Au-delà des montagnes
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134 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 24 janvier 2016
Pour commencer, le jeune héro s’appelle: 到樂(dào lè) ce qui signifie "harmonie" en chinois. Et ce n'est que parce que la prononciation est proche que ces amis australiens l’appelle avec amusement "dollar". (Petit correction pour tous ceux qui ont écris des âneries dans leur commentaire).

Sinon j'ai été vraiment subjugué par ce film. Pour ceux qui comme moi connaissent la chine, les chinois et leurs sentiments (ma petit amie est chinoise), ils retrouveront avec un grand plaisir tout cela dans ce film très intimiste.

Simplement magnifique de voir le jeu des acteurs, en particulier 趙濤 (Zhao Tao) qui est pris dans un triangle amoureux dont elle ne comprends pas tout. Son choix, qui lui échappe, va même être lourd de conséquences. J'adore la générosité de ce personnage. Tout comme les décors qui font bien sur appel à la région montagneuse de 山西 (Shanxi), célèbre pour ses mines de charbon, dont est originaire le réalisateur 贾樟柯 (Jia Zhangke).

Je vous conseiller vivement de le voir et le revoir.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 23 janvier 2016
A l’aube de l’an 2000, la jeunesse chinoise change de millénaire en musique. Au cours d’une fête à Fenyang, Tao se découvre deux soupirants : l’ambitieux Zhang, rempli de rêves capitalistes et l’humble Lianzi qui trime dans une mine de charbon. Par goût de l’aventure, Tao finit par choisir Zhang dont elle aura un enfant prénommé… Dollar ! On retrouve le trio en 2014, puis en 2025. Entre temps, Zhang est parti chercher fortune en Australie avec son fils qui n’a presque pas connu sa mère et qui a du mal à trouver ses repères.
A travers l’évolution du triangle amoureux, le réalisateur Jia Zhang Ké nous parle des aspirations simples de la jeunesse combinées à la complexité de leurs sentiments. Mais il nous montre surtout le passage de la Chine dans une nouvelle ère. Comme dans Still Life et A Touch of sin, il déconstruit le quotidien de ses héros pour mieux évoquer le travail de temps sur l’homme. Le progrès est là, mais dans un environnement bouleversé, « la société de consommation semble avoir envahi l’univers intime des êtres », dit le réalisateur.
Jia Zhang Ke nous raconte toujours la même histoire, celle d’une Chine en mutation. Et cette fois, ce travelling d’un quart de siècle est d’une mélancolie absolue. Mais aussi d’une rare élégance. Tout est montré, rien n’est dit. Avec pudeur et poésie le réalisateur évoque sans surligner. Grâce aussi à un sens du cadrage qui n’a d’égal que son goût pour les couleurs chaudes. Aller Au-delà des Montagnes, c’est l’assurance d’un magnifique voyage.
Jeremy M.
Jeremy M.

9 abonnés 15 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 janvier 2016
Le réalisateur nous montre une Chine misérable mais son film l'est tout autant.
On prend tout les thèmes clichés, on gratte à peine la surface des uns et des autres on les abandonne, on laisse la liberté au spectateur d'imaginer une fin...
Dialogues sans profondeur et rares. Une photographie qui devient vraiment stupide pour la partie 2025, des prises de vue inutiles etc
Un ennui long et total.
Fritz L
Fritz L

219 abonnés 767 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 janvier 2016
Une veste, une voiture, une porte, les participants au nouvel an, des lacets… dans les plans de « Au-delà des montagnes » le rouge est omniprésent. Cette couleur, très symbolique en Chine s’associe au feu bien plus qu’au sang (comme en occident notamment). La vie se compare alors à la flamme incandescente qui se consume intensément et de manière constante (le dicton 红红火火 littéralement « rouge, rouge, feu, feu » s’en est fait l’adage). Si le rouge est partout, jamais il n’irradiera sur la vie de Tao, malgré les trois époques que l’on va traverser avec elle…

1999, à fleur de jeunesse, Tao est heureuse et épanouie. Deux jeunes hommes sont éperdus d’elle, l’un discret mais très présent, l’autre impétueux et passionné. C’est le triangle amoureux classique, à l’image de la construction du film, qui sera suivie par deux autres périodes 2014 et 2025. Chaque segment connaîtra une rupture qui fera prendre aux personnages une direction opposée, pour autant, chaque segment est indissociable de l’autre, et tous se rejoignent. Tao, n’est pas Catherine, Zang et Lianzi pas plus Jules et Jim, pas d’effet de style ici, juste le cœur de la vie dans une Chine qui oscille entre passé, présent et avenir.

C’est cette base narrative que choisit que Zhang-Ke Jia pour nous livrer un mélodrame, à prendre dans le sens noble du terme, provoquant abattement et compassion, touchant une corde sensible restée bien muette depuis longtemps, celle de la justesse dans la description des sentiments. Tout dans ce film porte à l’état de grâce, les acteurs (sensationnelle Zhao Tao !), la perspicacité du scénario, la somptuosité dans la description des sentiments.

Cette admirable histoire qui se déroule sous nos yeux, est l’effet d’un choix, un seul, celui de l’homme avec qui Tao choisira de vivre. Différent, il aurait immanquablement remis en question la vie de tous les protagonistes. Et ce choix dont on sait dès le départ qu’il ne sera pas le bon JIA ZHANG- KE l’assume, non pas en tombant dans une sensiblerie à faire couler des larmes à tout prix, mais en filmant l’implacable parcours de Tao, non pas dans ce qu’il aurait de tragique, plutôt dans ce qu’il a d’universel. « Au delà des montagnes », se veut une fable philosophique, à portée sociale dont la morale insuffle d’écouter son cœur. A tout moment, Tao est à l’orée du bonheur et de ses flammes, sa vie peut prendre un autre tournant, mais la fatalité est plus forte, on ne revient jamais sur la passé. Et cette incursion futuriste le souligne bien, les erreurs d’hier se projettent et se reproduisent aussi dans l’avenir.

JIA ZHANG- KE a choisi une mise en scène des plus sobres. L’apparente simplicité de ses plans, la lumière toujours un brin nostalgique, la résignation de ses personnages tout ici vient souligner l’indispensable humilité de la condition humaine face à la vie, et le courage qu’il faut parfois pour l’assumer lorsque le bonheur a fui. Quitte à se remémorer, le temps d’une danse combien on a été heureux et afficher son plus beau des sourires.
missfanfan
missfanfan

111 abonnés 885 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 janvier 2016
Moi qui ne suis pas une grande adepte du cinéma asiatique celui-ci m'a emballé l'histoire toute simple d'une jeune femme qui choisi le mauvais numéro les comédiens sont aussi très justes et la jeune femme est très émouvante sur ses vieux jours une belle réussite qui s'étale sur plusieurs années
BigDino
BigDino

9 abonnés 473 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 janvier 2016
La première partie montre une jeune fille aux prises avec ses amis qui veulent une relation plus intime et qui se déchirent, tout en la considérant presque comme un objet à acquérir. Personnellement, je n'ai pas trouvé que ce soit très bien fait, d'autant qu'il y a des passages franchement exagérés. Bref pas mal, mais sans plus. La deuxième partie est plus intéressante, montrant ce qu'il est advenu du choix de la fille et de ses conséquences, une partie plus en finesse et, je trouve, mieux faite. La troisième partie montre le fils bien plus tard, ayant perdu ses racines et déstabilisé, dans un futur proche assez élégant. Cette troisième partie traîne malheureusement en longueur, et ne satisfait pas totalement.
Dans l'ensemble, on retrouve dans les trois parties une tendance à l'exagération assez déplaisante. Si certains passages ne manquent pas d'élégance, trop de lourdeur gâche le plaisir.
Dominique V.
Dominique V.

17 abonnés 227 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 janvier 2016
Le film est sensé s'attacher au parcours de trois personnages sur deux décennies. spoiler: Pourquoi en perd-on un en cours de route ? C'est très frustrant.
Film bien moins fort que "Touch of Sin", plus intimiste mais tout aussi crépusculaire (au propre comme au figuré). Très belles scènes d'ouverture et de fin.
Cine vu
Cine vu

162 abonnés 580 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 janvier 2016
la vie n’est-elle que triangle?

14e long-métrage de Jia Zhang-ke, 10 à ma connaissance sont sortis en salle et c’est le 6e que je vois.

Le cinéaste chinois construit une véritable histoire de la Chine moderne avec ses films. Il montre très souvent une Chine en construction que ce soit dans « The World » « 24City », « I wish I knew » ou encore ici avec son joli et quelque peu austère « au-delà des montagnes ». Et construction dit mutation.

Alors visuellement cela nous embarque dans des paysages souvent surprenants, d’une Chine industrieuse ou parfois les Hommes apparaissent désorientés…

Le départ de de l’histoire ici est celle d’un triangle amoureux; Tao plait à deux hommes Liangzi et Zang. Tao fera un choix dont on ne sait la motivation tant elle parait attendre.

L’histoire se déroule sur trois époques: 1999-2014-2025, un autre triangle! Celui du temps où les choses peuvent (ou pas) se répondre via les années. Et donc -choix du cinéaste- 3 formats d’images!

Le triangle donc, puisque lorsqu’on est deux (couple, amis) on forme un triangle: 1 1=1. Comme une sainte Trinité sans religion -elle est absente du film- à l’exception d’une courte scène humoristique ou trois moines(?) constatent une mort; la Religion ne sert à rien puisqu’elle « arrive » trop tard.

Jia Zhang-ke est un malin. Car ce pays -pour cause de loi- est condamné au triangle; un enfant par couple! Et même décomposée le triangle persiste puisque l’absence revêt les atours du 3e angle.

Donc le réalisateur met avant tout l’Humain en avant, même la tradition est absente du film, tout au plus gadget dans une rue perdue, comme s’il en était fini de s’accrocher perpétuellement à ça.

Alors l’Humain, l’humain comme il peut.
momo M.
momo M.

50 abonnés 284 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 janvier 2016
c'est un bon film, mais peut être pas le chef d'oeuvre décrit par la presse. c'est une allégorie sur la Chine d'Aujourd'hui, où tout va trop vite, où les traditions se perdent a vitesse grand V et où certains personnages vont rester sur le carreau. Adieu la classe ouvrière et place à la réussite individuelle. L'enfant élevé en Australie va même perdre l'usage de sa langue maternelle et ne peut plus communiquer avec ses parents. La première partie est un peu longue et un peu trop mélo, mais ce film est à voir
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 janvier 2016
Ji Zhang-Ke est souvent présenté comme le plus grand réalisateur chinois contemporain. C’est peut-être vrai.

Son œuvre prend pour héros les exclus du miracle économique chinois : les résidents d’un village bientôt submergé par la mise en eau du Barrage des Trois-Gorges (Still Life), les locataires d’une cité ouvrière détruite par la construction d’une résidence de luxe (24 City), des habitants de Shanghai qui ne reconnaissent plus leur ville (I wish I knew).

« Au-delà des montagnes » essaie de peindre cette accélération de l’histoire que connaît la Chine contemporaine. Il le fait en racontant l’histoire d’une mère et de son fils que rien ne pourra jamais séparer (c’est le sens du titre chinois, que la traduction en français via l’anglais « Mountains may depart » a perdu en cours de route). Il le fait en trois séquences. La première en 1999 voit la jeune Tao préférer l’ambitieux Zhang, qui incarne le capitalisme auquel la Chine a décidé de se vouer, à l’honnête Lianzi, incarnation d’un communisme désormais passé de mode. La deuxième en 2014 dresse le constat de la séparation du couple, leur fils, dont son père a obtenu la garde, perdant le contact avec sa mère. Le troisième en 2025 se déroule en Australie où Zhang a trouvé refuge, son fils cherchant à renouer avec sa mère.

Narrée en trois formats distincts (4/3 pour 1999, 16/9 pour 2014, Scope pour 2025), « Au delà des montagnes » se donne des airs d’épopée. Pourtant l’histoire de Tao et de son fils n’est pas suffisamment ample pour justifier un tel dispositif.
schemaman
schemaman

24 abonnés 289 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juin 2020
Très très content de ce film qui montre le problème social des chinois déracinés par trente années d'une croissance spectaculaire, sujet qui mérite vraiment un film.
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 janvier 2016
Trois parties superposées dans le temps, d'intérêt inégal, dont l'articulation est décevante car elle manque de cohérence d'ensemble, et on peine à voir ce que le réalisateur a voulu exprimer, même si on comprend son intention. Il reste une oeuvre indéniable dans son originalité et sa maîtrise plastique, avec des acteurs excellents. Mais on reste avec un sentiment de gâchis partiel...
RENEE D.
RENEE D.

23 abonnés 119 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2016
Ce film est une bonne surprise. Il nous attrape dès le début et ne nous lâche pas avec l'histoire d'une femme chinoise, de ses amours, de son fils. Le titre du film apparaît curieusement au milieu et on a peur que le film soit fini. Mais c'est une façon de lancer une autre période et on voit le fils qui vit en Australie. On découvre son caractère, sa vie de jeune nanti, ses conflits avec son père. Entre un nouveau personnage d'une chinoise plus âgée que lui et ensemble, ils semblent faire un voyage intérieur qui les mènera peut être à leurs sources, leur pays d'origine.
Le tout est touchant, troublant et la meilleure partie est bien la fin, la quête d'un fils vers sa mère dont il a peu de souvenir mais qu'il pressent être la clé de son bonheur.
Une merveille. Difficile de ne pas pleurer
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 10 janvier 2016
J'adore Jia Zhangke ! Je l'admire ! C'est le Maurice Chevalier du Shanxi. Son film est totalement nul sur tous les aspects et surtout le jeu de sa femme , mais comme un bon petit commerçant il sert sa soupe avec une grande habilité : une louche pour le pouvoir en place , une mouche populiste nationaliste pour le public intello chinois , une mouche de vérisme pour les étrangers , une louche de pastiche antonionien pour les critiques , une pinte de surréalisme magique pour relever le tout avec quelques thèmes lourds et bien appuyé - la mère et la mère et la mère . Qui peut résister au thème de la maman délaissée mais toujours formidable ??? Bravo Jia Zhangke tu es un grand Maitre et en plus grâce à ce film tu vas pouvoir continuer à investir dans tes autres commerces !
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 janvier 2016
Le projet de Jia Zhang-ke est ample et ambitieux : brosser un tableau de la Chine et des Chinois sur plus de 25 ans, entre 1999 et 2025, entre histoire et anticipation ; cerner l'évolution des mentalités, des cultures, des sentiments, dans un contexte d'industrialisation et de mondialisation fulgurantes. Toujours amateur d'allégorie sociopolitique, le réalisateur dessine des personnages symboliques. Dans son trio amoureux du début, il y a Tao (la Chine) qui oscille entre Liangzi (le communisme) et Jinsheng (le capitalisme). La suite est annoncée par la chanson leitmotiv des Pet Shop Boys, Go West, et la naissance d'un enfant baptisé Dollar (!). À travers le destin de ses personnages, Jia Zhang-ke évoque les illusions et désillusions de l'ouverture de la Chine à l'Occident et au capitalisme, qui va de pair avec une perte identitaire, voire une acculturation, mais aussi un matérialisme forcené et une déshumanisation galopante. Pour éviter d'être trop conceptuel et analytique, le réalisateur déploie un récit légèrement mélodramatique qui donne quelques beaux moments d'émotion. La première partie du film est touchante et la fin magnifiquement amère. Mais entre les deux, c'est moins convaincant. Malgré quelques idées formelles intéressantes (l'évolution de la taille de l'image et de sa texture en fonction des époques), malgré l'implication des acteurs (excellents pour la plupart), les belles promesses du début se diluent dans un déroulé un peu lent, long et dispersé (l'histoire d'amour entre Dollar et sa prof). Une dilution qui, malheureusement, accentue certains aspects schématiques et démonstratifs du propos. Bref, tout en demeurant brillant dans ses perspectives, ce film n'est pas aussi percutant et abouti que le précédent opus de Jia Zhang-ke, A Touch of Sin.
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