Le poil à gratter Oliver Stone est de retour avec la mise en images d’une affaire qui a défrayé la chronique il y a à peine trois ans. Un sujet brûlant d’actualité et véritablement passionnant que celle de l’histoire du lanceur d’alerte Edward Snowden qui révéla au monde que les services secrets américains bénéficient de logiciels surpuissants leur permettant d’épier et d’écouter n’importe qui sur la surface du globe.
Le metteur en scène n’a rien perdu de sa verve contestataire pour dénoncer les dérives de son pays avec virulence. Ici, les gouvernements républicain et démocrate en place durant les années 2000 en prennent pour leur grade dans leur course au renseignement pour contrer le terrorisme, vue comme un prétexte fallacieux pour espionner l’ensemble des citoyens du monde y compris les citoyens américains. Ces excès pratiqués par les services secrets (NSA et CIA en tête) sont parfaitement retranscrits dans le film et en constituent son versant le plus intéressant.
On comprend comment, des strates les plus élevées de la diplomatie mondiale jusqu’à nos foyers anodins, l’atteinte à la vie privée est mise en branle par les nouvelles technologies et la façon dont le gouvernement américain les utilisent en bafouant les lois les plus élémentaires. « Snowden » est d’ailleurs peut-être l’un des films qui nous montre cela avec le plus de réalisme et tire la sonnette d’alarme avec une acuité féroce. On sort de la salle perturbé par quelque chose dont on se doutait déjà beaucoup.
Cependant, l’aspect thriller est moins pertinent car le vocabulaire utilisé est très complexe pour qui ne touche pas à des notions poussées d’informatique et l’intrigue est parfois nébuleuse (les tenants et les aboutissants de la partie à Genève sont abscons par exemple). Quant au personnage de Snowden, la narration utilisée pour parcourir sa vie est quelconque et on aurait aimé qu’elle s’attarde davantage sur la dernière partie, celles des révélations et de l’après, trop survolée ici. En résulte, un film utile à défaut d’être palpitant et tout à fait réussi.
Une interpretation excellente de la part des acteurs, avec un casting 4 étoiles pour ce film. J'avais vu auparavant Citizen Four retraçant l'interview donné à l'hotel de Hong Kong, fil conducteur de la narration du film. la mise en scene est tout de meme tres Hollywoodienne. Je trouve cela dommage sachant que les evenements relatés et les dialogues sont très réalistes mais cette presence de quelques clichés (surtout dus aux themes musicaux) ont un peu entaché cette oeuvre menée avec brio. Le message transmis est tres fort et la place que peut desormais occuper le debat sur la privacité des données aura peut etre une place plus importante dans l'esprit des spectateurs. Un film comme celui ci sur des evenements tres recents est bienvenu, et donne une legitimité a Ed Snowden, discordante avec le discours des dirigeants et medias dominants. Esperons tout de meme que Snowden ne soit pas hissé au rang de prophète comme le Che, ce qui me fait aussi regretter que le message final du film porte plus sur Snowden que sur les lanceurs d'alerte en general, qu'on pourrait avoir tendance a occulter ou oublier. Tres bon film malgré tout, foncez le voir.
Très bon film, qui nous montre comment nous sommes tous sur écoute qu'on le veuille ou non. Big brother existe. Le jeu de l'acteur interprétant Snowden est excellent, que ce film nous donne à réfléchir sur ce que nous publions sur les réseaux sociaux
Traître ou héros ? Pour ma part c'est plutôt le second qualificatif que je choisirais pour Snowden. Certes on sait que dans chaque grand état existe l'espionnage, le contre-espionnage, mais il faut savoir en tracer les limites et garder une certaine éthique dans la mesure où l'on ne doit pas s'en prendre à une personne lambda, un civil anodin et réserver cela plutôt pour des causes se justifiant. Il est vrai que trahir les secrets de la CIA ou de la NSA peut valoir la prison mais dénoncer un abus nécessite du courage. Très bon film, bien interprété et doté d'une très bonne réalisation. Film à ne pas rater...
Déçu. Manque de souffle, de rythme, d'originalité. Le scénario est à la fois confu et sans enjeu véritable. Le film est trop long et se perd en privilégiant la vie privée de Snowden. Il est loin le temps de "l'enfer du dimanche", de "Wall Street", de "Platoon", de "Salvador" ou de "JFK". Dommage car Oliver Stone avait le sujet parfait pour redonner vie à une filmographie qui s'essouffle.
Oliver STONE nous livre (comme souvent) un film social , sociétal et presque politique . Sur l'histoire de la surveillance organisée et la compilation des données . Ne pas être parano . Bien interprété par Joseph GORDON-LEVITT, Shailene WOODLEY Gordon-Levitt et Melissa LEO.
Pour ceux qui connaissent déjà l'histoire Snowden, on n'apprend rien de nouveau, une belle réalisation d'Oliver Stone qui nous plongent dans l'histoire des services secrets américains. Snowden ne m'a personnellement rien appris je savais déjà avant sa révélation qu' internet et l'ordinateur, qui sont à l'origine deux instruments crées par le Ministère de la Défense, étaient surveillés. De là à penser qu'un fonctionnaire de l'Etat est là pour surveiller chaque internaute je ne pense pas par contre cela constitue un bon parefeu contre ceux qui souhaiteraient s'en prendre au Royaume de Blanche Neige.
Ce film raconte l'histoire d'Edward Snowden de 2004 à 2013, américain ayant travaillé auprès de la CIA et de la NSA ayant révélé l'existence d'une surveillance inimaginable de la population mondiale par ces institutions. Ce film correspond aux attentes que l'on peut avoir pour ce genre de biopic. Edward Snowden est rapidement présenté avant qu'on ne le voit immergé dans le cadre professionnel où il prendra peu à peu conscience des méthodes d'écoute et d'observation pratiquées par ses employeurs, ainsi que la manière dont sont utilisées les données recueillies. Oliver Stone permet à travers cette histoire un début de réflexion sur la nécessité d'une surveillance au détriment de la liberté et soulève un questionnement sur la notion de trahison vis-à-vis de sa patrie.
Oliver Stone signe un biopic très efficace et très professionnel à défaut d'être original. Il met en avant les fraudes de son gouvernement qu'il adore malmener et une histoire prenante et passionnante de ce lanceur d'alerte exfiltré en Russie. Joseph Gordon Lewitt est très convaincant, mais Oliver Stone reste trop terre à terre pour donner une véritable épaisseur au monde virtuel qui reste à l'état précaire. Snowden demeure très intéressant grâce à sa dimension d'information qu'on ne peut remettre en doute, mais Stone veut tout montrer et aurait d'avantage réduire son long métrage. Reste un final touchant, un peu pathos, mais qui fonctionne parfaitement.
film qui se veut être un biotique sur l 'histoire d'un homme qui rongé par ses idéaux se voit devoir remettre en cause tout ce qu'il a voulu croire et porter. Pour une fois pas de drapeau américain et de bible mais des allers retours sur les principes républicains mis à mal par l'utilisation abusive des moyens de télécommunication. Le film traduit les dérives de l'utilisation de toute nouvelle technologie qui au nom de l'évolution humaine et du bien être et détourné pour assouvir d'autres motivations. Cela souligne à la fois la finitude de toute technologie et de celle du comportement humain. La technologie au nom du progrès au même titre que ceux qui l'utilisent doivent connaître des limites au risque de se perdre et de remettre en cause le principe même de liberté. Il ne faut pour autant pas être dupe car au nom de la raison d'Etat les lois peuvent être bafouées. Le film ne le dit pas mais pour se protéger de big brother il n'y a pas d'autres solutions que de se libérer du progrès au maximum : ne faire qu'un retrait en espèces par mois systématiquement et régler tous ses achats en liquide, se défaire de son téléviseur et de ses téléphones et naviguer sur le Web d'un espace public. Et faire le contraire de ce que je fais ne plus communiquer sur les réseaux sociaux. La seule liberté est celle que l'on s'accorde. Le film pose donc un certain nombre de questions pour lesquelles il y a une multitude de réponse selon le mode de vie que l'on souhaite s'octroyer.
il vaut mieux avoir révisé les informations révélées. en soi, c'est plus une révélation sur le vécu de Snowden. d'ailleurs la conclusion du film le montre bien. l'impact de son act n'est vraiment cité que dans le générique de fin. très bon film sur l'histoire de cet homme.
Oliver Stone réalise un nouveau film sur l'histoire contemporaine américaine. Il retrace ici l'histoire d'Edward Snowden qui révéla en 2013, que le gouvernement américain pouvait espionner tout un chacun. On retrouve Joseph Gordon-Levitt sans ce rôle de mathématicien surdoué. Cependant, j'ai été un peu déçu par ce "divertissement de masse" car même si le film est instructif, il souffre de nombreuses longueurs et l'on peut se perdre parfois dans un certain jargon de geek. Les 2 h 15 du film peuvent parfois manquer de puissance émotionnelle pour qui n'est pas féru de nouvelles technologies et d'espionnage.
Oliver Stone, fidèle à son regard critique sur l’histoire américaine récente, signe avec Snowden un biopic du désormais célèbre lanceur d’alerte. (...) Le film n’apporte pas plus d’informations que le formidable docu de Laura Poitras (autrement plus haletant) mais a l’avantage de l’exposer à une audience plus large.
Après son thriller "Savages" (2012), petit intermède inoffensif mais bien foutu le réalisateur renoue avec le thriller politico-financier avec le potentiel pamphlétaire qui lui ont permis de signer ses meilleurs films. Oliver Stone signe un thriller intéressant mais trop didactique et sans tension. Mais le fond du problème reste en suspens et jamais vraiment approfondit. Néanmoins la thématique et les effets médiatiques encore brûlants font que le film reste assez prenant et interroge à minima le spectateur.