Je suis allée au bout des 3 heures que durent le film et on en sort avec plus de questions que de réponses-du moins moi je n'en ai pas trouvées-. ###Attention spoiler ####D'abord quel est le rapport entre l'intro du film et le film lui même? Qui a tué l'homme retrouvé mort chez la femme black? Pourquoi il pleut des grenouilles à la fin? Et enfin quelqu'un a-t-il compris quelque chose à ce film? Personnellement non. J'ai l'impression d'avoir été flouée!
Un film magnifique et profond emmené par des acteurs exceptionnels (entre autres, Tom Cruise, Phillip Seymour Hoffman, Jason Robards, Julianne Moore, William H Macy, et pleins d'autres encore.) et dirigé par Paul Thomas Anderson à qui l'on devra 8 ans plus tard le fabuleux There will be blood. Ours d'or à Berlin en 2000.
Du sous-Altman sans queue ni tête et qui dégouline de mièvrerie. On atteint le comble du grotesque lorque tous les personnages spoiler: entonnent une chanson qui ressemble à du Lara Fabian anglais et quand des grenouillent tombent du ciel sans raison. Et en plus, ça dure 3 heures !
Paul Thomas Anderson est un grand homme de par ses choix musicaux et de sa réalisation. Menton spéciale pour, à mon humble avis, Tom Cruise, dans le meilleur rôle de sa carrière ?!
Un film chorale étourdissant d'une modernité exquise dont la fin en surprendra plus d'un. Un film magique avec un casting caviar un vrai objet de cinéma. 16/20
Vraiment, je suis déçue par ce film. Je m'attendais à un pêle-mêle d'histoires qui se rencontrent à la fin qui fait que, soudain, on comprend tout (un peu comme dans "Collision", que j'ai adoré) : au final il n'y a pas vraiment de rapport entre les personnages ; tout ce qu'on découvre ce sont leurs secrets respectifs, qu'on imaginait par ailleurs dès le début de l'histoire. Le film est d'une lenteur insupportable, souvent envahi par une musique qui couvre les voix des personnages (je pensais que ça avait un sens, mais non) ; on s'attend tout le long du film à un dénouement, un effet de surprise, mais il ne se passe rien. Quant à la pluie de grenouille finale : j'en cherche toujours l'explication. Seul le jeu d'acteur, mené par un casting de qualité, permet de faire ressortir quelques émotions ici et là, lorsqu'on n'est pas assourdi par la musique ou endormi par les scènes creuses.
Neuf personnages, des thèmes aussi diverses et variés qu’on ne sait plus trop de quoi on parle, des allégories sur le hasard et les coïncidences, voilà ce qu’est ‘Magnolia’. Après ‘Hard eight’ en 96 et ‘Boogie nights’ en 97, P.T.Anderson récidive et cette fois-ci sort un réel échec artistique : Tout est brouillon, l’intro n’a rien à voir avec le reste du film puisqu’elle ne fait que relater des faits divers alors que l’approche est tout autre pour les personnages principaux qui nous intéressent réellement, le film est aussi inégal car malgré sa construction telle un roman fleuve où le lecteur est emporté par les péripéties est complètement en inadéquation avec la trame de l’histoire qui va de bas en haut sans prévenir. Certes, on découvre peu à peu le fin mot de chaque histoire et donc de chaque personnage mais les rebondissements sont placés sans réel effet de surprise. La construction du film est en effet l’élément le plus raté, dans le même style à savoir le film choral (ou mosaïque ou de destins croisés), on peut largement adorer ‘Love actually’ et détester celui-ci ! Mais la distribution a aussi sa part de responsabilité puisque tous les grands noms sur l’affiche jouent bien pour la plupart mais c’est surtout la lourdeur de voir tant de personnalité qui plombe l’histoire car on pense -à juste titre- qu’il s’agit là encore d’un film se servant d’une distribution 5 étoiles pour briller lors de sa sortie en salle. Au programme, on retrouve Tom Cruise (qui a fait grimpé le budget de 20 millions à 37 rien qu’avec son cachet remisé exceptionnellement, préférez plutôt ‘Eyes Wide Shut’ la même année ou bien ‘Vanilla Sky’ un an plus tard), Melinda Dillon, April Grace, Luis Guzmán, Philip Baker Hall, Philip Seymour Hoffman (tête à claques ici), Ricky Jay, William H. Macy (présence improbable dans ce genre de film), Alfred Molina, Julianne Moore (touchante mais un peu inexpressive), John C. Reilly (intéressant en flic reconverti mais aussi peureux), Jason Robards (attristant de voir que ce rôle colle à la réalité car l’acteur est mort un an plus tard d’un cancer aux poumons). Mais la plus grande arnaque reste la durée, 3h entières de lenteur et de manque de rythme insupportables. Le seul point fort outre la performance évidente de la majorité des acteurs est la bande son, cela trouble un peu au départ mais les deux titres de Supertramp envoient du lourd tandis que le gros du travail est réalisé par Jon Brion pour l’instrumental et Aimee Mann qui signe là ses plus beaux morceaux (9 titres impressionnants dont un chanté façon lipdub plutôt émouvant). D’ailleurs, ‘Save me’ fut nominé pour les Oscars de 2000 ce qui prouve un peu la puissance qu’a le titre. Malheureusement, je n’aurai pas attribué tant d’importance au film en lui-même dans les différents festivals auwquels il s’est présenté tant l’ennui se fait sentir ! Notons juste que ‘There will be blood’ est jusqu’à présent une exception dans la filmo d’Anderson car il s’agit d’une adaptation de roman contrairement à tous les autres films pour lesquels il est réalisateur et scénariste… De quoi se poser des questions étant donné que ce film est très certainement son meilleur !
La vie de plusieurs habitants de Los Angeles s’entrecroise dans ce récit fleuve de Paul Thomas Anderson dont le brio de la réalisation fait rapidement oublier les 3 heures du long-métrage et les faiblesses inhérents à un tel projet. Le cinéaste multiplie une fois de plus les thèmes, passant de la relation père-fils au poids de la culpabilité et des remords avec une réelle justesse grâce à une galerie de personnages solidement écrits et interprétés de manière très homogène par une prestigieuse distribution.