Le film où même les volcans en ont marre des conneries humaines
Alors là mon gars, on commence direct avec une île qui crache plus de lave qu’un gauchiste en AG de la fac. Isla Nublar se transforme en Mordor, les dinos crient, les gens courent, et au milieu de tout ça, Chris Pratt nous refait sa routine de dresseur de vélociraptors comme s’il dressait des caniches dans un camping de Dordogne.
Sauf que là, c’est pas des caniches. C’est Blue, le raptor avec plus d’émotions dans les yeux qu’un vegan devant un foie gras. On te vend ça comme un drame écologique, mais c’est surtout un spectacle pyrotechnique pour cerveaux en stand-by.
Claire, ex-directrice de parc en escarpins, revient en version écolo repentie. Maintenant, elle sauve les dinos au lieu de vendre des glaces à 12 balles aux touristes.
C’est beau, c’est noble, c’est bien écrit ? Non.
Elle te sort des tirades sur « l’équilibre du vivant » avec la même intensité qu’un stagiaire de la MAIF lisant un PowerPoint. Mais bon, au moins, elle flippe plus pour ses talons aiguilles – c’est déjà une évolution Darwinienne.
Les bad guys ? Un concentré d’ordures en costard, avec des expressions faciales dignes d’un épisode de Scooby-Doo. Ils veulent vendre des dinos génétiquement modifiés à des dictateurs sur le dark web pendant un gala de luxe, comme s’ils revendaient des NFT en 2019.
Y’a même un clone de Dr. Evil qui veut mettre un raptor tueur en kit dans les mains de mafieux russes. Franchement, j’attendais qu’un méchant sorte un sabre laser et dise : « L’Empire a besoin de ton ADN, Blue… »
Au milieu de ce cirque génétique, on te balance une gosse. Une gamine. Une gamine clone. Oui, tu as bien lu. Parce que les dinos, c’était pas assez. Fallait y foutre une gosse clonée dans le shaker.
Et le twist arrive comme une diarrhée en plein dîner mondain : "Je suis comme eux... je suis un clone." Là t’as envie de crier « Mais bordel, qui écrit ce truc ? Un étudiant Erasmus sous Xanax ? »
Mais bon, faut admettre que la gamine joue bien. Elle a la gueule de la peur, la peur dans les yeux, et surtout une logique implacable : « Libérer les dinos dans le monde réel ? Bonne idée. » T’as envie de lui coller une PlayStation et un bol de céréales pour qu’elle arrête de foutre la planète en l’air.
Juan Antonio Bayona, le réal, il sait filmer. Faut le dire. Certaines scènes sont belles, sombres, presque gothiques. L’ombre d’un dino sur le mur, un bruit de respiration derrière la porte… On est pas loin d’un Resident Evil sauce Spielberg.
Mais dommage que derrière la caméra y’ait pas un scénariste mais un vendeur de friteuses Lidl. Parce que oui, visuellement ça claque, mais le fond ? Un torchon. Une serpillière trempée dans les restes du premier Jurassic World et essorée à la va-vite.
Jurassic World: Fallen Kingdom, c’est l’équivalent d’un burger XXL avec du fromage partout et de la sauce au plafond. Tu sors du ciné avec les yeux pleins, l’estomac un peu retourné, et le cerveau vidé.
C’est con, bruyant, surjoué, mal écrit, et pourtant… on mate jusqu’au bout. Parce que putain, un T-Rex qui bouffe un mercenaire, ça aura toujours plus de gueule qu’un débat sur BFM.
Mais qu’on soit clair : si l’humanité finit comme dans ce film, envahie par des dinos en liberté à cause d’un clone de 10 piges, faudra pas s’étonner que Dieu ait débranché la prise.
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