Ce n'est pas le meilleur Gondry... en même temps pour venir égaler un la science des rêves ou un the We and the I il faut y aller ! Mais Gondry ne s'est pas raté non plus, au contraire ! On a un "petit" film, très simple, beau et assez vrai, ce qui fait que j'ai passé 1h43 on ne peut plus sympathique.
On a ici l'inverse de l'écume des jours (que j'avais adoré), on a quelque chose de plus proche de the We and the I, c'est à dire quelque chose de très simple qui aurait presque un petit côté naturaliste... Alors on est pas chez Pialat, on est bel et bien chez Gondry, mais un Gondry sage et je l'aime bien aussi le Gondry sage, autant que le Gondry survolté. Ce type arrive à toucher le spectateur avec la beauté de ce qu'il film et que ceci soit dans un univers délirant ou on ne peut plus réaliste. Comment c'est possible ? Les personnages ! Ils sont vrais, simples et attachants.
Je ne sais pas à lequel des deux gamins je me suis le plus identifié, mais tous les deux sont intéressants. Et du coup c'est avec plaisir que je regarde cet éloge de la débrouille, du bricolage, ce road movie initiatique qui n'est pas forcément le film le plus original du monde, mais qui n'en est pas moins juste et touchant.
Le film n'est pas hilarant, il prête juste à un long et grand sourire, il a un peu le charme de ces films nostalgiques mi-figue mi-raisin.
Je mettrai peut-être juste un léger bémol sur la critique de la technologie qui n'est pas le truc le plus subtil du monde et le film n'en avait pas besoin pour faire l'éloge de la bricole et du fait maison.
Cependant le film se dote de la plus belle fin du monde, c'était vraiment sublime... c'est le genre de fin qui fait quitter le film avec quelque chose de merveilleusement beau car infiniment juste et qui rappellera forcément quelque chose que l'on a tous connu.
Bref encore un film très juste de Gondry avec des ados très bien dirigés et plein de vie !
Après un "Ecume des jours" moyen, et un "Green Hornet" horrible, on pensait que le Gondry de "Eternal Sunshine of The Spotless Mind" était mort. Mais là, il nous revient avec un très grand film modeste et drôle et avec toute la poésie de ces débuts. Un film frais et spontané, portés par 2 très jeunes acteurs. Un excellent road-movie, à conseiller à tous. Le film de l'été sans conteste !
Pour ma première oeuvre dans l'univers de michel Gondry, je peux dire que je suis particulièrement déçu ! Les acteurs surjouent tout au long du film c'est agaçant, les dialogues sont mal écrit, la majorité des mots ne peuvent sortir de la bouche d'un ado de 13 ans, les situations sont ubuesques et improbables. Seuls deux scènes assez drôles sauvent ce naufrage.
Vu MICROBE ET GASOIL, le dernier Michel Gondry. Une excellente surprise, un retour à la simplicité et à un certain cinéma "artisanal", dans la lignée de "La Science des rêves", son film le plus créatif, selon moi. Microbe et Gasoil sont deux ados un peu en marge, deux collégiens rêveurs, moqués par les caïds des récrés et snobés par les filles. Ils deviennent amis et décident de prendre la route des vacances à bord d'un étrange véhicule, fabriqué de leurs mains, une sorte de vaisseau en bois, à mi-chemin entre la caravane et la goélette. Très écrites, très simple dans la forme, sans effets spéciaux mais fourmillant de fantaisie, ces aventures "poéticomiques" sont réjouissantes à plusieurs égards. Porté par deux comédiens au charme indéniable et à la gouaille irrésistible, le film célèbre la différence, la singularité, la débrouille, la rêverie et la loufoquerie et transmet avec humour un message salvateur à l'heure de l'uniformité à tout crin : osez être vous-même, soyez l'artisan de vos rêves, ne cédez pas à la tentation du tout connecté, sortez des chemins balisés. Les adultes en prennent pour leur grade (pères autoritaire ou à côté de la plaque, mères dépressive ou obèse et méchante, prof psycho-rigide, dentiste pervers), ce n'est pas auprès d'eux que nos deux héros trouveront du soutien ni la direction que leur vie doit prendre. Mais bien en faisant travailler leur imagination et carburer la machine à rêves.