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Thibaud G
51 abonnés
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4,5
Publiée le 13 juillet 2015
Un excellent film, prenant, palpitant, pas prévisible du tout : on n'est pas ici dans un thriller à l'américaine dont le scénario est cousu de fil blanc. On se laisse embarquer au bout d'une demi-heure ( le début est lent ), la tension monte peu à peu et on a l'impression de partager l'expérience vécue par les personnages tant cela est filmé au plus près d'eux. Une magnifique idée d'avoir fait cela en temps réel et une sacrée prouesse technique d'avoir mené cela en un seul plan !!!
Un vrai plan séquence tout au long du film unique! Très belle performance des acteurs et du réalisateur. pourtant le démarrage est long, très long, mais la spontanéité des scènes nous permettent d'oublier ces longueurs. Particulièrement, lors des scènes de rue, de violence, de fuite… La caméra est dans l'action, dans les coins, et les gros plans sont fréquents. L'intensité dramatique est croissante, et devient très dérangeante, jusqu'à la scène de fin absolument baigné d'une grande sérénité !
Ce film est le projet Blair witch version film de gangster. Je m'étais dit plan séquence de 2 heures Berlin pas d acteur connu = élitisme telerama libé
D'autant plus que je ne me suis pas encore remis des 10 min de plan séquence de birdman que j'ai vu (n'oubliez pas d'aller chercher votre médaille d'or au siège de telerama si vous avez réussi à le regarder jusqu'au bout).
Mais en faite pas du tout, il y a pas trop de mecs qui parlent en allemand et on voit des scènes d'action et de négociation avec une réalité jamais mise à l'écran qui donnent des pousses d'adrénaline. Il y a juste quelques longueurs qui font diminue le plaisir.
Une boîte de nuit, à Berlin. Les beats crashent un son électro pas trop dégueulasse. Les gens dansent au rythme de la nuit. Plus rien n’a d’importance. Victoria, jeune femme espagnole, boit un dernier shot de vodka avant de rentrer. Elle rencontrera sur sa route quatre jeunes allemands. Tous bourrés, cette nuit va être la plus importante de leurs vies.
Le choix du plan-séquence intégrale pouvait se discuter. Il est ici parfaitement justifié. Pour l’une des premières fois dans l’histoire du septième art, nous assistons à un thriller en temps réel. Deux heures et quatorze minutes, c’est le temps qu’il faut pour que l’existence de Victoria bascule. Deux heures et quatorze minutes, ce n’est pas grand-chose, mais c’est aussi toute une vie. Surtout au cinéma.
Etrangère à ce pays, l’espagnole ne parle pas la langue. Elle ne connaît ni les rues, ni personne. Au premier abord timide, nous comprendrons très vite que cette fille n’a pas froid aux yeux. Aventurière nocturne, elle rêve qu’il se passe enfin quelque chose durant son séjour à Berlin. Elle va être servie. Premier facteur d’angoisse auquel le public va être confronté.
Le réalisme de cette œuvre fait également froid dans le dos. La caméra embarquée de Schipper la suit sans interruption, sans artifice. Nous avons affaire à la vie, la vraie. Celle où les ellipses n’existent pas, celles où les relations prennent du temps pour faire naître une romance. Celle où la magie du montage n’a pas sa place et où le cinéma ne nous cache rien. Deuxième facteur de stress.
D’abord comédie dramatique, Victoria est l’histoire d’une rencontre comme il en existe des millions : simple, naturelle et sincère. La jeune femme et l’allemand vont s’approcher, pour ne plus jamais se lâcher. Mais le rythme du long-métrage et les dialogues nous font croire que quelque chose de dangereux va se produire, très rapidement. C’est l’essence même du thriller, qui prend peu à peu le pas sur ce film. Troisième et dernier facteur de tension.
Deux heures et quatorze minutes, le temps que le spectateur soit en état de choc.
pas le film coup-de-poing annoncé, mais un honnête thriller tout de même. le principe du plan séquence unique est bien exploité (beau boulot des acteurs et des techniciens). pour le reste, le scenario est plutôt light, et la mise en place des personnages très longue. on attend un bon moment que ça commence à bouger un peu, et ça ne bouge vraiment qu'à la fin. un peu de patience et d'indulgence est donc requis.
Le tournage de Victoria a cette originalité qu'il n'aura duré que 2h14 qui est la durée du film projeté à l'écran ! Le réalisateur Sebastian Schipper a tourné ce film en un seul plan séquence. Pas de coupe, pas de montage, pas de nouvelles prises pour les acteurs. Rien que pour ça on a envie d'aller voir ce film. Réaliser un film en un seul plan est une idée originale qui donne envie de voir si ça tien la route. D'autant quand on sait que tous les acteurs n'ont eu que 15 pages de scénarios et qu'une grande part des dialogues furent une improvisation de leur part à tous. On se demande alors à quoi on va bien pouvoir assister en allant voir un film d'une telle singularité , et on assiste à une performance hors normes d' acteurs, dont parfois la fatigue et le stress réussissent à nous mettre dans le même état. Toute cette histoire en un seul et unique plan séquence est une expérience cinématographique à voir absolument ! Si le film fait 2h14, on sort de cette projection en ayant l'impression d'avoir passé la nuit avec ce groupe de jeunes. Victoria est une belle prouesse technique avec des acteurs époustouflants. C'est un OCNI (Œuvre cinématographique non identifiable) A Voir !
Dès les premières images, le spectateur est plongé en immersion dans la nuit berlinoise, scènes épileptiques à l’appui, où dans une boîte, Victoria danse sur de la musique électro, en buvant des shots au bar.
Comme au théâtre, les acteurs ont d’abord répété pendant deux mois, avant de se lancer dans les représentations/prises. Cette absence totale de coupe pendant près de 2h20 oblige les acteurs à offrir un jeu intense, naturel, qui ne laisse pas le temps de réfléchir.
Le seul petit point faible du film réside dans son scénario, mais il est bien difficile d’en dire plus, si ce n’est que ces deux heures ont bouleversé la vie de Victoria.
Les acteurs sont très bons, les deux principaux comme les seconds rôles. L’aventure du tournage les a, semble-t-il, beaucoup marqués : lors de l’avant-première, en présence de l’équipe, la complicité entre les acteurs était encore palpable.
Au-delà des acteurs, il faut également souligner la prouesse des techniciens, et notamment des preneurs de sons, qui ont fait un travail remarquable pour faire entendre les respirations, les essoufflements et autres souffles des protagonistes. Ce qui ajoute au réalisme et à l’intensité des scènes.
Le procédé n’est donc pas forcément novateur. Mais la prouesse de Victoria est qu’il s’agit bel et bien d’un vrai plan-séquence tourné. Et ne serait-ce que parce qu’il interroge la notion de montage chez le spectateur, le film fera date dans l’histoire du cinéma.
Bref, "Victoria" est un film coup de cœur pour Bulles de Culture :-D
Ce film, primé "Grand Prix" du Festival international du Film Policier de Beaune 2015, magnifiquement tourné entièrement caméra à l'épaule, s'inscrit dans la typologie des films allemand de ces dernières années, décrivant la jeunesse dérivante d'aujourd'hui comme "Berlin calling", "La vague" dont certains acteurs de "Victoria" était déjà au casting [Max Mauff, Frederick Lau]. Le réalisateur Sébastian Schipper (4ème long métrage après Absolute Giganten, Un ami à moi, Vers la fin de l'été) propose un film tendance et sociétal, intéressant mais le synopsis manque d'originalité...
Belle inspiration ce matin d'aller voir ce film très intéressant... un réel plan séquence : durée tournage = durée film.étonnant non ? (tourné en 5h30 et 8h du matin) ....une jeune active excellente Laia Costa (Victoria) à peine 30 ans.... du talent concentré. Quelle claque !!!! **
Victoria, jeune espagnole récemment arrivée à Berlin suite à un échec personnel, rencontre et suit une bande de berlinois à la sortie d’un club de nuit, tôt le matin. Le tout filmé en temps réel et en une seule prise de vue.
La première partie d’une heure environ relate une virée matinale dans les rues de Berlin de ces jeunes gens éméchés. Elle a une allure assez banale si ce n’est qu’elle laisse percevoir une Victoria tentée par une spirale destructrice.
La seconde partie vire au thriller tragique et se termine au lever du jour.
Contrairement à « Birdman », tournée aussi en long plan séquence, qui faisait valoir l’exploit formel par rapport au sujet, « Victoria » transcende l’aspect formel et fait vivre le stress de cette matinée qui va crescendo.
C’est l’aspect de ce film que j’ai beaucoup aimé. A la fin du film on se retrouve tendu comme après une nuit blanche, à ce moment où point le jour et où la vie diurne reprend ses droits.
VICTORIA un film hallucinant ! Un vrai plan séquence de 2h15 ! Des acteurs fabuleux ! Sans aucun doute le film le plus sensationnel de l'année ! A couper le souffle !
Le film est tourné en un seul plan-séquence et donc en temps réel, cela en fait une de ses rares qualités mais surtout son principal défaut, car qui dit temps réel, dit sans temps mort, sinon on risque perdre le spectateur, mais alors il faut tenir dans la crédibilité et là, le pari est raté. Autant la première partie est plaisante, même si elle n'apporte rien d'un point de vue cinématographique, elle permet de mettre en place une situation, où l'espace-temps est bien régulé et où le réalisateur ne peut rien écourter car il faut que la rencontre entre victoria et ses futurs amis berlinois dure assez pour que la suite des événements puisse advenir, autant la seconde partie finit par agacer car poussive. D'abord, on n'y croit pas vraiment à cette histoire. Ensuite, les limites du plan-séquence en temps réel se font sentir, car le défilement du temps ne tient plus; le braquage, par exemple, se fait en 40 secondes chrono, ce qui est parfaitement impossible (mais en même temps, sinon il aurait fallu filmer Victoria en train d'attendre pendant plusieurs minutes) et cela empire jusqu'à la fin, où même l'histoire perd de sa crédibilité. Le réalisateur aurait pu réussir une bien meilleure fin, notamment en terminant plus tôt, mais on sent, à la vue du film, que son ambition première était de marquer les esprits en réussissant le plus long plan-séquence du cinéma, d'où un étirement du film dans la longueur pour être sûr de ne pas être dépassé de sitôt. Cela dit, c'est effectivement un véritable exploit technique, qui mérite d'être souligné, ainsi que la prestation des 2 comédiens principaux, Victoria et Sonne dans le film, qui donnent un véritable plus au film. Une bonne expérience donc, mais pas forcément un bon film !