2015 et c'est toujours la même rengaine. Alors que la crise écologique mondiale nous oblige à repenser complètement nos modes de production d'énergie, un film réactionnaire par un réalisateur inconnu et qui le restera probablement nous refait l'apologie bien connue des énergies fossiles non renouvelables ! Rappelons que M. Hollande en personne à recommandé l'usage du gasoil par rapport à celui du colza qui sent bien meilleur. A qui profite le crime ? (Aux "amis" de M. Valls
C’est un road movie pour ados, sympathiques, mais sans effet cinématographique particulier, sinon la révélation d’un jeune comédien Théophile Baquet (« La guerre des boutons » version Christophe Barratier) qui tient le film sur ses épaules, dans un costume confectionné un poil au-dessus de son âge, mais qui lui va comme un gant. Gondry, auteur du scénario lui accorde une indépendance d’esprit salvatrice. Il forme avec un autre jeune acteur prometteur, Ange Dargent un duo de jeunes garçons en quête d’un peu d’évasion. Pour échapper à l’habitude, à la famille et aux copains casse-pieds. Des idées un brin fofolles émergent, mais ne s’attardent jamais. De la part de Gondry c’est plutôt surprenant. Pour en savoir plus
Nos jeunes protagonistes sont extraordinairement touchants et attachants. Une sorte de misère familiale, différente pour chacun, les pousse à sortir les voiles, ou plutôt les roues dans ce qui devient un roadmovie. C'est rempli de rebondissements, le tout sonne particulièrement bien, et constitue un vrai divertissement. Au programme, premier émois, comment devenir soi-même, comment devenir adulte. Cette chronique de pre-adolescence est une réussite. A noter Audrey Tautou dans un contre emploi assez surprenant.
Comme toujours, Michel Gondry est inventif et bricoleur. Mais il est ici aussi plus personnel avec ce road-movie entre Versailles et le Morvan de deux adolescents. C'est poétique, drôle, bien écrit et bien joué. Un excellent film d'été
Après plusieurs films en demi-teinte (notamment "L'écume des jours", croulant sous les effets jusqu'à l'overdose), Michel Gondry revient à un cinéma plus simple, mettant de côté l’esbroufe visuelle au service d'une histoire fantaisiste qui n'est rien d'autre qu'un rêve de gosse. Voici donc "Microbe et Gasoil", deux adolescents un peu marginaux qui décident de construire une voiture avec un moteur de tondeuse à gazon pour sillonner les routes de France l'été. Avec trois fois rien et deux jeunes acteurs tout à fait convaincants, Gondry séduit. S'inspirant d'une part de son enfance, filmant le tout avec humour (les dialogues sont irrésistibles) et simplicité sans se prendre au sérieux, le réalisateur renoue avec son spectateur, transmettant un amour de l'originalité et du bricolage. Sans que le film ne soit non plus exceptionnel (mais en même temps, il ne cherche pas à l'être, voulant simplement être un divertissement fantaisiste), revoir Gondry s'amuser comme un gosse fait un bien fou.
Menant de front une carrière à l'étranger (grâce à la réalisation de vidéo-clips), il est le réalisateur de "Eternal sunchine of the spotless mind", "Soyez sympa, rembobinez", "The green hornet"..., Michel Gondry revient côté France avec "MICROBE ET GASOIL", surnom des deux géniaux adolescents du film, Ange Dargen (premier film) et Théophile Bacquet (2ème film après "La nouvelle guerre des boutons"). Original, apportant toujours une part de rêverie [L'écume des jours], le réalisateur propose un magnifique "road-maison" movie après un début un peu long à s'installer...
Ce film que j'ai vu en avant première est une tuerie! Ça fait un moment que j'attendais le retour d'un Gondry qui me plairait autant que Soyez sympa rembobinez (même si the we and the I était super, j'aime mieux les comédies), et là ça dépasse mes espérances. J'étais dans un collège de province il y a déjà qq années, et pourtant je me suis retrouvé dans ce film qui démarre en banlieue ! J'aurais trop aimé rencontrer Microbe et Gasoil et partir avec eux dans la voiture roulotte ! L'épisode du dentiste m'a fait mourir de rire, et j'étais trop content que spoiler: Microbe règle son compte au caïd de la récré à la fin ! THE film de l'été !!!
Grande fan de Gondry, j'ai trouvé qu'il manquait un peu de folie. Reste l'histoire sympa, où certains ado peuvent se reconnaitre, et Théophile Baquet qui joue Gasoil qui m'a bluffée!!
Film qui n'est pas sans rappeler Comme un avion. Après le cinquantenaire qui tente de s'echapper de la routine quotidienne, le voyage de deux ados en souffrance dans une quête drôle et foutraque.
Comme ça fait du bien de voir un cinéma inventif, tendre, rafraichissant, drôle, émouvant, intrépide, enfantin, malicieux! Comment se construit-on au sortir de l'enfance, au basculement dans l'adolescence, que fait-on de ses parents, où les met-on? Que leur raconte-on et que nous racontent-ils? J'aime bien ce cinéma de trouvailles, de bricolages, d'objets insolites autant que fulgurants. Etre accessoiriste de Michel Gondry, ça pourrait être un poème en soi. Je me souviens des voitures insensées, qui stationnaient dans Paris durant le tournage de l'écume des jours. Ces véhicules étranges me faisaient rêver. Ici encore, Michel Gondry nous transporte, nous emporte dans un périple à travers la France, où le burlesque est partie prenante. Bravo pour cette nouvelle aventure, dont les deux jeunes comédiens sont délicieux à souhait, leur fraicheur est enthousiasmante...
Ce n'est pas le meilleur Gondry... en même temps pour venir égaler un la science des rêves ou un the We and the I il faut y aller ! Mais Gondry ne s'est pas raté non plus, au contraire ! On a un "petit" film, très simple, beau et assez vrai, ce qui fait que j'ai passé 1h43 on ne peut plus sympathique.
On a ici l'inverse de l'écume des jours (que j'avais adoré), on a quelque chose de plus proche de the We and the I, c'est à dire quelque chose de très simple qui aurait presque un petit côté naturaliste... Alors on est pas chez Pialat, on est bel et bien chez Gondry, mais un Gondry sage et je l'aime bien aussi le Gondry sage, autant que le Gondry survolté. Ce type arrive à toucher le spectateur avec la beauté de ce qu'il film et que ceci soit dans un univers délirant ou on ne peut plus réaliste. Comment c'est possible ? Les personnages ! Ils sont vrais, simples et attachants.
Je ne sais pas à lequel des deux gamins je me suis le plus identifié, mais tous les deux sont intéressants. Et du coup c'est avec plaisir que je regarde cet éloge de la débrouille, du bricolage, ce road movie initiatique qui n'est pas forcément le film le plus original du monde, mais qui n'en est pas moins juste et touchant.
Le film n'est pas hilarant, il prête juste à un long et grand sourire, il a un peu le charme de ces films nostalgiques mi-figue mi-raisin.
Je mettrai peut-être juste un léger bémol sur la critique de la technologie qui n'est pas le truc le plus subtil du monde et le film n'en avait pas besoin pour faire l'éloge de la bricole et du fait maison.
Cependant le film se dote de la plus belle fin du monde, c'était vraiment sublime... c'est le genre de fin qui fait quitter le film avec quelque chose de merveilleusement beau car infiniment juste et qui rappellera forcément quelque chose que l'on a tous connu.
Bref encore un film très juste de Gondry avec des ados très bien dirigés et plein de vie !