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THE-CHECKER
125 abonnés
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4,0
Publiée le 25 décembre 2016
Plus une tentative de sensibilisation des masses sur l'envers du décor des sociétés modernes (dites démocratiques) que réel film d'espionnage, Snowden s'inscrit dans la longue série de films politiques visant à dénoncer un système victime de sa propre schizophrénie, utilisant paradoxalement les mêmes outils pour éveiller les consciences que ceux destinés à nous endormir (remember les docs de Michael Moore sous l'ère Bush) .
Articulé autour de la personnalité énigmatique d'Edward Snowden, Oliver Stone, en bon Woodstockien (soit l'équivalent du gauchiste ex soixante huitard chez nous) renoue avec ses vieilles thématiques militantes pour mieux nous plonger au coeur de l'hypocrisie d'une société bien plus soucieuse de maintenir son hégémonie politique que d'assurer la sécurité réelle d'une population tellement bercée d'insouciance qu'elle participe malgré elle à l'élaboration de sa propre perte.
Si l'exercice en soit est très louable, il est cependant regrettable que le film ne pousse pas la réflexion plus en avant (ne serait-ce que d'un point de vue philosophique) quand à l'effectivité d'une démocratie dont la responsabilité individuelle s'efface dès qu'elle est confrontée à la privation de son confort personnel.
Parce qu'à moins d'être né hier, difficile de ne pas s'interroger sur les questions de fond relatives à la convergence d'intérêts rendant possible cette surveillance de masse, tout comme dans ceux pouvant expliquer la volonté de tout révéler autrement qu'au travers du simple prisme du bien en opposition au mal. Surtout en considérant l'effroyable naïveté qu'il faut pour ne pas réaliser plus tôt la portée moralement discutable que l'espionnage caractérise en soit de la part d'un génie de l'informatique bien plus au fait des technologies de pointe que le conspi de base techniquement moins aguerri mais autrement plus sceptique sur la véracité du postulat gouvernemental officiel en la matière
Du coup, difficile de voir dans ce film autre chose que le sacrifice vain d'un type qui aurait peut être gagné à être moins bon devant un ordinateur, à moins que tout balancer n'ait été que le moyen d'éviter de se faire torpiller anonymement pour d'autres raisons par ses anciens collègues (tout en se faisant passer pour un héros), ce que le film d'Oliver Stone au final ne dit pas...
Difficile de crier au grand retour de O. Stone mais en tous les cas, il reste indéniable qu'il a trouvé le sujet adéquat pour son talent et sa verve. Biopic impressionnant et ultra-documenté sur l'un des plus gros scandales de notre époque, cette dénonciation virulente fonctionne à plein régime en dépit d'un regard forcément trop partisan mais s'attachant à certains faits. Les acteurs sont tous excellents et le film file à un bon rythme malgré ses 2h14 au compteur. Sa narration éclatée se justifie pleinement et on reste souvent scotché à l'écran face à la maestria visuelle de Stone et son directeur photo A. Dod Mantle. Un film engagé donc, qui nous plonge dans les arcanes des services secrets modernes, ne s'abaissant jamais à la provocation facile mais préférant nous ouvrir les yeux, nous instruire, nous faire réfléchir sur un monde sous surveillance. Et Stone de ne jamais s'abaisser à faire de l'anti-américanisme mais plutôt de traiter des maux de ce pays qu'il aime tant (comme son héros) mais dont les gouvernements font n'importe quoi, au nom d'idéaux pourtant louables. D'autres critiques sur
Comment rendre passionnant et captivant un récit sur Edward Snowden, le lanceur d'alerte qui a révélé au grand jour les surveillances abusives de la NSA? Visiblement, on peut pas, car même Oliver Stone n'y est pas parvenu avec ce biopic aussi plat que son sujet. Le film n'a d'attrayant que son coté "histoire vraie", et a plus de points communs avec un documentaire sociétal qu'avec un thriller psycholo-geek. Le film n'explique pas grand chose et ne fait que raconter sans réel intérêt le parcours d'un patriote désabusé. Au mieux le film rend parano et méfiant outre-mesure, et n'élève son niveau de lecture que grâce à son jeu d'acteurs (Joseph Gordon-Levitt, Shailene Woodley, Zachary Quinto, entre autres) et au final tant attendu: comment il a fait sortir les preuves et infos des bureaux de la NSA? Et la réponse est si surprenante qu'on en vient à se demander si ce ne serait pas le seul élément fictif du film.
On regarde sans se passionner, et on s'informe sans s'ennuyer pour autant.
Retrouvez cette critique et bien d'autres sur mon blog au lien suivant:
Aller ont change (qu'a moitié). Pour "Snowden" Oliver Stone a fait fort. Le réalisateur a repris du service, mais cette fois sans coup de feu, sans soldats ni explosions. Oui, devant des écrans, des conversations de hackers, des données et surtout une affaire globalement civile et médiatique. Et il y arrive à merveille. Si bien qu'il a transformé un possible documentaire palpitant uniquement pour les passionnés, en un "thriller"/biopic très immersif, pour tout type de spectateur. J'ai l'impression que quand Oliver Stone sort un film, ce n'est pas un film, c'est un dossier. Qui se rappelait vraiment d'Edouard Swoden au jour d'aujourd'hui ? Qui en parle encore ? Et surtout, qui savait la moitié de ce qui est dit dans ce film ? Un excellent biopic et un bon thriller. Ce qui nous donne : un bon film à regarder que vous soyez intéressé par la sécurité mondiale comme par, qui peut voir votre historique.
C'est un film intéressant, si on est intéresse par le thème, Peu de scène dynamique, c'est ce qui a manqué à ce film, et les musiques pas formidables, Des acteurs sans intérêts sans saveur et pas du tout attachant. C'est dommage la quête du flm était pourtant intéressante ... et nouvelle
C'est bien mené, ça n'est pas non plus le film de l'année. J'en suis ressorti avec une étrange impression : le scandale dévoilé, finalement, quelques années après, on s'y est habitué, on l'a intégré, il ne nous dérange pas plus que ça. Et ça c'est bizarre quand même.
Un film qui nous rappelle que, trois ans après les révélations de Snowden, pas grand chose n'a changé. Le fait de voir à l'écran toute l'affaire permet bien de se rendre compte de l'ampleur de l'espionnage du monde entier par les américains, même si le film aurait pu davantage être pédagogique pour que l'on comprenne concrètement comment se faisait l'espionnage (par exemple quels relais de la NSA dans le monde ?). Oliver Stone a choisi de mettre l'accent sur le personnage de Snowden, ce qui est loin d'être inintéressant mais fait perdre un peu au film son aspect politique. Et par ailleurs, ce focus sur Snowden tend à faire de ce dernier un saint, sans que ses éventuelles contradictions ou paradoxes ne soient exposés. A voir (et revoir dans dix ans pour mesurer les changements) sans hésitation
« Snowden » repose sur quelques très bonnes idées de mise en scène et une interprétation sans faille mais surtout sur une histoire qui mérite d’être contée au plus grand nombre et pas qu’aux USA, tant la surveillance dénoncée est mondiale. Ce n’est pas le meilleur film d’Oliver Stone, qui reste pour moi « JFK », mais c’est un bon film, très didactique, qui permet de mieux comprendre que le monde n’est pas manichéen et que l’on peut, comme Edward Snowden, s’opposer à son pays tout en l’aimant. spoiler: D’ailleurs, le test du détecteur de mensonges est très significatif puisqu’il se sert de phrases-test discutables du type : « Les USA sont le plus grand pays du monde » pour étalonner l’appareil. Ce film, ainsi que cette année « La Fille de Brest », « Spotlight », « L’Outsider » ou « Merci Patron ! », sont des films nécessaires qui n’ont pas dû être facile à produire…
Après Nixon, Alexandre ou W. : L’improbable Président, Oliver Stone signe une nouveau film biographique. Il nous montre l’impact des révélations d’Edward Snowden à la presse sur sa vie privée, le tout d’une manière intéressante. On regrettera juste que le cinéaste ne focalise pas plus sur ces fameuses révélations, sur leur aspect politique et sur la manière dont le gouvernement américain bafoue les droits fondamentaux des américains et des peuples des autres pays. Malgré cet aspect un peu décevant (et surprenant de la part d’un cinéaste aussi adepte de la polémique), Snowden reste un très bon moyen de découvrir cette affaire qui ébranla le gouvernement américain.
Tout juste parfait, Oliver Stone est tout indiqué pour traiter ce sujet complexe aux yeux du grand public. Il met en avant le courage et le caractère héroïque d'Ed Snowden, on a envie de le soutenir et on compatit avec lui sur sa vie qu'il a mis entre parenthèse pour dénoncer les USA. Le film est un peu long mais on ne s'ennuie pas une minute.
Après avoir vu le documentaire Citizenfour, je n'ai rien appris de nouveau Avec le film. Pour autant le rythme est là, les acteurs très bons. On halluciné de cautionner tout Ca surtout. Je suis sortis en me disant l'après Snowden c'est quoi ??? Et Bien c'est des lois dans chaque pays qui autorisent de plus en plus de choses en matière de renseignements.. j'ai Bien le sentiment que si ce gars est un vrai héros ... il l'est en vain ...
O. Saône a réussi son portrait historique et le récit en est réussi (notamment le sequençage chronologique). Une certaine froideur toutefois (en partie tempérée par l'intervention du cadre personnel intime du protagoniste) dans l'approche d'une histoire éminemment politique qui surprend de la part du réalisateur, comme s'il avait cherché au maximum à ne pas laisser prise à la critique d'une subjectivité partiale. Cela donne une force à l'exposé de la thèse mais diminue l'intérêt purement cinématographique. Les acteurs sont bons et la réalisation sans faille. On est captivé pendant les deux heures et on sort de la salle en se rappelant la lecture au collège de 1984 : Orwell s'était juste trompé de quelques années mais on y est bien aujourd'hui, dans le monde de Big Brother, et nous sommes devenus ses esclaves dociles...
" Snowden " ce veut - j'imagine - fidèle en transposant toute les teneurs d'une situation incroyable, et finie de mettre en lumière les " lanceurs d'alertes" sur les divers dérives au seins de l'organisme 'nsa'...
Cela démontre également fort bien qu'il y'a un voile noir là ou l'état à pu minimisé l'entrée de tel informations publics, comportant des projets d'ont les revenues économiques, sources, philosophie, prise de décision échappent totalement -indirectement - à l'état puisque celui ci n'en est que la simple façade visible, ce qui en revêt d'une immense mascarade, il met en lumière des élément que le grand public américains et le public mondial sur ce qu'offre notre technologie à l’ère du 21e siècles et démontre là le tour de force accomplie qui est gargantuesque sur la collecte de méta-donné, mais autrement une source de faiblesse incommensurable sur tout un système, tél un vide abyssal, le monde au pied d'un maître chanteur les gouvernant tous, grâce à cette ultime machinerie... Répétita Bis, les erreurs d'hier sont celles du présent, encore est toujours....