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pitch22
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2,0
Publiée le 24 mai 2016
Ce survival en semi huit-clos part d'une situation relativement inattendue. En réalité, il s'agit plus d'un thriller qui se veut palpitant et le jeune réalisateur Jeremy Saulnier y est plutôt bien parvenu. La montée en adrénaline est très progressive. C'est tout de même stressant, prenant mais ni horrifique ni réellement angoissant. Là où le bât blesse, c'est que les effets spéciaux (les maquillages en particulier) sont à la ramasse: ça clochespoiler: , les chiens ne font pas assez peur, le sang et tout a l'air fake ... quant au twist, c'est tellement gros qu'il nous amène directo en situation post-climaxique et on n'attend plus que la fin, qui s'achève péniblement et sans éclat. Le personnage de Gabe (Macon Blair)spoiler: , dont on fait un type manipulé, est peu crédible. Là où ça craint, c'est le choix de Patrick Stewart en facho pourri : même si c'est un rôle à contre-emploi, l'acteur est bien trop lié à son image dans Star Trek, X-Men et autres figures de «sage» et sa voix est trop connue pour nous faire oublier le regard qu'on porte sur lui. Bref, ça passe mal. Imogen Poots y est formidable, Anton Yelchin moyen (on perçoit la simulation) et Alia Shawkat écope d'un rôle mal exploité, complètement gâché. Pour les autres, la fadeur l'emporte. L'histoire est quand même complètement improbable et tirée par les cheveux. On a du mal à y croire à un tel scénario et la caricature est trop grosse (bande de skins nazis vs groupe punk) pour susciter un réel étonnement.
Pas la peine d'en faire une longue analyse, le film est juste bien trippant ! Dans le genre huis clos à l'ambiance stressante et oppressante, c'est le top! L'histoire n'est pas des plus originales mais Saulnier (Blue Ruin) arrive malgré tout à nous pondre un film dont on ne devine pas l'issue dès les premières minutes comme c'est très souvent le cas dans ce genre de films... Et c'est justement ce qui fait tout la force du film qui vous scotche au siège en vous demandant comment vont réagir chacun des personnages aussi bien d'un côté que de l'autre... Tout s'enchaîne très vite, impossible de s'ennuyer d'autant plus que le film est court ! Un vrai bonheur de constater qu'on peut encore être surpris et se taper de bons films dans le genre! Après Blue Ruin et maintenant "Green Room", reste plus qu'à espérer que Saulnier continue de nous pondre des pépites pareilles! ! J'en reprendrais bien tous les jours des comme ça !
Après Blue Ruin, je n’avais pas spécialement envie de voir le nouveau travail de Jeremy Saulnier, mais je me suis laissé tenter. Au final, j’ai bien fait. Green Room étant un survival nerveux et efficace ayant été capable de me crisper avec une tension palpable. Le tout sans personnages au comportement incohérent. Pas forcément novateur dans son approche mais appliquant la recette du genre à la perfection. Comme on dit, c’est dans les vieux pots…
Room, 10 Cloverfield Lane et maintenant Green Room, décidément, les films de séquestration ont l'air très en vogue cette année ! S'il reste évidemment moins enthousiasment que ses prédécesseurs, ce slasher somme toute assez banal tient quand même efficacement ses promesses : C'est divertissant, hyper violent, l'ambiance est agréablement crasseuse et, malgré quelques baisses de régime, nous sommes tenus en haleine d'un bout à l'autre. On dit souvent que tout bon film à suspense doit sa réussite au traitement de son méchant et le moins que l'on puisse dire, c'est que Green Room s'en sort vraiment bien sur ce point. En effet, s'il n'y avait qu'une seule interprétation à retenir, ce serait bien entendu celle de Patrick Stewart (plus connu sous le nom de professeur Xavier), effrayant dans ce rôle de vieux gourou à la tête du groupe de skinheads au cœur duquel seront piégés nos personnages. Par ailleurs, le film est aussi très intéressant dans sa manière d'aborder ce cas du néo-nazisme dans l’Amérique profonde contemporaine. Cette communauté des plus douteuses est ici représentée comme une secte et ça fait froid dans dos ! Cependant, il manque quelque chose à ce film pour être véritablement marquant. Si le gore est bien présent, la plupart des meurtres manquent d'inventivité, sont tièdement filmés et s'accumulent beaucoup trop rapidement, sans qu'on ait le temps de s'attacher aux différents personnages. De plus, l'aspect « huis-clos » qui faisait tout l’intérêt du long-métrage est finalement assez peu exploité. On aurait aimé être davantage oppressés... Et surtout, on aurait aimé voir un climax digne de ce nom ! Heureusement, ces lacunes sont comblées par une totale maîtrise de la tension et de la mise en scène, mais également par l'utilisation d'un second degré assez amusant et gonflé. Il y a un côté très punk jusque dans une dernière réplique du film, qui clôt cette histoire avec une désinvolture absolument jubilatoire ! En somme, Green Room ne révolutionnera pas le genre du slasher (contrairement à It Follows par exemple), mais se laisse plutôt regarder comme un thriller de qualité, n’ayant pas d'autres ambitions que de vous retourner les tripes. Et en ce sens, c'est plutôt réussi.
Si la bande-annonce nous vend un énième "jeu de massacre", celui-ci est d'assez bonne qualité, avec notamment d'assez bonnes trouvailles et une intrigue très bien ficelée. L'humour noir est également présent, utilisé à bon escient (parfois pas assez même) et les flots d'hémoglobine sont aussi assez maîtrisés. On peut regretter certains personnages stéréotypés (l'intello du groupe, l'imprudent...), mais on passe quand même un bon moment et le film est porté par la mise en scène dynamique de Jérémy Saunier.
Dans le style suspens , c'est un film assez reussi car il tient en haleine. Maintenant ; il ne faut pas trop faire attention a l'histoire peu credible et aux differentes incohérences. Le genre de film bien a voir une fois mais pas forcement a revoir.
BOOM ! Troisième long métrage de Jérémy Saulnier, Green Room frappe là où ça fait mal, avec 1h40 de sans faute. Maîtrisé de bout en bout en variant intelligemment son rythme, le film retrace l'histoire de six personnages bien écrits (fait rare pour un film de genre) en proie avec un groupe de skinheads loin d'être caricaturaux. N'y allons pas par quatre chemins, c'est âpre, dur, mais brillantissime. Certainement déstabilisant pour qui se complaît dans les codes classiques d'aujourd'hui (pas de romance inutile, pas de manichéisme, pas de scène d'héroïsme exagérée, etc...), mais pour celui qui acceptera de se laisser envahir subtilement par la vision unique de Saulnier, le voyage sera un pur régal. Enfin un réalisateur qui prend risque sur risque au fil de sa déjà très intéressante filmographie. La plus grosse claque de cette belle année 2016.
enfin un thriller horrifique qui apporte du contenu en se faisant se cotoyer deux univers si opposés et si proches ( skinheads et punk rocker) sur fond de meurtres nazis et de tuerie abominables. une réussite absolue pour ce film à l'ambiance angoissante.
Je ne suis pas spécialement fan du genre mais je dois avouer que Green Room a réussi à me captiver, ou plutôt à me faire une bonne crise de tachycardie tellement le film est suffoquant. Si la première partie est un peu longue, la seconde s'avère bien plus prenante, un peu folle, parfois même drôle. Malgré quelques invraisemblances et des dialogues assez pauvres, c'est plutôt bien foutu, remplissant bien son rôle de film à suspense, même les scènes de sang, tripes et boyaux sont un peu too much pour mon petit cœur fragile.
Un groupe de punk-rockers aux prises avec des skinheads ploucs et violents, Jeremy Saulnier filme et se régale dans une série B furieuse et sans concessions, à laquelle on reprochera juste les mêmes manquements d'écriture qu'à Blue Ruin.
Un survival un peu mollasson qui a du mal à passionner en raison d'une mise en scène quelconque et de personnages auxquels on a du mal à s'attacher. Pas le choc qu'on nous avait vendu. Mention spéciale à Patrick Stewart, méconnaissable.
Jeremy Saulnier avait su se faire remarquer en 2013 avec Blue Ruin et apporte à Deauville avec lui Green Room, thriller ultra-violent mêlant Punk-rock et idéaux nazis au pays des skinheads. Si le film ne ressort pas comme une véritable claque cinématographique, Saulnier a au moins le mérite de proposer un presque huis-clos sous tension, utilisant les codes du slasher et usant d'un humour grinçant. Pas vraiment effrayant mais pas loin d'être dérangeant...
Un petit survival qui ne plaira pas à tout le monde. Lent, sans testostérone, monotone malgré des fulgurances violentes viscérales, Green Room est un très bon film. Oui, je suis paradoxal, mais ce long-métrage nous offre une autre vision du survival. Réaliste avec ses personnages (écriture, identification, action), Jérémy Saulnier livre un récit qui surprend et qui réserve des surprises là où on ne les attend pas. On ne s’ennuie pas une seconde dans ce huis clos éprouvant qui gère extrêmement bien le temps pour faire naître une tension palpable. On suit de jeunes paumés, sans ambition, fou amoureux de la musique qui vont faire la rencontre de nazis qui ne sont pas vus comme des écervelés mais comme une communauté réfléchie, faisant partie intégrante du paysage américain. Ils vont s’émanciper par le meurtre, mettre fin à leurs rêves de gosse et devenir adultes dans ce parcours initiatique. Le réalisateur est un ancien directeur de la photographie. Esthétiquement bluffant, le film est très beau et sombre par sa lumière. En matière de spatialisation, très bonne utilisation des lieux (l’espace étant limité, le jeu de massacre se fera pièce par pièce). La distribution est excellente, mais c’est Patrick Stewart en propriétaire méthodique et Imogen Poots (remarquable comme à son habitude) qui se dégagent du lot. Après l’excellent Blue Ruin qui était une vraie surprise, Jeremy Saulnier confirme avec ce 3em film.
Certes c'est un survival, mais tout fait très basique dans le film : la réalisation et la production (photo, sons, musique, mixage) mais aussi le scénario.
Le tout fait très brouillon, on se dit qu'aussi biens les chasseurs que les proies ne sont vraiment pas fûtés et au final seule l'ambiance sauf le film