qu’il ne l’est déjà et l’utilisation minimaliste de la musique rend le récit beaucoup plus prenant et attractif.

Sans oublier que sa mise en image fait ressortir tout ce qui caractérise la guerre froide : à Brooklyn comme en Allemagne, à l’est comme à l’ouest. Je retiendrais en particulier spoiler: le premier passage en Allemagne sur la construction du mur séparant la partie est de la partie ouest. Il suffit de voir la scène ou l’on suit Doug Forrester entre les deux murs pour montrer à quel point cet événement était un tournant tragique pour de nombreuses familles, le travelling ou Spielberg relève la caméra au moment ou Doug passe de l’autre côté du mur pour montrer à quel point sa construction était un événement majeur sur cette guerre froide en est un bon exemple.


De même pour la représentation de la mentalité américaine sur la question des espions soviétique et de la justice américaine à leur égard, tout le monde a peur spoiler: au point de considérer comme un traître quiconque défend les espions russes ou les présumés espions. Même un agent de l’ordre s’en prend ouvertement à James Donovan alors qu’on a tenté d’abattre sa famille pour avoir défendu Rudolf Abel, au point de parler de son service militaire à Omaha Beach ou Donovan aurait aussi servi d’après ses dies (tiens tiens ? Un clin d’œil à l’introduction du Soldat Ryan ? Hum hum).


Malheureusement, le choix de réduire la musique à une utilisation minimum fait que le travail de Thomas Newman devient très tertiaire comparé au reste. En soit, la musique est correcte mais décevante, car Thomas Newman a comme qualité d’apporter, très souvent, une ambiance particulière sur chaque film pour lesquels il bosse musicalement parlant, notamment avec des œuvres tel que Les sentiers de la perdition, American Beauty ou encore La Ligne Verte. Seulement là, il a tendance à élever le son de manière exagéré et sa musique est trop peu présente sur deux heures vingt pour qu’on en retienne grand-chose comparé au reste, mais au moins le minimum syndical est présent.

Cependant, la première chose que l’on retiendra dans ce film, c’est la cinquième collaboration entre Steven Spielberg et l’acteur Tom Hanks, tout simplement à mes yeux l’un des meilleurs acteurs de ces dernières années. Et ce n’est pas sa quatrième collaboration avec Spielberg qui prouvera le contraire, Hanks est un as pour rendre crédible chaque personnage qu’il interprète, il n’exagère jamais trop sur son caractère et fait preuve d’énormément de justesse dans son interprétation. Et c’est aussi un maître pour jouer des personnages accumulant des problèmes. Pour ce qui est de James Donovan, même si l’écriture du personnage est une réussite, je lui reproche néanmoins d’être un peu trop perfectionné. Comprenez bien que j’ai aucun mal à ce que le personnage central soit présenté comme un modèle, surtout quand il s’agit de montrer un avocat, également père de famille, motivé par son travail et intègre spoiler: qui fait fis des différences de nationalités même en temps de guerre froide (son duo avec Mark Rylance est d’ailleurs délicieux) et on le voit se confronter à la difficulté,
mais du coup le fait qu’il ne semble pas faire de réel erreur dans ses choix, ça le rend admirable et c’est l’idée qu’on veut s’en faire mais au final il n’a pas d'énorme progression. Malgré tout, le fait de le voir présenter ses opinions juridiques et en privée avec sa famille le rend profondément sympathique et ça rattrape ce détail.

Surtout quand il le place, j’y viens, avec le fameux espion soviétique, Rudolf Abel, jouée sobrement par Mark Rylance ou l’on sent que les frères Coen, scénaristes du film, ont ajouté leur touche d’humour dans les dialogues entre les deux hommes, le runing gag principal, dosé comme il faut sans être exagérément exploité, consistant à ce dialogue de deux phrases :

spoiler: - Vous n’avez pas l’air inquiet. - Pourquoi, je devrais l’être ?


Et surtout, chaque dialogue et conversation qu’ont Abel et Donovan font mouche, on n’a jamais un parti pris uniquement pour l’un ou l’autre, Spielberg s’intéresse autant à l’espion et l’avocat qu’aux hommes qu’il y a derrière. Le traitement est tout autre pour le reste des personnages. En général chacun a un temps d’apparition à l’écran suffisant pour qu’on s’en souvienne, néanmoins j’aurais aimé qu’on s’attarde un peu plus sur certains d’entre eux, notamment les deux prisonniers américain, Francis Gary Powers et Doug Forrester. C’est quand même con puisque l’histoire se base principalement sur l'échange et qu'ils en sont le centre, spoiler: en plus des intérêts communs que doivent trouver les deux camps pour l’échange,
Magnussen et Austin Stowell remplissent bien leur part de travail en plus alors c’est un peu dommage de ne pas prendre un peu plus de temps pour les connaître plus.

Eve Hawson était bonne pour le temps d’apparition qui lui était donné, elle n’apporte rien de nouveau mais elle fait ce qu’elle doit faire. Amy Ryan également livrait une performance honnête. Le casting était en général bien dirigé, mais la palme revenait surtout à Tom Hanks et Mark Rylance, le premier parce que je le vois bien nominé à l’Oscar en 2016, et l’autre pour toute la sympathie qu’il m’inspire.

Il me reste à parler du script, le scénario écrit par le duo à film noir et à comédie, Ethan et Joel Coen qui offraient, pour la première fois, leur service de scénaristes à Steven Spielberg. Et autant le dire de suite, tout ce qui fait la force de ce script ce sont les dialogues et son contexte historique, de la même manière que pour Lincoln qui était une biopic très politique sur ce qu’il racontait. Ainsi que l’état d’esprit de l’époque qui est reconstruit sur la guerre froide.

Certains diront, les mauvais langues en tout cas, que ce n’est qu’un énième film classique bourrée de patriotisme. En fait le seul élément pour lequel je pourrais donner raison à cet argument (plus cliché qu’autre chose maintenant), spoiler: ce serait pour un plan que Spielberg réutilise : celle ou il montre des allemand franchir le mur avant avec un mouvement de caméra à la première personne correspondant à ce que vois James Donovan en passant, avant qu’en fin de film Spielberg fasse un parallèle avec des enfants gravissant un grillage sans problème comme pour dénoncer la différence de situation entre les USA et l’Allemagne, ça à la limite je pourrais comprendre.


Pour le reste, petite question, peut-on crier au patriotisme quand on voit que spoiler: le peuple américain exige la peine de mort d’un espion soviétique, qu’un agent du FBI espionne James Donovan pour ensuite l’inviter à prendre un verre afin d’avoir des renseignements et que la famille de Donovan se fait attaquer de nuit parce que Donovan a défendu impartialement Abel, on ne peut pas crier au patriotisme américain.
Ce film dénonce non seulement la méfiance et la paranoïa ainsi que la haine qui en découle, dans les cas les plus extrêmes, entre les deux camps en raison de la course à l’armement nucléaire et des méthodes qu’emploient les deux camps pour s’emparer des secrets de l’autre. Il n’y a qu’à voir spoiler: les méthodes et les instructions fourni au groupe d’espion américain ou se trouve Francis Gary Powers, on va même jusqu’à leur donner de quoi se tuer pour ne pas avoir à révéler quoique ce soit aux soviétiques en cas de capture.


En plus de cela, un élément qui fait plaisir à voir : le rythme de ce film prend son temps, à aucun moment on a l’impression que ça va trop vite, trop lentement ou qu’on ait l’impression que c’est inégalement réparti entre tel ou tel partie. Cela se voit dans les longs dialogues que partagent les protagonistes, spoiler: que ça soit Donovan avec Abel ou on suit une certaine sympathie/amitié se tisser entre eux, Vogel et l’avocat américain, les moments que James passe avec sa famille ou encore la première virée en Allemagne entre les murs avec l’étudiant américain.


Et enfin, ça dialogue beaucoup mais quasiment jamais de manière superficiel, j’aime voir des gens débattre, dans un film, avec leurs avis et des idées construites qui ne sortent pas de nulle part. Que ça soit spoiler: pour James cherchant à protéger Abel en proposant au juge de le garder comme prisonnier pour un échange futur au cas ou cela aurait une réciprocité (évidemment, on connait la suite), la crainte qu’éprouve la famille de James à l’idée qu’il défende un ennemi de la nation, la recherche d’un intérêt commun que tente d’impliquer James Donovan par les négociations pour échanger Abel avec les 2 prisonniers américains et les réponses qui en découlent,
ce film est dialogueur, pas sans raison et ça se révèle trop passionnant pour ne pas s'y intéresser. Sans oublier certaines touches d’humour qui viennent alléger le ton grâce au duo Donovan/Abel ou même Donovan à de nombreuses reprises. Enfin, bien évidemment, difficile de ne pas parler de la scène du pont à Berlin Est, spoiler: au point de considérer comme un traître quiconque défend les espions russes ou les présumés espions. Même un agent de l’ordre s’en prend ouvertement à James Donovan alors qu’on a tenté d’abattre sa famille pour avoir défendu Rudolf Abel, au point de parler de son service militaire à Omaha Beach ou Donovan aurait aussi servi d’après ses dies (tiens tiens ? Un clin d’œil à l’introduction du Soldat Ryan ? Hum hum). 0


En gros, et même si c’est cliché d’acclamer Spielberg parce que je suis ni le premier et surement pas le dernier, je serais sincère : j’ais adoré Le Pont des espions, bien qu’il reste assez conventionnel avec ce qu’il propose comme concept de départ et qu’il n’égalise pas, selon moi bien sur, I.A Intelligence artificielle, Lincoln, La Liste de Schindler ou encore La guerre des mondes. Il surpasse déjà Minority Report, Le Terminal ou Il faut sauver le soldat Ryan, pourtant tous très bon. Ça ne prend pas son public pour un abruti, et quoi de mieux pour mettre en confiance sachant qu’il va collaborer avec le studio aux grandes oreilles pour son retour au divertissement familial l’année prochaine avec Le Bon gros Géant. Allez voir Le Pont des Espions, c’est tout ce que je peux rajouter de plus.
Stella F
Stella F

7 abonnés 201 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 janvier 2016
Très intriguant. D'un réalisme époustouflant. Nous avons ici un scénario construit et une mise en scène bien étudiée. À voir pour les amateurs de ce genre.
Benito G

760 abonnés 3 167 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 janvier 2016
Steven Spielberg est vraiment un génie! Et pourtant je ne suis pas fan des films d'espionnage^^Deux films (voir 3 selon les points de vue) en un et un réalisateur qui montre à nouveau son penchant pour l'histoire. Je vous avouerai avoir largement préféré la première partie, celle se déroulant aux USA. Historiquement parlant ce procès équitable, le jugement d'un espion au temps de la Guerre Froide par un avocat intègre se débattant dans un pays près à bafouer sa constitution pour se battre contre ses ennemis, résonne encore fortement aujourd'hui (comme si l'époque s'allié à la vie d'aujourd'hui peu à peu). C'est l'histoire de cette Histoire qui se répète à travers l'état d'urgence français. Et si le film est soigné à l'extrême du début jusqu'à la fin, le travail de Steven remarquable de bout en bout, T. Hanks aussi à l'aise qu'en famille et comptant toujours parmi les grands (rôle tout en finesse et tout en détails), le changement de ton du film est fort peu louable à mon sens. Les apartés sur le pilote et l'étudiant ne s'intégraient déjà pas forcément bien dans le récit mais la dernière heure, voir un peu plus, s'assoupit, se tortille inutilement. Le film perd de sa portée et va chercher tout autre chose, pas si important que cela d'ailleurs (à l'époque, oui, mais aujourd'hui, avec le recul ?). Il se transforme en un simple témoignage historique et nous laisse orphelin de toute leçon à en tirer. Un film réussit mais un peu bancal notamment dans sa deuxième partie ou parfois des moments se veulent p plus ou moins "inutile". Mais ne peuvent que nous rappeler que l'on ait toujours plus ou moins dans l'actualité même après tout ce temps sur certains points.
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2016
Film à la forme ultra-classique, les images sont superbes, la reconstitution des années 50 est magnifique. On sent que la production n'a manqué de rien pour reconstruire un Berlin sombre et pas encore relevé de ses ruines, ou la chute d'un U2 dans le ciel soviétique. Spielberg nous montre encore une fois sa maîtrise des grands opéras et son art de la mise en scène. Certaines scènes sont de véritables leçons de cinéma (l'ouverture). Tom Hanks est impérial dans un rôle d'avocat à la fois modeste et héroïque et son jeu très subtil évolue tout au long du film de façon magistrale. Les autres rôles (l'espion russe notamment) sont bâtis avec une grande intelligence. La Coen touch sans doute...On semblerait donc se diriger vers une bonne récolte d'Oscars à la prochaine distribution des prix. Et pourtant, il faut avouer que l'on a ressenti parfois un peu d'ennui devant un film si conventionnel et ampoulé où l'émotion est toujours contenue et le patriotisme, la main sur le cœur, jamais éloigné...
m_queen
m_queen

251 abonnés 1 243 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 décembre 2015
Tom Hanks reste une valeur sûre. Il campe parfaitement cet avocat grace à qui spoiler: tout finira bien.
...On ne voit pas passer les 2h20 de projection bien que peu d'action. Le fait que le film repose sur une histoire vraie est un grand plus.
Fabien D
Fabien D

216 abonnés 1 270 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 décembre 2015
Ca faisait longtemps que je n'avais pas apprécié un film de Spielberg mais, il faut le dire, Le pont des espions est un bon cru. La qualité de la mise en scène (superbe reconstitution historique), l'interprétation de Tom Hanks et l'intérêt porté au sujet sont pour beaucoup dans la réussite du projet. Le Pont des espions refuse de prendre parti pour un camp. Spielberg se montre plutôt fin quand il s'agit d'évoquer le rôle des Etats-Unis comme celui de l'unions soviétique dans la guerre froide. Ce n'est d'ailleurs pas tant le conflit politique que l'humain avec ses failles qui intéresse le réalisateur. La qualité de la lumière est également à noter, certains plans étant d'une beauté absolument renversante. Le film, malgré ses longues scènes de discussions, n'est jamais verbeux et même si certains passages manquent peut-être un peu de finesse (la touche mélo à la Spielberg), ils ne gâchent en rien le plaisir procuré par la vision de ce beau film humaniste. Le pont des espions aurait peut être gagné à durer un quart d'heure de moins mais ne chipotons pas, Spielberg est enfin de retour!
framboise32
framboise32

183 abonnés 1 294 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 janvier 2016
teven Spielberg raconte une histoire tirée de faits rééls. Steven Spielberg nous raconte la vie d’un avocat, James B. Donovan (1916-1970), brillant homme et spécialisé dans les assurances. James B. Donovan s’est retrouvé à défendre un espion russe et à travailler avec la CIA en pleine Guerre Froide. Un homme ordinaire au sein d’une histoire extraordinaire. L’atmosphère rétro des années 50 est parfaitement rendue dans le film.Le film est un film d’espionnage mais aussi et surtout l’histoire de deux hommes, un avocat James Donovan et Rudolf Abel, l’espion russe. Le pont des espions méle film de guerre, d’histoire tout en gardant un ton humoristique qui allège l’ensemble.
Dans le Pont des espions, on revit la construction de Berlin et on palpe l’atmosphère lourde de cette guerre froide. Un bémol toutefois quand Spielberg nous la joue « valeurs américaines » avec ses valeurs, sa famile parfaite.

Les scènes intimes alternent avec les scènes plus impressionnantes comme ce crash aérien. Les images sont belles. La mise en scène est parfaite, la lumière aussi.
Tom Hanks fait du Tom Hanks, toujours aussi impeccable et parfait. Il donne la réplique à Mark Rylance parfait en espion russe. Le duo nous offre de magnifiques moments avec des dialogues très bien ficelés.

Le pont aux espions est un magnifique portrait d’un brillant avocat sous fond de guerre froide. Elegant, passionnant et classique. Casting parfait
orlandolove
orlandolove

169 abonnés 1 731 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 janvier 2016
Spielberg est éternel... A la fin du film, aucun doute en effet : "Le pont des espions" est à ranger aux côtés des meilleures oeuvres du cinéaste. A un scénario d'une incroyable finesse (les frères Coen sont dans le coup, rien d'étonnant), ajoutons une superbe mise en scène et un casting en or massif (et pourtant mis à part Tom Hanks, pas de grosses têtes d'affiche). Un cinéma sobre mais magique pour conclure l'année 2015 sur une bonne note...
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2016
Quel plaisir de revoir un film de Spielberg. Réussi une nouvelle fois. Certes il a rarement atteint l’exceptionnel ou frisé avec le pure génie, mais ce metteur en scène est un raconteur d’histoire redoutablement doué, un très bon élève, qui sait s’entourer et mettre à son service la machine hollywoodienne.

On sent l’influence des frères Cohen, coscénaristes pour la première fois, dans la dynamique du récit et la réussite des dialogues.

Spielberg a collé à une histoire vraie, dont on sent qu’elle lui plait, parce que le héros n’est pas aux ordres ni des dirigeants ni des puissances occultes, qu’il garde sa droiture morale comme Schindler. Bien sûr la grandeur de l’Amérique est saine et sauve à la fin, mais au cours du récit, les méthodes de la CIA et du KGB auront été renvoyés dos à dos dans ce grand jeu de poker menteur des années 60, impliquant d’ailleurs au passage les vassalisés d’Allemagne de l’est.

Tom Hanks joue brillamment l’avocat d’affaires reconverti en négociateur international d’échanges de prisonniers réputés impossibles. La découverte à ses cotés est un acteur de théâtre Mark Rylance qui compose pour notre délectation un colonel russe flegmatique et philosophe. Sa courte réponse répétitive « would it help? » restera peut-être dans la mémoire des cinéphiles.

On retrouve avec joie le Brooklyn des années 60 – sans musique pendant toute la première partie- avant de partir à Berlin , mais sans John Williams absent cette fois-ci comme compositeur.

On pense à ce que Carion a fait sur l’espionnage à l’époque de la guerre froide avec l’affaire Farewell, un beau film avec G. Canet et Kusturica, mais qui reste un cran en dessous du ballet des espions grouillant autour de ce pont-frontière enneigé et militarisé, un décor idéal pour tourner des scènes fortes.

Cette histoire se déroule dans un monde qui nous parait si loin, et les avions U2 conçus pour faire secrètement des photos à 70.000 pieds au dessus de l’URSS paraissent bien ringards à coté de Google earth. Et pourtant à cette époque les dirigeants flirtaient avec la guerre nucléaire illustrée par Kubrick dans « Docteur Folamour ».

Il y a chez Me Donovan/ T. Hanks le coté optimisme à toute épreuve des héros de films de Frank Capra, la croyance indécrottable en la supériorité de « l’american way of life« . Heureusement le comportement loyal du colonel Abel remet la balle au centre. Il y a dans tout pays des hommes qui « tiennent debout » face à l’adversité. Comme Abel ou Donovan.
jaja77
jaja77

73 abonnés 1 326 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 décembre 2015
un assez bon film dans son ensemble mais juste un tout petit peu déçu quand même. pourtant il y a un très bon scénario inspiré de faits qui se sont déroulés durant la guerre froide, puis un bon casting avec une très bonne prestation de "tom hanks qu'il excelle dans son rôle de défendre et négocier la libération d'un espion américain qui a été arrêté auprès des forces allemandes. pour un thriller, il y a peu de suspense qui mènes à pas mal de longueurs dans les 45 dernières minutes du film. se laisse voir quand même en salle obscure.
Chevtchenko2
Chevtchenko2

49 abonnés 1 373 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 décembre 2015
Un thriller politique sobre et efficace souffrant tout de même de quelques défauts. La reconstitution d'époque est parfaite et les acteurs non moins talentueux (mention spéciale à Mark Rylance que je ne connaissais pas).
ocelot
ocelot

30 abonnés 927 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 janvier 2016
Un bon film à suspense : un excellent Tom Hanks, un très bonne histoire et une chouette mise en scène. Malheureusement, il manque ce petit plus qui fait la force des films de Steven Spielberg, dommage.
galau7
galau7

30 abonnés 719 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 décembre 2015
L'association TH et SS sur cette adaptation historique est.une pleine réussite. Des dialogues percutants accompagnent cet épisode de la guerre froide dont l'ambiance paranoïaque est superbement rendue.
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