Excellent film de divertissement, cette comédie hilarante tangente sans cesse la ligne blanche du bon goût. La paire Gosling-Crowe constitue un bon avatar de ces couples de flics - ici des " privés " pas tout à fait officiels, certes - que l'on croise souvent dans la production américaine. Le scénario, sorte de LA Confidential déjanté, nous fait visiter l'arrière-cour du cinéma porno, les belles villas de Beverley Hills, rencontrer les jolies starlettes et bien sûr, des méchants sans scrupules. L'humour, toujours présent, permet de sauver des épisodes sanglants de leur aspect gore. Le scénario part dans tous les sens mais on finit par retrouver le fil de l'histoire entre deux mitraillages et quelques carambolages. À voir un samedi soir avec un seau XXL de pop-corn.
(...) Et la simplicité du scénario dans son large relief cache la forêt de subtilités et de finesse d’un script dont la mise en scène et le rythme imposé ne font que peu de débat. Dans une production hollywoodienne qui ne ressemble plus à grand chose lorsqu’on évoque cinéma d’action/divertissement et plaisir d’antan (et oui, les 90’s ce sont déjà 20 années écoulées, ou presque), Shane Black fait figure de héros des temps modernes, malin comme tout, pour signer un film somme. Somme de ce qui par petites touches très simples donnent une efficacité au cinéma, du moins à celui qui nous rappelle les films d’actions, écrits dans les années 80-90, action, humour, scénario joueur et alambiqué. Forcément, le décorum du film a son importance, coolitude de la fin des années 70, costumes, design et ambiance sonore d’époque, ont la part belle, mais un tel emballage ne donne pas forcément toujours droit à un joli cadeau. Ici tout est réuni pour que le plaisir soit simple et burlesque. Plus fin qu’il n’y paraît, l’histoire se déroule en 1977, tournant d’une certaine ère industrielle automobile US et période de lancement du cinéma pornographique (centre de l’histoire), Shane Black se sert de tout pour faire tourner à 200 à l’heure son film avec des rebondissements et un scénario très joueur. Flirtant avec les codes et les réussites des polars passés, les séquences apportent une saveur old school. Côté casting, le duo Crowe-Gosling est parfait et ne badine heureusement pas dans des catégories opposées afin d’éviter les stéréotypes d’un autre genre. Le long de la route de l’autodérision sur laquelle on les a déjà aperçu, Russel Crowe et Ryan Gosling sont parfaitement dirigés et jamais en dehors des clous. (...) Filmer à une époque où tout semblait permis, Shane Black s’autorise la même liberté de ton et nous offre un film rocambolesque, parfois hilarant et plus fin qu’on pourrait le croire quant à la vision globale de son récit. Entre hommage et réelle envie de se faire plaisir, il a livré une production digne des meilleures passées dans le genre. ; qu’on avait presque oublié pour le coup, mais qui dans une certaine simplicité donne un maximum d’efficacité. Funk et coolitude au rendez-vous.
Là où P.T.Anderson a échoué avec Inhérence Vice, Shane Black a parfaitement réussi cette comédie policière, qui se déroule dans les années 70 dans le monde du cinéma. L'intrigue est aussi tordue, mais n'importe finalement que peu, car le film se concentre sur ses personnages et un humour qui fonctionne, grâce, notamment, à un casting de choc et à des situations cocasses. On n'attendait pas forcément les deux acteurs dans ce type de rôle, mais le duo que forment Russel Crowe et Ryan Gosling est drôle, et le personnage de la fille de Ryan Gosling est une très bonne idée, parfaitement interprétée par une jeune actrice que je ne connaissais pas.
Le grand retour de Shane Black, génial scénariste de L'Arme Fatale, Predator, Last Action Héro... qui avait eu du mal à survivre à ces 20 dernières années cinématographiques avant de faire son retour avec un Iron Man 3 qui a suffisamment plu pour le remettre sur les rails. On le retrouve avec grand bonheur avec ce qui l'a lancé (le budy movie donc) sur fond d'années 70 (ce qui lui va comme un gant, son cinéma n'étant du coup plus en décalage avec son époque comme il l'avait été avec Au revoir à Jamais), pour nous raconter l’enquête menée par deux détectives privés un peu losers, et c'est une vraie réussite. Le scénario, même s'il ne brille pas par son originalité, est plein de petites surprises et parfaitement huilé, plein d'humour, certes violent mais jamais vulgaire ou gore comme c'est si souvent le cas, bien rythmé, et ce nouveau duo fonctionne parfaitement. Une jolie surprise.
Shane Black, avant de revenir sur le devant de la scène en réalisant le très inégal "Iron Man 3", c'est tout de même l'un des grands scénaristes du cinéma d'action des années 80/90. Après une traversée du désert et un retour remarqué avec "Kiss Kiss Bang Bang" en 2005, celui qui a quasiment donné au buddy-movie ses lettres de noblesse ("L'Arme Fatale" c'est lui) ne change pas une recette qui fonctionne. Nous voilà donc plongés dans le Los Angeles des années 70 pour une enquête trouble sur la mort d'une actrice porno et la disparition d'une jeune femme activement recherchée par des criminels. Le tout mené par un duo de choc forcément mal assorti ! Autant le dire tout de suite, "The Nice Guys" a la simple ambition de divertir. Ce qui compte ici, c'est que le spectateur s'installe confortablement dans son siège et passe un moment ressemblant fortement à un tour de manège dans une fête foraine. On s'amuse beaucoup, on se laisse prendre au jeu, parfois surprendre mais dans l'ensemble la recette ronronne. Shane Black sait ce qu'il sait faire de mieux et verse dans le polar noir aux accents comiques. C'est violent, les coups pleuvent, les cadavres s'accumulent mais on rit beaucoup. On ne peut décemment pas reprocher au réalisateur de brosser le spectateur dans le sens du poil en lui offrant ce qu'il fait de mieux, le tout agrémenté de quelques idées scénaristiques bien sympathiques. Mais l'intrigue, prétexte à une enquête musclée et tordue, manque de souffle. Heureusement, "The Nice Guys" soigne ses personnages. Des types qui jouent aux durs mais dont les faiblesses se révèlent, souvent pour nous faire rire. Des espèces de bras cassés qui donnent l'impression de savoir ce qu'ils font alors qu'ils ne cessent de jouer avec la chance. Si l'on savait Russell Crowe capable de jouer le gros dur au grand cœur, la grande surprise du film est Ryan Gosling. En détective privé maladroit, alcoolique et fanfaron, l'acteur fait des étincelles, dévoilant un potentiel comique dont on ignorait l'étendue. Les meilleurs moments du film sont volés par Gosling, cabotin au possible dans la peau d'un des personnages les plus hilarants de ces dernières années. Ce duo est d'ailleurs complété par Angourie Rice, incarnant la jeune fille de Ryan Gosling s'immisçant dans l'enquête de son père. Le buddy-movie prend donc des allures de trio tandis que le scénario déroule son fil rouge tranquillement, en prenant bien le temps de marquer ses étapes. On n'ira pas jusqu'à dire que "The Nice Guys" est balisé car il a plus d'un tour dans son sac. Il est vrai qu'il manque de densité dans son intrigue, préférant se montrer réjouissant plutôt que vraiment bien construit. Les raccourcis sont assez visibles mais Shane Black semble s'en moquer en toute conscience. Ce qui compte ici, c'est que le spectateur s'amuse. Au moins autant que les acteurs, visiblement ravis d'être là. L'euphorie est contagieuse et le film remplit sa mission, divertissement haut en couleur se déroulant dans une époque qui l'est tout autant. Shane Black réaffirme qu'il n'a pas perdu son mojo et ravira tout le monde, à condition qu'il puisse prouver qu'il est capable de s'aventurer un peu plus hors des sentiers battus la prochaine fois. Pour une chasse au Predator, par exemple ?
Shane Black tente un pari original (et parvient donc à présenter un type de film qu’on ne pensait plus pouvoir admirer sur les écrans) : ressusciter un genre moribond depuis une vingtaine d’années au moins. En l’occurrence la comédie policière des années 70/80 où l’humour se mélangeait au polar sans pour autant faire l’impasse sur la violence, ce qui donnait au genre un aspect libre et non destiné à tous les publics. Le metteur en scène étant le scénariste des « Arme fatale », qui marquaient la quintessence du genre au début des années 90, on n’est guère étonnés. La boucle est ainsi bouclée et donne à « The Nice Guys » des airs d’hommage déguisé. L’association de Russell Crowe en brute taciturne et de Ryan Gosling en privé maladroit pouvait sembler antinomique mais elle s’avère payante. Le premier est logiquement parfait dans un rôle fait pour lui et le second étonne en ajoutant une corde à son arc. Et il parvient à nous faire rire. Sporadiquement en tout cas. En effet, si tous les gags et notes d’humour ne fonctionnent pas, plus le film avance, plus on sourit notamment grâce à un running-gag récurrent à base de chutes très drôle. Dans certaines scènes le comique de situation fonctionne à merveille et sans jamais être forcé, l’humour se marie bien à l’intrigue sans pour autant la désamorcer. Et l’ajout d’un troisième personnage principal en la personne d’une adolescente (la fille du personnage de Gosling), débrouillarde et maligne, est payant. Concernant le côté policier en revanche, la première demi-heure n’est pas très convaincante. En effet, l’histoire peine à démarrer et se révèle inutilement tarabiscotée et nébuleuse. Du coup le film patine un bon moment. Puis, comme pour l’humour, petit à petit, on commence à y adhérer. Les deux grosses scènes du film, celle de la fête dans la maison du réalisateur de porno et le final au salon de l’automobile, marient parfaitement humour et action. Si le film n’est pas dénué d’imperfections il est assez original pour notre époque et intemporel pour être plaisant. « The Nice Guys » se constitue donc comme une bonne Madeline de Proust à la reconstitution impeccable qu’il faut prendre du temps avant de savourer.
Un film et des personnages tout en contraste réussissant à la fois à être burlesque et à nous tenir en haleine avec une intrigue bien ficelée. Les pointures du casting permettent de donner de la crédibilité à des personnages volontairement caricaturaux. De même la réalisation sérieuse, l'image soignée donnent un cadre respectable à une histoire bien déjantée. Le tout est un peu déstabilisant mais au final plutôt réussi à condition de se laisser prendre au jeu.
L’histoire se passe dans les années 70, l’atmosphère, les costumes, la musique, tout y est et c’est super agréable. Le tout est parodique et drôle. C’est un divertissement ou personne ne se prend au sérieux. La première séquence est réussie. On enchaine ensuite sur la rencontre des deux privés. Et ensuite l’enquête rebondissante, rythmée, et sanglante ! les dialogues sont ciselés, l’humour décalé présent. Le scénario n’est pas toujours cohérent mais qu’importe
Russell Crowe est Jackson, il est parfait. Ryan Gosling, plutôt habitué à des rôles moins fantaisistes, parfait dans ce rôle de crétin et maladroit. Il n’hésite pas à se ridiculiser. On en redemande. La jeune Angourie Rice, 15 ans, se fait également remarquer, et complète parfaitement le duo.
The Nice Guys est un thriller drôle, rythmé, avec une musique au top et un trio d’acteurs en pleine forme. Un plaisir dont il serait dommage de se priver
Shane Black, le réalisateur, ancre le scénario de "the nice guys" dans le Los Angeles des années 70, ville "débridée" s'il en est. **Holland March, un privé et Jackson Healy finissent par se rencontrer, tous les 2 étant "en affaire" avec un certaine Amelia, fille d'une "ponte" du ministère de la justice et militante écologiste à ses heures. Cette jeune femme se trouve être au coeur d'un tournage de film porno dont le réalisateur, l'actrice principale et le producteur viennent tous d'être assassinés. Les deux lascars unissent leurs efforts pour démêler cette "pelote de laine"...**
"The nice guys" est un "buddy movie" plutôt réussi. La particularité du film est que l'intrigue se dévoie sous les yeux du spectateur qui progresse en même temps que les détectives, les ramifications de l'intrigue étant parfaitement mystérieuses au début du long métrage.Le film mêle habilement comédie, enquête policière et grivoiseries dans "la ville des anges" sous un chaud soleil et au son de la musique de Kiss et Earth Wind and Fire.
Coté casting, Ryan Gosling est plutôt efficace dans le registre comique. Russel Crowe, Angourie Rice (Tally) sont également très bons.
Une très bonne bande son. Un scénario juste mais pas non plus transcendant.Une ambiance vieux polard vraiment très plaisante. Le duo d'acteur est vraiment magique, Ryan Gosling dont je ne suis pas un grand fan est vraiment au top. On rigole beaucoup. Il m'a un peu rappeler Kiss Kiss Bang Bang. A conseiller fortement, malgré quelques longueurs. Vu en VOSTFR
The Nice Guys m'a fait pensé à Kiss Kiss Bang Bang réalisé par le même Shane Black. Un buddy movie plein d'action et plusieurs niveaux d'humour, avec une retranscription réussie de 1970 et avec une histoire policière bien écrite. Un très bon moment avec ce film grâce à la réalisation pleine d'énergie de Shane Black, mais aussi avec l'interprétation de Russell Crowe et la découverte réussie de Ryan Gosling dans le registre comique. Sans compter sur la révélation d'Angourine Rice qui est merveilleuse dans ce film.
"The Nice Guys" porte bien son nom. Les acteurs sont géniaux (même les seconds rôles) et tout le film respire la "coolitude" de la bande-son à la mise en scène de Shane Black en passant par les moments de pure comédie. Une bouffée d'air frais dans le genre du "Buddy Movie".