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Pauline G.
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1,0
Publiée le 18 février 2016
Perdu, oui, ce Moment d'égarement. Malgré toutes les pirouettes usitées ici et là, Vincent Cassel n'est pas convainquant, François Cluzet s'enferme de plus en plus dans son - ce qui devient - un monorôle de gars constamment énervé qui crie pour un oui pour un non mais qui ne fait peur à personne et ne maîtrise rien de son univers et se laisse berner par le premier venu. Là-dessus les rôles des filles sont aussi affligeants l'un que l'autre, sans parler de la conclusion - je n'ose pas employer le terme de "morale", ça me dégoutterait - spoiler: qui n'aurait pu être plus tirée par les cheveux .
Un moment d'égarement a souvent rimé pour moi avec ennui voir frustration. Il déploie néanmoins certaines qualités. La création de Richet décrit avec justesse la difficulté pour une génération de pères modernes d'éduquer et communiquer avec des ados. Il leur faut conserver leur autorité et assumer leur rôle de modèle mais également ne pas être trop stricte afin de développer une relation d'échange avec leur enfant. Il apparaît très complexe de placer la barre au bon niveau entre fermeté et laxisme. D'autant qu'une confiance donnée peut être trahit et qu'à l'inverse une trop grande fermeté peut amener à un blocage totale de la relation. A cet âge on impose pas non plus de règle à des ados sans accepter de concession. Comment interdire sans être réactionnaire ? Cluzet nous averti également de façon assez net sur le risque de devenir un vieux con hypocrite de mari. Un moment d'égarement expose aussi le mal être d'une gamine qui transfigure son complexe d’œdipe et exhibe ses charmes dans des tenues hyper sexualisées afin d'exister socialement et s'émanciper d'un père qui la croit encore "bébé". Elles n'ont de femme qu'un physique naissant avec un sens des responsabilités proche du zéro absolu mais comment les blâmer avec des mères démissionnaires ? Malgré toutes ces bonnes idées il manque à un Moment d'égarement un ressort scénaristique plus consistant, le film ne s'avance que vers une scène de dénouement cruellement dépourvue d'imprévues et dont l'intensité est de plus très décevante quand enfin elle se produit. Une chose est certaine : cela ne donne pas envie de faire des gosses !
Le Richet de ma "6T" , meilleur que Kassovitz et sa "haine" fait dorénavant du commercial. Après un début lourd, et très mal joué par les deux jeunes actrices, tout s'arrange dans la seconde partie mieux écrite et grâce à Vincent Cassel. Dommage que Thomas Langmann fils de Berri soit à l'origine du remake de son père, et qu'Azuelos ait été appelé en renfort pour écrire des scènes à la LOL... Fin ambiguë.
On pourra sûrement trouver bizarre le choix de Jean-François Richet d'enchaîner sur ce remake d'une comédie dramatique de Claude Berri au thème ayant largement perdu de son côté sulfureux, sept ans après le large succès critique et commercial que furent "L'instinct de mort" et "L'ennemi public n°1", biopic réussi sur le parcours de Jacques Mesrine. Thomas Langmann déjà producteur du diptyque de Richet lui propose donc cette relecture du film de son père après avoir songé un temps à monter le projet avec Maïwenn. On l’a dit revu le même thème revu presque quarante ans plus tard a perdu de sa capacité à choquer surtout quand le beau-père coupable est incarné par Vincent Cassel en lieu et place de Jean-Pierre Marielle. Malgré tout la mécanique fonctionne toujours du quadragénaire tout d’abord sûr de lui devenu, après une faiblesse passagère, le jouet d’une petite lolita (Lola Le Lann) dévergondée, fille de son meilleur ami. La partition de Vincent Cassel assez loin ici de son registre habituel, sauve en grande partie le film d’une plate et trop fidèle lecture de l’œuvre initiale où François Cluzet en surrégime a bien du mal à nous faire croire à ses origines corses. On passe donc un bon moment avec en sus de jolis plans sur les formes déjà accomplies de la jeune Lola Le Lann qui se révèle la véritable bonne surprise du film mais on peut tout de même se demander la justification d’une telle entreprise en dehors d’un hommage rendu à son père par Thomas Langmann et d’une volonté de surfer sur la popularité des deux acteurs principaux.
Une charmante comédie - doublée d'une "drame amical" - portée par le jeu de Vincent Cassel et François Cluzet et la plastique de Lola Le Lann et Alice Isaaz.
Passé la première partie où se succède stéréotypes en tout genre et langage de jeunes ridicules, le film parvient peu à peu à trouver une trame intéressante et les ados parviennent enfin à être crédible. Richet s'attarde heureusement plus sur une amitié qui tourne mal qu'à une histoire d'amour impossible. Cassel est très juste, le contraste avec Cluzet qui se ridiculise en faisant des tonnes de mimiques inutiles est saisissant.
Que dire ? Ce n'est pas un mauvais film, les acteurs ne sont pas mauvais, l'histoire à du potentiel mais pourtant Un Moment d'Egarement manque cruellement de crédibilité ! Louna est une gamine à qui on a envie de donner des baffes : elle décide en 2 jours qu'elle est amoureuse et se jette sur Vincent pour sa supposée première fois ? L'image que Jean-François Richet donne des adolescentes est désolante. A 17 ans, une fille n'est pas aussi naïve. Le problème ce n'est pas qu'elle couche avec le père de sa meilleure amie (meilleur ami de son père), c'est qu'on ne comprend pas ses décisions, elle a juste l'air stupide.
Avec l'affiche et les acteurs on s'attend à une bonne comédie bon enfant. Raté. film qui se déroule quasiment toujours de nuit. Même en pleine journée la maison est sombre, ça donne presque mal aux yeux. L'histoire nous tient en haleine, on se demande comment cela va se dénouer... et puis bof. On aimerait un final plus explosif et plus explicite.
je n'ai pas vu l'original donc n'ai pas d'éléments de comparaison. Disons que ce film n'est pas déplaisant, bons acteurs, histoire prenante et intéressante mais dérangeante, en particulier à cause de la fille de Cluzet au comportement ultra caricatural, aguicheuse, merdeuse, calculatrice et nunuche en même temps et sa copine guère plus crédible tant la relation avec son père semble superficielle. L'aspect imbroglio et merdier général qui monte crescendo est en revanche très bien traité. On suit l'histoire comme un semi thriller avec une tension permanente et une angoisse du dénouement qu'on anticipe explosif bien évidemment... à voir mais sans en attendre trop malgré Cassel et Cluzet au casting.
On va pas se mentir, c'est pas le film de l'année. Déjà, moi qui adore Vincent Cassel à tel point qu'il est mon acteur français préféré (voir même à l'internationale) jouer dans un "truc" comme tel, ça me fait mal. C'est surement un choix de sa part car il peut dire oui ou non et peut même avoir le luxe de choisir les films dans lesquels il joue mais là, ça vole pas très haut. Un peu la même chose pour François Cluzet même si ce genre de longs métrage lui colle un peu plus à la peau. L'histoire est pas terrible, pas très originale, c'est pas toujours super bien joué, on profite à peine des paysages de la Corse, les clichés sont au rendez-vous et surtout ... ça traîne en longueur. Hormis tout ça (je sais, c'est beaucoup), c'est un film sans prise de tête, pas besoin de réfléchir, une fin qui laisse le "doute" (c'est un peu gros mais il faut bien que je donne des bons points) et les jeunettes sont pas moches (oui, c'est ringard de dire ça). Bref, je ne conseille pas mais bon, si vous avez un peu de temps à perdre et bien regardez le. 8/20.
Nous commençons sur un ferry, esseulé dans l’immensité des eaux profondes méditerranéennes. Puis rapidement le zoom se fait sur Antoine, un continental qui revient sur les terres de son enfance, en Corse, là où ses ancêtres sont enterrés. Il est accompagné de sa fille Louna de 17 ans, mais pas de sa femme, laquelle doit les rejoindre ultérieurement. spoiler: Enfin... officiellement... Laurent, le meilleur ami d’Antoine, est du voyage, ainsi que sa fille Marie, 18 ans. Ca tombe bien, Louna et Marie sont les meilleures amies du monde. Le soleil est présent, les cigales chantent, la masure est au beau milieu des arbres, et le décor est absolument superbe. Que demander de plus ? La télévision ? Pour quoi faire quand on peut faire du canyoning ? Du réseau mobile ? Pas la peine quand on est dans un cadre de rêve qui vous offre du calme, de la sérénité, et de l’évasion. Enfin parlez-en aux adolescents et vous allez voir que pour la plupart d’entre eux, ils vont être ravis… entre les "c’est encore loin ?", "c’est relou" et compagnie… Donc il faut s’occuper. Etre isolé de tout, c’est bien mais la promiscuité s’en trouve favorisée, avec ses avantages et ses inconvénients. Surtout quand l’un des deux pères est beaucoup plus cool que l’autre. Le quatuor nous offre une très convaincante chronique de vacances. Dans ce quatuor, Vincent Cassel est celui qui s’en sort avec les honneurs, tant il parvient à exprimer son désarroi, ses regrets, son cruel dilemme. Lola Le Lann n'est pas mal non plus, surtout dans le jeu de la manipulation exercé par son personnage Louna, qui en parait ainsi presque diabolique. Par contre, et je précise que la comédienne n’y est pour rien, j’ai trouvé que la scène de la perspicacité de Marie est mal maîtrisée. Je ne saurai dire pourquoi, car les éléments sont là pour étayer le propos, mais elle m’a laissé une sensation bizarre. Il me semble qu'elle arrive un peu tôt, mais ce n'est qu'un avis qui n'engage que moi... Je ne situerai pas cette réalisation de Jean-François Richet par rapport à l’œuvre originale de Claude Berri tournée en 1977, puisque je ne l’ai jamais vue, du moins à ce jour. C’est donc avec un œil neuf et non pollué de vagues souvenirs, que je peux noter cette version avec toute la clairvoyance qui s’impose. Ici, ressortent la crédibilité et l’implication des acteurs devant un tel sujet, une implication habilement introduite par l’absence et donc la futilité de certains besoins technologiques créés de toutes pièces par l’offre. "Un moment d’égarement" est une très bonne réalisation de Jean-François Richet, qui se contente d’alerter sur ce genre de situation car il faut savoir que ça existe, sans toutefois prendre parti, ce qui en fait une œuvre empreinte de justesse. Afin de toucher un public aussi large possible, outre le conflit des générations, le scénario a été dopé avec un atout considérable : la bande originale, allant de la simple composition de Philippe Rombi, à de la sélection très éclectique de titres musicaux divers et variés. Je ne vais pas tous les citer, mais on va balayer 70 ans de hits, de "La mer" chantée par Charles Trenet en 1946, jusqu’au son résolument dancefloor représentant bien la frénésie des pistes de danses insulaires, en passant bien évidemment par les chants corses. Alors si vous avez un moment d’égarement à tuer, n’hésitez pas !
Ce film ne m'a pas spécialement, plus beaucoup de longueur, ennuyant. Les acteurs ne jouent pas mal, mais cela ne permet pas de relever ce manque de dynamisme à mon goût. Je ne conseille pas nécessairement ce film qui pour ma part n'apporte rien de plus.
Le film m'a quelque peu dérangé. Mon sens moral a pris le dessus la plus grande partie du temps. Les acteurs jouent bien et nous emmènent parfaitement dans la situation. Alice Isaaz, bien qu'en retrait par rapport aux 3 autres acteurs, fait encore une prestation remarquable. Globalement pas mal, merci au casting, mais rien d'extraordinaire.