1783 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
180 critiques spectateurs
5
6 critiques
4
49 critiques
3
80 critiques
2
21 critiques
1
15 critiques
0
9 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Bidibouiz
8 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 29 août 2016
Joue avec habileté sur le thème de la peur de sortir de sa cachette, face à plus fort que soi. Les personnages ont le mérite d'être réalistes, ni super-héros, ni abrutis qui font n'importe quoi. Enfin, les plans bien filmés, l'ambiance générale entre ultra violence et touches d'humour, démontrent une finesse dans la réalisation et le script qui gardent scotché jusqu'au bout.
Après son excellent polar "Blue ruin", Jeremy Saulnier livre un nouveau thriller tout aussi réussi. Un film extrêmement violent et gore, une leçon de survie sans concessions. Un scénario d'une simplicité redoutable mais une ambiance véritablement anxiogène et claustrophobe, une tension psychologique étouffante parfaitement magnétique. Un bon casting même si l'interprétation n'a globalement rien d'extraordinaire. Pas vraiment le film de l'année mais un divertissement tout à fait honnête.
Moins original et inspiré que son épatant « Blue Ruin », « Green Room » n'en démontre pas moins le grand savoir-faire de Jeremy Saulnier dans le domaine du thriller. Cela a beau être plus classique (et donc un peu moins intéressant), le bonhomme sait y faire pour tenir sur la durée un postulat plutôt minimaliste, certes malin mais pas non plus transcendant. Seulement, aussi bien par un réel sens de la mise en scène que de l'espace, celui-ci parvient à rendre cela assez vitaminé, certes un peu prévisible (sauf sur la fin), mais suffisamment efficace pour que cela fonctionne. Quelques répliques particulièrement bien senties n'y sont pas non plus étrangères, et les personnages ont un minimum de personnalité, d'autant qu'ils sont solidement incarnés, le regretté Anton Yelchin et les superbes Imogen Poots et Alia Shawkat en tête. Je m'attendais peut-être à plus, mais qu'importe : le travail est fait, et plutôt bien : perso, je prends.
Blue ruin, j'avais déjà pas aimé à part la fameuse scène de revanche qui se passe au début. Je n'arrive à me souvenir de pratiquement rien.
Green room, même s'il vieillira mieux dans mon esprit, il y a un problème conséquent pour un film du genre: je n'ai jamais réussi à sentir une tension à la hauteur de la situation. Dommage, car cette plongée macabre en milieu nazis était plutôt attrayante.
Un petit détail qui m'a bien plus même si peut être un peu grossier, ce chien de combat à la fin qui passe devant les punks, les ignorant, et retourne voir son maître. Plus fidèle et loyal que tous ces humains ;)
Un bon thriller très violent et pleins de tension rythmé par de la musique extrême. Du coup la bande son a été un régal pour moi. De plus le petit groupe de punk est assez attachant et on sent bien que le réalisateur s'y connait et qu'il respecte les valeurs que véhiculent cette musique. Le film démarre très vite, notre groupe va faire un concert dans un lieu isolé, une sorte de repaire pour les néo-nazis et autres raclures de la société. C'est a partir de là que les ennuis commencent... A voir!
Sombre, dur, frontal, réaliste, Green Room nous enferme dans un club clandestin avec un groupe de punk pris en otage par les gérants, l'ambiance est réellement étouffante et sombre, parfois on pense à Assaut de John Carpenter, le film possède une violence brutal et frontal qui rend le tout hyper réalise. Film coup de poing comme Eden Lake ou encore, Les chiens de paille, on retrouve l'esprit violent des films des années 70
Green Room aurait pu s'appeler "Bienvenu à Naziland" ou ironiquement "La musique adoucit les mœurs". Dans un coin perdu aux abords de Portland, un petit groupe de Rock sur la paille accepte de se produire dans un petit bar, repère d'un groupe de mouvance d'extrême droite bien assumée. Mauvaise idée ? Peut-être pas ! Même si l'on sait être devant un survival, Jeremy Saulnier ne fait aucunement monter la pression. Une petite altercation sans surprise à leur arrivée. Une provocation de la part de nos artistes qui nous fait bien rire. Malgré un public visiblement prêt à se foutre sur la gueule à la moindre occasion, la tension ne monte pas crescendo. Mais sur une simple décision, un coup du sort, tout va basculer et la situation va s'envenimer rapidement sans pour autant sombrer dans l'euphorie gore. L'atmosphère change. On commence à se demander comment tout cela va finir et brusquement, après plusieurs minutes encore, tout bascule véritablement. C'est la façon dont l'histoire évolue, palier par palier, sans prévention, sans signes annonciateurs qui donne à Green Room son véritable souffle. La mise en scène reste sobre, n'use pas d'artifices visuels ou auditifs pour nous prévenir de ce qu'il va se passer. Et ainsi, dans ce contexte très terre à terre, on bascule dans la sauvagerie. Bref, pas de quoi s'ennuyer. Un film appréciable pour les amateurs du genre qui fait en plus froid dans le dos grâce à son contexte.
Ouais bof, séquestrés pour avoir assisté à une scène de crime, de jeunes musicos tentent de s'en sortir mais commettent sempiternellement les mêmes erreurs et reviennent toujours dans cette "Green room". Et puis, sérieusement voir Patrick Stewart en sous Walter White, ça le fait moyen ! Si ça c'est un "survival dément" comme le dit l'affiche, faut arrêter le cinéma de genre ! On lui préférera tout de même le précédent métrage de Saulnier avec l'acteur incarnant ici Gabe, encore un formidable loser !
Tendu comme film. Il monte en puissance doucement mais sûrement. On peut lui reprocher quelques longueurs malgré tout, mais quand ça part, c'est brutal, gore et sans appel ! Pfiou, ça fait un peu penser dans le rythme à des films asiatiques de Takeshi Kitano, Kim Jee-woon ou encore Na Hong Jin. Très sympa pour les amateurs du genre thriller gore / slash movie. À découvrir...
Dans la lignée de Blue Ruin, Green Room est un film de genre réussi, par son casting et l'incroyable charisme de Patrick Stewart. Mais surtout par la mise en scène de Jérémy Saulnier, par les scènes de violences très crues et le réalisme bluffant du film qui nous met spectateur en tension tout le long.
Tout simplement nul. Scénario minimaliste et insignifiant, répétitif à souhait. Résultat : c'est long... et pourtant ça ne dure qu'une heure trente ! C'est que les personnages font et refont toujours la même chose, et que ces scènes d'action sont précédées de scènes et de dialogues soporifiques, le tout dans un lieu de 100 m2 ! Mais le plus navrant c'est que les personnages auraient plus être n'importe quel type de personnages, au lieu de skins et de punks. Rien de politique dans le film. Au point que les skins qu'on nous présente comme d'extrême droite utilisent des lacets rouges comme symbole d'un grade - alors que c'est le symbole des red skins d'obédience opposée (dans cette mouvance identitaire). Bref : nul. Ni survivant, ni dément. Un fait divers ridicule entre ados.
Un rock band est pris au piège d'une salle de concert tenue par une association de néo-nazis... le suspense prend mais le film manque hélas de profondeur
La première partie m’a intéressé car elle nous fait entrer dans un milieu plus ou moins hostile avec des personnages dont on comprend qu’ils sont un peu comme nous, rebelles mais pas dans l’excès (avec les redites de l’album à emmener sur une île), contrairement à ces types qui n’inspirent absolument pas confiance, on sait qu’il va arriver quelque chose et lorsque ça explose ça ne fait pas semblant, le piège se referme et on est cloitré avec eux et leurs craintes/angoisses, c’est prenant. Par contre la violence est parfois un poil sur-appuyée pour satisfaire des effets choc, Saulnier la filme de manière sans doute trop "brutasse" pour rendre une ambiance totalement oppressante par rapport à sa mise en scène jusque là, prisonnier de ce qu’il veut montrer plutôt que de faire ressentir, et toute la deuxième partie plonge là dedans, l’empreinte visuelle nous enfonce dans une sorte de léthargie inconfortable, d’un sens ça souligne un parti pris tout à fait respectable et défendable mais personnellement j’y ai perdu en qualité de visionnage, j’ai fini par sortir petit à petit du contexte survival pour voir quelque chose d’assez prévisible, et ça l’est. De même les morts s’enchainent dans une certaine indifférence, en plus d’alliance tombée du chapeau, le personnage de Patrick Stewart qui est là sans vraiment être là (pourtant ce n’est pas un acteur qui manque de charisme), ça devient même long, le film ne dure qu’1h30 mais semble en faire deux bien tassées, pas que ça soit réellement ennuyeux mais disons que ça fait du sur-place, surtout pour dévoiler un final sans trop d’audace. Pas désagréable mais sans grand d’intérêt malgré des idées assumées et des qualités en terme de réalisation et d’identification esthétique, à l’image de son précédent film, estimable mais oubliable.