Green Room
Note moyenne
3,1
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179 critiques spectateurs

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Redzing

1 457 abonnés 4 961 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 novembre 2016
Un groupe de punk rock à la ramasse donne un concert dans un club néo-nazi, au fin fond de l'Oregon. Ils deviennent alors malgré eux les témoins d'un meurtre, et ainsi la cible des propriétaires des lieux. "Green Room" est un thriller en huis-clos très maîtrisé de la part de Jeremy Saulnier. L'intrigue est d'abord bien menée, entre des rebondissements inattendus, et surtout des personnages crédibles, qui tentent de se sortir d'une situation difficile, sauf que l'adrénaline et la peur gouvernent leur raison et leurs actes. Parmi les musiciens, on repère Anton Yelchin, assez convaincant, et dont ce sera malheureusement le dernier rôle (le jeune acteur est décédé d'un accident en 2016). Face à lui, Patrick Stewart s'avère étonnant en incarnant un néo-nazi glacial, méthodique, et sans scrupule. Personnage dont le côté froid est renforcé par le décalage avec le décor : un bar glauque, aux couleurs néons flashy. Ces visuels aident également à développer une ambiance ultra-tendue, où deux camps s'affrontent frénétiquement, et où la violence est viscérale (âmes sensibles s'abstenir !). Une bonne surprise.
soniadidierkmurgia

1 443 abonnés 4 348 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 février 2017
En 2013, Jeremy Saulnier, jeune réalisateur venu du métier de chef opérateur s'impose dans le monde des cinéastes indépendants avec "Blue Ruin" qui remettait au goût du jour le revenge movie en le délivrant de la connotation fascisante qui pesait sur le genre depuis la longue série initiée par Michael Winner et Charles Bronson en 1974 avec "Un justicier dans la ville" et prolongée ad nauseam par le laborieux Jack Lee Thompson qui avait pris le relai. "Blue Ruin" comme l'indique le bleu délavé de la voiture épave du héros suggèrait le prisme à travers lequel Saulnier entend regarder les personnages de ses films. Celui de l'Amérique des déclassés qui ont été abandonnés depuis des décennies par les politiques de tous bords. Son nouveau film aux tons cette fois vert bouteille, emprunte les mêmes chemins de traverse en proposant le huis clos sanglant vécu par un groupe punk embarqué dans la galère des contrats foireux qui a eu la mauvaise idée d'accepter un concert dans le repaire d'une bande de skinheads situé dans une forêt perdue de l'Oregon . Comprenant très vite dans quelle atmosphère viciée ils se sont imprudemment infiltrés, les membres du groupe ne pensent qu'à filer à la fin de leur set qui n'a pas eu l'air de plaire à tous les crânes rasés avinés présents, filmés au ralenti par Saulnier lors d'un pogo endiablé, présage inquiétant de la tension qui monte. Malheureusement, un des membres est témoin d'un meurtre se déroulant dans les coulisses crasseuses de ce hangar qui va devenir rapidement le théâtre de leur malheur. On pense bien sûr à des films comme "Assaut" de John Carpenter (1977) pour le huis clos ou encore "Les chiens de paille de Sam Peckinpah" (1971) pour le déchainement de violence d'un homme ordinaire, mais aussi à "Délivrance " de John Boorman (1972) ou "Sans retour" de Walter Hill (1981) pour la dimension rurale. Saulnier ne mise pas sur le registre de l'innovation à tout prix mais plutôt sur celui de la synthèse astucieuse alliée à une parfaite maitrise des effets propres à maintenir le spectateur en état de tension. Ayant lui-même appartenu à un groupe punk dans sa jeunesse, Jeremy Saulnier dresse le constat que ce mouvement nihiliste éphémère, né dans les années 70 et devenu vintage pour quelques adolescents en quête de modèles musicaux, a été récupéré par les mouvements néo-nazis qui n'en n'ont conservé que la violence sonore. On notera la présence de Patrick Stewart glaçant en gourou de la bande de nazillons aux ordres, du regretté Anton Yelchin trop tôt disparu peu après la sortie du film et de la très convaincante Imogen Poots. Une nouvelle réussite donc pour Jeremy Saulnier qui trace sa route, guidé par les grandes références du cinéma de genre américain. Pour le moment ses pas sont plutôt assurés et sa boussole semble devoir le mener vers l'affirmation d'un style propre. A suivre de très près.
Acidus

880 abonnés 3 963 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 février 2017
"Green Room" est un survival tout ce qu'il y a de plus basique et dont l'intrigue pourrait être résumée en une ligne. S'il est classique, il n'en demeure pas moins efficace notamment grâce à une mise en scène solide (plutôt rare pour ce genre de série B) et cette petite tension qui s'installe rapidement... avant de s'essouffler dans le dernier quart. Violent comme il faut, "Green Room" est, à l'image de "Blue Ruin", le précédent long métrage de Jeremy Saladier, simple mais divertissant.
JimBo Lebowski

448 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 juillet 2016
La première partie m’a intéressé car elle nous fait entrer dans un milieu plus ou moins hostile avec des personnages dont on comprend qu’ils sont un peu comme nous, rebelles mais pas dans l’excès (avec les redites de l’album à emmener sur une île), contrairement à ces types qui n’inspirent absolument pas confiance, on sait qu’il va arriver quelque chose et lorsque ça explose ça ne fait pas semblant, le piège se referme et on est cloitré avec eux et leurs craintes/angoisses, c’est prenant. Par contre la violence est parfois un poil sur-appuyée pour satisfaire des effets choc, Saulnier la filme de manière sans doute trop "brutasse" pour rendre une ambiance totalement oppressante par rapport à sa mise en scène jusque là, prisonnier de ce qu’il veut montrer plutôt que de faire ressentir, et toute la deuxième partie plonge là dedans, l’empreinte visuelle nous enfonce dans une sorte de léthargie inconfortable, d’un sens ça souligne un parti pris tout à fait respectable et défendable mais personnellement j’y ai perdu en qualité de visionnage, j’ai fini par sortir petit à petit du contexte survival pour voir quelque chose d’assez prévisible, et ça l’est. De même les morts s’enchainent dans une certaine indifférence, en plus d’alliance tombée du chapeau, le personnage de Patrick Stewart qui est là sans vraiment être là (pourtant ce n’est pas un acteur qui manque de charisme), ça devient même long, le film ne dure qu’1h30 mais semble en faire deux bien tassées, pas que ça soit réellement ennuyeux mais disons que ça fait du sur-place, surtout pour dévoiler un final sans trop d’audace.
Pas désagréable mais sans grand d’intérêt malgré des idées assumées et des qualités en terme de réalisation et d’identification esthétique, à l’image de son précédent film, estimable mais oubliable.
Félix F

308 abonnés 2 425 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 octobre 2016
Un petit survival bien sympa, dérangeant et plutôt efficace. Même si la fin est un peu prévisible, l'ensemble du film ce veut assez stressant et prenant, avec quelques scènes plutôt trash. Un bon petit 8 clos qui sort du lot.
Hastur64
Hastur64

269 abonnés 2 289 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 août 2017
« Green Room » est un petit thriller en huis clos qui sans être extraordinairement prenant offre un suspens convaincant. C’est une sorte de punks rockers versus néonazis où un rock-bande témoin d’un meurtre se retrouve à la merci d’une bande de skinhead d’extrême droite bien décidés à faire disparaître ces témoins gênants barricadés dans l’arrière de leur bar/salle de concert. Le film joue un jeu d’équilibriste entre thriller survival un brin sanglant et un humour distillé par cette bande de rockeurs complètement dépassés par les événements. L’interprétation est elle aussi solide avec en tête : le regretté Anton Yelshin en guitariste propulsé leader de groupe dans cette course à la survie, Imogen Poots finalement le personnage le plus badass du film, bien que malgré elle, et enfin Patrick Stewart dans un rôle à contre-emplois en chef au sang-froid de cette milice néonazie. Un petit film sans prétention qui réussit un mélange sanglant et comique rare au cinéma et qui mérite vraiment un petit coup d’œil. Faites vous plaisir.
Inglorious_Ben
Inglorious_Ben

92 abonnés 1 739 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 octobre 2016
Après Blue Ruin, thriller un peu mou et poussif, voici Green Room, survival du même réalisateur. On retrouve Macon Blair dans un rôle secondaire, mais surtout le rythme est un poil plus nerveux avec certaines scènes toujours bien crues et une BO métalleuse spéciale mais qui colle bien au contexte. Le film aurait mérité un peu plus de scènes gores et une fin un poil plus énergique pour nous convaincre totalement. Un survival sympathique mais pas transcendant...
iceman7582
iceman7582

80 abonnés 1 219 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 février 2017
Ça commence comme un banal road movie, puis ça tourne vite au "survival" ! Quelle claque ! Quand soudain on fini par se faire aspirer dans un univers punk à l'atmosphère ultra anxiogène ! Le film vire au huis clos ponctué par le réalisme impitoyable de certaines scènes choc et brutales qui font corps avec une BO qui décape ! Ce terrifiant jeu de massacre haletant nous confirme bien que le cinéma indépendant n'a pas fini de nous étonner ! Âmes sensibles s'abstenir. Les amateurs du genre seront comblé.
ollavatelli
ollavatelli

64 abonnés 547 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 novembre 2016
Sur ce coup avec Green Room, je me suis fait complètement avoir. Tout était réuni pour donner un thriller bien sombre : le synopsis, l’affiche sombre et l’avis général des spectateurs. Pourtant, le film ne se révèle pas à la hauteur pour ma part : pas assez sombre, assez construit et pas assez crédible.

Suite à un concert, un des membres du groupe découvre le cadavre d’une fille. Après avoir avertis ses amis, le groupe se retrouve enfermé dans une pièce avec un des gardes, en attendant soit disant l‘arrivée des flics. Très vite, le groupe de néo-nazi vont me déranger : leurs intentions et motivations ne sont pas claires et on ne sait pas s’ils sont réellement mauvais ou non. Pendant toute l’œuvre, ils veulent se débarrasser des jeunes mais en allant toujours avec le frein à main donc ils ne se montrent pas si menaçants que ça. Le film n’est pas si nerveux qui ne laissait croire. Pendant tout le film, c’est on sort de la pièce, on rentre de la pièce, on ressort et on rerentre. Quel scénario ! Les personnages font que du va et viens au même endroit. Les méchants ne viennent que par un ou deux chercher les jeunes : c’est ridicule. Soit disant, ils ont une armée : c’est quasiment vide de personne. Le lieu où tous les personnages se situent est très limité. Certains faits et choix des personnages restent incompréhensibles ou invraisemblables. Après tout comment quatre ou cinq adolescents arrivent en étant enfermés dans une pièce, à être plus menaçants ou piégeants que leurs adversaires ?
Puis que dire de la fin ? Totalement ridicule. Le dernier plan est infâme et de très mauvais goût pour un thriller.
Alors oui, les images sombres accentuées de couleur verte donnent un rendu esthétique et sombre ; et oui il y a deux ou trois passages bien violentes ou sanglantes mais ça ne suffit pas pour redresser une très faible écriture. Heureusement que le petit moment de stratégie que fait la fille et le garçon pour tuer deux hommes dans la pièce relève un peu le niveau.

Green Room est donc un film que j’attendais tellement de bonnes choses mais qui au final se révèle être une grosse déception. Une scène et la photographie un peu sombre, accentuée de vert seront bien les seules choses qui m’auront plu. Ce film ressemble plus pour moi à un direct to video plutôt qu’autre chose : affiche, synopsis et promesses alléchantes et au final plus de vides que de contenus.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 6 septembre 2016
Ce quasi huis-clos est tendu mais pas anxiogène, on aurait aimé avoir un scénario plus inventif et délirant. Anton Yelchin surprend dans un registre inattendu, tandis que Patrick Stewart est glaçant en chef d'un mouvement néo nazi.
Shiwamada
Shiwamada

46 abonnés 559 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mars 2017
J'en ai vu des films d'une violence crue, mais clairement avec "Green Room" je ne l'avais pas vu venir. Le film montre une bande de jeunes membres d'un groupe de hard-rock qui se retrouve témoin d'un "meurtre" au sein du club dans lequel ils sont venus joués. Et évidemment, les gens qui fréquentent l'établissement ne sont pas des enfants de coeurs, mais plutôt des punks à chiens extrêmistes, prêts à tout pour éviter de voir la police débarquer, au point d'enfermer ces jeunes pour ne les faire sortir qu'entre quatre planches.
C'est à partir de la première scène où Anton Yelchin est attaqué que l'on comprend vraiment devant quel type de film on est et l'expérience est franchement difficile. Aucune scène choquante ne nous est épargnée, aucun des personnages ne semble avoir une once d'humanité restante. Le terme de "survival" est plus qu'approprié et la personne avec qui j'étais n'a pas tenu jusqu'au bout.
"Green Room" n'est pas facile à appréhender, et si la présence du regretté et brillant Anton Yelchin fait malgré tout plaisir (Imogen Poots est très bien aussi et que dire d'un Patrick Stewart terrifiant), c'est un film à ne pas mettre devant tous les yeux et pour lequel vous ne reviendrez surement pas.
bibtar
bibtar

33 abonnés 598 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2021
Un "survival" largement au dessus de ce que peut proposer habituellement ce genre de film, évitant la plupart des pièges auxquels les studios hollywoodiens ont tendance à tomber quand il s'agit de mettre en scène une bande de jeune dans un contexte violent, allant de la niaiserie insupportable aux personnages sans profondeurs, et même si les codes du genre sont bien présents, ceux ci sont exploités de manière plus qu'intéressante et surtout dans une ambiance efficace. En effet, quand il s'agit d'illustrer tant l'angoisse que l'atmosphère très particulière qui se rattache aux univers des différents protagonistes, le réalisateur apporte sa patte très personnelle, mélange entre esthétique et contemplation qui se ressent surtout à l'image lors de séquences assez étendues qui utilise les décors comme véritable protagoniste, par l'importance que peuvent prendre les paysages que ça soit au niveau de l'intrigue qu'à celui de la tension, de plus cette capacité à transcender l'ambiance du film simplement à l'aide de la caméra, choSe que l'on retrouve également dans son précédent film, offre une façon de regarder et vivre ce genre de film d'une toute autre façon, pas seulement dans les hurlements et le sang, car le contexte et l'atmosphère assez pesantes du film, à l'image tant que dans le sujet, permet clairement une immersion intensive et angoissante dans un monde très glauque, aux lumières crasseuses ou tout simplement par des passages de silence accompagné d'un plan large, afin d'accroître le sentiment de profondeur, il est évident que la qualité de la technique cinématographique est totalement au rendez-vous, et permet de voir sous un angle bien plus intéressant ce genre de film. Pourtant, la structure du film qui tend premièrement à exploiter l'univers des deux groupes de protagoniste pour ensuite à passer quelque chose de plus rentre dedans, n'est pas forcément évidente aux premiers instants si l'on ne sait rien de ce film, pourtant rien que l'atmosphère générale laisse présager une angoisse croissante, mais le suspense et la surprise fonctionne à merveille, laissant présager peu de chose ou tout simplement par une détonation ou une présence inattendue, le réalisateur parvient à faire bondir de son siège par une séquence pour ensuite faire dresser les cheveux sur la tête par la violence assez exacerbée dont l'intrigue prend le virage, et cela de manière assez inattendue et qui ne fait pas dans la dentelle et encore moi dans la série B, car la qualité des passages d'effroi et de barbaries sont non seulement parfaitement mis en scène, déroutant tant par les actes que leurs motivations, mais surtout ils sont totalement dans le style et l'ambiance du film, n'allant pas chercher des effets de massacres totalement absurdes ou pas adaptés, au contraire on sent cette volonté du réalisateur de mettre l'horreur au service du style de ce film, et bien sûr dans une expression assez esthétique de la violence, rappelant évidemment le goût pour ce genre d'image du grand Q. Tarantino, et quand on voit le résultat dans son ensemble, cela fonctionne sans souci et surtout sans se dire que certaines choses sont exagérées, tout semble prévus et orchestrés et bien sur dans l'intrigue on retrouve totalement la présence très pesante de cette atmosphère si particulière. Déjà dès les premiers instants, on ressent bien cette volonté de poser un cadre très marqué afin d'y développer au mieux l'histoire racontée, totalement en harmonie avec ce qui se joue à l'écran, et encore plus un fois que le fil conducteur se met en place, et bien que l'ambiance été travaillée pour faire monter la tension crescendo, on en est pas moins surpris lorsque la situation change de ton, tout en conservant du début à la fin une mise en scène très soignée, une photographie pensée dans chaque détail et bien sûr la musique qui met encore plus en relief l'aspect stressant du film, ainsi de cette manière le scénario prend une tournure et un sens bien barré tant par ce qui est raconté que ce qui est montré, de nombreux passages font effet de façon incroyable, d'autant plus que tout le contexte est réfléchi, pas un simple étalage de violence démesurée, le but étant clairement de donner du sens et de la crédibilité à cette histoire, et quand on pense à son précédent film "Blue Ruin" qui proposait le même type d'approche mais plus dans le genre du "revenge movie", à la fois contemplatif, réaliste et plein de sens sauf que la grande différence ici réside évidement dans le rythme général bien plus puissant et cadencé sans non plus tomber dans le déroulement d'action sans cesse, on se retrouve bien plus facilement emporté devant ce à quoi on assiste par cette façon de jouer au yoyo avec l'attention et le stress, n'hésitant à être très cru mais toujours au bon moment créant surprise et étonnement à l'égard de nombreuses scènes, ainsi qu'un certain intérêt pour l'aspect sociologique qui est mis en lumière par le contexte de l'intrigue, chose bien développée sans trop tomber dans la dénonciation exacerbée. En rajoutant à cela une palette de personnage bien diversifiée, totalement stéréotypée vis à vis de leur appartenance sociale afin d'accroître le sentiment d'immersion et la crédibilité de ce qui est raconté, pourtant la majorité d'entre eux non que très peu d'expérience d'acteur et malgré tout on sent bien que l'on dépasse les simples adolescents prédestinés à la mort, plein de cris et de pleurs de terreur dans leur propos, bien au contraire non seulement leur destin n'est pas évident à établir et d'autant plus surprenant dans le traitement de ces scènes la, ne jouant pas du suspense inutile et tout ces genres d'artifices souvent bien lourds, mais surtout il donne une valeur supplémentaire à l'ensemble de l'intrigue et il est indéniable par contre que c'est clairement P. Stewart qui représente le mieux ces concepts, tant par le flegme et le calme qu'il incarne malgré son rôle et le déroulement des événements, tant par le personnage qu'il joue et sa manière d'agir face à la menace, tout étant encore une fois parfaitement calculé et expliqué sans superflu ou exagération, ainsi il offre une prestation de haut vol et bien que le protagoniste soit déjà incroyable sur le papier, sa place dans l'intrigue et ce que renvoi P. Stewart dans ce rôle en font une dès clés de voûte de la réussite de cette histoire. Ainsi J. Saulnier prouve sa capacité à traité des genres bien particuliers et surtout très souvent fait sans grande qualité scenaristique ou cinématographie, de façon très personnelle, ou images et plans sont au service du scénario et offre des alternatives à ce dont on est habitué à voir quand il s'agit de s'aventurer sur des terrains éprouvés depuis bien longtemps et sans évolutions notables, ce film la étant suffisamment puissant pour rendre cela encore plus évident, et non seulement on arrive à trouver de l'intérêt autant dans l'intrigue que dans l'image ou les scènes de violence, tout y est au diapason et même si le rythme peu paraître assez inégale et la conclusion simpliste, on en reste pas moins totalement pris au jeu, mais surtout on est surpris autant par l'histoire et son traitement que par la qualité technique et l'ambiance mise en place, ainsi difficile de ne pas être happé malgré soi dans cet univers trash, gore et cinglé à souhait, cela se ressentant à tout les niveaux du film.
jthuil
jthuil

23 abonnés 366 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 avril 2017
Un thriller long, aux dialogues inutilement alambiqués, et franchement pas intéressant de la part du réalisateur de l'excellent "Blue Ruin".
Shawn777

819 abonnés 3 979 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 septembre 2019
Ce film, réalisé par Jeremy Saulnier et sorti en 2015, est très bon et m'a beaucoup surpris ! En effet, malgré ses notes et critiques dans l'ensemble assez moyennes, je savais qu'il avait tout de même une bonne réputation mais je ne m'attendais pas à apprécier à ce point ! C'est donc ici l'histoire d'un groupe de rock qui, pour gagner un peu d'argent, accepte de jouer dans un repère de néo-nazis. Évidemment, les choses ne vont pas se passer comme prévu, le groupe est témoin d'un meurtre et les néo-nazis vont essayer de les faire taire. Honnêtement, le synopsis ne m'inspirait pas trop et puis j'ai quand même décidé de m'y lancer pour essayer de sortir des sentiers battus du genre. Et je n'en suis donc absolument pas déçu, je m'attendais pas à ce que le film soit aussi prenant ! En effet, même s'il met peut-être un peu de temps à vraiment démarrer, le film devient par la suite (notamment à partir de l'arrivée du groupe chez les néo-nazis) très prenant et surtout captivant ! C'est en effet un thriller très bien mené qui nous présente une chasse à l'homme qui ne se repose jamais ! Nous sommes donc constamment dans l'action et sur nos gardes. Car de plus, le film n'est ni cliché ni prévisible, on ne sait pas vraiment de quelle manière il va se terminer et comme les personnages sont très attachants, nous nous inquiétons de leur sort en permanence. Le film est bien-sûr très violent, à la fois physiquement et psychologiquement car c'est une violence dure, non édulcorée et puis surtout, le scénario est assez réaliste (enfin à la base du moins) et fait donc froid dans le dos. En ce qui concerne la réalisation, elle est très bonne et je vais d'ailleurs m'intéresser de plus près à la filmographie du réalisateur, celui-ci étant le premier que je vois. Du côté des acteurs, nous retiendrons surtout Imogen Poots et puis le regretté Anton Yelchin qui sont très bons. "Green Room" est donc une très bonne surprise que je recommande vivement !
7eme critique

626 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 septembre 2016
"Green room" est un survival qui tient la route malgré deux ou trois idées scénaristiques douteuses (notamment en ce qui concerne certains plans d'action, aussi bien chez les victimes que les bourreaux). Cependant, le film se laisse apprécier par son atmosphère angoissante parsemée de scènes gores. "Green room" remplit son devoir, et immerge le spectateur dans cette ambiance malsaine qui le tiendra éveillé sans répit.
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