Un des premiers récits d’un cinéaste/musicien au nom plus que non inondai, ce mélange de gore, satire des riches et gros nanar ne parvient ni à convaincre ni à captiver. Un récit qui
démarre brutalement après une intro calme et simple ou nos personnages centraux parlent de tous et rien avant cette soudaine et virulente descente en enfer. Une descente qui plus est n’à absolument rien de cohérent, compréhensible et surtout, est doté d’une morale bien basse, encore plus basse que celle d’« Hostel » qui elle en possédait une, plus géopolitique par contre. Malcolm McDowell & Judy Geeson incarne avec une malice royale, sadique et noble ce couple ou amis organisateur de cette soirée annuelle ou le meurtre, la traque est autorisée. Petite réf indirecte à la saga « American Nighmare », aucun développement sur le pourquoi de cette nuit macabre, aucune info sur ce duo et surtout, qui sont ces fous furieux aux comportements aussi psychopathiques que lunaire. Pancho Moler incarne la seule confirmation folle du récit, un nain déguiser en nazis avec les fantaisies du cirque, autrement dit la satire ultime de ce que représentait le Reich. Torsten Voges & Lew Temple sont par contre le pire duo du récit, pas par leur jeu et look, quoique si. Une avalanche verbale et sonore insupportable, un script aussi pervers que sans morale et une finalité aussi bruyante que bienvenue. La fausse Harley Queen d’Elizabeth Daily n’à pas suffisamment le temps de briller mais honnêtement, cela n’aurait à mon humble avis, pas suffit à redorer son « blason », ou pas… Enfin pour Richard Brake, le plus réussi de tous avec une présence nettement plus grande et un show aussi osé que percutant, le seul à redonner de l’« honneur » à cette troupe trop furieuse. Notre équipe reste dans son ensemble correct mais aucun ne parviens à sortir du lot, même la bien aimée de notre cinéaste (habituée de ses métrages) ne sort qu’à moitié, le but fut concrètement de tous mettre dans les ennemis. Visuellement les décors d’ensemble sont très bons, d’un côté la noblesse de la renaissance impeccable avec ses costumes sublimes, de l’autre l’ère industrielle et humide pour le sanglant à point. Les effets sont remarquables, les objectifs les mettent parfaitement en valeurs
et je conclurais sur cet avertissement du DVD « Pour public averti »… Vu ce qu’il y à dedans, autant mettre -12 ou -16 et c’est régler ? Pourquoi indiquer çà ? On est dans de l’horreur alors mettons la signalétique adaptée, pas un avertissement banal ! De toute sa filmo, « 31 » ne restera pas pour ma part dans les annales du Zombie.