Un film réussi, où Julie Delpy arrive à garder sa touche personnelle, tout en respectant les standards et codes de la comédie populaire gros budget. Et ce n'était pas évident , car Delpy est vraiment à l'aise dans le cinéma style "indé américain" , ou voir son décalé, caustique et hilarant " Spoutnick". Mais il y avait là un gros challenge, intégrer une Star de la comédie populaire comme Danny Boon , habitué aux millions d'entrée ,aux Blockbosters, tout en gardant son âme. Cela fonctionne bien , Boon est très bon , Delpy aussi, dans un registre plus "dramatique" que d'habitude, la mayonnaise prend entre les deux acteurs, avec une Karine Viard formidable qui s'immisce entre les duo amoureux et met un peu de piment.. Elle aborde des thèmes comme le temps qui passe , l'âge de 45 ans couperet pour les femmes, la solitude, avec beaucoup de justesse à chaque fois. La mise en scène est efficace sans temps mort , très professionnelle, de beaux dialogues, un peu crus parfois, un peu trash , surtout dans le domaine sexuel, mais c'est là où l'on retrouve la vraie Delpy, femmme libre, un peu provoc et réalisatrice affirmée. ( On est dans la veine de ces films de femmes comme " Sous les Jupes de filles " de Dana, où les réalisatrices revendiquent le droit de parler de leur sexualité, très open, très direct, en abordant de thèmes un peu tabous, mais libératoires) . On sourit beaucoup , on rit, des scènes excellentes comme la soirée branchée dans le métro parisien , avec Karl Lagerfeld en guest star. Gros talent aussi de Delpy dans sa direction d'acteur, car tous les seconds rôles sont bons et le jeune Vincent Lacoste joue très juste, avec un final émouvant, surprenant , mais qui prouve son talent réel de comédien, et un gros potentiel. Un beau film de Delpy qui s'affirme au premier plan , et si le film atteint le million d'entrée,comme semble l'indiquer le premier week-end ,cela devrait lui ouvrir les portes de productions plus faciles pour le futur.
Une pseudo-comédie-américaine ratée, avec d'infinies lourdeurs. Tout le soi-disant humour est basé sur une pénible complaisance pour le parisianisme à prétentions anglophones et l'humiliation des provinciaux. Passez votre chemin, sinon vous vous ennuierez ...
Surpris par ce film... En y allant je m'attendais à un film banal pas très drôle... et finalement j'ai passé un très bon moment! Tous les acteurs sont supers, mention spéciale à Vincent Lacoste. On rigole bien et on ne voit pas le temps passer. A voir, n'hésitez pas!
Mauvais et sans intérêt. Vecteur de cette pseudo-comédie, une sorte de "Tanguy" cette fois-ci bête et méchant (Vincent Lacoste). Une mère seule et bobo en quête de recomposition familiale (Julie Delpy). Une copine lucide mais quelque peu salace et au langage cru (Karin Viard). Et un provincial sympathique sous ses faux airs de niais (Dany Boon) qui est pratiquement le seul dans cette distribution à sortir un peu la tête de l'eau. Cerise sur le gâteau, le rôle (principal ?) est tenu par la réalisatrice comme si on pouvait aisément être à la fois au four et au moulin. On se retrouve au final avec un scénario poussif, des longueurs et de l'ennui. Ni drôle, ni dramatique, ni sociologique, ni psychologique, ni familial. Dans le registre de la comédie, il y a pourtant le choix.
C'est vulgaire et truffé de clichés : il y a la chaude du slip qui ne parle que de se faire "ramoner" (oui, c'est le mot employé), le jeune homme de 20 ans qui garde la même expression du début à la fin de post-ado blasé (Vincent Lacoste n'est pas mauvais, il est juste monoexpression). En voyant le film, on dirait que les régimes, la fashion week et la taille de l'engin des hommes sont les uniques préoccupations de toutes les quadragénaires.
Julie Delpy essaie de mettre du second degré en se moquant du parisianisme excessif de ses personnages, mais c'est complètement loupé et elle obtient l'effet inverse : il se dégage du film une condescendance permanente envers tout ce qui n'est pas du milieu. Ca va jusqu'aux interventions surprises de Karl Lagerfeld, Frédéric Beigbeder, et Ramzy, bien sûr plus ou moins dans leur propre rôle, voyons, il n'y a que les imbéciles et les bouseux qui ne savent pas qui c'est. Et bien sûr, le pauvre nigaud provincial en chaussettes blanches dans ses sandales n'y échappe pas. c'est l'horreuuuur, ma chérie, l'horreur. On est quand même bien plus intelligent à Paris, surtout quand on est copain avec les people.
C'est un peu comme si la Reine d'Angleterre voulait faire un pastiche de la royauté : ca ne peut pas marcher.
Seul intérêt du film :Dany Boon est vraiment très bon, sans surjeu, très touchant et crédible.
Ennuyeux Manque de rythme Les meilleurs répliques sont dans la bande annonce... Ou alors se limiter au dénouement... Donc retenir les 10 dernières minutes... Bref pour s'endormir un dimanche soir devant France 2 pû TF1... Rien de plus
Julie Delpy en manque d'inspiration ? Pas si sûr ... Pourtant, elle propose là un film qui tranche particulièrement avec la subtilité mélodramatique de ses séries "2 days in ..." ou "Before..." Elle s'essaye à une comédie à première vue évidente, et même, pourquoi pas grasse. Pendant tout le film, le spectateur se demande s'il n'est pas tombé sur un vilain Dupontel qui emprunterait la figure de l'adolescent comme illustration de la perversion. On reconnaît les (rares) gags qui sont déjà présents dans la bande-annonce, ce qui efface leur côté risible et surtout l'effet de la surprise. Bref, on se demande ce qu'on est venu faire dans cette histoire manichéenne, où le Paris branché, bobo et grotesque, côtoie une province lourde, rétrograde et idiote. Mais, finalement, au fur et à mesure que la narration avance, la réalisatrice parvient à humaniser les personnages, voire à provoquer une sorte de compassion. La comédie avance alors dans un pamphlet bien plus sérieux qu'on n'aurait pensé à première vue, où Julie Delpy dénonce la caricature des stéréotypes, et la force des préjugés dans notre société moderne. Les jeunes deviennent des monstres cruels et manipulateurs, les femmes de la quarantaine cachent leur solitude derrière une carrière étincelante et les hommes cassent le miroir défensif de leur masculinité. Bref, le film endosse une épaisseur sociologique qui le rend soudain intéressant. Il faut se garder donc de tout jugement à l'emporte-pièce. Derrière cette histoire d'ado attardé qui cherche par tous les moyens à provoquer la rupture entre sa mère et son nouvel amoureux, il y a une fable sociale, redoutable et profonde.
Lolo cumule les pathologies psychiques, ce qui est très rare. Et Vincent Lacoste se tire très bien de ce rôle, ce qui est encore plus rare. Pour le reste, c'est décevant. Dany Boon fait du Dany Boon, dans le genre comique au grand coeur, on a déjà vu ça plusieurs fois (à chaque fois, en fait, quand on y pense). Quant aux blagues vulgaires et machistes, mises au féminin cela reste des blagues vulgaires et machistes. (en math, on appelle ça des fonctions idempotentes). Les vraies féministes doivent se retourner dans leurs tombes. Mais rien que pour le petit Vincent-Lolo, cela vaut la peine d'aller y faire un tour.
Olalaaaaa que de vulgarité gratuite dans ce film. A la première scène ça passe mais a la longue, ça en devient lourd. Seul Danny Boon s'en sort bien sans en faire trop et sans rentrer dans l'auto-caricature. Je n'en reviens pas que Karine Viard ait accepté ce rôle. Julie Delpy dit se moquer de la quarantaine moderne mais c'est plutôt de la tête des spectateurs dont elle se paie... A fuir à toutes jambes!!!