Il y a aujourd'hui, 2 types de comédie française : la grosse lourde baveuse qui tâche, genre "Mais qu'avons nous fait au bon dieu" et la brillante à la mise en scène élégante "Belles familles". "Lolo" se trouve juste entre les 2. À un sujet passe partout et faussement dans l'air du temps, la réalisatrice oppose des dialogues souvent drôles et des comédiens à l'aise dans leur personnage (mention spéciale à Karin Viard) Pourtant tout est gâché par un humour potache, des situations grotesques et un manque de subtilité.
Une comédie qui ne mérite pas ce peu de succès. Je pensais légèrement m'ennuyer en allant voir ce film et très bonne surprise. C'est un film léger dans lequel on retrouve le danny boon des ch'tis...un peu naïf tout en étant vrai et rigolo. Ce film est une véritable surprise, les dialogues sont parfois crus voir vulgaires et nous sont imposés pour se la jouer cinéma moderne de 2015 mais il faut arrêter avec cela. Malgré tout c'est un film frais à voir pour se divertir car il faire sourire et parfois rire.
On rigole bien au début du film. avec les différentes répliques (très porté sur le sexe). après je me suis un peu ennuyer. j'ai adoré l'acteur Vincent lacoste et Sophie delpy qui joue très bien.
Autant dire que je ne raffole pas de la comédie française à la base. Pour moi, en France, on excelle dans le polar, la comédie (romantique) et le drame.Et dans le domaine de la comédie, on peine beaucoup à innover et surtout à sortir du bon sentiment à la guimauve qui empeste toujours pendant des heures après la fin de la projection. Je ne dis pas "soyez malheureux, bande de bougres", mais "soyez un peu réaliste, la vérité se situe sans doute entre les deux".
J'avais néanmoins entendu parler de Lolo à la radio le matin même et apparemment, il y avait un peu de différent. Donc voyons voir.
La première chose marquante est le ton débridé du film. Julie Delpy s'autorise du langage peu châtié quitte à aller un peu dans la surenchère, alors ce n'est pas forcément toujours crédible, mais on peut dire que ça change pour un film ne mettant pas n scène des jeunes de 15 ans voulant faire des sex-tapes dans une maison à moitié détruite.
Pour le reste, le pitch n'est pas bien dur, Dany Boon veut se faire Julie Delpy, et le fils de Julie Delpy, joué par Vincent Lacoste plutôt en forme, veut pas laisser maman partir. S'enchaîne donc une guerre à demi-ouverte tantôt subtile, tantôt burlesque.
La créativité au niveau des affronts est plutôt moyenne, car sans doute déjà beaucoup vue au cinéma mais on se prend tout de même à rire devant la détresse quasi constante de Dany Boon qui, tellement heureux d'avoir plu à une femme après son divorce, ne veut surtout pas la laisser filer.
Le résultat est donc sympathique, drôle sans à se taper les cuisses, du fait de la présence de tous les ressorts du cinéma français souvent utilisés à nouveau présent, mais Lolo apporte tout de même un petit air frais par son côté un petit peu barré dans certaines scènes et par l'écriture de Julie Delpy.
Pour le coup, les réactions des personnage marchent pas trop mal dans le côté dramatique et la happy end est plutôt en demi-teinte, ce qui n'est pas forcément pour me déplaire.
Pas l'oeuvre du siècle donc, mais suffisant pour se perdre en salles s'il n'y a rien d'autre à voir.
Ce film est vulgaire, c'est une succession de clichés éculés. On espère toujours que ce soit du second degré mais non, c'est qu'on se prend au sérieux. Les décors sont nuls. Pourtant l'idée était intéressante, les acteurs a priori expérimentés. Des longueurs, on s'ennuie, une succession de platitudes, d'invraisemblances qui se veulent loufoques mais qui sont simplement stupides. Un film à oublier très vite.
Le film peut se limiter à la bande annonce...Le naïf provincial qui monte à Paris et qui vit une histoire d'amour avec une branchitude parigotte. Qui, de surcroît doit composer avec un ado post-pubère qui tête encore. Bref, c'était mieux avec Tanguy ! La direction des acteurs est molle, surtout Vincent Lacoste qui est désabusé de jouer un "désabusé d'la vie". Les stéréotypes du provincial plouc et des parigots hyper branchés nous explosent à la figure tout au long du film. Le sommet est atteint lors de la scène avec le grand Karl ! On esquisse des sourires quelques fois mais la consternation l'emporte.
Qu'il est dur de refaire sa vie passé 40 ans. Surtout quand notre garçon mal intentionné fait tout pour faire fuir la moindre de nos conquêtes. Légèrement hautaine, fortement hypocondriaque et quelque peu neurasthénique, Violette est de ces femmes-là. Mais sa rencontre avec Jean-René va peut-être changer la donne.
Sur un terrain connu et même casse-gueule, Delpy surmonte ce schéma classique en sortant des sentiers battus. Évitant le piège des gags slapsticks à répétition ou du comique de situation lourdingue, la réalisatrice signe un film faussement naïf. Pointant du doigt la culture parisienne élitiste et pédante, elle dénonce avec autodérision et malice tout un groupe social. Mais elle le fait de manière parfois trop timide, comme le comportement que son fils, Lolo, adopte. Cette comédie romantique aurait pu, en effet, tendre à des touches plus sombres et moins populaires. L'humour noir et corrosif, présent ici et là, aurait gagné à imprégner davantage la pellicule de la cinéaste.
On ne boudera néanmoins pas notre plaisir de voir Danny Boon en si grande forme. Non pas que l'acteur soit de tous les plans pour nous faire rire aux éclats. C'est tout le contraire. Cédant sa place royale et habituelle de premier rôle, il en devient plus attachant, mais aussi plus fin. Discret tout en sachant imposer son charisme quand il le faut, son côté naturel donne à son jeu une touche de sobriété indéniable.
De son côté, Vincent Lacoste approfondi son art de la nonchalance au service de la mise en scène de Delpy. Sans trop en faire non plus, l'interprète a plus souvent la mine joviale qu'à l'accoutumée, et ça fait du bien. Malade, vicieux et malin, son personnage est de ceux qu'on adore détester. Cela, grâce à son jeu d'acteur, mélange entre fils à maman et pervers narcissique. Si Lolo ne peut s'empêcher d'aller vers certaines facilités dans le scénario, le film n'en reste pas moins une bonne surprise.
Voilà donc une histoire d'amour qui s'annonce plutôt difficile. Pour son sixième long métrage, la réalisatrice Julie Delpy analyse le devenir d’un classique duo de comédie, le plouc et la branchée, vacillant sous la pression d’un environnement des plus habituels. Entrant de plain-pied dans le registre de la comédie, l’actrice-réalisatrice attaque son film sur les chapeaux de roues, entremêlant dialogues cinglants et situations désopilantes, bien aidée par les répliques percutantes assénées par Karin Viard, Dany Boon ou Vincent Lacoste. Cette entame de film fait passer d’excellents instants au spectateur entraîné sur les voies délirantes d’un récit à l’humour libertin très cru. Puis, de retour à Paris où Jean-René suit la pétillante Violette, nous nous lassons très vite des manipulations pleines de méchanceté d’un nouveau Tanguy, encore plus pervers que son modèle. L’aspect diabolique du chérubin transforme la comédie en une vendetta grotesque, agitée et peu convaincante, farcie d’épisodes visuels souvent sordides. La troisième partie du film, épatante mais violente, vire tant soit peu au cauchemar tant le fi-fils à sa maman se transforme en un psychopathe un peu trop exclusif. Il devient un enfant-monstre échappé du Village des Damnés. Il effraie, il est le Mal. On pourrait trouver à l’apparence fantastique de cette mise en scène un rapprochement avec une expression issue des frères Larrieu ou de Woody Allen.
Dans cette œuvre, la réalisatrice caricature chaque trait de caractère sans jamais pour autant basculer dans le cliché. Elle ne mâche pas ses mots, ni ses images, porte un regard acerbe sur le snobisme afférent à une couche sociale française, celle des noctambules fêtards noyant leur paresse dans l’alcool et la drogue. Ces fats du spectacle, de la mode et de l’art qui, tels des ploutocrates, imposent une tyrannie de la mode, une dictature de la pensée, camouflant leur inculture derrière une rhétorique bardée de mots détournés et convenus, dissimulant leur manque d’idées avec des concepts stupides, cachant le vide sidéral de l’art dit moderne par des explications frisant le délirium "très épais". Bref, on croirait revivre le film Ridicule, lorsque ce hobereau de province déambule dans les salons de la Cour. Ici, le seul productif efficace est ce provincial qui va se faire dévorer par cette hydre parisienne, cette Médée inassouvie. De même, Julie Delpy, en brossant un tableau très noir, comique mais grinçant, de la famille dé-recomposée, en offrant une exceptionnelle dimension comique au complexe d’Œdipe, démontre que ces parents qui confondent amour filial avec narcissisme compulsionnel et possessif, génèrent des "enfants-rois" qui engendrent d’épouvantables difficultés à leurs géniteurs, allant jusqu’à, sciemment, les empêcher de refaire leur vie.
On pourra toujours gloser à propos de ce film qui, s’il pose de vraies questions, offre peu de véritables pistes pour les solutionner.
Sans une exceptionnelle originalité dans le style, on retrouve ce qu'on était venu chercher et on passe un bon moment ! Aussi, l'humour n'est pas particulièrement lourd à mon goût, ce qui est le risque avec une comédie française à la Dany Boon où les personnages sont parfois trop caricaturaux et en font trop.
Après « 2 days in Paris », c’est sans dépit que Julie se réalise dans une nouvelle comédie, fraiche comme "la verdure" de ce « Tanguy » revisité par son talent aiguille. Aiguilles qui piquent le complexe d’Œdipe, les milieux artistiques, et le couple romantique. Elle n’a pas peur de saler ses dialogues par une entrée de crudité. Son rôle Vincent "l’accoste" avec l’ambiguïté d’un ange du diable tandis que Danny tire son aiguille du jeu avec sobriété.
L'une des premières répliques du film : "Olala le temps est pas terrible aujourd'hui en même temps c'est la Province". Complètement incohérent et illogique... Déjà là je suis exaspéré je me dit mon dieu... Qu'est-ce que la suite va donner... Sympa pour les provinciaux... Après je vais rester sur le film et ne pas rentrer dans un débat sur ça, enfin on a compris depuis longtemps que dans les comédies françaises on aime bien se moquer de nous-même. Je n'ai absolument rien contre les acteurs qui sont très biens dans leurs rôles et dans leurs persos aucun souci là-dessus. Mais les clichés sont à foison, tout est typique aucune originalité.. De toute façon les films c'est toujours dans les milieurs bourgeois et à Paris. Je n'ai absolument rien contre Paris c'est une ville fantastique pour tous les domaines, mais je crois qu'on a un peu fait le tour depuis le temps... Il serait peut-être temps d'aller à la découverte d'endroits méconnus qui regorgent pourtant de merveilles.
L'incompréhension totale!Un début avec des propos vulgaires, inutiles à mon sens. Pourquoi tant de vulgarité dans le seul but de faire rire? Les propos cités dans ce film m'ont choquée,ainsi que les personnes âgées qui m'ont accompagnée. Nous nous attendions à une comédie, comme le prétend le film, et nous avons eu de la vulgarité, un vocabulaire de jeune adulte, d'une tristesse d'ailleurs tellement le niveau est bas, un milieu de vie totalement inabordable, excessif, étrange. Le seul personnage qui permet à ce film de ne pas être une catastrophe tant le niveau est bas sur tous les points, c'est le rôle de Dany Boon, parfois touchant et toujours drôle. Pour résumer, une comédie sélective qui fera hurler de rire les jeunes de l'âge de Lolo, et les autres qui n'ont pas grandi.....