Pour son premier long-métrage, Kim Seong-hum signe un polar glaçant de réussite. Présenté à la Quinzaine des Réalisateurs 2014, Hard Day raconte le ressassement incessant qui plane dans la tête d’un homme après avoir percuté un homme en voiture. D’abord choquant, l’intrigue prend des tournures pinçantes au funérarium. Puis pensant que seuls les regrets seront portés à l’image, on comprend toutes les erreurs du personnage principal avec conviction. Le réalisateur transvalse alors son œuvre dans la brutalité. Et si les scènes d’actions sont percutantes c’est peut-être ce final qui tire trop en longueur qui rompt avec le côté prenant de l’histoire. Hard Day est un film sud-coréen extrêmement bien dirigé et mit en scène mais qui s’éternise juste un peu sur la conclusion. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Ce film ne mérite pas 4 étoiles, franchement. L'acteur principal joue mal, les seconds rôles idem. Quant au scénario, il a du mal à tenir la route, et ne parlons pas de la fin, qui n'en finit jamais. Même une bombe atomique n'aurait pas eu raison du méchant. C'est juste divertissant si on le prend au deuxième, voire troisième degré.
C'est rythmé, c'est original, c'est mené tambour battant. Du suspense, de l'action, des rebondissements... sûrement un peu trop car le tout manque in fine de crédibilité.
"Hard day" est un très bon polar mêlant action, suspense et un zeste d'humour. On prend beaucoup de plaisir devant cette aventure menée tambour battant où cela castagne parfois bien sec. Sympa et rafraîchissant.
Scénario époustouflant qui rebondit grave toutes les 4 minutes. Ce tourbillon vous emporte, c'est les montagnes russes ! Prévoir pause pipi avant, après on décroche plus !
Kin Seong-Hun était quasi inconnu avant la présentation de son polar à l’humour grinçant, « Hard day » à la quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes 2014 où il fit son petit effet. Il faut dire que depuis une dizaine d’années sous la houlette de Bong Joon-Ho (« Memories of murders » en 2004) les cinéastes sud-coréens ont apporté un regain de fraîcheur au cinéma policier en s’en réappropriant tous les codes qu’à l’image des frères Coen, ils poussent à leur paroxysme pour souvent les tourner en dérision. Ainsi Jin Ha-Hong (« The chaser » en 2009, « The murderer » en 2010) ou Kim Jee-Won (« J’ai rencontré le diable » en 2010) ont vraiment contribué à dépoussiérer le genre. C’est sans doute aux frères Coen de « Sang pour Sang » (1984) et au Martin Scorsese d’ « After hours » (1986) et des « Affranchis » que Kin Seong-Hun a pensé pour concocter l’histoire abracadabrantesque de cet inspecteur (Lee Sun-Kyun) un peu véreux qui se rendant à l’enterrement de sa mère va aller de catastrophe en catastrophe, chacune découlant de l’autre suite aux choix faits à la hâte face à des situations inextricables. Astucieusement, Kin Seong-Hun utilise la technique chère à Hitchcock de donner toujours un petit temps d’avance sur l'action au spectateur afin de faire monter le suspense. Chemin faisant, face aux obstacles qui immanquablement se mettent sur sa route, l’inspecteur va reprendre son rôle de flic pour mener une enquête qui va le conduire sur une affaire de corruption aux proportions bien plus grandes que les menues combines qu’il échafaude avec ses collègues. L’horlogerie montée par Kin Seong-Hun est rigoureusement huilée, sans doute même un peu trop, le tout devenant à la fin un peu mécanique. Mais ne boudons pas notre plaisir devant cette petite pochade qui n’a pour vocation que de distraire. Soulignons les excellents seconds rôles notamment Cho Jin-Woong en salaud intégral glacial et Jung Man-Sik en collègue chargé de la contre-enquête, caustique à souhait, que l’on aurait aimé voir davantage développés. Un metteur en scène sud-coréen à suivre. Un de plus.
Le cinéma sud-coréen nous prouve depuis quelques années qu'elle est capable de nous offrir d'excellents polars et ce n'est pas "Hard Day" qui viendra nous prouver le contraire. Il y a beaucoup de suspense, un scénario très astucieux, une interprétation des plus convaincante du casting et en plus de très bonnes scènes d'actions. Bref, tout est réunis pour passer un excellent moment de cinéma.
Ah les coréens sont trop forts dans ce genre de films. Ce qui change un peu ici par rapport aux derniers que j'avais vu, The chaser, J'ai rencontré le diable ou encore The murderer, que je conseille très vivement à tous d'ailleurs. Ici pas vraiment de vengeance, mais un rythme équivalent et donc haletant, on est pris dans la tourmente de ce flic a qui il arrive un malencontreux accident. Malencontreux? Peut-être pas finalement, mais, il va falloir faire du sport avant? C'est efficace, ça décoiffe, c'est coréen, c'est du très bon!
Super polar, mené tambour battant, joyeusement amoral – certains y verront peut-être une critique de la société coréenne –, bourré d’humour noir (d’encre). Sur un scénario assez délirant mais bien construit, plein de rebondissements et de gags, l’auteur réalise un film esthétique, soigné et bien joué, certes rempli de violence suffisamment, mais suffisamment ironique pour que ce ne soit pas plombant. Les Coréens font vraiment de très belles choses en ce moment, tant dans le film poétique que dans le film musclé. Bravo !
C'est un film policier coréen qui possède beaucoup de suspens. Un film bien tourné et bien réalisé. Le film possède un bon suspens, il persiste aussi une bonne ambiance. Après, bon, cela reste aussi un thriller, ce genre de film existait bien avant et ils n'ont rien inventé. C'est du déjà vu certes, mais cela n'est pas grave, ce n'est que du cinéma.
Le cinéma coréen nous offre, à chacun des films qui parviennent jusqu'à nous, une nouvelle dimension du talent de ses réalisateurs. On savait la maitrise de ce dynamique cinéma dans le film d'action, on découvre ici un sens de l'humour quasi tarantinesque et une forme allusive de critique sociale du meilleur aloi. On se prend au jeu d'un scénario burlesque et le héros, malgré sa crapulerie, nous apparaît comme le plus sympathique des personnages!
Un polar coréen qui débute de manière assez cocasse, ensuite l'histoire devient plus classique mais l'on suit facilement le fil jusqu'au dénouement une nouvelle fois cocasse.
Pas très emballant et bourré de clichés, Hard Day nous remet les pieds sur terre par rapport au cinéma sud coréen. Souvent à la pointe de l'originalité dans certains domaines avec des œuvres exceptionnelles (Old Boy, JSA et j'en passe ...), Kim Seong-hun réalise un film parfois sarcastique et subtile mais globalement trop avide des codes du cinéma hollywoodien, plus conventionnel (du suspense low-cost, des combats interminables, une certaine prévisibilité dans l'histoire et l'élément le plus révélateur, spoiler: la résurrection de Park ).