Sebastian Schipper nous offre un plan séquence prodigieux, brillamment orchestré, entre poésie, tension et dérives berlinoises. Une mise en scène frôlant la prouesse technique et le génie, une interprêtation brillante en temps réel de 134 min, accompagnée d'une touche musicale magique de Mephisto Waltz de Liszt à Nils Frahm. Un "objet non identifié" choc, éprouvant, enivrant, éblouissant d'une modernité déconcertante. Tant de choses seraient à souligner de ce film et en même temps, tout pourrait se passer de commentaire. "Victoria" est un événement cinématographique, un chef d'œuvre qui marquera un après et un avant. Incontournable.
Tout commence durant une nuit arrosée à Berlin où de jeunes allemands abordent, à la sortie d'une boite de nuit, une expatriée espagnole venue là pour tirer un trait sur ses rêves. Dans le premier tiers du film déjà on est bluffé par la virtuosité de la caméra qui virevolte autour de cette bande de jeunes, même si la romance qui nait entre deux d'entre eux n'est pas un enjeu captivant, on peut lire dans la rencontre de ces personnages issus de cultures différentes mais aux destins similaires un regard désenchantée sur la jeunesse européenne. Et puis, au bout de trois quart d'heures, un peu longs mais rendus nécessaires par cette narration dépourvues d'ellipses, les choses s'accélèrent. Le scénario prend une tournure de thriller ultra-rythmée, que le processus filmique rend superbement immersif. Le réalisateur Sebastian Schipper a certainement trouvé là la meilleure façon de montrer comment, en quelques heures, une soirée veut virer au cauchemar et changer une vie. Les anti-héros sont attachants, en particulier cette fameuse Victoria qui, sous ses allures de jeune femme frêle, va révéler une force incroyable, tandis que l'effet de groupe des garçons qui lui tournent autour les entraine vers une chute certaine. Mais, bien plus que ce scénario, finalement assez maigre et prévisible, c'est pour sa technique que le film est tout bonnement bluffant. Les mouvements de caméra sont d'une parfaite fluidité, car même lorsque le cadreur est contraint de courir après ses acteurs il réussit à éviter les heurts nauséeux propres aux habituels effets de caméra à l'épaule. C'est c'est également pour son soin à toujours éviter ombres et reflets, sa dextérité à toujours faire le point net sur ses personnages mais aussi la façon dont il a pu se glisser dans un espace aussi confiné que la voiture, que le pari un peu fou que se sont lancé Schipper et son équipe technique réduite sont une réussite absolue qui mérite de marquer l'avenir du cinéma de genre.
Le film de Sebastian Schipper constitue un véritable tour de force puisqu’il s’agit d’un seul et unique plan-séquence de plus de deux heures, ce qui lui donne une urgence incroyable et une tension palpable, y compris chez les acteurs qui n’ont le droit à aucun faux pas (comme au théâtre mais avec des contraintes techniques supplémentaires). Ce n’est pas la première fois que cela se fait, mais c’est pour l’instant la tentative la plus aboutie parce que le cinéaste ne se place jamais au-dessus de ses personnages (comme un Sokurov par exemple), mais bien à leur hauteur. Se faisant, et même si nous n’avons pas forcément une grande empathie pour les protagonistes, le spectateur finit par s’impliquer émotionnellement dans ce qui se déroule à l’écran. Il faut pour cela patienter une bonne heure puisque le réalisateur prend son temps pour amener son histoire de polar. A noter toutefois que cela est nécessaire à la crédibilité de l’intrigue, ce qui apparaît plus évident une fois la globalité du film vue. La deuxième partie est tout bonnement brillante et la performance des acteurs est d’autant plus éclatante dans un dernier quart d’heure éprouvant. Une belle réussite, à la fois technique et artistique.
Bon faut être clair, c'est très mauvais ! Ce film ne propose rien que je n'ai déjà vu ailleurs en mieux ! De plus son concept à la con, j'ai pas d'autres mots, comprendre ici le fait de le tourner en un plan séquence est une connerie monumentale !
Déjà le film commence il m'agresse, j'ai regardé du coup dans la salle la réaction des gens, beaucoup comme moi ne regardaient pas l'écran... Comme quoi devant un navet le véritable spectacle est dans la salle et pas sur l'écran ! C'est long mais ça finit par passer...
On a donc Victoria qui picole seule dans une sorte de boîte à Berlin... triste... qui est tellement désespérée qu'elle suit des types ivres un peu louches... Déjà là tu te dis qu'elle n'est pas faite pour survivre ! Que dirait Darwin ? Darwin te dirait que t'es trop con pour que ton patrimoine génétique se transmette donc tu dois crever avant de te reproduire.
On voit immédiatement la limite du temps réel et du plan séquence... c'est que c'est mou, il se passe rien, je m'ennuie ! J'attends qu'il se passe un truc ! Alors ok, dans la construction du scénario on en a besoin pour justifier que Victoria les suive... sauf que non... je n'y crois pas une seule seconde, elle est conne, elle mérite ce qui lui arrive. Je n'ai pas envie de suivre un personnage aussi idiot !
De plus cette pseudo phase de flirt je n'y crois pas non plus seule seconde non plus ! Donc forcément tout ce qui en découle... je m'en tamponne... ces personnages ne sont pas vrais, ils n'existent pas, ils ne sont que fiction ! Tout semble tomber du ciel parce que le scénario en a décidé ainsi. Génial !
Faut se taper donc ce film super lent car en plan séquence et en temps réel (on est loin de Birdman ou de la corde) qui en plus a une histoire qu'on a déjà vu mille fois !
Alors on vante le plan séquence, comme je l'ai dit il dessert le film en terme en terme de rythme, mais également dans la mise en scène... tous les plans sont ultra banal, c'est rien du tout, ça n'aide pas à créer l'alchimie essentielle entre les personnages... C'est pas virtuose, c'est juste banal. Parfois le point n'est même pas fait correctement, alors je sais ça donne un côté brumeux à cette nuit blablabla... m'en fous... je me fais chier, c'est pas bien filmé, c'est pas beau et en plus c'est même pas techniquement irréprochable.
Lorsque le film démarre enfin on accumule les clichés du genre, j'en ai marre. J'ai sérieusement songé à quitter la salle alors que je n'ai jamais fait ça de ma vie ! Je sais comment ça va se finir, je me fais chier, pourquoi je me tape ça ? L'exemple même du film vide qui se cache derrière une pseudo virtuosité pour camoufler sa vacuité.
Et le pire dans tout ça c'est qu'un film tourné en plan séquence et en temps réel autour d'une rencontre amoureuse (qui fonctionne) et qui tourne peut-être un peu mal je n'aurai pas dit non. Mais faut à un moment que ça soit probable, que tous les personnages ne soient pas des débiles profonds.
Bonjour et bienvenue dans un des films les plus chiants et absurdes au monde ! Ou un réalisateur à l'idée stupide d'utiliser le plan séquence genre "regardez comme je suis talentueux" en laissant ses acteurs improviser mollement et en bouchant les trous par une musique inadaptée, parfois sur 5 minutes de métrage. La première heure est à cet égard un véritable calvaire, nous comptant l'histoire d'une fille qui, sortant de club, accepte de suivre un groupe de types franchement louche sans se poser de question. Ma voisine me disait déjà "mais elle est idiote ou quoi ?". Car si ce groupe de jeunes hommes étaient vraiment drôle et cool, on aurait compris la demoiselle, mais on a le droit qu'à des blagues improvisées nullissimes (le summum atteint avec la blague du chocolat). Au bout d'une heure, on est déjà fatigué mais on a pas encore vu le pire de l'affaire, c'est à dire le scénario. Normal, jusqu'içi il n'y en avait pas. Les mecs qui semblent de plus en plus louches proposent à Victoria de l'accompagner dans une voiture qu'ils viennent de voler en cachant leurs intentions. Ce à quoi cet idiote de Victoria répond : "OK". Personne au monde n'aurait suivi ces types, mais cette couillonne, si. Je ne vais pas relever tout ce qui ne va pas dans l'histoire, sinon je publierais un essai de 350 pages.
SPOILER Je tiens juste à raconter le passage le plus absurde, ou le petit groupe, qui vient de braquer une banque, décide d'aller flamber le pognon dans un club à coup de 100 euros, en aillant préalablement garée la voiture utilisée pour le casse à 20 metres dudit club. Et dans le club, en plus de faire étalage de leurs pognon, ils foutent le bordel histoire de se faire encore plus remarquer. Je pense qu'on a jamais vu, même dans des parodies, des braqueurs aussi stupides. FIN SPOILER
Ensuite, car le film n'est malheureusement pas terminé, il se déroule tout ce à quoi s'attend jusqu'au générique de fin qui est assurément le meilleur passage du film, nous délivrant de notre torpeur au bout d'interminables 2h15 de film. Que raconte Victoria ? Quel est le sous texte ? On ne le saura jamais.
Ce film est une merveille de maîtrise et d'intuition. Tourné en un seul plan séquence de deux heures sans AUCUN truquage vidéos, Victoria nous raconte la rencontre entre une bande de Berlin et la dite Victoria. L'immersion est plus que réussie, de par ce plan de 2h qui nous intègre à l'histoire, et par la prouesse des acteurs, simples et sans artifices. Nous ressentons les mêmes émotions que les acteurs tout au long du film, ce qui rend l'histoire, à la base plutôt banale, incroyablement prenante et envoûtante. À voir absolument.
Certes l'exercice de style de filmer en continu est interressant mais vite pesant avec cette camera qui virevolte et bouge sans arret. Certes les acteurs ne sont pas mauvais mais l'histoire et le scenario pas credible gache tout le reste.
Un régal Un des meilleurs films de 2015 pour moi . Parfaite maîtrise du film que ce soit le script et son montage, que ce soit les prises de vues.Et pourtant le cinéma Allemand n 'est pas en général ma tasse de thé.Un grand bravo.
Je pense que la simple prouesse technique qu'est ce film mérite à lui tout seul un Standing Ovation. On pense aux comédiens, à la Comédienne évidemment. Mais alors, l'équipe technique, du travail d'artiste, le film est parfait en tout point. Vous pouvez toujours chercher le plan de coup, il n'y en a pas. Le plus beau plan séquence qu'il m'ait été donné de voir.
Et malgré cette contrainte technique, rien ne les a stoppé dans leur choix de mise en scene.
Surtout spectateurs ne vous découragez pas au vu de la première heure du film. Vous louperiez une expérience cinématographique majeure qui fera date dans l’histoire du septième art. En effet, passé le générique hypnotique et la scène inaugurale du même acabit dans le club berlinois, vous aurez droit pendant plus de 45 minutes à des échanges peu passionnants entre une jeune espagnole fraichement débarquée à Berlin et une bande de jeunes délinquants peu attachants. C’est comme si vous étiez observateurs d’une fête à laquelle vous ne seriez pas conviés. C’est assez ennuyant et de plus en plus rébarbatif. Mais une fois le film passé, cette heure prend tout son sens : elle permet d’apprivoiser les personnages et de donner un sens aux actions qui suivront. Car on assiste là à un tour de force cinématographique comme il en existe peu sur grand écran. Oubliez la série « 24 heures » et son soi-disant temps réel. Ici le metteur en scène Sebastien Schipper film un plan-séquence de deux heures et quinze minutes !!! C’est-à-dire qu’il n’y pas de montage ni de coupes et encore moins de retouches. Un film en une seule scène ! Imaginez la préparation logistique en amont de l’équipe de tournage et des comédiens. Cela aurait pu rendre le film indigeste, prétentieux ou raté. Il n’en est rien, on est face à un véritable tour de force technique où tout est limpide et qui permet une immersion totale dans les évènements en cours. On suit Victoria, on est Victoria. La tension dramatique et tragique lorsque tout dérape est instantanée. On est littéralement cloués au siège jusqu’à la dernière seconde. Certains moments (on ne peut donc parler ici de scènes ou de séquences) sont impressionnants car dans la véracité et l’immersion la plus totale. On retiendra la scène de fusilladesdans les HLM. Et le coup de foudre amoureux qui se joue durant ces quelques heures est aussi fort (et rendu compréhensible par les éléments de la première partie) que les péripéties malheureuses de Victoria. On a fait la rencontre d’un personnage de cinéma fort, inoubliable. Dans de telles conditions de tournage on ne peut que louer l’interprétation des comédiens tous impeccables dans ce qu’on suppose une bonne partie d’improvisation. Mais la palme est à remettre à la jeune Laia Costa qui incarne l’héroïne éponyme du film. Dans l’action comme dans l’émotion, elle est d’un naturel bluffant à tel point qu’on la croirait rejouer un évènement vécu. « Victoria » est un film à puissance exponentielle qui s’infuse en vous et auquel vous repenserez longtemps après la projection. Impressionnant !
pas le film coup-de-poing annoncé, mais un honnête thriller tout de même. le principe du plan séquence unique est bien exploité (beau boulot des acteurs et des techniciens). pour le reste, le scenario est plutôt light, et la mise en place des personnages très longue. on attend un bon moment que ça commence à bouger un peu, et ça ne bouge vraiment qu'à la fin. un peu de patience et d'indulgence est donc requis.
J'ai toujours eu du mal avec les films concepts. Généralement ceux-ci oublient de dépasser leurs intentions de base et s'enferment dans leurs concepts, au point même de n'être que des coquilles vides. Car oui un film concept est souvent très beau mais aussi très vide, rares sont ceux qui arrive à aller au delà pour apporter de vrais réflexions philosophiques et métaphoriques. Une des plus belles réussites dans le domaine fut Enter the Void de Gaspar Noé, qui plus que son concept fut un film cohérent dans l'oeuvre de son auteur et une magnifique réflexion sur la vie, le deuil et le regret. Mais qu'en est-il de Victoria ? Dont le concept alléchant est d'un film tourné en un seul plan séquence et qui se déroule en temps réel. Alors réussite formelle et intellectuelle ou juste une simple coquille vide de plus ? Le principal problème du film viendra que si l'on s'intéresse qu'à la partie narrative alors là il n'y a pas grand chose à voir. Déjà la narration souffre de quelques longueurs faute au procédé de temps réel qui n'admet aucunes ellipses et cela sera vraiment dommageable durant la première heure de film. On nous dessine une romance alcoolisée sympathique, touchante et drôle mais qui traîne un peu en longueurs ( cela sert néanmoins la partie symbolique du film ). Le film met beaucoup de temps à se lancer et de dévoiler ses véritables enjeux ayant parfois raison du public ( ma salle s'est vidée de moitié durant la première heure de film ). Après c'est dommage que ça prenne autant de temps à ce mettre en place mais c'est aussi dommage que le spectateur lambda n'essaye pas de lui donner sa chance. Surtout que les personnages sont plutôt attachants et bien écrit. Victoria dans un premier temps et un personnage dont on comprend le parcours, elle a renoncé à son rêve pour pouvoir vivre et cela permet d'avoir un sous texte un peu méta sur la jeunesse d'aujourd'hui qui veut tout, tout de suite sans fournir le moindre effort. Plus que le travail, c'est la vie facile et frivole qui importe. On retrouve d'ailleurs un peu ça dans le groupe de jeunes berlinois qui accompagne Victoria, ils ont quelque chose d'important à faire mais préfèrent faire la fête avant tous. Ensuite dans la deuxième partie lorsque les choses sérieuses commencent et que tout s’enchaînent, le film gère assez bien l'effet de groupe avec la bande de potes totalement dépassé par les événements mais au milieu de tout ça, c'est le personnage de Victoria qui s'efface et perd en pertinence. C'est à cause du procédé en plan séquence, le film ne peut pas géré psychologiquement plusieurs personnages au sein du même plan et lors de ses passages, il assumera le point de vue de Sonne plutôt que de Victoria, ce qui fait que la jeune femme prendra des décisions irrationnelles sans que l'on sache vraiment pourquoi, on ne sait pas si elle prend vraiment conscience de la situation ou pas, jamais on ne la sens véritablement perdue. De plus les événements sont relativement prévisibles, on sait exactement ou le film va nous emmener et comment il va finir mais il garde néanmoins une bonne gestion du suspense et de la tension notamment dans un dernier acte vraiment tendu. Mais comme je l'ai dit plus haut ce qui fera l'intérêt du film et qui le rend passionnant c'est sa part de symbolique avec la manière dont il met en parallèle les événements du film et sa réflexion sur la passion. J'ai parler de son approche méta avec la jeunesse mais il pousse plus loin en allant explorer les différentes facettes de la passion, que ce soit la curiosité par rapport à l'autre, l'attraction qui pousse à se jeter dans l'inconnu ( Victoria va suivre cette bande qu'elle ne connait même pas ), le jeu de séduction que l'on fait durer parfois à l'extrême jusqu'à créer un manque ( lorsque Victoria retournée à son bar croit que la soirée est finie et qu'elle déprime un peu ). D'ailleurs c'est pour cela que la partie séduction est si longue, on l'a fait durer car c'est presque ce qu'il y a de mieux, on baratine l'autre, on teste ses limites, on apprend à le connaitre et etc. C'est presque la partie la plus excitante. Ensuite il y a la peur de sauter le pas, qui engendre la panique puis l'extase absolue lorsque l'on passe à l'acte avec l'adrénaline et le frisson. Pour après arriver au doute, aux questionnements, à la peur de perdre sa liberté, son indépendance, on panique, on reproche à l'autre, on se dispute et on se résigne. Tout est fini, ça fait mal, on pleure, on se quitte puis c'est le vide. Le film arrive à traiter tout ses états de la passion amoureuse en la mettant au service d'une autre situation pour qu'elle ait une portée universelle et il le fait admirablement bien. On est happé par ce cercle infernal, ce fatalisme ambiant, dès le début on sent que cela ne peut pas bien se finir d'où l'aspect un peu prévisible du film mais celui-ci se révèle bien plus intelligent que beaucoup le penseront car son aspect symbolique et passionnant arrivant même à nous faire rentrer dans le même cycle que ses personnages. Personnages qui sont d'ailleurs tous incarnés par des acteurs sensationnels. Il arrive à retranscrire l'euphorie et la panique de leurs personnages avec une justesse effarante. C'est d'autant plus impressionnant qu'ils n'avaient pas le droit à l'erreur et qu'il devait tenir la distance sur tout le plan séquence. On retiendra surtout Frederick Lau et Laia Costa, ils sont tous les deux parfaits de bout en bout et il partage une alchimie plus qu'évidente. Autre prouesse du film, c'est évidemment sa réalisation et son gros travail de mise en scène. Les cadrages sont pensés aux millimètres près, les mouvements sont fluides et précis, même si on évite pas le coté tremblotant de la caméra portée et qui pourrait faire mal à la tête à certains. Néanmoins la promesse était compliquée mais elle est indéniablement tenu surtout que le film s'autorise même des plages esthétiques risquées mais diablement réussis, des moments en total flottements presque contemplatifs qui capte la beauté et le silence au milieu de la fureur et de la frénésie. La musique change, d'ailleurs très bonne sélection musicale, le son se fait étouffé et on tombe dans l'abstraction et par cela Sebastian Schipper impressionne, la maîtrise et la virtuosité qu'il exerce sur son film est absolue. En conclusion Victoria est un très bon film. Un film concept qui arrive à s'émanciper de celui-ci pour porter une réflexion intelligente et habile sur la jeunesse, la perdition et la passion. Même si narrativement le film à pas mal de défauts et manque quelques peu d'intérêts c'est vraiment peu par rapport à la magistrale leçon de cinéma qui nous est proposée. Surtout que la mise en scène est brillante et que les acteurs sont magistraux. Donc n'hésitez pas à vous plonger dans cette expérience à part et surtout laissez une chance au film dans sa globalité car il pourrait bien vous surprendre.
Berlin au petit matin la rencontre d'une jeune espagnole qui sort de boite et 4 jeunes du cru qui n'ont pas pu y rentrer. ensemble ils vont déambuler deux heures durant et avoir bien des épreuves a surmonter. tourné en 1 seul plan séquence le jeu des comédiens est quasi parfait et Victoria nous fait vivre au plus près d'elle toutes ses émotions.