Spielberg signe ici un très bon film historique, maîtrisant comme à son habitude la mise en scène de cette histoire dont le scénario, co-écrit par les Coen, est brillant et très bien structuré, racontant cette période de la guerre froide avec netteté, et avec des dialogues efficaces joués par de très bon acteurs, genre Tom Hanks, ici en avocat de renommé, qui est toujours au top et pèse dans le game, prenant ici toute la place, même si le reste du casting est excellent, notamment le presque inconnu Mark Rylance (qui sera d'ailleurs à l'affiche du prochain Spielberg Le Bon Gros Géant l'année prochaine), incarnant ici parfaitement bien l'espion russe protégé par Tom Hanks, et vous remarquerez que je n'ai pas fini ma phrase et va peut-être falloir y penser parce que je commence un peu à m’essouffler bref parlons du film, dont la photographie est vraiment bien je trouve, avec des plans très dé-saturés mais pourtant très lumineux, avec toujours des parties sur-exposées créant une profondeur dans les plans et faisant ainsi ressortir les personnages qui sont vraiment le cœur de l'intrigue, qui, en plus d'être une énième anecdote sur la guerre froide — même si c'est la première fois que Spielby filme ce sujet, comme on en retrouve tous les ans au cinéma, est une véritable réflexion sur l'individu et ça y est je pars trop loin mais j'ai toujours pas mis de point et je peux donc appeler ça un record, du moins pour moi, de la critique en apnée la plus longue, de ce film qui est donc plutôt pas mal, même si j'avoue que moi il me faut ma dose d'action pour que j'aime vraiment et là j'avoue que je l'ai trouvé un peu long, même s'il n'y a pas du tout de longueur et que chaque scène est justifiée. Ouf... ça fait du bien de respirer un peu...