La La Land réussi le défi que posait l'après Whiplash, film globalement adoré, en proposant une continuité thématique en restant dans un univers musical sans pour autant refaire le même film et sans jamais ne rien céder du virtuose de sa mise en scène. La La Land arrive même à gommer les quelques défauts que j'avais pu trouver à Whiplash en jouant habillement avec les codes, en étant un peu moins lourd tout en proposant une histoire simple, connue mais très belle.
C'est fou comme Emma Stone lorsqu'elle est bien dirigée semble amoureuse, comme elle arrive à faire croire à son histoire d'amour, comme elle semble pétiller donnant tout de suite au film un charme énorme, qui permet de croire à tout le reste.
Le reste c'est cette histoire qui semble se passer dans un Los Angeles quasiment atemporel où l'un des rares signes marquant l'époque est une sonnerie de portable. C'est également cette histoire d'amour qui commence mal, par une rencontre une peu ratée entre les deux héros.
Et puis on a cette mise en scène presque aussi pétillante que les yeux de Stone, qui n'hésite pas à utiliser du plan séquence... à nous offrir en guise de scène d'intro une sorte de remake de Week-End de Godard... à jouer avec les attentes du spectateur pour finalement mieux le surprendre. Je pense à une scène au tout début du film où Ryan Gosling (pas mauvais, mais c'est pas le truc génial du film) joue du piano, son personnage, l'arrière plan s'assombrit, il ne reste que lui passionné par sa musique... il finit son morceau triomphant, debout... l'arrière plan revient à la normale... tout le monde s'en fout... la problématique du film est lancée, le jazz c'est bien, c'est beau, mais ça n'intéresse personne, personne ne l'écoute... et ça c'est dit juste avec la mise en scène (bon c'est répété ensuite par les dialogues).
Et le film fourmille de ce genre de petites trouvailles de mise en scène qui font de La La Land un film aussi agréable à écouter qu'à voir.
On peut sans doute lui reprocher d'être plus policé que Whiplash, moins dur à avoir, moins "intense" dans la pratique de la musique et sans doute assez oscarisable, mais ça serait un film oscarisable un peu à la Birdman. Un film qui ose des choses visuellement et qui sait rendre hommage au cinéma qu'il aime, que ça soit les classiques américains, parfois de manière peu subtile (sans être déplaisant) comme pour la Fureur de Vivre, mais aussi à Jacques Demy, difficile de ne pas penser aux parapluies de Cherbourg, de ne pas voir dans l'éclat de la couleur des robes un hommage aux tenues portées par Deneuve...
Le découpage du film en saisons permet d'allier à la fois comédie et drame, d'être à la fois léger et pétillant tout en étant tragique.
C'était vraiment un plaisir fou de voir un film qui se renouvelle sans cesse, qui ne propose jamais deux fois la même chose et qui arrive à proposer quelque chose qui soit à la fois populaire et exigeant...
Et je pense que l'on peut dire qu'il a réussi son pari de "moderniser le jazz" avec ses films en rendant le genre "actuel" en le démocratisant au travers de bons films ayant un succès critique et public, permettant à chacun de voir que ce n'est pas la musique d’ascenseur au pire pénible et au mieux fade que beaucoup de gens s'imaginent...
Fabriqué! Tout est fabriqué et sonne faux ou creux. La scène d'ouverture est insupportable. On ne nous laisse pas le temps de rentrer dans l'histoire ou de s'attacher aux personnages. On nous balance des rêves et des couleurs de toutes part...bien fades. Dommage car assister à une histoire à l'eau de rose sur fond de comédie musicale hollywoodienne nous aurait bien plu. Mais on s'ennuie ferme avec cette histoire qui n'a pas pris le temps d'être posée. Les acteurs ne sont absolument pas mis en valeur qui plus est: gros problème de costumier! Bref, rien à voir avec le génial Whiplash!
Survitaminé, le dernier long métrage de Damien Chazelle apporte son lot de couleurs dans le gris de cet hiver. Tel un smoothie goûteux, sa comédie musicale distille un peps qui fait du bien, qui nous fait sortir le cœur léger et des mélodies dans la tête que l’on fredonnera quelques jours encore… Même si tout n’est pas parfait, on comprend néanmoins pourquoi le casting et la réalisation ont été récompensée par sept Golden Globes.
La couleur est annoncée d’entrée de jeu ! Dans les stéréotypes de la caricature absolue, « La La Land » démarre dans un embouteillage où tout le monde chante, monte sur les voitures, danse dans tous les sens et hurle la vie ! Que les craintifs se rassurent pour autant, le film ne sombre pas dans une panoplie de chansons indéterminable, bien au contraire… Il y a bien évidement des chorégraphies, des mises en scènes plus ou moins subliminales mais étonnement, le dosage entre la fiction et la comédie musicale est efficacement maîtrisé. Au sein d’un scénario qui surprend et qui relève du génie absolue, ce soap hollywoodien retraçant l’aventure de Mia et Sebastian se narre au rythme des quatre saisons tel que l’hiver, le printemps, l’été et l’automne, un léger clin d’oeil au compositeur Vivaldi dans cette comédie musicale kitch. Cliché, oui mais peu importe puisque ça fonctionne ! L’oeuvre donne vie à cette histoire d’amour de vacances au travers de la danse, de la musique… Un envol de sentiments innocents rempli de rêves évasifs. Le spectacle a beau être magnifique, il en demeure une admiration époustouflante pour le travail en back off : Equipes, mise en scène, décor, chorégraphie, danse, chanson, musique, « La La Land » s’étend sur un champ de variétés interminables passant des claquettes au jazz jusqu’à une valse frissonnante, le tout nous offrant une oeuvre franchement abouti et peu courante sur le grand écran. Mia et Sebastian, interprétés par Emma Stone et Ryan Gosling, sont des personnages ambitieux, rêveur et surtout naïf. Une dernière caractéristique leur permettant d’avoir un courage et une détermination insoupçonnée. Ils sont humains, attachants, populaire et le duo fonctionne à la perfection (presque comme d’habitude désormais). On le sait, les Américains adorent le tout much et « La La Land » en est l’exemple type ! A-t-on le droit de ne pas aimer le film ? Malgré un si beau spectacle, il est certain qu’il ne fera pas l’unanimité… Bilan : Un soap romantique, populaire chorégraphié de rêves et d’évasions communicatives.
Un chef d'oeuvre ! J'ai eu un peu peur suite au buzz médiatique qu'engendre « La La Land », peur qu'on en fasse trop, mais finalement je me range clairement du côté de tous ces avis favorables. Tout est pétillant dans ce film ! Je salue tout d'abord une réalisation exceptionnelle, proche de la perfection : les couleurs, les cadrages, les mises en scène, les décors, les paysages, les costumes et j'en passe, absolument tout est maîtrisé de A à Z. Les chansons sont superbes, surtout celle du début, c'est une chanson qui restera longtemps dans la tête. Les chorégraphies idem, un coup de cœur pour la scène des claquettes. Heureusement, le film ne fait pas que comédie musicale, il y a du chant oui, mais pas tout le temps, se cache une véritable histoire derrière, celle de deux personnes qui se rencontrent, qui vont s'aimer et qui chacun d'eux ont un rêve absolu et vont garder espoir malgré de nombreux échecs afin d'y parvenir. Ils vont se soutenir, s'aimer ou rencontrer des difficultés, tout ça dans une ambiance remplie de couleur et de beauté. On est transporté jusqu'à la toute fin du film, cette fin qui m'a bouleversé et à laquelle je ne m'attendais pas. Elle m'a beaucoup ému. J'applaudis aussi le duo d'acteur, que l'on a déjà vu plusieurs fois ensemble et qui marche impeccablement. Le travail sur le chant et la danse a dû être rude, mais le résultat final est éblouissant. C'est même le terme exact pour décrire ce qu'est « La La Land », éblouissant.
Longtemps sont les comédies musicals / romance que je n'avais pu vu au ciné (et je met de coté les biographie façon Dalida ou encore Cousteau.. PErso, je ne suis pas fan ; mais coté US ; c'est un de leur échellon^^. Après je reconnais que moi même ; déjà pas fan du style. Je fus supris par tous ce qu'on a entendu fasse à cette comédie musicale ou nostalgie et romantique font la pair. Si, en revanche, comme pour certains qui attendais LA nouvelle comédie musicale comme on en a pas vu depuis un petit temps. Et suiviez le projet depuis ses prémisses, vous aurez envie de vous ruer au cinéma pour le découvrir (et sans être fan ou le classer de chef d'oeuvre ; je ne peux nier ; la qualité du film sur plusieurs niveaux). Une mise en garde est de rigueur. Certains penseront qu'il y a un coté un peu "nunuche" (on va dire), mais ce réalisateur connaît très bien sa façon de faire et nous présente rien de nunuche, ni même ne serait ce qu'un feel-good movie....(car dans sa filmo, Whiplash en avait surpris plus d'un^^). Si La La Land s’offre de nombreux clins d’oeil aux classiques américains du genre (Chantons sous la pluie, notamment et ils placés ou il faut et ne tombe pas dans la surenchère ; mais nous ramène un peu de nostalgie; d'un plaisir coupable. Ici, le réalisateur arrive a capturer l'essence tendre et nostalgique qui fait que l'on se prend au jeu sans spécialement s'y attendre et sans ce que l'on voit depuis le début. . Car derrière l’emballage de cette épopée construite en quatre actes (ou trois, mais je dirais plutôt quatre et d'un sens cela me paraitrait plus logique) se cache une histoire d’amour contrariée par la réalité et les rêves de chacun (sans doutes ses choses que l'on veut pas dire mais que notre subconscient sans rappelle à merveille^^). Alors que la première partie emporte, littéralement, vers les étoiles, la seconde ramène à la dure réalité et frappe en plein coeur. LA chute, quant à elle (même si, heureusement el réalisateur nous l'amène délicatement. Rend la chose quand même vraiment désastreuse et dévastatrice(sans vouloir spoilers). Un film s'apparantant à un spectacle, apportant la fragilité... PAs mal de chose complémentaire et irrésistible surtout dans ce genre de film ou l'erreur peut être fatal (je me comprends). LA trame musical ajoute évidemment un élan supplémentaire par rapport à la fluidité (de nos deux rêveurs et leur romance) et la mise en scène. Fragile et, bien qu’imparfait (on sent parfois les ficelles), La La Land profite d’une direction artistique sensationnelle lui permettant définitivement de tenir ses promesses et de rendre plus qu’un hommage au genre. Mais même si le film a duré 2h et donc même si la durée était quitte ou double^^. Nous laisse une empreinte ou l'on sait avant même que^^. LA mélancolie du film sera vaguement durable mais ne nous laisse pas dans le vide. On est pris par cette fabuleuse histoire comme on en avait pas vu dans le genre (et au cinéma) depuis très longtemps. Une agréable surprise donc je me doutais un peu, même si je ne suis pas adepte des filmos de ce style. Mais sans essayer, on ne peut faire d'erreur ou retrouver une envie. Et personnellement, j'en suis ressortie plutôt convaincu.
Doit-on poursuivre nos rêves et tenter de gagner notre vie à travers ce qui nous passionne ou bien faut-il à un moment donné y renoncer pour devenir adulte? Sorte d’hymne à l’idéalisme contre l’uniformisation avec en toile de fond une comédie musicale romantique, ce magnifique film unique en son genre a le grand mérite d’aborder un sujet sérieux avec légèreté. Du coup c’est jamais pompeux ou mielleux. Le dernier regard entre Ryan Gosling et Emma Stone m’a vraiment fait penser à celui échangé entre Kirsten Stewart et Jesse Eisenberg à la fin de Cafe Society qui jouait la carte du cynisme dans un autre registre, la ressemblance entre ces 2 scènes n’en est pas moins frappante. Grandiose dans la forme, glamour à travers ses acteurs, La la land est un grand et beau film qui se donne les moyens de ses ambitions. Culte.
Une merveille ! Des acteurs, à La BO en passant par le scénario, aucun regret pour ce film Je l'avais plus qu'attendu et je suis loin d'avoir été déçue !
Moi et mon voisin de siege que je ne connaissais pas n'avons pas aimé. Ouf je me sens moins seule!! Les scènes de danse sont interminables et aucune sensualité dans la chorégraphie = le couple que forme Gosling et E Stone ne m'émeut pas du tout! pourquoi? je ne saurais dire à quoi cela tient... Erreur de casting... ???Erreur de mise en scène??bon en tout cas ce film même s'il plait au plus grand nombre n'est quand même pas un chef d'oeuvre, très copié sur Jacques Demy, je préfèrerais encore revoir les demoiselles de rochefort..... Ici Hollywood se gratte le nombril ...... Bon whiplash était un grand film mais n'a pas de rythme! longgggggggg
Ayant plus qu’adoré Whiplash, j’attendais avec impatience le nouveau film de Damien Chazelle. Après 7 Golden Globes et 14 nominations aux Oscars plus tard, qu’en est-il finalement de La La Land ? Et bien c’est tout simplement un véritable chef-d’œuvre. Je comprends pourquoi il plait tellement à l’académie et au public. Ce film est un magnifique hommage aux comédies musicales doublé d’une très belle histoire d’amour. La réalisation de Damien Chazelle est juste parfaite : plans-séquences lors des morceaux musicaux, un travail incroyable est apporté aux couleurs, il y a des scènes qui font penser au cinéma muet et que dire de la scène du planétarium qui est juste magnifique. Bien sûr, le film ne pourrait être ce qu’il est sans le magnifique duo d’acteurs que forment Ryan Gosling et Emma Stone et sans la sublime b.o de Justin Hurwitz. Ryan Gosling et Emma Stone n’y ont pas volé leur Golden Globe (en attendant l’Oscar) et leur alchimie transpire à l’écran. Quant à la b.o de Justin Hurwitz (déjà à l’œuvre sur Whiplash), elle finit de sublimer le tout tant elle nous transporte dans un tourbillon d’émotions. La La Land est sans conteste le film de ce début d’année et est un vibrant hommage au cinéma et aux comédies musicales d’antan. Un véritable bijou qui vous fera voyager au son du jazz et vous procurera de belles émotions. Un chef-d’œuvre tout simplement qui permet à Damien Chazelle d’être définitivement un réalisateur à suivre.
Cela fait du bien de voir une comédie musicale (loin déjà "des parapluies de Cherbourg ou de Chantons sous la pluie"), avec une excellente chorégraphie et deux très bons acteurs mais (parce qu'il y a un mais), je m'attendais à mieux, sans doute la publicité qui en a été faire m'a laissée faire croire que ce film m'apporterait du rêve. Il n'en a rien été. Je pense qu'au niveau réalisation Damien Chazelle aurait pu mieux faire ainsi que le scénario un peu banal. Une chose est sûre c'est que lorsque l'on est artiste, que l'on a un rêve et que l'on veut l'atteindre, il faut faire des choix et cela au détriment d'une vie privée. Que l'on soit musicien, comédien ou chanteur, la réussite n'est pas toujours au rendez-vous mais lorsque l'on l'a entre les mains, on fait tout pour la conserver et aller plus haut, cela demande des sacrifices (ce que l'on a constaté à la fin du film)...