Mauvais et sans intérêt. Vecteur de cette pseudo-comédie, une sorte de "Tanguy" cette fois-ci bête et méchant (Vincent Lacoste). Une mère seule et bobo en quête de recomposition familiale (Julie Delpy). Une copine lucide mais quelque peu salace et au langage cru (Karin Viard). Et un provincial sympathique sous ses faux airs de niais (Dany Boon) qui est pratiquement le seul dans cette distribution à sortir un peu la tête de l'eau. Cerise sur le gâteau, le rôle (principal ?) est tenu par la réalisatrice comme si on pouvait aisément être à la fois au four et au moulin. On se retrouve au final avec un scénario poussif, des longueurs et de l'ennui. Ni drôle, ni dramatique, ni sociologique, ni psychologique, ni familial. Dans le registre de la comédie, il y a pourtant le choix.
C'est vulgaire et truffé de clichés : il y a la chaude du slip qui ne parle que de se faire "ramoner" (oui, c'est le mot employé), le jeune homme de 20 ans qui garde la même expression du début à la fin de post-ado blasé (Vincent Lacoste n'est pas mauvais, il est juste monoexpression). En voyant le film, on dirait que les régimes, la fashion week et la taille de l'engin des hommes sont les uniques préoccupations de toutes les quadragénaires.
Julie Delpy essaie de mettre du second degré en se moquant du parisianisme excessif de ses personnages, mais c'est complètement loupé et elle obtient l'effet inverse : il se dégage du film une condescendance permanente envers tout ce qui n'est pas du milieu. Ca va jusqu'aux interventions surprises de Karl Lagerfeld, Frédéric Beigbeder, et Ramzy, bien sûr plus ou moins dans leur propre rôle, voyons, il n'y a que les imbéciles et les bouseux qui ne savent pas qui c'est. Et bien sûr, le pauvre nigaud provincial en chaussettes blanches dans ses sandales n'y échappe pas. c'est l'horreuuuur, ma chérie, l'horreur. On est quand même bien plus intelligent à Paris, surtout quand on est copain avec les people.
C'est un peu comme si la Reine d'Angleterre voulait faire un pastiche de la royauté : ca ne peut pas marcher.
Seul intérêt du film :Dany Boon est vraiment très bon, sans surjeu, très touchant et crédible.
Ennuyeux Manque de rythme Les meilleurs répliques sont dans la bande annonce... Ou alors se limiter au dénouement... Donc retenir les 10 dernières minutes... Bref pour s'endormir un dimanche soir devant France 2 pû TF1... Rien de plus
Julie Delpy en manque d'inspiration ? Pas si sûr ... Pourtant, elle propose là un film qui tranche particulièrement avec la subtilité mélodramatique de ses séries "2 days in ..." ou "Before..." Elle s'essaye à une comédie à première vue évidente, et même, pourquoi pas grasse. Pendant tout le film, le spectateur se demande s'il n'est pas tombé sur un vilain Dupontel qui emprunterait la figure de l'adolescent comme illustration de la perversion. On reconnaît les (rares) gags qui sont déjà présents dans la bande-annonce, ce qui efface leur côté risible et surtout l'effet de la surprise. Bref, on se demande ce qu'on est venu faire dans cette histoire manichéenne, où le Paris branché, bobo et grotesque, côtoie une province lourde, rétrograde et idiote. Mais, finalement, au fur et à mesure que la narration avance, la réalisatrice parvient à humaniser les personnages, voire à provoquer une sorte de compassion. La comédie avance alors dans un pamphlet bien plus sérieux qu'on n'aurait pensé à première vue, où Julie Delpy dénonce la caricature des stéréotypes, et la force des préjugés dans notre société moderne. Les jeunes deviennent des monstres cruels et manipulateurs, les femmes de la quarantaine cachent leur solitude derrière une carrière étincelante et les hommes cassent le miroir défensif de leur masculinité. Bref, le film endosse une épaisseur sociologique qui le rend soudain intéressant. Il faut se garder donc de tout jugement à l'emporte-pièce. Derrière cette histoire d'ado attardé qui cherche par tous les moyens à provoquer la rupture entre sa mère et son nouvel amoureux, il y a une fable sociale, redoutable et profonde.
Lolo cumule les pathologies psychiques, ce qui est très rare. Et Vincent Lacoste se tire très bien de ce rôle, ce qui est encore plus rare. Pour le reste, c'est décevant. Dany Boon fait du Dany Boon, dans le genre comique au grand coeur, on a déjà vu ça plusieurs fois (à chaque fois, en fait, quand on y pense). Quant aux blagues vulgaires et machistes, mises au féminin cela reste des blagues vulgaires et machistes. (en math, on appelle ça des fonctions idempotentes). Les vraies féministes doivent se retourner dans leurs tombes. Mais rien que pour le petit Vincent-Lolo, cela vaut la peine d'aller y faire un tour.
Olalaaaaa que de vulgarité gratuite dans ce film. A la première scène ça passe mais a la longue, ça en devient lourd. Seul Danny Boon s'en sort bien sans en faire trop et sans rentrer dans l'auto-caricature. Je n'en reviens pas que Karine Viard ait accepté ce rôle. Julie Delpy dit se moquer de la quarantaine moderne mais c'est plutôt de la tête des spectateurs dont elle se paie... A fuir à toutes jambes!!!
Voici une comédie nourrissante ! A la manière de "Papa ou maman", sous couvert de comique, ce sont des enjeux terribles qui sont abordés sous le masque de la comédie. L'amour d'une mère pour son fils peut être envoutant, si le fils s'aperçoit qu'il a le pouvoir d'être le seul élément masculin dans la continuité. Qu'une mère ne soit pas équivoque dans l'attachement qu'elle porte à son fils, n'empêche pas des pensées incestuelles de se développer dans la tête du fiston. Ici, Lolo est diabolique dans les scénarios qu'il met au point pour éjecter celui ou ceux, qu'il juge comme rivaux. On peut aussi savourer les dialogues entre femmes. Le voyage en train de Julie Delpy et Karin Viard est savoureux. Le regard outragé d'une voyageuse est la cerise sur le gâteau. Gustave Courbet doit être aux anges, car c'est un hymne verbal à l'origine du monde. Je n'ai pas compté le nombre de fois où la "chatte" est prononcée durant le film, mais on s'en délecte tant la vulgarité n'est pas de la partie. On appréciera encore le contraste entre la branchitude de la mode et le provincialisme de Dany Boon, qui n'en fait pas un plouc dépourvu d'intelligence. Bravo, chère Julie Delpy, de nous faire rire ainsi au premier, second et parfois troisième degré. L'enfant roi n'est plus, vive le roi !
J'avais aimé les précédentes réalisations de Julie Delpy. Ce n'est pas mal réalisé mais Dany Boon fait du Dany Boon et je ne suis pas hafficionados. Pour le reste du casting c'est bon. Pas assez corrosif. À voir surtout pour Lacoste c'est un peu le film. Du dimanche soir de TF1.. Pas mauvais mais peut mieux faire.
Après un joli générique et une première demi-heure drôlissime, le personnage de Lolo se dévoile petit à petit et les scènes fraîches et pétillantes disparaissent pour laisser place à la cruelle vérité. Dommage, car le quator d'acteurs brille : Julie Delpy, pleine d'énergie, Dany Boon, tout en sobriété, Karin Viard, géniale comme d'habitude et Vincent Lacoste, inquiétant en post-ado machiavélique. Dommage, car les dialogues sont impeccables.
Alors contrairement aux critiques précédentes je ne blâme pas Julie. Elle écrit cast joue réalise. La seule question qu'il faut se poser est la suivante : que foutais son producteur??? Un réal a besoin d'un regard extérieur d'une direction. De toute évidence cela a manqué à Julie Delpy au moment du montage. C'est dommage car ici et là il y avait dans ce film quelques éléments assez sympathiques.