L'Homme irrationnel
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455 critiques spectateurs

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Michel C.

369 abonnés 1 798 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 octobre 2015
Attendu au tournant, Woody ne déçoit pas !!! Vraiment j'ai apprécié cette nouvelle proposition : musique excellente, belles photos, mais surtout un scénario incroyable... renversant !!! Emma Stone - nouvelle muse de Woody - est attachante en étudiante amoureuse (perso, je trouve son rôle génial jusqu'au moment où elle ne sait rien, et farfelu ensuite) mais Joaquim Phoenix est parfait - philosophe la journée, dépressif au départ, un peu porté sur le scotch, épanoui en seconde partie de film....Dans la droite ligne de "match point" ou "scoop", une réussite qui devrait cartonner.... Excellent !! **
Cinemadourg

906 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 octobre 2015
Magistrale interprétation de Joaquin Phoenix qui incarne à merveille un professeur de philo blasé et totalement désabusé par la vie...
On plonge avec lui dans le néant de son âme pour finalement remonter la pente de sa triste existence par un moyen vraiment terrible et inattendu !
Certes, cette histoire est du Woody Allen dans le texte avec beaucoup de bavardages et d'introspection des personnages, mais cela reste précis, efficace, subtil et immoral à souhait.
1h36 plutôt jubilatoire !
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 830 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 octobre 2015
Au vu des 20 premières minutes de « L’homme irrationnel », franchement j’ai envisagé le pire… J’avais bien du mal à m’attacher aux états d’âme d’un Joaquin Phoenix bedonnant et enlaidit, à le voir louvoyer entre deux jolies femmes qui s’intéressaient sans que je comprenne bien ce qu’elles pouvaient lui trouver, à le regarder trainer sa dépression de cours de philo en cours de philo. Pendant ces 20 premières minutes, on ne voit pas bien où tout çà va nous mener et même si cela va nous mener au-delà du nombril d’Abe Lucas ! Et puis, grâce à la fameuse scène du diner (vous savez, ces resto typiques ou les banquettes sont dos à dos), le film devient subitement un polar, un vrai polar avec du suspens, des rebondissements, une fuite en avant inévitable, et un personnage de Abe Lucas qui n’est plus du tout pathétique. J’avoue que la bande annonce, qui ne dévoile rien de cette trame, m’a bien eu et qu’après cette première partie un peu lénifiante, le film décolle jusqu’à la scène finale, imparable, ironique et cruelle bien comme il faut. Le casting que s’offre Woody cette fois-ci est tout à fait pertinent, on retrouve la charmante Emma Stone de « Magic in the Moonlight » dans un rôle de jeune étudiante de bonne famille, fascinée par son professeur mais, contrairement à lui, plutôt saine et bien dans sa peau. Parker Posey est un peu effacée par l’interprétation solaire de la jeune femme. Joaquin Phoenix, qui n’a pas hésité à s’enlaidir pour le rôle, campe un Abe Lucas nonchalant et dépressif, qui fait peine à voir et qu’on peut légitimement trouver pathétique au début. Mais l’acteur apporte à son personnage, au fil des minutes qui passent, un souffle vénéneux : son regard change, on devine dans son attitude tout ce qui va amener au terrible final : ses doutes existentiels deviennent des certitudes malsaines, sa nonchalance se mue en une perversité sournoise, camouflée derrière des positions philosophiques dévoyées. C’est tout le cheminement psychologique de cet homme ô combien irrationnel qui est passionnante et Joaquin Phoenix n’y est pas pour rien. Le scénario, en plus de nous surprendre, est d’une intelligence redoutable car il pose des vraies bonnes questions philosophiques, comme çà, l’air de rien. Mu par ce qu’il croit être sa notion du Bien, débarrassé de ses doutes au profit de certitudes moralement plus confortables, l’innocent Abe Lucas glisse doucement mais surement vers l’autre rive, celle du Mal. Quand on arrête de douter, se soi, de ce qui est Bien ou Mal, des Autres, de l’intérêt commun, alors la porte est ouverte pour le pire. C’est de la philo que fait Woody Allen avec « L’homme irrationnel », n’en « doutons » pas ! Ironique… Bien sur, ce film là porte sa patte : rythme assez lent et linéaire, surabondance des dialogues, musique jazzy en fond, générique de débuts et de fin minimalistes. Il ne dure qu’1h35 mais honnêtement il m’a paru durer plus, ce que je ne mets pas à son crédit. C’est surement son début poussif et son rythme sans aspérité qui donne cette mauvaise impression. C’est que Woody Allen ne sait pas faire autrement, c’est un réalisateur à part dans l’univers du cinéma américain, il sort imperturbablement un voir deux films par an, il a toujours un casting haut de gamme et des scénarii originaux mais ses films ses ressemblent terriblement sur la forme. Il y a ceux qui adorent, ceux qui détestent et ceux qui, comme moi, penchent d’un côté ou de l’autre selon que le scénario les touche ou pas. A part son début un peu difficile, je regrette aussi que l’humour soit singulièrement absent de « L’homme irrationnel ». Allen met souvent dans la bouche de ses personnages des répliques savoureuses et des réflexions bien senties, on trouve souvent une ironie un peu acide dans ses dialogues et là… rien ou presque rien. Dommage, il y aurait sans doute eu matière. Mais malgré ses petits défauts, le Woody Allen 2015 est un bon cru, doté d’un casting réussi et d’un scénario subtil et bien écrit, il mérite d’être vu en salle.
halou
halou

153 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 octobre 2015
Woody Allen enchaîne sans se retourner sur ses dernières productions comme il l'affirme et ce cru 2015 est une réussite dans le milieu du cinéma mais loin d'être son plus captivant. On ressent toujours cette facilité dans la réalisation avec une histoire fluide, ces musiques qui rappellent aux spectateurs que Woody est aux commandes, ces personnages triturés. Et celui interprété avec talent par l'excellent Phoenix est intéressant dans son discours mais déjà entendu. L'histoire et la tournure qui en résulte sont assez originales et font passer un agréable moment de cinéma.
John Henry
John Henry

127 abonnés 731 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 septembre 2015
Cet homme irrationnel c'est un peu Woody Allen, tiraillé entre son nihilisme, son détachement matériel et son désir charnel des femmes. Joaquin Phoenix est un très grand acteur, ce rôle il l'habite à merveille. Si j'aime toujours les réflexions philosophiques de comptoir de WA, si j'ai aimé le jeu pervers de ce prof de philosophie, si j'ai aimé le cynisme de WA, je n'ai pas été passionné par la deuxième partie du film, le thriller tout en dilettante. Ses grandes et perfides histoires d'amour me manquent un peu.
andika
andika

115 abonnés 323 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 octobre 2015
J'adhère totalement à ce nouveau film de Woody Allen. Il y a tous les ingrédients que j'apprécie chez ce cinéaste dans ce film. De l'humour, de l'absurde, du cynisme, un questionnement existentiel, des pensées à propos du sens de la vie, de la mort.
Le personnage Joaquim Phoenix est fascinant. Totalement dépressif, balançant des punchlines en voix off puis retrouvant goût à la vie après un acte incroyable. Et justement, c'est la morale du film, agir et moins parler et c'est drôle que cela vienne d'un professeur de philo comme l'est le personnage principale. En outre, Emme Stone est toujours sublime et enfin, ça fait très plaisir d'entendre le clavier bien tempéré de Bach au cinéma.
Du très bon Woody Allen qui tient un propos très subversif dans ce film.
Remy S
Remy S

67 abonnés 107 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 octobre 2015
Un Woody Allen c'est plus qu'un film c'est une institution, une tradition même
On regarde un Woody Allen avec passion tel on déguste un grand cru, il peut varie selon les goûts
Parfois amer,
Parfois Liquoreux et sucré
Parfois Fruité
Un mélange de saveurs...
Woody nous plonge dans un univers philosophique à la fois drôle, intriguant, passionnel, psychologique, et voir même psychotique
Bravo
philhag
philhag

33 abonnés 397 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 octobre 2015
Si ce film n'était pas un "Woody Allen", il serait original. Donc il l'est mais un peu répétitif de la recherche du crime parfait comme Match Point et évidemment de la pointe de psycho et ici de philo. Se voit agréablement.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 octobre 2015
Un cru moyen pour ce nouvel opus. L'intrigue est un peu longue à démarrer, de fait la première moitié du film est un peu longue , il ne se passe pas grand chose, beaucoup de dialogues ,on oserait presque dire beaucoup de verbiage. On aborde des thèmes philosophiques, évidemment puisque le héros est prof de philo. Et puis le fameux dilemme de la notion de bien et de mal. Qu'est-ce qui fait qu'un acte est bien ou mal, fallait -il par exemple assassiner Hitler , ou plus modestement se débarrasser d'un juge corrompu? Un crime peut-il être juste ?. Un vieux théorème intéressant et là Allen s'en tire très bien. On retrouve un peu l'esprit et la forme du livre de Dona Tart " le Maître des illusions". Des intello confrontés à des choix exsitentiels. La deuxième moitié du film s'accélère, l'intrigue se complique et là c'est Emma Stone qui tire son épingle du jeu. Elle est absolument formidable et joue vraiment très bien. C'est elle qui donne de la consistence au film, par sa prise de position atypique. On y croit , elle nous bluffe , du grand art, et le film retrouve sur ses 20 dernières minutes les hauteurs de "Match Point", avec l'intervention du hasard et de la destinée par une petite lampe de poche, pourtant donnée avec beaucoup d' amour. C'est très malin, c'est du pur Woody Allen , et on se régale.
ned123
ned123

209 abonnés 1 762 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 octobre 2015
J'ai vu un film... qui m'a vraiment séduit tant l'histoire et l'intrigue sont fortes, et les comédiens tellement attachants... La réalisation et la direction d'acteurs est un petit bijou qui fonctionne à merveille et que dire du scénario et des images !... Ce film est un grand millésime de ce génie du cinéma qu'est Woody Allen.
On pénètre dans les pensées les plus intimes des personnages en étant toujours frappé de la justesse du ton et de la qualité des dialogues. Joachim Phoenix et Emma Stone sont vraiment impeccables, dans leurs relations et la complexité de leurs échanges... J'ai vraiment particulièrement apprécié la virtuosité de la narration, et le sens du détail qui permet aux comédiens de passer d'un style à l'autre. Et en plus, on prend quelques leçons de philosophie dans cette comédiens grinçantes aux airs de thriller virevoltant et surprenant.
Kinopoivre
Kinopoivre

33 abonnés 200 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 octobre 2015
Pas une comédie, plutôt une histoire sarcastisque, qui ne fait jamais rire, mais ricaner lors du retournement de situation final, auquel on s’attend, car on connaît Woody Allen.

Un très désabusé professeur de philosophie, Abe Lucas, n’a plus le goût de la vie et de l’amour, mais il retrouve tout cela quand, délaissant les cogitations permanentes, prenant conscience que l’action est supérieure, il décide d’agir en tuant un salaud. Pourtant, deux hics surviennent : un innocent est arrêté à sa place, et l’étudiante qui est tombée amoureuse de lui et qui a tout deviné menace de le dénoncer à la police. Il décide alors de spoiler: la tuer aussi
, mais une maladresse fait que spoiler: c’est lui qui meurt
.

Si l’interprétation est bonne, le scénario et surtout les dialogues sont un peu faiblards. En outre, on est un peu agacé par un détail qui n’est jamais signalé par la critique : la musique de jazz qui accompagne tout le film, toujours la même, surgit dès que les personnages cessent de parler et s’arrête dès qu’ils reprennent la parole. Pas très inventif...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 15 octobre 2015
L’homme irrationnel

Le dernier film de Woody Allen? une très séduisante manière de poser en action les grandes questions de la philosophie: qu'est ce qui détermine l'homme: sa raison, ses principes moraux, sa volonté, ses passions, le hasard? Hélas pour nous humains, le cinéaste ne se contente pas de poser ces questions; il y répond aussi et nous fait plonger, certes avec la délicieuse mais si cruelle légèreté de traitement qui le caractérise, dans un océan de noirceur. Le professeur de philosophie blasé et revenu de toutes les théories dont il a abreuvé ses étudiants et qui l'ont amené à un terrifiant constat d'impuissance (à tous égards), reprend goût à la vie quand il croit pouvoir lui redonner un sens en servant une noble cause, en l'occurrence le meurtre d'un "salaud". Mais rien n'est aussi simple. Pour Woody, pas de héros, rien que des gens dupes d’eux-mêmes et de leur vanité. Tout comme le pseudo héroïsme du professeur, la pathétique romance vole en éclat. La jolie petite étudiante bourgeoise, qui rêve de s’offrir dans les bras de son professeur l’illusion d’être à la hauteur de ce qu’elle prend pour la malédiction du génie, s’effondre dès que le conformisme de sa petite existence étriquée risque d’être mis en danger. Au total, aucun espoir de grandeur pour l’homme de Woody, le blabla prétentieux de l’un et de l'autre ne recouvre qu’un vide existentiel où l’un "sombre" et l’autre continuera probablement d’errer sa vie durant. Mr Allen ne croit plus en l’homme, il rejoint ainsi définitivement ces moralistes français du XVII siècle dont il est le frère de cœur, humour et dérision compris. Mais sa chance, sa veine intarissable, c’est qu’il nous parle de ses compatriotes américains, ces puritains invétérés dont les troubles de l’âme ont des résonances d’infinie drôlerie à nos oreilles de vieux européens abreuvés de nihilisme. Ce qui fait de ce film noir une réjouissante comédie humaine dont l’impeccable mécanique semble être le pendant de Match Point dont elle inverse le dénouement.
Nyns
Nyns

247 abonnés 749 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 octobre 2015
Allen fait du Allen. Ni plus, ni moins. Ça faisait bien longtemps que je n'avais pas été tenté par l'unes de ses œuvres (j'en ai d'ailleurs pas mal de retard...) mais cet Homme Irrationnel m'a irrationellement attiré... Bon j'adore ce type d'histoire qui joue la philosophie carte sur table, et ce film ne déçoit pas dans le domaine. Divisé en trois parties (état des lieux, magnificience et déclin), le récit de ce prof de philo en pleine errance existentielle est vraiment prenant. Joachim Phoenix est excellent dans ce type de rôle, je ne me faisais pas de soucis là dessus (pas mal le petit bidon du prof d'université) ! Et cette Emma Stone est vraiment irrésistible, le centre du l'histoire et d'ailleurs la nouvelle muse du réalisateur new-yorkais on dirait bien... La fin sous forme d'uppercut termine bien le récit, nous sommes rassasié du sarcastisme allenien. Le problème est que j'ai eu l'impression de visionner un mix de mes 2 films préférés du réalisateur (Vicky, Cristina, Barcelona et Match Point), c'est donc dubitative que je m'interroge sur le futur de notre Woodie. A-t-il vraiment quelque chose de nouveau à dire ? On tourne en rond en fait... Même si j'ai adoré et que mis à part ça le film est bon, je suis quand même un peu déçue.
Xavier T
Xavier T

15 abonnés 110 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 octobre 2015
Un film rythmé, enlevé dans lequel hallen laisse à nouveau s'exprimer son génie créatif. Et ce jazz, et ce jazz, et ce jazz. Et ce jazz qui par la tonalité guillerette qu'il donne au film, souligne l'atrocité du sublime final que woody vous réserve. Ce mec a son univers, et chacun de ses films procure un plaisir toujours neuf. Le sommum de son génie est de nous permettre de nous attacher et de comprendre la psychologie complexe de chacun des personnages sans pour autant nous permettre de trancher.
Léa A
Léa A

67 abonnés 64 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 octobre 2015
Un Woody Allen traditionnel donc, qui mêle à une esthétique très classique, un récit rocambolesque, toujours à travers des thématiques phares de son oeuvre comme la mélancolie et les relations hommes/femmes. Pas de surprise, mais un bon moment de cinéma. (...

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