Icebreaker
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🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 174 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 24 janvier 2021
A Killington dans le Vermont, la saison du ski bat son plein. Au même moment, un avion de tourisme transportant du matériel nucléaire volé aux russes s’écrase sur les hauteurs de la station. Les terroristes à l’origine de ce vol n’ont d’autre solution que de se rendre sur place pour récupérer leur fameuse cargaison…

Icebreaker (2000), aussi appelé "La montagne en otage" (lors de ses diffusions télévisées) est une piètre Série B avec un casting aussi surprenant qu’improbable : Sean Astin (Sam dans la saga Le Seigneur des Anneaux) et Stacy Keach (American History X - 1998), mais le plus surprenant revient à Bruce Campbell dont on se demande réellement la raison de sa présence (était-ce pour rendre service ? avait-il besoin de pognon ?). A la réalisation, on retrouve David Giancola, un habitué des films catastrophe ou Séries B d’action (Pressure Point - 1997 & Le feu qui venait du ciel - 2001), il ne faudra pas s’attendre à des miracles venant de sa part, l’ensemble s’avère mauvais du début à la fin.

Un rip-off à mi-chemin entre Die Hard (1988) & Cliffhanger (1993), le film voulait jouer dans la cour des grands, mais l’absence flagrant de budget vient plomber toute initiative. Les terroristes font vraiment peine à voir, à commencer par Bruce Campbell (vilain avec sa boule à zéro !), qui cabotine à défaut de convaincre. Sean Astin, mou du gland se la joue héro d’un jour face à Stacy Keach qui n’est là que pour son cachet d’acteur et apposer un énième nom connu sur l’affiche.

La mise en scène est à l’image du film (bourrée de faux-raccords), nous offrant pêle-mêle : une course-poursuite en voiture filmée à 3km/h et charcutée au montage (pour ajouter un semblant d’action, la voiture des terroristes zigzag et rentre dans deux voitures achetées à la casse du coin), la séquence invraisemblable de l’hélicoptère ou encore, la fameuse scène finale avec la bombe dans le télésiège (alors que le timer de la bombe affiche 4min avant explosion, cette dernière n’explosera en réalité qu’au bout de 10min montre en main ! Le réalisateur ayant étiré à son maximum la course-poursuite avec ses assaillants, il se contrefout d’être raccord avec le timing et en fait des tonnes).

En dehors de cela, on peine à comprendre l’intrigue et où veut en venir le chef des terroristes (Bruce Campbell) qui philosophe au milieu des otages. Pendant ce temps-là, on s’amusera de contempler l’explosion d’un hélicoptère radio télécommandé, un lance-roquette facile d’utilisation (alors que son mode d’emploi est en russe) et le meilleur pour la fin, les doudounes The North Face® sur lesquelles ont été grossièrement floquer le logo du FBI (crédibilité zéro).

David Giancola réalise ici l’archétype du téléfilm du dimanche après-midi. Il n’y a absolument rien qui ne va dans ce film, c’est mauvais et il ne faudra pas compter sur son casting de têtes connues pour sauver l’ensemble.

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Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 janvier 2025
Otages des neiges... Un petit téléfilm d'action à la montagne qui est très sympa, contre toutes attentes : un Bruce Campbell qui en fait des tonnes en grand méchant, Sean Astin en héros malgré lui (le mono de ski qui se retrouve à devoir sauver sa femme et éventuellement tout un hôtel des griffes du vilain trafiquant meurtrier), un gérant d'hôtel qui ressemble au Maire d'Amityville (Les Dents de la Mer, comprenez : aucune morale, peu importe la sécurité des usagers, on n'annule pas les vacances au ski !) qui finit quand même par spoiler: dégommer le méchant d'un coup de carabine dans la tronche
(pas touche aux affaires, on a dit !), ce qui est un final-surprise assez original (on ne l'avait pas vu venir, celle-là). A part ça, vous avez des courses-poursuites à skis, un motoneige qui explose, des punchlines cyniques qui sont drôles, pas mal d'action et un trafic de matières radioactives qui change du classique trafic de poudreuse (pas la neige). Icebreaker est un téléfilm qui comble le temps d'une après-midi, bien au-dessus des programmes mollassons et bavards qu'on a l'habitude de croiser dans cette catégorie. Ici pas question de discuter, les deux antagonistes se lancent dans un combat à distance sous tension, qui augure du beau duel final. Allez, on rajoute encore le pote débile qui est censé aider notre héros (en pointant constamment la pétoire sur sa tronche : c'est pas gagné), et la vilaine assistante du méchant, non moins cruelle et dangereuse... Jusqu'au bout, Icebreaker sait qu'il n'est pas le blockbuster de l'année (avec même les bugs de la VHS qui ont été copiés sur le DVD : l'image saute parfois, et quelques répliques n'ont pas été doublées, ça c'est une remasterisation qui a du pognon, on le sent), mais n'essaie jamais de l'être, et met chaque kopeck de son budget au service de votre divertissement, avec des dialogues transcendés par la folie de Campbell, avec le capital sympathie de Sean Astin (et son acolyte débile) qui nous fait craquer très vite pour son personnage paumé forcé d'être courageux, et avec étonnamment beaucoup d'action. Un chouette téléfilm qui passe les portes du divertissement avec un style très peu académique (il embarque tous les drapeaux sur son passage), mais on sent qu'il aime cette descente, qu'il s'amuse beaucoup, alors comme la neige, on fond.
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