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Artriste
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4,0
Publiée le 21 août 2026
Comédie écrite et réalisée par Michel Gondry, Microbe Et Gasoil est un joli film. L'histoire nous fait suivre Théo, dit Gasoil, un adolescent débarquant en cours d'année dans une nouvelle classe et qui fait la connaissance et se lie d'amitié avec Daniel, surnommé Microbe, un élève timide et rêveur. Alors que leurs liens se renforcent de jour en jour, à l'approche des grandes vacances, le binôme a une idée folle en tête, celle de construire leur propre voiture avec quelques planches et une tondeuse à gazon pour ensuite partir sur les routes de France. Ce scénario s'avère très agréable à visionner tout du long de sa durée d'un peu plus d'une heure et demie. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue simple et authentique traitant parfaitement du début de l'adolescence et de ce que ces jeunes corps en mutation, aussi bien chez les garçons que les filles, provoquent chez eux. Mais ce n'est pas le seul sujet traité. Car ce road-movie sur les routes dans lequel souffle un vent de liberté leur permet également de découvrir et d'apprendre, en plus de pouvoir compter l'un sur l'autre pour s'entraider et se soutenir moralement au cours de cette aventure. Tout cela donne lieu à des scènes empreintes d'une certaine poésie, même si on aurait pu s'attendre à des situations encore plus oniriques et créatives de la part du réalisateur. Les péripéties restent assez terre à terre mais plaisantes. Le ton se veut d'une grande sincérité grâce à l'innocence de leur âge et à l'avenir qui se dessine devant eux. L'humour issu de cette candeur est naturel et décroche des rires et des sourires de nostalgie d'un bout à l'autre. Il faut dire que l'ensemble est porté par un duo juvénile des plus attachants. Des rôles interprétés avec naturel par Ange Dargent et Théophile Baquet, qui est particulièrement à l'aise devant la caméra et dégage une sacrée assurance. Les deux profils se complètent parfaitement et sont entourés par d'autres comédiens tout aussi appréciables que sont Audrey Tautou, Fabio Zenoni, Jana Bittnerova, Zimsky, Matthias Fortune Droulers, Marc Delarue, Diane Besnier ou encore Vincent Lamoureux. Tous ces individus, et plus particulièrement les deux principaux, entretiennent des relations d'une belle sincérité procurant de grandes émotions faisant retourner en enfance. Des échanges soutenus par des dialogues aussi amusants que spontanés. Sur la forme, la réalisation du cinéaste français s'avère de bonne facture. Sa mise en scène est proche de ses sujets et évolue dans un environnement changeant en cours de route parcourue, nous faisant voyager au cœur de la campagne française. À noter également le véhicule construit de leurs mains, qui a une personnalité propre et est aussi mémorable que les deux petites têtes blondes. Ce visuel à la photographie proprette est accompagné par une bonne bande originale aux notes s'accordant bien avec l'action et les images, sans rester en tête pour autant. Reste une fin à la hauteur du reste de la narration venant ainsi mettre un terme à Microbe Et Gasoil qui, en conclusion, est un long-métrage mélancolique méritant d'être découvert.
Michel Gondry qui fait un film sur 2 adolescents qui fabriquent une petite voiture en forme de cabane pour voyager partout dans le monde. C’est toute la créativité incroyable qu’à cet homme.
Une ode à la différence et à l'évasion dans laquelle les personnages sont difficilement supportables. Ils sont écrits de manière catastrophique, en plus d'être sur-écrits constamment. Il est difficile de percevoir la symbiose entre les personnages (que cela soit le personnage principal avec son ami, ou avec ses frères, ou encore avec sa mère). Et cela est d'autant plus difficile pour le film que le cadre est toujours centré sur les personnages, on retrouve très peu de plan permettant aux spectateurs de respirer, de se libérer de ses personnages, de s'en dégager pour aller explorer d'autres éléments. Chaque situation est traitée de la même manière, le film est sans nuance, sans adversité, on passe d'une séquence à une autre, sans pour autant que ces situations soient développées. Pour donner une métaphore, j'ai vraiment eu la sensation de regarder ce que serait une bande dessinée adaptée le plus fidèlement possible dans sa forme. On passe d'une scène à une autre comme on passerait d'une case de BD à une autre. D'ailleurs, cet élément est souligné par un des personnages du film, remarquant que lui-même passe d'un endroit à un autre sans transition. Mais malheureusement, sa remarque n'a pas d'effet sur le spectateur puisque c'est pas s'il y avait eu une véritable différence dans le montage à ce moment-là, il le fait remarquer alors que cela fait depuis le début du film que chaque situation est traitée de cette manière (et que cela fait depuis le début du film que le montage opère de brusques transitions). Ces effets de réalisation et cette remarque du personnage ancrent encore plus la sensation que j'ai eu d'être face à des pures personnages de fiction, totalement irréels.
Le film se veut être plein de chose à la fois (un coming of age, un road trip, un film de "vacances" - dans cette tradition de film ancrant une grande partie de leur récit durant les vacances d'été), mais se retrouve à n'être pas grand chose pour moi. Comme ce que j'ai développé concernant l'enchaînement des séquences, le film passe d'un genre à un autre sans jamais en développer un. D'ailleurs, à quelques occasions, se déploît des éléments visuels (des scènes joués à l'envers,...) dont j'ai du mal à saisir la portée stylistique et symbolique, m'amenant donc à la conclusion que cela appuie davantage le côté fantasque des personnages (montrant à quel point les personnages sont différents ou qu'ils ont une imagination différentes de la norme). Toutefois, sur ce coup, il est possible que quelque chose m'échappe.
J'ajouterais qu'il est assez étonnant qu'aucune réflexion (sur les enjeux sociaux, politiques ou autres) n'émerge du visionnage. Un des personnages adolescents est pauvre (à la différence que l'autre vit dans une famille aisée) et le film ne peut produire aucun discours sur ça (j'ai pris cela comme exemple et cela s'étend à l'ensemble du film et à ses thématiques). Tout est blague ou légèreté, rien n'est conséquent. J'ai eu le sentiment d'être face à une fable filmée (dans sa légèreté, dans la sur-caractérisation des personnages, dans la rapidité que le film développe ses thématiques et situations), sans pour autant avoir quelque chose à en tirer.
Et pour finir, le fait que les dialogues soient sur-écrits, parfaitement contrôlés, amènent chez moi la sensation que rien n'est naturelle, que les acteurs ne s'amusent pas mais récitent. Rien est organique, j'ai l'impression que l'improvisation n'a pas sa place, tout est parfaitement contrôlés, des dialogues, aux situations, aux jeux des acteurs et cela contraste pour moi avec la vitalité qu'il devrait y avoir dans ce genre de récit et film. C'est pour moi tout le contresens que le film fait. Il devrait respirer la vie (au travers de ses adolescents qui veulent s'évader, s'échapper...) et finit par transpirer le contrôle et donc la mort (je fais ici de manière très schématique une distinction entre vie-improvisation et mort-contrôle excessif des dialogues).
Un très sympathique road-movie atypique de deux ados rebelles et idéalistes qui décident de partir sur les routes de France dans un véhicule automobile de leur conception; propulsé par un moteur de tondeuse à gazon. Ce qui ne va pas manquer de scènes cocasses excepté la scène du dentiste qui fait tâche dans un scénario plutôt cohérent et homogène. Les deux acteurs principaux sont excellents et pleins de verve tandis que leurs dialogues sont un intarissable sujet de réflexion.
Le réalisateur Michel Gondry convoque sa propre expérience de jeunesse pour tisser ce film simple et attachant de deux collégiens débrouillards et inventifs. Un film frais, drôle, ode à une forme d’inventivité naïve.
Adorable petit buddy movie sans prétention, dynamique et sans temps mort. J'ai adoré suivre ces deux adolescents dans leur épopée originale et d'une grande fraîcheur, très moderne dans ses dialogues. Bravo au jeune tandem d'acteurs, ils sont excellents.
Un bijou, à jamais l'un des plus beau film et poétique que j'aurai vu de ma vie. ça a le mérite de nous rappeler à quel point la majorité des films qui sortent aujourd'hui sont pathétiques et vides...
Vraiment un très bon film . Avec une belle histoire. On passe un assez bon moment . J'ai beaucoup aimé l'amitié entre les 2 adolescents . Par contre j'ai un peu était déçu par la fin . je vous le recommande a tous ce film.
La manière dont Microbe et Gasoil réenchante le quotidien, explose les frontières de classes sociales pour rassembler au nom du droit commun à l’imagination et la créativité, la façon qu’il a de regarder ses deux enfants non pas comme des adultes en devenir mais pas non plus comme des êtres puérils, pris entre deux âges de l’existence, marqués par une précocité qui les rend sensibles à la mort, à la sexualité et aux boutades verbeuses, tout cela participe à une ode à la liberté des plus revigorantes. L’inventivité formelle du cinéma de Michel Gondry n’était certes plus à démontrer, elle s’incarne ici une fois encore avec drôlerie et poésie : les séquences s’assemblent de manière imparfaite, à l’instar de ces planches de bois formant l’armature de la cabane sur roues, les transitions sont parfois supprimées – les personnages finissent par s’en plaindre, ils sont perdus dans le film –, la caractérisation des personnages s’avère surprenante voire invraisemblable, mais ce n’est rien. Le monde est bizarre, et le road movie improvisé par Théo et Daniel se propose de l’explorer, de réaliser un petit tour de France à partir de Versailles, un road movie dont la trajectoire se dessine au fil des routes empruntées, des chemins découverts et des indications cartographiques. Le long métrage interroge la relation qui unit et désunit les enfants et les parents, une communication impossible sinon rompue entre deux générations par la propension de l’adulte à cantonner son champ de perception sensible et d’action sur le monde à des automatismes appris puis répétés : se lever à six heures, partir travailler, revenir du travail, manger, dormir ou faire l’amour. Les adultes sont des êtres trop réglés, déréglés, à l’image de ce couple de parents esseulés sur le point de kidnapper les deux jeunes aventuriers. Les adultes sont du côté de la reproduction industrielle (des comportements, des êtres et des objets) ; les enfants, eux, sont du côté du recyclage, ils récupèrent des objets usités et destinés à la décharge pour les retaper, leur donner une vie nouvelle, ils sont des alchimistes, pratiquent la technique, propre de l’artisan et, qui plus est, de l’artiste. Peu importe la technologie à la mode, cette industrie du jetable, elle est trop fragile, elle ne sert à rien : faire caca sur le téléphone portable, le recouvrir de terre et n’en plus parler. Faire du neuf avec du vieux, bricoler ensemble, rêver ensemble. Porté par deux jeunes acteurs épatants, Microbe et Gasoil réussit l’exploit de transformer son véhicule lourdement attaché au sol en vaisseau spatial dans lequel s’immortalise un art de vivre, conservatoire d’une éternelle jeunesse, d’une éternelle vigueur, d’une éternelle créativité.
Fable résolument optimiste sur 2 adolescents en quête de reconnaissance et de folie avec ce projet d’automobile attachant. Beaucoup de maladresses et de situations grotesques, des dialogues trop formatés, qui le fait presque passer dans l’univers de la science-fiction. Feel good mais trop inégal pour marquer les esprits.