Au-delà des montagnes
Note moyenne
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134 critiques spectateurs

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Art_Cinéma
Art_Cinéma

9 abonnés 49 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 janvier 2016
La Chine à observer à travers un drame familial contemporain. Jusqu'ici tout va bien. Encore mieux, le démarrage du film s'annonce très réussi. Toutefois, il est dommage que la dernière partie de celui-ci ne parvienne pas à honorer ce lancement apprécié afin d'inscrire "Au-delà des montagnes" dans la liste des grands films d'Asie . A découvrir quoi qu'on en dise.
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 janvier 2016
Comme je me suis ennuyé devant Au-delà des montagnes…quelle construction de ce film…pratiquement trois quart d’heures de prologue, dans une introduction qui s’éternise…la mise en place d’un triangle amoureux, entre la jeune Tao, Lianzi, le brave prolo, mineur de son état et Jinsheng, le parvenu aux dents longues qui a compris que l’on peut faire fortune dans la Chine d’aujourd’hui sans être regardant sur les moyens…nous sommes à l’aube du 21 ièm siècle…cela dure presque trois quart d’heures avant que n’apparaisse le titre du film…nouveau bond en 2015, chacun a vécu sa vie avec plus ou moins de bonheur…entre temps nous aurons laissé le brave Lianzi à son triste sort…pour retrouver le fils de Tao, séparé de sa mère…puis en 2025, le même à nouveau qui semble avoir trouvé dans sa professeur de chinois, un substitut maternel, quelque peu incestueux…pendant plus de deux heures que se passe-t-il vraiment ? Pas grand-chose…le premier tiers du film baigne dans des lumières criardes et des musiques sirupeuses…le reste ne vaut guère mieux…Le rythme est d’une lenteur …c’est un film boiteux, empêtré …loin du dernier Touch of Sin que j’avais apprécié pour sa force à la Tarantino et qui lui avait été censuré en Chine…mais là c’est plat !!! Même pas un mélo !!! Désolé, je n’ai vraiment pas aimé …
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 25 janvier 2016
"...Au-delà des montagnes continue la dissection de la société chinoise, mais le cadre de l'espace-temps change de façon radicale par rapport au précédent: l'histoire d'un triangle amoureux en 1999, 2014 et 2025 et une chanson de fond: Go west de Pet shop boys. Le duo anglais avait reprise le tube des Village people, avec le slogan patriotique étasunien qui encourageait les gens à migrer aux territoires qui venaient d'être conquis dans la côte pacifique. Mais ce que Tennant et Lowe ont perpétré avec son succès était une satire de la fin de la guerre froide et l'aperture d'occident au bloque communiste.

Précisément ce fantôme de l'aperture à occident se cache dans le métrage. Une génération des jeunes illusionnés par l'époque où ils vivent, des jeunes qui ont grandi dans une Chine qui s'ouvrait au capitalisme et qui montrait une fausse prospérité pendant que la protagoniste Tao -en français, vague- choisissait son prétendent submergée dans l'insouciance de l'époque à la fin du XXème..."

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Benito G

760 abonnés 3 167 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 2 janvier 2016
LE visuel happe le spectateur des le début, avec une vision de mélancolie et d'émotion ou le réal transpose parfaitement l'intrigue dans un futur déshumanisé. On a l'impression d'assister à une fresque pleine de sentiment qui nous donne parfois le bourdon ou le frisson. Face à divers genre que le spectateur comprendra assez vite, tout cela se retrouve condensé et rend l'oeuvre comme un roman que l'on aurait lu et ou la reflexion est de mise. La deuxième partie (puisque l'on pourrait le mettre en deux partie) séparant plusieurs années nous amène dans un somptueux mélo ou l'on assiste "impuissant" à la mondialisation de la Chine. Un drame humain d'une grande ampleur qui même si le mélo est bien présent, ne joue pas dans le "forcage"; mais juste ce qu'il faut et c'est déjà assez dur. Bouleversant le spectateur et le laissant limite devant une énigme car je n'avais jamais vu de film de tel sorte. Sa sort des sentiers battus et l'ensemble et bien maitrisé. Le visuel est interessant, les acteurs aussi (même si on n'est pas star du showbizz^^). Dommage que la 3ème partie accentue un peu la langue anglaise, affaiblissant un peu l'émotion nous avez conquis. Bref, un film d'ambition mais qui manque un peu de profondeur. Après il ne plaira pas à tout le public puisqu'il serait presque à mettre dans "art et essai".
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 janvier 2016
Un très beau film qui retrace la vie de plusieurs personnes sur 25 années (de 1999 à 2025). A travers ces parcours individuels le réalisateur dévoile l'évolution de la société chinoise depuis la fin des années 90, jusqu'à 2015 , avec en plus en 3ème partie une anticipation sur les 10 prochaines années. C'est cette période d'anticipation que j'ai moins aimé, la 3ème partie du film. Je l'ai trouvé moins convaincante, mais globalement j'ai passé un très bon moment.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 5 mars 2016
Dans Au-delà des montagnes, Jia Zhang-Ke poursuit sa réflexion sur les mutations que connaît la Chine contemporaine, et leurs conséquences sur la société chinoise. Il y a un peu plus de deux ans sortait son précédent film, A Touch of Sin, qui dépeignait de manière décapante le parcours de plusieurs individus, chacun dans une province différente, qui se révoltaient de manière plus ou moins éclatante et sanglante face aux travers d’une société qui a connu, en très peu de temps, d’immenses bouleversements. Ce film avait été remarqué à sa sortie, son propos était tellement explosif qu’il fut censuré par les autorités chinoises. Ce qui n’a pas pour autant empêché Jia Zhang-Ke de voir son film suivant, plus consensuel, projeté dans les salles obscures chinoises, où il a même connu un certain succès. D’une certaine manière, un peu à la manière d’un Jafar Panahi en Iran, la notoriété grandissante de Jia Zhang-Ke lui permet de se protéger davantage, de devenir progressivement une sorte d’intouchable, il sera alors de plus en plus en difficile de lui porter atteinte sans provoquer une colère et un plus grand ressentiment des Chinois envers leurs autorités. Jia Zhang-Ke délaisse le coté frontalement pamphlétaire de son précédent film pour se tourner vers un mélodrame, où le passage du temps joue un rôle moteur pour souligner, de manière assez intimiste l’évolution des relations entre des individus, tout en connectant ces parcours individuels au parcours collectif d’un pays tout entier qui, au crépuscule d’un sanglant XXème siècle, est alors animé d’un immense optimisme.

Vous pouvez lire le reste de ma critique (accompagnée d'illustrations et d'extraits musicaux) sur mon blog : 7emeart.wordpress.com
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 9 mars 2016
Les films Chinois qui durent plus de 2 heures effraient certains ! Ils ont tords, dans celui ci, le temps passe très vite. La sensibilité Chinoise, délicate, suggérée, généreuse, puissamment maternelle, courageuse........est toujours aussi émouvante.
Sebastien Steinmetz
Sebastien Steinmetz

8 abonnés 3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 janvier 2016
Un tour de force : 2 hommes et une femme suivis sur 25 ans, en 3 tableaux, 3 époques, 3 formats d'image....
Sans illusions, mais, d'une certaine manière, empli d'un souffle et d'une espérance intemporelles.
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 février 2016
Le réalisateur chinois d'Au delà des montagnes ne manque pas de culot. Bâtir une fresque sentimentale allant de 1999 à 2025 avec les mêmes personnages et ayant la vocation métaphorique de nous plonger dans le passé, le présent et l'avenir de son pays, utiliser plusieurs formats, plusieurs langues, passer d'un continent à l'autre...On a finalement l'impression de voir les coutures d'une ébauche, de contempler une épreuve non terminée de ce qui aurait pu être un chef d'œuvre si Jia Zhangke avait limité ses ambitions au niveau de ses moyens. Les quelques scènes remarquables, les éclairs de génie sont un peu noyés dans une espèce de lavasse sans saveur et manquant de nerf. L'interprétation varie entre l'expressionnisme du théâtre chinois - le riche soupirant - et une grande finesse émotionnelle - la prof de chinois - sans que l'on sache si l'effet est voulu.
keating
keating

60 abonnés 582 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 janvier 2016
25 ans, trois générations, plusieurs familles, plusieurs mondes, la Chine, l’Australie : tout cela est au programme de ce film ambitieux et déroutant, qui intéressera sûrement mais perdra en route pas mal de monde, comme ce fut mon cas quelque fois.

A travers ces trois segments, le cinéaste Jia Zhang-Ke observe le temps qui passe sur son pays et ses habitants et témoigne des nombreux bouleversements de son identité : la montée du capitalisme et du dieu Dollar (baptisant même le fils d’un moderne Harpagon), l’oubli de cultures ancestrales, la perte de la langue et des relations familiales. On comprend vite le message, mais je me suis néanmoins fort ému pour ces personnages et leurs liens devenant de plus en plus fragiles. Il y a un beau travail sur le temps, la mémoire, l’oubli, l’anticipation, le ressouvenir.

De façon discrète, le réalisateur aligne aussi de nombreuses belles images, n’ayant pas peur du lyrisme parfois inattendu. J’aime bien également son utilisation de la musique et de la danse, esthétiquement et narrativement.

Les personnages sont touchants, même si les nombreux hors-champs du scénario peuvent parfois prêter à confusion. On perd parfois des personnages en route, ou on ne comprend pas ce que viennent faire d’autres dans l’histoire. Mais certains non-dits sont également très justes. Et bien sûr, il ne faut pas oublier l'actrice principale qui joue superbement sur trois âges différents en étant incroyablement juste à chaque fois!

Dans l’ensemble, cela reste une vision très touchante du temps qui change et reste en même temps, dans la vie d’hommes et de femmes, de parents et d’enfants, et dans la vie d’un pays.
papalou
papalou

18 abonnés 225 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 février 2016
Film étrange ! À La fois mélancolique sur les êtres et prospectif sur la Chine !
Sans spolier l'intrigue, c'est une lecture très allégorique de la Chine... Tao jeune fille devant choisir entre 2 jeunes hommes amis... L'un mineur de charbon et le second propriétaire d'un garage automobile et de la mine par la suite.... L'un le travailleur et l'autre le capitaliste communiste.....
C'est pas très folichon ....et au final c'est le traitement en 3 actes, le jeu des acteurs très nouvelle vagues, la photographie soit en numerique soit en film.....1999, puis 2014, puis 2025...
Une vison de la Chine et de ses chinois du passé du présent et du futur ... Comment ils se voient et se projette...
C'est finalement la que ce film est intéressant avec qq longueur ......
SebLefr3nch
SebLefr3nch

220 abonnés 691 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 février 2016
"Au-delà des montagnes" est un film singulier. L'histoire en elle-même n'est pas très extraordinaire mais c'est plus le traitement et les thèmes sous-jacents qui nous interpellent le plus et nous accrochent à l'écran. Il nous dépeint l'évolution d'une Chine entre son boum économique et la perte de sa culture à travers trois époques assez proches les unes des autres. Chaque personnage représente une facette du pays et montre son évolution sur 26 ans. Chaque époque à son style visuel qui lui est propre, on passe du format carré pour la Chine de 1999 au scope avec les chinois expatrier en Australie qui ne parlent plus leur langue en 2025. On a un peu du mal à adhérer au jeu des acteurs mais on finit par si faire et à les apprécier. Un film étonnant et émouvant sur la transition rapide d'un pays.
Christophe L
Christophe L

35 abonnés 30 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 février 2016
Un film d’une ampleur rare, qui nous entraîne à travers le temps (trois époques : 1999, 2014 et… 2025) et l’espace, d’où surgit une vague (comme le prénom de l’héroïne, Tao) d’émotions.

Jia Zhangke nous propose ici une double fresque, à la fois individuelle, à travers le destin d’une femme, magnifiquement incarnée par Zhao Tao (femme et égérie du cinéaste), et collective, où l’auteur de Still life nous donne à voir son pays basculant dans un capitalisme sauvage, brisant les êtres, leurs sentiments, leurs liens… Pour mieux rendre cette évolution, il multiplie les formats, passant du 1.37 pour nous décrire une Chine encore industrielle et rurale, au 1.85 et, enfin, au 2.35, dans le final, un futur - proche - aseptisé (à l’image des tablettes, devenues transparentes) où la difficulté de communiquer est douloureusement rendue par la nécessité, pour le fils, de prendre son professeur comme interprète pour s’adresser à son père…

La scène qui clôt Au-delà des montagnes est d’une beauté absolument renversante. S’il se résumait à elle seule, ce film serait déjà un chef-d’œuvre…

Go West… Cette chanson des Pet Shop Boys ouvre et ferme le film. Sur la première image, Tao est tout sourire. Sur la dernière, nous sommes comme elle… En larmes. Le rêve d'un monde meilleur, où tout serait possible, est illusoire...
NewBoorn
NewBoorn

70 abonnés 576 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 février 2016
Après le violent et âpre "Touch of Sin", portrait d'une Chine profonde aux abois, Zhang-Ke Jia revient avec "Au delà des montagnes", sur un ton plus léger mais non moins réussi, loin de là. On reconnait chez lui une certaine patte dans la façon de filmer, ce n'est pas qu'une histoire qui est délivrée, mais aussi un voyage, et une sublime photographie de paysages, villes, autochtones... Très agréable à l’œil donc, mais aussi émotionnellement très juste, avec une vraie sincérité dans le jeu des acteurs. C'est aussi une oeuvre qui a le mérité d'être longue pour une bonne raison, à savoir le temps qui passe et la nécessité de développer plusieurs époques de la vie des personnages, leur évolution, sentiments, regrets... Une vraie réussite sur ce point, et c'est au fur et à mesure de la progression du film que l'on ressent de plus en plus les émotions des protagonistes et que l'on s'attache à eux. Matérialisme, nouvelles technologies de communication et migrations fréquentes font également partie des sujets d'un film au final très complet, qui vit avec son temps. Et malgré un ton quelque peu pessimiste, la scène finale merveilleuse et le côté pop (presque comique) du tout nous laisse sur un sourire. Et sur une impression d'avoir été transporté... Grand film.
Steven Merlier
Steven Merlier

52 abonnés 178 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 février 2016
en voilà un film qui frôle la perfection !! Trois périodes 1999 , 2014, 2025 avec des personnes identique dans des endroit différent mais tous interconnectés !

Une ouverture de film d une demie heure avec go west des pet shop boys qui démontre bien la volonté du film ! La Chine et le progrès la volonté de s enrichir qui a faire de mauvais choix lourd de conséquence !

Un enchainement de situation , de sentiment , d émotions du grand CINEMA pour un film qui nous lâche pas du début a la fin que ce soit lord du triangle amoureux , lors de la perte de son fils ou du fils qui prend conscience des choix qui lui ont été imposés par ses parents !

Un portrait troublant de la Chine tourner comme la chanson des pet shop boys vers l ouest !!

Un grand moment unique pour finir l année cinéma 2015 !!!
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