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funpav
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2,5
Publiée le 7 juillet 2015
je suis un peu surpris par ce déferlement d'enthousiasme sur ce film... Ok pour la performance technique du plan séquence, ok pour la musique, ok pour l'interprétation, mais un film ce n'est pas que de la technique! le scénario est pour le moins léger, on a quand même bien du mal à croire à de nombreux aspects de l'histoire, le comportement de Victoria est pour le moins peu crédible, il y a de nombreuses longueurs (...et cela commence dès la scène d'introduction particulièrement et inutilement longue), et surtout aucune émotion: on ne vibre à aucun moment pour les personnages, on regarde les choses de façon détachée, et au final, on n'est pas pris par l'histoire. Le film est original d'accord. Il n'est pas réussi pour autant, et présente trop de faiblesses pour en faire le must que certains veulent nous dépeindre. Objectivement, il n'aurait pas été filmé en plan séquence, en parlerait on autant?... Il y a un côté esbroufe qui me dérange, on est typiquement dans le buzz, le feu de paille, mais pas dans une narration véritablement construite. Je suis donc un peu déçu et si on veut voir des films étrangers en ce moment, autant aller voir les Mustang, Maasan, ou une seconde mère qui sont moins tape à l'œil mais plus riches... :
Ce n'est pas le chef d'œuvre du siècle! L'idée du plan unique aurait pu être intéressante avec un scénario et des personnages un peu moins caricaturaux. "Les branquignols font un hold-up" conviendrait mieux que Victoria comme titre. La qualité de la photo est médiocre et vous donne souvent le tournis, surtout quand on y ajoute une musique à vous crever les tympans. L'histoire se veut trépidante et pourtant tout le film traîne en longueur. J'ai beaucoup bâillé. Merci à Franz Liszt pour un joli moment musical, mais cette pauvre Victoria au talent de pianiste plus que convenable, qu'allait-elle faire dans cette épopée lamentable? La drogue et l'alcool avec la solitude sont-ils des justificatifs suffisants? Les acteurs font vraiment de leur mieux et ils ont du mérite, mais l'hystérie ne remplace pas la nervosité trépidante d'un vrai bon thriller.
Je suis allée Victoria parce que j'avais lu un article élogieux parlant de ce film en un seule plan séquence. Je m'attendais à passer un bon moment avec un film original... En fait de film original, après les premières images stromboscopiques, c'est une image sale, des personnes saoûles.... et c'est là que je comprends ma douleur si des personnes saoûles parlent pendant 20 min je vais y avoir droit moi aussi à ces 20 minutes.... avec de surcroit l'image qui tangue... tout cela me rend nauséeuse au bout d'un quart d'heure. Par curiosité je suis venue voir les avis ici, les avis négatifs confirme le sentiment que j'ai eu dès le début.... Comme j'ai vu que ce film a récolté plein de 4 étoiles... je me devais de rétablir l'équilibre en donnant mon avis. Pour moi l'idée quand je vais au cinéma c'est de passer un bon moment. Quand je passe un bon moment je ne pense pas à la technique c'est là que je me dis que c'est réussi. S'il y a une technique spéciale mais que je m'ennuie ou pire .... c'est raté. Point.
j'adooore en fait ça fait du bien quand ça s'arrête!
dès le départ c'est fait pour donner la mesure, vous en voulez et bien vous en aurez! c'est une sorte de torture programmée, comme une punition qu'il faut s'infliger pour prendre un max de plaisir quand on pense plus à rien. Berlin il y a de quoi faire pourtant dans l'underground quand même! pourquoi s'intéresser pendant la moitié du film a une bande d'attardés bourrés switchés en drague "gros lourdos" genre 3eme mi-temps de rugby ou bidas en folie! voila 2h15 a regarder dans la sale a m'interroger si j'étais la seule dans ce cas!
Deux jours après avoir vu ce film, il continue de m'obséder. Je me demande encore comment il est possible d'avoir réalisé une telle prouesse, tourner un film d'une traite, sans montage, et sans (presque) fausse note. Plus les minutes passent, plus la magie opère, de voir ces acteurs jouer et improviser avec fluidité et naturel, pour dérouler une intrigue de prime abord anodine, avant qu'elle ne bascule dans l'adrénaline. On est parmi eux, on vit tout ça avec eux, et lorsqu'enfin l'aube arrive, on se sent vidé, hébété, prostré; mais conquis. Un film incroyable et sublime.
Tout le monde l'aura compris rapidement, le scénario de "Victoria" est très simple, nous montrant une jeune espagnole entraînée dans un braquage à Berlin avec une bande de mecs. Ce qui intéresse surtout le réalisateur ici, c'est le basculement du personnage, de comment elle accepte peu à peu de devenir la complice de cet acte. Pour ça, Sebastian Schipper a choisi de faire un plan-séquence. "Victoria", c'est 2h15 de plan-séquence sans trucages, nous plongeant au cœur d'un moment de la vie de cette femme où tout bascule. Improvisation des acteurs (tous impeccables, surtout la superbe Laia Costa), caméra nerveuse bougeant sans cesse, ambiance soignée, tout y est et tout est fait pour que l'on se prenne une claque. On pardonnera alors à l'ensemble ses quelques longueurs et quelques petits défauts de scénario pour saluer la prise de risque qui s'avère payante, nous offrant un film coup de poing.
Je viens de voir ce film et je dois dire que je suis étonné par les bonnes notes attribuées, j’y vais donc aussi de ma petite critique. Certes, le séquence-plan est une prouesse technique mais le film comporte beaucoup de mauvais points qui ne justifient pas 3, 4 voire 5 étoiles. La caméra à l’épaule dès la première minute, on comprend que ça sera le format définitif et arrivé à un certain point c’est fatiguant pour le spectateur. Ensuite, le film prend énormément de temps à démarrer ; la première partie bien que nécessaire au scénario n’en demeure pas moins longue et ennuyante. Enfin, nous sommes immergés dans l’action en temps réel avec les personnages ce qui demande donc un minimum de crédibilité et là encore le film pèche énormément spoiler: (notamment après le braquage où la bande s’en va fêter la réussite de leur entreprise dans une boite de nuit à deux pas du lieu où ils ont abandonné la voiture ; l’oubli de Fuss, le copain qui trop éméché pour faire le braquage a été oublié dans le coffre de la voiture mais heureusement retrouvé par la police ; Sonne pour qui on découvre une demi-heure après une fusillade qu’il a été touché par une balle de la police à l’abdomen ). Donc que la note technique soit élevée c’est très bien, encore faut-il que cela soit cohérent avec l’effet d’authenticité qu’on souhaite rendre et sur ce point le film s’est complétement perdu.
"La rencontre d'une jeunesse allemande, élève bien pensante dans une Europe des inégalités, et d'une jeunesse espagnole moins riche et en proie à de grandes difficultés, m'intéressait." a déclaré le réalisateur.
Le temps de tournage de ce long-métrage correspond exactement à la durée du film. Un seul plan séquence, d'un peu plus de deux heures, au petit matin, dans le Berlin d'aujourd'hui.
Le scénario est minimal, peut-être trop. Caméra à l'épaule, le réalisateur suit ses acteurs, dans leur périple. Une première partie avec une musique envahissante et cette jeunesse qui veut vivre ou oublier sa solitude et ses peurs avec, semble-t-il, l'alcool et la drogue comme seuls remèdes.
Le film vire rapidement au polar.
L'exploit technique est bien réel. Le rythme effréné de la mise en scène est parfaitement maîtrisé de bout en bout. La photographie, la musique participent amplement à l'intérêt de ce film novateur et haletant.
L'insouciance du début plongera les principaux protagonistes dans un drame irréversible. Les acteurs, tous excellents, n'ont pas le droit à l'erreur.
Dans le rôle de Victoria, Laia Costa est remarquable. Une très belle révélation.
Un film coup de poing. Je suis sorti assommé mais avec la satisfaction d'avoir vu une œuvre inoubliable et à nulle autre pareille.
Être surpris au cinéma n'est pas toujours une chose facile. Avec "Victoria", on n'est pas déçu aussi bien par la forme que par le fond. Entièrement tourné en un unique plan séquence de 2h14, on ne peut dire que chapeau à la réalisation car du début avec la découvert de Victoria dans une boite de nuit à la fin spoiler: où elle marche dans la rue à l'aube , l'image est superbe. La caméra ne lâche pas l'actrice Laia Costa qui fait une incroyable performance et s'offre un très bel avenir dans le cinéma. Ensuite le film se divise en deux parties. Durant la première, l'ambiance ressemble à un film sur la jeunesse qui souhaite s'amuser dans l'insouciance. Puis elle devient celle d'un véritable thriller palpitant. Vraiment basé sur les thèmes de la jeunesse, la différence des cultures, les espoirs bafoués, la recherche de sa place dans la société, le film arrive à nous captiver par son propos d'actualité. Pas étonnant que le film remporte de nombreux prix grâce à son audace. Un film qui sort vraiment des sentiers battus et qui nous donne une claque. Bravo.
Victoria, jeune espagnole récemment arrivée à Berlin suite à un échec personnel, rencontre et suit une bande de berlinois à la sortie d’un club de nuit, tôt le matin. Le tout filmé en temps réel et en une seule prise de vue.
La première partie d’une heure environ relate une virée matinale dans les rues de Berlin de ces jeunes gens éméchés. Elle a une allure assez banale si ce n’est qu’elle laisse percevoir une Victoria tentée par une spirale destructrice.
La seconde partie vire au thriller tragique et se termine au lever du jour.
Contrairement à « Birdman », tournée aussi en long plan séquence, qui faisait valoir l’exploit formel par rapport au sujet, « Victoria » transcende l’aspect formel et fait vivre le stress de cette matinée qui va crescendo.
C’est l’aspect de ce film que j’ai beaucoup aimé. A la fin du film on se retrouve tendu comme après une nuit blanche, à ce moment où point le jour et où la vie diurne reprend ses droits.
Du coup tout n'est pas parfait. Mais je suis du côté de ceux qui pensent qu'un tel défi excuse quelques imperfections. Comment éviter les imprévus pendant 2:25 surtout quand une partie non négligeable des scènes se passent dans la rue.
Certains trouveront le film longuet, moi pas. 2:25 qui passent cent fois plus vite qu'un San Andreas ennuyeux à souhait. Les acteurs sont vraiment excellents, l'éclairage n'est jamais problématique.