Comédie horrifique et fantastique coécrite et réalisée par Michael Dougherty, Krampus est un film assez moyen. L'histoire nous fait suivre une famille qui accueille des hôtes quelques jours avant les fêtes de fin d'année. Mais alors que Noël approche, des événements inquiétants vont se produire jusqu'au 24 décembre où ce ne sera pas le père Noël qui viendra. Ce scénario s'avère hélas peu divertissant à visionner tout du long de sa durée d'un peu plus d'une heure et demie. Pourtant, l'intrigue débute de façon prometteuse sur le ton de la pure comédie avec des retrouvailles familiales amères très drôles. Mais au bout de vingt minutes, cette tranche de rigolade laisse place à une ambiance horrifique et fantastique plus sérieuse, gardant tout de même une petite dose d'humour, plaisante aux premiers abords, mais qui finit par décevoir. En effet, le récit, qui traite d'une créature mythique anthropomorphe à cornes qui accompagne saint Nicolas dans différentes régions du monde pendant la période de Noël, est original sur le papier, mais très générique dans les faits. Tout est très attendu et le métrage se contente de reprendre les codes de ces genres de façon convenue. Résultat, le côté atypique du sujet finit par devenir quelconque à la faveur de scènes d'action généreuses mais au goût de réchauffé. L'atmosphère est pour sa part plutôt réussie même si la menace est trop directe et donc dépourvue de réelle tension. L'humour parvient, lui, à décrocher quelques rires et sourires, qui sont presque tous concentrés au début, avant que ne tombe la neige. L'ensemble est porté par des personnages bien caractérisés mais pas suffisamment développés et attachants pour qu'on ait quelque chose à faire de leurs sorts. Des rôles interprétés par une distribution correcte comportant Adam Scott, Toni Collette, David Koechner, Allison Tolman, Conchata Ferrell, Emjay Anthony ou encore Stefania Owen. Tous ces membres entretiennent des rapports conflictuels créant un peu d'amusement. Des échanges soutenus par des dialogues trop neutres. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain s'avère en demi-teinte. Sa mise en scène est globalement banale même si quelques séquences sortent un peu du lot par leur créativité et leur folie et grâce à des mouvements de caméra plus inspirés. Mais la photographie très sombre donne souvent un rendu brouillon lors des scènes d'action. Les effets spéciaux sont, eux, convaincants et permettent de donner vie à des créatures toutes plus saugrenues les unes que les autres. Ce visuel sombre et glacial est accompagné par une bande originale aux compositions anodines s'accordant bien avec l'ambiance, sans pour autant avoir un quelconque impact sur les images. Reste une fin sans surprise venant mettre un terme à Krampus qui, en conclusion, est un long-métrage ne possédant pas assez de qualités pour en faire une œuvre cinématographique valant le coup d’œil.