Les poins forts du film sont évidemment les scènes d'action mais avant tout les personnages, les braqueurs charismatiques et le flic bourru aux méthodes pas très catholiques. Le scénario, par contre, aurait mérité d'être plus simple et le film aurait gagné à être plus resserré car il y a quelques longueurs.
Criminal Squad (Den of Thieves, titre VO, plus en « gamme » avec son sujet) tente d’imiter ses aînés (M.Mann, Heat, évidemment, pour un rapprochement direct, puis Fuqua, Affleck…pour le style) sans jamais vraiment arriver à la même hauteur. Pour autant sans singer non plus le genre, Christian Gudegast s’en sort plutôt bien avec une note cinématographique assise sur ses bases, qui fait plutôt mouche. Evidemment, pas forcément une note d’auteur ici mais un certain savoir-faire et une efficacité évidente, paradoxalement plus absente lors de la séquence principale (et finale) du film. Un détail. Gérard Butler sur la ligne aiguisée du pastiche et du cliché s’en sort plutôt bien tandis que Pablo Schreiber confirme tout le bien qu’on pensait de lui depuis quelque temps. Rien de nouveau ici, le simple constat d’une vraie envie, mise en scène avec habileté, portée par un scénario très efficace et plutôt au-dessus de ce que le genre impose avec facilité trop souvent. Le Los Angeles urbain et criminel reprend un peu de relief. Pour le genre, belle surprise malgré l’originalité absente. requiemovies.over-blog
Certes les 2 scènes d'action dépotent. Certes le casse de la banque est malin. Certes le cabotinage de Gerard Butler est jubilatoire. Mais voilà, rien d'autre à sauver... Le reste du casting est décevant (50 Cent, etc.), le scénario patine sérieusement et le film sombre parfois dans le ridicule. Un peu déçu.
A la manière d'un Heat calibré à la testostérone, Criminal Squad met à l'écran un duel entre malfrats et policiers avec le duel psychologique des deux chefs de rangs. Hargneux et violent, ce film montre ces deux gangs qui s'affrontent sur fond de braquage de banque avec intrigue à tiroirs. Prenant et bien joué, le film arrive à faire naître un peu de finesse également dans son scénario, avec une conclusion imprévue et pleine de sens.
Une psychologie de bazar et des scènes d'action décoiffantes : voilà qui résume bien ce film. Pas de finesse, des gros bras au QI d'huitre, et un seul malin qui tire profit de tout ça. Pas mauvais mais il y a nettement mieux.
C'est un film policier typique de Los Angeles. Deux bandes. Une bande de braqueurs contre une bande de flics. Une ambiance séroeuse. Un très bon polar.
Film assez classique tant dans son histoire que dans sa mise en scène. Le casting fait le boulot. Le film a quand même un peu trop de longueurs. Ce long métrage est dans la norme classique des films d'actions.
un bon film de braquages avec du suspense de l'action tout au long des 2 heures 20 de visionnage qui sont passées relativement bien. une bonne brochette d'acteurs tous parfaits dans leur rôle entre les flics et voyous. se laisse très bien voir au cinéma.
Un formidable film de braqueurs dans la lignée de "Heat". Il suit le jeu du chat et la souris entre un groupe de braqueurs de haut vol et un groupe de policiers sans pitié. Le casting regroupe de vraies gueules de cinéma. Gérard Butler est impressionnant en shérif implacable et colle à son rôle. Le scénario est bien agencé et nous entraîne avec rythme jusqu'au final particulièrement réussi. En outre les scènes d'action sont très bien mises en scène. En bref un film de braqueurs de haut vol. A voir ou revoir.
Loin d’être le navet attendu « Criminal Squad » se montre être un polar plutôt bien troussé. Sur un scénario qui certes n’évite pas certaines maladresses notamment dans son montage et use parfois de grosses ficelles mais qui est emballé avec savoir-faire dans un récit prenant le temps de développer ses personnages et son histoire tout en évitant la surenchère d’action. Porté par un casting musclé emmené par Gérard Butler, l’ensemble est une solide série B sans prétention et meilleure que la moyenne du genre.
Je ne m'attendais pas à ce final. A regarder jusqu'au bout, car le suspens prend tout son sens à la fin. J'aurais cependant pensé à un final plus girly pour le héro mais cela cadre bien avec sa mission. je trouve ce film excellent.
Bon début avec le braquage d'un transporteur de fonds. Puis, 1 heure de grand vide où l'on découvre rapidement l'équipe des braqueurs et la police qui va suivre l'affaire. De nombreuses scènes inutiles, passer quelques minutes avoir le flic réfléchir tout en buvant de lait ou s'exerçant au tir... C'est lourd et cela manque d'intérêt. Beaucoup de dialogues entre les deux leaders (Gangster et flic) sont vraiment nuls. On s'ennuie fermement trop longtemps. Dans le même genre, "Heat", sorti 20 ans plus tôt, reste de très loin supérieur. La dernière fusillade est une bonne réalisation. Mais les dernières minutes... Tirées par les cheveux !
Une bonne surprise. De sacrées "gueules", scènes toniques (çà en envoie !), situations décalées et mise en scène soignée. Surtout, le scénario bien ficelé, jusqu'à la fin avec son lot de "surprises". Très typé à l'américaine mais on s'y laisse prendre. A voir ! 3.5/5 !!!
Ça commence pas trop mal Criminal Squad. Un début qui offre une dualité miroir intéressante entre flics et gangsters. Malheureusement, le métrage s'engouffre dans un plan alambiqué qui offre un déroulement assez vain. Ça reste néanmoins assez divertissant.
Le scénariste de « Une Homme à Part » et « La Chute de Londres » passe fin derrière la caméra pour une compétition de haut vol. Christian Gudegast aborde alors son western urbain avec beaucoup de testostérone. Il y trouve de la maîtrise, malgré la simplicité d’un récit qui succède partie de braquage l’une après l’autre. La volonté de l’homme ne réside pas dans la cupidité, l’intrigue veut pousser ses personnages jusqu’au seuil de leur condition physique et mentale. Il ne s’agit pas que de la survie du plus fort, car le but étant de s’acquitter de cette contrainte et de démontrer au monde que l’on peut s’absoudre de ses règles pour mieux régner.
On retrouve donc Gerard Butler dans la peau d’un flic qui n’hésite pas à user des mêmes stratagèmes que ses adversaires pour vaincre. L’acteur, qui s’est un peu perdu dans sa carrière, se reprend en main ici même au cœur de Los Angeles, capitale des braquages de banque. Il incarne l’impitoyable Nick Flanagan, dont sa vie privée n’arrange pas ses affaires. Par ailleurs, ce développement parallèle ne puise pas tout son potentiel pour le rendre aussi vulnérable qu’on le laisse entendre dans un premier temps. Non, Nick est plus qu’un battant, plus qu’un soldat, c’est un homme droit et juste. Il peut entrer dans une maladresse inattendue mais clairvoyante lorsqu’il est invité à le faire, même si l’alcool l’amène à le ramollir physiquement. Cela ne veut pas dire pour autant que lui et son équipe vont respecter les règles du jeu, car c’est toujours l’équipe d’en face qui les dicte pour l’autre.
Nous avons donc droit à un affrontement très sportif, sur des sols qui valent de l’or, mais aussi sur les routes qui laissent traîner du sang derrière chaque passage. Ray Merrimen (Pablo Schreiber) dirige cette seconde écurie qui rivalise nettement en termes de force de frappe et de ruse. Les rappeurs Curtis ’50 Cent’ Jackson et O’Shea Jackson Jr. sont notamment de ce bord et s’abandonnent dans des rôles simplistes, mais qui font parfaitement l’affaire. Ces braqueurs ont une justesse qui relève bien le niveau du film, jusqu’à écraser certains défauts que l’on serait prêt à oublier. Leur performance est proportionnelle à celle de Butler. Et il se charge lui-même de créer cette empathie que l’on éprouve pour ce le duel musclé.
« Criminal Squad » (Den of Thieves) ne badine pas avec les séries B qui souhaiteraient le rabaisser à leur niveau. La première de Gudegast est une réussite sur plusieurs aspects, dont la photographie et un rythme étonnamment jouissif. Le film sait tenir l’attention et la tension. Souvent en retrait, dans l’ombre référentielle Michael Mann, le film se découvre une nature propre. Il articule une sincérité dans le silence, le regard et la patience. Une bonne mise en scène récompense ces efforts et permet à l’œuvre de s’ouvrir, choses que l’on oublie souvent au profit de balles perdues.