Derniers Avis : Ma vie avec John F. Donovan - Page 8
Ma vie avec John F. Donovan
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JudyCarlotta
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4,5
Publiée le 3 avril 2019
J'ai lu que Dolan avait dû couper au montage Jessica Chastain sinon le film aurait été trop long. Voilà bien la marque d'un grand cinéaste, sans compromis, qui préfère resserrer son sujet plutôt que de l'éparpiller. Le sujet de prime abord est assez anodin (les ravages de la célébrité, ça concerne qui ? 0,000...1% des gens?). En fait Xavier Dolan nous parle des gens différents et de leur rapport aux autres, comme dans toute sa filmo. C'est un film extrêmement maîtrisé à tout point de vue. On est pas près d'oublier les personnages.
Un film pour homosexuels ou tout est faux ; vide et triste seul compte l image et les mensonges rien de crédible seul le jeune acteur da 11 ans est intéressant
J'avais un peu d'appréhension avant d'aller voir "Ma vie avec John F. Donovan" avec les rumeurs que c'était un film baclé au montage avec le temps qu'a passer le jeune cinéaste Xavier Dolan a le finir, de supprimer Jessica Chastain alors qu'elle avait tourné dedans, tout cela me faisait un peu peur mais au final, j'ai bien aimé et je trouve que le metteur en scène s'en est bien sortit au final !! Ce long métrage est comme une oeuvre a décrire à l'Américaine, plus ancré de là-bas. Le début commence par un jeune homme qui raconte à une journaliste son histoire de correspondance quand il était petit à l'école avec un acteur qui faisait sensation à la télévision du nom, comme le titre l'indique, John F. Donovan. Ce dernier meurt à la tristesse du gamin mais ce qu'il y a d'intéressant , on voit le petit lire et écrire des lettres mais on ne voit pas son idole écrire, on ne sait pas la réalité. L'acteur voit sa notoriété basculé. J'ai été touché par ce film ou Xavier Dolan fait du bon travail dans la mise en scène , je trouve, avec un scénario bien écrit et une bande originale sympathique. Puis, il y a un excellent casting avec Kit Harington, le petit Jacob Tremblay, Natalie Portman, Susan Sarandon, Kathy Bates, Thandie Newton pour citer les plus célèbres. Une bonne surprise comme quoi il ne faut pas entendre les mauvaises langues.
Il nous a fait attendre Xavier Dolan pour, enfin, nous livrer son très attendu nouveau long-métrage, tourné il y a maintenant plus de deux ans. Sur la forme le film est, comme à chaque fois avec le canadien, délicieusement mis en scène. On retrouve ainsi ces longues séquences accompagnées de musique pop qui font la marque de fabrique du réalisateur et qui sont ici, une nouvelle fois, savamment distillées dans le récit. Mais c’est aussi et surtout sur le fond que Xavier Dolan parvient à ses fins. Le fil rouge de son scénario est la solitude des artistes qui, face au changement d’attitude des proches devant le succès, peuvent se retrouver dans une forme de profond désarroi. Pour nous parler d’un tel sujet, l’angle de la confession épistolaire auprès d’un jeune admirateur, est une belle et judicieuse trouvaille. Cela permet de proposer deux visions différentes de la même problématique et offre un terrain propice à développer d’autres thématiques (éducation, homosexualité, célébrité). Les deux acteurs principaux du film livrent de très belle prestation. Le jeune Jacob Tremblay joue comme un grand et propose une prestation assez époustouflante bien loin de tous les codes des rôles habituels d’enfant. Alors que Kit Harington fait lui beaucoup plus dans la sobriété dans ce rôle complexe où il doit transmettre beaucoup de choses de manière très intériorisé. Le passage d’un personnage à l’autre, dans deux flashbacks simultanés, rend le film d’une agréable fluidité. Au final, la réflexion qu’offre le long-métrage est captivante, bien emballée dans une mise en scène très enlevée.
Xavier Dolan, on aime ou on n'aime pas : si l'on n'admet qu'un cinéma mesuré et parfaitement "classique", on aura bien du mal à se faire à ces états paroxystiques où les nerfs sont mis à rude épreuve. Si en revanche on se souvient de la démesure d'un Ken Russell ou, plus près de nous, de la flamboyance d'un Almodóvar, on ne peut qu'être sensible aux outrances de ce cinéaste atypique qui ne recule devant aucune violence filmique. Comme souvent, il est question dans le dernier film de Dolan du douloureux rapport à la mère : on a encore en tête les images d'une extrême violence de "Mommy" que l'on peut considérer comme un véritable chef-d’œuvre. Ici, c'est d'un jeune garçon qu'il s'agit, Rupert, fasciné jusqu'à l'extrême par un acteur héros de séries télévisées, un certain John F. Donovan. Élevé par une mère seule qui a abandonné sa carrière d'actrice pour s'occuper de son fils, il ne cesse de se heurter à cette femme qui se trouve débordée par la situation. Là-dessus s'engage, à l'insu de la mère, une correspondance entre le préadolescent qui lui-même envisage une carrière d'acteur et le beau ténébreux qui vit dans un monde d'illusion permanent. Tout le film est bâti sur une succession de flashbacks ainsi que sur une narration alternée qui peut en perturber la lecture. En réalité, tout est impeccablement construit comme toujours chez Xavier Dolan, même si l'ensemble peut paraître décousu. Ce qui frappe d'emblée dans ce film, c'est la maestria dont fait preuve le cinéaste. Oui, Dolan est un virtuose : en témoigne son extraordinaire sens du rythme - souligné du reste par une puissante musique de Gabriel Yared - mais aussi ses fascinants gros plans qui scrutent l'âme de ses personnages. En outre, quelle direction d'acteurs ! Il faut dire que la distribution est prestigieuse : Kit Harington dans le rôle de la star adulée, Natalie Portman dans celui de la mère de l'enfant addict, Susan Sarandon incarnant la mère de Donovan... Mais celui qui sans doute étonne le plus, c'est le très jeune Jacob Tremblay qui joue viscéralement le rôle de Rupert : poursuivra-t-il dans la voie du cinéma ? C'est ce que nous ne pouvons que souhaiter. Il reste à souligner l'extrême richesse du cinéma de Dolan qui comme chez Almodóvar procède d'obsessions récurrentes, à commencer par le conflit entre le fils et la mère qui cache en réalité un immense amour. L'autre thème dominant est le cinéma à la fois adoré et haï dans la mesure où il crée un monde d'illusion qui peut être fatal à certains et surtout qui fonctionne à coups de mensonges répétés : l'homosexualité de Donovan est soigneusement cachée car compromettante pour une carrière hollywoodienne, et c'est une amie d'enfance qui sera chargée de donner le change en se faisant passer pour la petite amie de la star. Oui, le monde du cinéma est un leurre qu'il faut savoir dénoncer comme le fait Xavier Dolan, et pourtant c'est ce mensonge dont nous sommes tous plus ou moins victimes, des victimes consentantes.
D'une prétention décomplexée (habituel chez Dolan), le film ne raconte pas grand chose de passionnant (sujet absolument inintéressant) mais se donne en plus des airs de grand film avec l'utilisation à outrance d'une BO branchée et de scènes qui se veulent stylisées mais qui font flop. L'interprétation est bien mais c'est bien là le seul intérêt du film....
Puissant et fort ! On ressort comme d’habitude, après avoir vue un film de Xavier Dolan : tout chamboulé ! Ma vie avec John F. Donavan est une parfaite démonstration que dans un film ont peut encore découvrir une façon de filmer, raconter une histoire, et nous décrire la vie mélodramatique d’un jeune acteur, mais d’une manière différente que l’on pourrai s’attendre... Ce film se dévore et on aurai eu envie que ça continue, finalement on aurai bien voulu qu’il dure 1 h de plus, la vie des deux acteurs principaux est passionnante ! Pas le meilleur mais du grand Dolan !
Moins maîtrisé que Mommy, il ne reste pas moins que Ma Vie avec John F Donovan reste terriblement touchant. Les dialogues écrits au petit oignons et les relations nouées entre les personnages arrivent à faire décoller ce film malgré le montage brouillon. C'est vite oublié quand Dolan revient sur ses thèmes fétiches qu'il s'est toujours aussi bien manier. Des relations mère/fils non loin de celle de Mommy. L'écriture bien qu'americanisée, reste sincère et c'est cela qui marque le film. En Bref, un film bancale, mais une oeuvre profonde
Je ne m'attendais pas du tout à ce que j'ai vu suite au visionnage de la bande annonce. L'interprétation des comédiens est impressionnante en particulier Jacob Tremblay (un gamin talentueux) et Natalie Portman dont la relation mère-fils est très touchante (comme dans tous les films de Dolan d’ailleurs). J'ai malheureusement trouvé pas mal de faiblesses dans le scénario, le film part un peu dans tous les sens et il est dur de savoir quel est le véritable thème du film ou en tout cas où Dolan veut nous emmener. Personnellement il m'a un peu perdu en cours de route.
L'idée du film, l'histoire et les acteurs sont bons. Mais je n'ai pas aimé la maniere dont le film a été tournée. Du mal à entrée dans le film et suivre. Dommage
Un excellent film où tous les acteurs sont parfait . Les critiques ne sont pas très audibles dans le sens où l’action se déroule en flash-back. Un moment intense et plein d’espoir .
Dolan sera cité comme l’un des grands réalisateurs de notre génération. J’aime la façon dont il raconte les histoires, son choix des musiques et son casting (Kit est touchant et révoltant). C’est sa façon de nous amener dans son monde qui me touche. Sachez que les goûts sont bien différents et vous trouverez potentiellement que ce film est vide.
Rupert, 11 ans, correspond avec John F. Donovan, acteur de série célèbre.
Xavier Dolan présente un film caricature de son oeuvre. On y retrouve les mères déficientes et névrosées, les fils mal dans leur peau, les scènes d’ hystérie, celles de réconciliation familiale avec tube ringard en fond sonore, le monologue du héros qui aurait tant aimé être aimé... On retrouve aussi quelques fulgurances dans la ,réalisation même s’il abuse, ici, de très gros plans symboles, à son dépend, du manque de recul pris par Dolan sur son sujet. Si sujet il y a.
Car il est bien difficile de comprendre de quoi il s’agit ici. La relation entre l’acteur et l’enfant ne repose que sur l’anecdote : le petit est fier de correspondre avec une star dont on ne sait qu’elle intérêt elle-même porte au gamin, l’acteur est homosexuel mais le vit mal car il ne faut surtout pas que ça se sache, l’enfant devenu grand veut absolument donner à cette histoire un sens profond que la journaliste qui l’interroge peine à saisir, comme nous d’ailleurs. Le scénario ressemble à un patchwork mal maîtrisé.
A cela s’ajoute des dialogues poseurs d'une naïveté ou d'une immaturité qui achèvent de basculer les scènes dans le ridicule. Si l’on accepte le côte excessif que contient l’oeuvre de Dolan comme part intégrante de son style, il faut au minimum que cela soit cadré dans une histoire, un propos et des dialogues un minimum tenus.
Je suis vraiment une inconditionnelle de Xavier Dolan (Mommy, Laurence Anyways, Juste la fin du Monde pour ne citer que les plus connus) où les émotions et les différences sont toujours abordées avec justesse, souvent avec violence pour mieux nous emporter. Mais là ... C'est le vide abyssale ... L'ennuie absolu. Il n'y a rien à tirer de ces deux heures (quatre au départ nous dit-on) si ce n'est la performance de ce jeune enfant qui joue remarquablement le fan d'un acteur perdu, homosexuel honteux et ami bien ingrat. Belles prises de vue de New York. Ca ne suffit pas à en faire un bon film. Et puis, X;Dolan a toujours mis la barre si haut que l'on ne comprend pas ce qu'il c'est passé avec ce pauvre Donovan qui n'arrive pas a attirer notre sympathie. En revanche, tous les jeunes gens sont très beaux !!! Vite, le suivant (Matthias et Maxime je crois). Bon, encore une histoire de gays. Il serait temps que X. Dolan passe la vitesse supérieure ! Le Monde n'est pas homophobe (et je ne le suis certes pas) mais le Monde n'est pas gay non plus !!!! Il doit pouvoir aborder d'autres thèmes.