Je me souviens très bien du film de Claude Berri, une comédie de moeurs douce-amère, et quelque peu sulfureuse à l'époque, vu le sujet. En tout cas, il ne s'agissait pas alors d'un film pour se gondoler, il était dépourvu de gags censés faire rire. Bref, j'ai tout de suite deviné que Cluzet serait Victor Lanoux, le père outragé, et Cassel, Marielle, le séducteur malgré lui. Quand même, j'ai été surprise que Cluzet nous refasse son numéro de psychopathe à la carabine, qu'il nous avait déjà infligé lors des Petits Mouchoirs de Guillaume Canet. A moins qu'il ne s'agisse d'un clin d'oeil. Bref, à l'époque, il s'agissait de deux nymphettes, fraîches et plutôt mignonnes, Agnès Soral et Christine Dejoux, là on a deux produits de notre époque actuelle, mignonnes mais peu originales, et l'obsession des nouvelles technologies, c'est réel, mais ça gave un peu. En tout cas, Cluzet est bien plus violent que Lanoux à l'époque, sans que ça apporte quoi que ce soit au film. Bon, on ne le saura jamais, mais Langman a peut-être freiné le réalisateur, pour que le film de son père ne soit pas trop trahi. Un remake inutile, tout de même, pour un film dont on se souvient bien, tout de même, signe qu'il a marqué son époque.