Film faisant la synthèse de tout ce qu’a pu faire Woody Allen au cinéma ces dernières années. Intelligemment réalisé, comme à son habitude, ce drame nous mène dans le pur inconscient d’un professeur de philosophie qui va voir sa vie basculer suite à la rencontre d’une étudiante. Brillant mais pas si convaincant.
La force du film relève incontestablement du talent et de la complémentarité du duo Joaquim Pheonix et Emma Stone , vraiment excellent ! l'intrigue se laisse facilement suivre et avec intérêt . La musique , répétitive et assez présente offre à la dramaturgie du film un coté burlesque plutôt sympa ... Woody Allen signe dans l'ensemble un bon film , captivant et cynique . Ma note : 7,5/10
Un bon Thriller à orientations philosophiques écrit et réalisé par Woody Allen. Il délaisse un peu la comédie romantique pour nous écrire un scénario machiavélique. Avec "L'Homme irrationnel" Le réalisateur New-yorkais nous offre un Drame psychologique et sentimental parfaitement maitrisé, des réflexions et dialogues savoureux, et comme de coutume une BO Jazzy bien rythmée. Au casting, si Joaquin Phoenix est efficace dans sa composition de prof désabusé, Emma Stone se montre rayonnante, éclatante de crédibilité avec une grande palette d'émotions. Le pitch : Abe Lucas prend son poste de professeur de philosophie au Braylin College de Newport. Depuis la mort d'un ami, Abe est devenu un génie de l'autodestruction que plusieurs admiratrices ont envie d'aider. Le hasard d'une situation va le pousser à reprendre sa vie en main.
L’Homme irrationnel a quelque chose de délicieusement cruel, un désenchantement général pourtant enchanteur et source d’une jouissance visuelle et dramatique qui n’est pas sans rappeler les tonalités privilégiées des frères Coen. Woody Allen trouve l'équilibre parfait et chante le crime au-delà de toute considération morale, imbrique ainsi le thriller des plus sombres dans la comédie amoureuse douce-amère pour notre plus grand plaisir, s’appuie sur d’excellents acteurs. Car chaque protagoniste revêt une forme de cynisme et d'immoralité, aussi bien le professeur renaissant – le bonheur n'est-il pas, selon Barbey d'Aurevilly, dans le crime ? – que la jeune étudiante qui trompe impunément son petit-ami, le jette puis le reprend à sa guise. Mention spéciale à la photographie du film gorgée de soleil et magnifiquement composée qui détonne davantage encore avec le propos tenu, à l’instar de la bande originale jazz envoûtante. On aime avec passion L’Homme irrationnel car se trouvent dans cette irrationalité une générosité de chaque instant, un véritable savoir-faire, un amour pour le cinéma des plus contagieux. L’immoralité a rarement été aussi charmante !
Un nouveau Woody sans Woody... Rien de très original là-dedans si ce n'est Joaquim Phoenix toujours excellent. Après l'histoire et la mise en scène ne m'ont pas transcendés
Ah la la voici un Woody Allen plein de philosophie, de questions sur l’existence et sur la vie, je me suis personnellement ennuyé devant le film et ma curiosité a été piquée lorsque les protagonistes ont eu l’idée d’envisager un meurtre et c’est là que le film devient intéressant mais en fin de fin de compte ce n’est pas du grand Woody Allen, c’est assez loin de son talent tout ça Je ne vous le recommande pas plus que ça
Avec ce sujet sur le dévoiement intellectuel, où un prof de philo sort de la dépression par l'action, Woody Allen réalise un film planplan, sans relief. Déjà, la relation entre le prof et son étudiante amourachée entretient le cliché sans la moindre dérision. Emma Stone est jolie à regarder mais son personnage est lisse, rencontré 50000 fois sur les campus du cinéma américain (et que dire de son fiancé bien propre sur lui, tellement transparent). Joachin Phoénix joue les intellos tourmentés et impuissants sans l'humour ni la causticité avec lesquels Allen brocardent plus ordinairement ses personnages de "raisonneurs". Certes, la fin est un pied de nez à l'intellectualité du prof, mais ce milieu intello-cultivé-bourgeois ( l'héroine fait du piano forcémént) est très vite mièvre.
Un homme en désespérance trouve un sens à sa vie spoiler: en ôtant celle d'un inconnu.
Une intrigue absurde dans le bon sens du terme qui permet à Woody Allen de nous offrir la possibilité de réfléchir aux choix que nous faisons, au libre-arbitre que nous pensons avoir mais faussé par le hasard, la chance. Un film brillant servi par des acteurs formidables.
Comme par hasard Libé n'aime pas!!! Bien sûr il est de bon ton de taper sur Allen et ses obsessions. L’œil regardait Caïn... WA nous régale encore de son goût pour la culpabilité et de ses délires philosophiques; interprété par de merveilleux acteurs, je marche à fond avec son fond de commerce et regrette un peu parfois la musique de jazz pourtant bonne mais répétitive; heureusement il y a Bach au piano et au violoncelle.
Excellent film qui nous fait à nouveau interroger sur notre rapport à la vie et à la mort, à ce qui nous rend vivant et ce qui nous anime : l'adrénaline. spoiler: Poussé à l'extrême avec le crime parfait du juge ce thriller est très prenant, Joaquim Phonix est vraiment incroyable ! Emma Stone est trop stéréotypé, je la trouve de décevante car identique dans chaque film et surjouant chaque émotion.
Délectation, réflexion, romantisme, le tout signé Woody, on ne peut que se régaler ! Et si, et si... la philosophie ne menait qu'à une masturbation intellectuello-snobinarde ? Possible, tout comme le plaisir d'être un super-héros à sa manière et de jouer les justiciers machiavéliques !