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Un visiteur
2,5
Publiée le 21 mars 2021
La base du film est importante: parler du mariage forcé des filles.. Mais le scénario est mal goupillé... On se perd par moment... et on a presque envie d arreter de voir le film...
"Face à l'irresponsabilité des adultes, aussi sérieux soient-ils, l'espièglerie des adolescentes devient un signe de maturité" (Télérama) Pas mieux pour résumer le film où ces 5 jeunes filles pleines de vie à qui l'on donne comme seul avenir d'être une "bonne épouse".
Magnifique film , sur les coutumes de vie encore ancestrales qui existent dans certains pays..... La place de la femme , condamnée à vivre dans une maison prison sous le joug de familles aux pensées radicales.... Les actrices sont sublimes et l histoire au top... Superbe film.....
J'ai été chamboulée par ce film, si beau si vrai mais surtout si puissant et important La réalisatrice Turque nous offre un film militant avec un casting de jeunes femmes talentueuses et émouvantes. Dedans la Turquie patriarcale et traditionnaliste est dénoncée. C'est une œuvre terrible et dramatique évidemment mais c'est aussi une très belle ode à la vie, à l'amour, à l'émancipation et à la liberté. En bref Mustang me marquera pendant longtemps et je comprends très facilement les éloges autour. https://lutetia95.blogspot.com/2021/01/mustang.html
Un été, cinq soeurs en quête de liberté voient leur vie basculer. Confiées à leur oncle et à leur grand-mère conservateurs, elles voient leur vie insouciante se transformer en une existence de privation, dictée par des carcans culturels conservateurs. Ce film est un film féministe, sur la difficulté à être une femme dans la Turquie d'aujourd'hui, pays où la période de démocratisation et d'émancipation voulue par Atatürk laisse place à un retour des anciennes valeurs et du patriarcat, mais c'est aussi un film d'une femme turque, qui voit son pays muter, devenir un pays à deux vitesses, entre Istanbul et les côtes, qui s'occidentalisent, et la Turquie rurale, en retard, avide de morale. Ces jeunes femmes, telles des mustangs, sont des esprits profondément ancrés dans leur époque, indomptables, fougueux.
Dans un village turc, cinq jeunes sœurs refusent les mariages arrangés et la doctrine patriarcale. Un film magnifique au sujet fort, sur lequel souffle un vent de liberté.
Ce qui a motivé la réalisatrice Deniz Gamze Ergüven a tourner Mustang, c'est la situation politique de la Turquie (son pays) depuis 10 ans. Notamment pour les femmes, qui se retrouvent dépossédées de plusieurs libertés individuelles. Le retour à une application stricte des préceptes moraux et religieux ont permis une dégénérescence touchant la vie dans les sphères publiques et privées. Sur la forme et le propos, Mustang rappelle le récent Sibel ( Cagla Zencirci et Guillaume Giovanetti). Les deux films ont la qualité des fables universelles sur la résistance aux formes d'oppressions les plus séditieuses. L'approche est également similaire. À vif, loin de se laisser aller à un quelconque misérabilisme. Mustang rappelle qu'entre une prison et la maison, il n'y a que des barreaux. Et de démontrer que ce qui devrait être la source de réconfort et de paix peut devenir le champ de bataille d'une lutte psychologique. Le titre du film semble associer les cinq héroïnes à ces chevaux s'épanouissant à l'état sauvage, à l'inverse de leur ancêtres dressés. L'écriture sincère permet à chacune d'incarner une facette de cette jeunesse spoliée par le patriarcat. Mais celle qu'on remarque le plus demeure Güneş Nezihe Şensoy, la cadette. La plus sage, la plus charismatique et celle qui suscite le plus d'empathie (bien que ses partenaires ne déméritent pas). La limite du film est également la même que pour Sibel, trop abrupte dans des passages qui pourraient être vecteurs de plus d'affects. C'est dommage puisque Mustang propose plusieurs moments de vraie douceur (entre les cinq personnages principaux). Le cinéma joue la carte politique puisque c'est bien sur ce terrain que les choses doivent bouger. Sonnez la charge, lâchez les chevaux et galopez à en mourir.
[ Mustang ] un film turque très réussi, en dépit de son histoire un peu surréaliste à des fins féministes, constitue un drame très illustratif d'une société trop patriarcale, qui s'enfonce aveuglément dans une démarche fort conservatrice (unions forcées de mineures, privation de scolarisation, sévérité excessive..) me rappelant assez "virgin suicides" qui traite pratiquement le même thème ; et cela ouvre les yeux davantage sur les méthodes rationnelles d'éducation qui est un sujet délicat et dont les allégations sont très divergentes, film à juger avec du recul.
Virgin Suicide à 1000 Km d'Istanbul. J'aurai aimé mieux, le potentiel était là mais Mustang restera un film puissant qui se sabote lui-même par manque de foi dans le cinéma. Alors que je m'attendais à une oeuvre aussi difficile à appréhender qu'un cheval sauvage (mon dernier long métrage turque était Winter Sleep...) c'est finalement ses facilités et sa peur constante d'ennuyer qui m'a déçue. Mustang traite certes d'un sujet puissant, le poids des traditions et le patriarcat dans la Turquie reculée mais il est traité dans sa forme avec les mêmes défauts que les films occidentaux caricaturaux. D'abord dans le choix de ses actrices, 5 mannequins aux visages parfaits et auxquelles pas un bourrelet ne dépassent de leur chemises trempées dans une scène d'ouverture qui tient plus du conte ou d'un high School Musical que d'un film social. Même si j'aurais aimé des morphotypes moins stéréotypés, le problème n'est pas tant d'exhiber la plastique parfaite de ces ado mais plutôt de ne pas prendre la peine de leur donner une personnalité. Même dans ce film résolument féministe il y a un arrière goût de male gaze qui m'a gêné. Ces femmes ne sont que des corps indissociable les unes des autres, elles ne se distinguent finalement que dans leur façon de se rebeller contre l'oppression masculine. Seule la plus jeune bénéficie d'un véritable traitement mais son personnage est tellement sur-écrit qu'on à peine à y croire. Mais ce n'est pas la seule extravagance car la réalisatrice en fait des tonnes pour appuyer sur l'émotion :spoiler: la musique ronflante au moment d'évoquer la wife-making factory, la célébration au match de foot, le cailloux qui fait quasiment tomber un poteau électrique. Pourquoi tomber dans la surenchère alors que le sujet se suffit à lui même ? On arrive tout de même à une scène dans laquelle spoiler: une gamine de 15ans, pendant que son oncle retire de l'argent à la banque, se fait dépuceler de plein grée dans une bagnole en plein jour par un parfait inconnu ... Outre l'obsession à enchaîner de façon aussi rapide qu'artificielle les scènes afin de ne pas lasser son auditoire, la plus mauvaise idée selon moi est probablement de faire de l'oncle un spoiler: violeur incestueux . Quel dommage de ne pas avoir créé un personnage plus nuancé afin d'éviter qu'il ne devienne le méchant tout désigné quand, le patriarcat bien sûr, mais aussi toute la société, la religion et les traditions sont à blâmer. D'ailleurs les jeunes hommes paraissent finalement n'avoir que peu de contrôle leurs unions. Un bémol toutefois, si on peut et on doit, déplorer l'absence de libre arbitre dans le choix de son conjoint, l'homogamie qui progresse en occident relativise largement le libre arbitre dont nous croyons disposer. Enfin et même si encore une fois on nous caresse dans le sens du poil difficile de résister à cette fin pleine d'espoir, déclaration d'amour au progressisme et à l'éducation.
Voilà l'exemple terrible du film qui tribuche bêtement sur la fin. Fin, intelligent, beau et touchant, voilà ce qu'il nous reste de cette histoire hexagonale ou la femme est belle et courageuse. Malheureusement le patos l'emporte et les 15 dernières minutes sont navrantes. Alors on est déçu.